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	<title>Sami LUTTINEN - Artiste - Forum Opéra</title>
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	<description>Le magazine en ligne de l&#039;opéra</description>
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	<title>Sami LUTTINEN - Artiste - Forum Opéra</title>
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		<title>SCHUMANN, Szenen aus Goethes Faust — Genève</title>
		<link>https://www.forumopera.com/spectacle/scenes-du-faust-de-goethe-geneve-course-a-labime-rude-ascension-vers-les-cimes/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Fabrice Malkani]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 03 Mar 2018 07:59:29 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Donner les Scènes du Faust de Goethe, l’une des œuvres majeures de Schumann, est toujours une gageure, au point qu’elles sont bien trop rarement programmées. Le Victoria Hall de Genève, qui juxtapose le raffinement suranné d’un décor mondain et l’aménagement ascensionnel d’une scène que domine un orgue majestueux, est un cadre d’autant plus idéal pour &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>Donner les <em>Scènes du Faust de Goethe</em>, l’une des œuvres majeures de Schumann, est toujours une gageure, au point qu’elles sont bien trop rarement programmées. Le Victoria Hall de Genève, qui juxtapose le raffinement suranné d’un décor mondain et l’aménagement ascensionnel d’une scène que domine un orgue majestueux, est un cadre d’autant plus idéal pour cet oratorio profane que l’acoustique y est excellente. Pour une telle surabondance de sens et de son, le chef <strong>Ira Levin</strong> déploie une énergie constante qui anime la houle musicale de l’impressionnant effectif de l’<strong>Orchestre de la Suisse romande</strong> et des interventions sonores du <strong>Chœur du Grand Théâtre de Genève</strong>. Musiciens et chanteurs sont excellents, chaque son est audible, chaque timbre est perceptible.</p>
<p>Rendant justice à la théâtralité des premières scènes, ce dynamisme ostentatoire tend toutefois à devenir systématique et à perdurer dans la deuxième et même dans la troisième partie, là où Goethe d’abord, Schumann ensuite avaient souhaité exprimer l’opposition de deux aspirations (« Zwei Seelen wohnen, ach ! in meiner Brust »*) et la résorption de la première dans la seconde. Aussi se surprend-on à plusieurs moments à vouloir prononcer la fameuse phrase qui met fin au pacte noué par Faust avec Méphistophélès, en disant à l’instant qui passe : « Arrête-toi, tu es si beau ! ». Cela vaut, entre autres, pour l’hymne de Faust à la nature comme pour le solo de violoncelle qui accompagne le Pater extaticus. Ces passages sont magnifiques, parfaitement exécutés, mais le lyrisme est gommé au profit de l’efficacité dramatique, en raison tantôt d’un volume sonore trop élevé, tantôt d’un tempo trop rapide. La quête de spiritualité devient un combat, une lutte de chaque instant, un combat sur les pentes escarpées qui mènent à l’« Éternel Féminin ».</p>
<p>Dans ce contexte, <strong>Genia Kühmeier</strong> est une Gretchen charmante dont la voix puissante, parfois un peu âpre, fait merveille dans les scènes de la Mater dolorosa et de l’église. Si <strong>Albert Dohmen</strong> donne à Méphistophélès une véritable présence maligne, sa voix, sans doute un peu fatiguée pour cette dernière représentation, rend ses interventions saisissantes mais peu homogènes. Il faut saluer en revanche l’impeccable diction et l’excellente projection du ténor <strong>Bernard Richter</strong>, en Ariel et en Pater extaticus, en ange – même si, là encore, le volume sonore constamment élevé masque les nuances que l’on attendrait en plusieurs endroits. Malgré une voix tout d’abord un peu engorgée, la basse <strong>Sami Luttinen</strong> apporte en Pater profundus le contraste voulu et dialogue avec lyrisme avec les enfants bienheureux (mention spéciale aux jeunes chanteurs de la Maîtrise du Conservatoire populaire de musique, danse et théâtre<strong>)</strong>. La soprano <strong>Bernarda Bobro</strong>, qui incarne également Marthe, met au service de la figure allégorique du Souci et de la Magna Peccatrix les subtiles inflexions d’une voix souple et claire, tandis que les deux mezzo-sopranos <strong>Nadine Weissmann</strong> et <strong>Katija Dragojevic</strong> complètent de manière convaincante cette distribution dont les autres personnages secondaires sont fort bien interprétés.</p>
<p>Dans le rôle du personnage éponyme, <strong>Markus Werba</strong> domine sans conteste la distribution. L’élocution est parfaite tout autant que la maîtrise du phrasé, le chant est tour à tour puissant et intime, toujours d’une grande homogénéité dans tous les registres. Par sa plasticité, ses nuances et la précision de son émission, la voix du baryton autrichien rend sensible et palpable l’évolution de Faust, sa dualité initiale et l’ascension finale de son âme. En l’entendant, on comprend que ce n’est pas la dimension dramatique qui est au cœur de l’œuvre – oratorio, et non opéra – de Schumann, mais la dimension métaphysique et spirituelle.</p>
<p>* Voir le célèbre passage du <em>Faust I</em> de Goethe, que Schumann avait lu et relu : « Deux âmes, hélas, habitent en moi / L&rsquo;une, en un élan de rude passion, / Se cramponne à la terre par tous ses organes, / L&rsquo;autre s&rsquo;arrache violemment à la poussière / Et s&rsquo;envole vers le royaume des sublimes aïeux. » (traduction de Henri Lichtenberger).</p>
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		<title>RIMSKI, Le Coq d&#039;or — Düsseldorf</title>
