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	<title>Eleanor LYONS - Artiste - Forum Opéra</title>
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	<description>Le magazine en ligne de l&#039;opéra</description>
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	<title>Eleanor LYONS - Artiste - Forum Opéra</title>
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		<title>BRAHMS, Ein deutsches Requiem &#8211; Bruxelles (Bozar)</title>
		<link>https://www.forumopera.com/spectacle/brahms-ein-deutsches-requiem-bruxelles-bozar/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Maxime de Brogniez]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 22 Feb 2024 05:00:00 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Requiem, certes, mais requiem personnel, détaché de toute liturgie ou dogme, le Deutsches Requiem de Brahms est une œuvre profondément humaine. Il n’y est pas tant question de rémission des pêchés que d’acceptation de la finitude humaine, pas tant question de prière adressée à un autre (ou Autre) que de méditation sur notre propre condition. &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>Requiem, certes, mais requiem personnel, détaché de toute liturgie ou dogme, le <em>Deutsches Requiem </em>de Brahms est une œuvre profondément humaine. Il n’y est pas tant question de rémission des pêchés que d’acceptation de la finitude humaine, pas tant question de prière adressée à un autre (ou Autre) que de méditation sur notre propre condition. C’est une œuvre qui parle de la mort, mais c’est d’abord une œuvre lumineuse qui s’ouvre et se clôt en abordant le réconfort que procure l’acceptation de tout destin et la satisfaction d’avoir mené une vie droite – que l’on donne à cette notion un sens religieux ou non.</p>
<p>Une œuvre autoréflexive sur le pouvoir de concorde que porte toute musique exécutée en public – à l’église ou au concert. Au fond, peu importe.</p>
<p><strong>Thomas Hengelbrock </strong>offre une lecture limpide d’une œuvre qu’il connaît manifestement très bien (il dirige par cœur). Le chef a à cœur de faire droit à la palette infinie de contrastes que recèle la partition et, s’il est toujours suivi lorsque l’intensité est explosive, il peine à atteindre une douceur suspendue et lumineuse, presque miraculeuse, en-deçà de toute nuance. D’abord en retrait, le <strong>Balthasar Neumann Orchester</strong> ne tarde pas à s’imposer, et sans jamais couvrir le chœur ni les solistes (qui chantent derrière l’orchestre), à prendre le plein élan d’une musique qui s’envole. Dans le « Denn alles Fleisch, es ist wie Gras », les instrumentistes bougent comme une vague ou un raz-de-