		<link>https://www.forumopera.com/spectacle/le-coq-dor-dusseldorf-le-kremlin-samuse/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Laurent Bury]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 15 Apr 2016 13:02:39 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Comme vient de le confirmer l’annonce d’un Sadko à Gand en 2017, Rimski-Korsakov est en train de faire une percée majeure en Occident, dont Düsseldorf a donné le coup d’envoi avec l’une des nouvelles productions du Coq d’or que l’on pourra voir dans les mois prochains. Pour être sûr de ne pas se tromper, le &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>Comme vient de le confirmer l’annonce d’un <em>Sadko </em>à Gand en 2017, Rimski-Korsakov est en train de faire une percée majeure en Occident, dont Düsseldorf a donné le coup d’envoi avec l’une des nouvelles productions du <em>Coq d’or</em> que l’on pourra voir dans les mois prochains. Pour être sûr de ne pas se tromper, le Deutsche Oper am Rhein est allé chercher le fondateur du désormais célèbre théâtre Helikon de Moscou, <strong>Dmitri Bertman</strong> en personne. Après avoir utilement secoué la routine qui régnait encore sur la scène lyrique russe dans les années 1990, les spectacles de Bertman présentés en Europe rejoignent ceux des metteurs en scène occidentaux, et il n’est pas impossible que ses options dans <em>Le Coq d’or</em> convergent avec celles que prendra bientôt Laurent Pelly pour Bruxelles et Madrid. Du reste, le propos satirique de Rimski-Korsakov, qui lui valut d’avoir maille à partir avec la censure sous Nicolas II, autorise la transposition : dès que l’on renonce au cadre féerique, il est aisé de reconnaître n’importe quel dirigeant en la personne de Dodon, ce tsar fainéant qui rêve de dormir et s’adonne à la luxure. Bertman respecte cependant la composante russe : tout commence dans un sauna, où Dodon batifole avec ses ministres plutôt que ses « fils » au sens propre. On voit ensuite le tsar dans son bureau, où il est harcelé par une série de téléphones de toutes les époques, de Graham Bell au sans-fil. Le champ de bataille où il doit aller défendre son royaume est en fait un cabaret parisien où la reine de Chemakha est danseuse. Au dernier acte, tandis que les babouchkas accueillent les privilégiés qui reviennent d’Occident chargés de victuailles et de produits de marque introuvables en URSS, Dodon est finalement lapidé par la foule. Heureusement, la magie reste présente avec le personnage de l’Astrologue, qui s’apparente ici à un Chinois d’opérette. Belle idée, enfin, que cette scène finale où le peuple brandit des cages vides après la disparition du coq d’or (les photos de la générale laissent deviner qu’il devait initialement s’agir d’un gallinacé en chair et en os, ce qui rendait plus vraisemblable que la nourrice Amelfa le dévore rôti au début du troisième acte), et où le monarque tant regretté dès lors qu’on le croit mort réapparaît in extremis : il y aura toujours un tsar au Kremlin, au grand dam des personnages de music-hall que sont l’astrologue, le coq et la reine.</p>
<p><img fetchpriority="high" decoding="async" alt="" class="image-large" height="263" src="/sites/default/files/styles/large/public/coq9.jpg?itok=8aGp39c2" width="468" /><br />
	© Hans Jörg Michel</p>
<p>A la tête du <strong>Düsseldorfer Symphoniker</strong>, le chef <strong>Axel Kober</strong> fait chatoyer l’orchestration de Rimski-Korsakov, qui mêle l’inspiration orientaliste de <em>Schéhérazade</em> pour la reine de Chemakha et la veine « historique » pour les scènes de bataille. Le chœur du Deutsche Oper am Rhein assure bien son rôle vocalement et scéniquement, le travail théâtral de Dmitri Bertman permettant de caractériser les silhouettes au lieu de faire des choristes une masse anonyme.</p>
<p>Malgré un petit accroc sur un de ses aigus, <strong>Cornel Frey </strong>a bien cette voix haut perchée qu’appelle l’Astrologue, que Rimski a voulu proche de la haute-contre à la française pour mieux souligner combien le personnage appartient à un autre monde. Son coq trouve en <strong>Eva Bodorová</strong> une très séduisante interprète, dont le puissant ramage se rapport à l’éblouissant plumage. <strong>Antonina Vesenina</strong> est l’une des deux sopranos coloratures embauchées pour la reine de Chemakha : la virtuosité de l’hymne au soleil ne lui pose aucun problème, mais le suraigu n’est pas exempt de dureté ; pour incarner une danseuse de music-hall qui se double d’une maîtresse SM, l’interprète paraît un peu moins déchaînée que sa compatriote Anna Grechishkina, dont les photos ornent le programme de salle.</p>
<p>Face à ce trio, les simples mortels sont aussi ridicules qu’on peut le désirer. <strong>Renée Morloc</strong> est impayable en secrétaire sensuelle et carnassière, avec tous les graves qu’exige le rôle d’Amelfa. Matteo particulièrement pleurnichard dans <em>Arabella</em>, <strong>Corby Welch</strong> est un Gvidon pleutre à souhait, face à l’Afron plus combattif de <strong>Roman Hoza</strong>. La basse <strong>Sami Luttinen</strong> compose une belle figure de ganache soviétique, bien différenciée vocalement du Dodon de <strong>Boris Statsenko</strong>. Dmitri Bertman explique dans le programme qu’un baryton lui paraît préférable pour le tsar : comment ne pas lui donner raison lorsqu’on entend un chanteur-acteur aussi exceptionnel ? A une expressivité digne des plus grands comédiens du cinéma muet, Boris Statsenko unit une voix puissante et souple, ce qui fait de lui un interprète de tout premier plan que l’on aimerait entendre dans les rôles verdiens qu’il a également à son répertoire. Espérons que les autres théâtres où doit se poser prochainement le coq d’or auront la main aussi heureuse.</p>
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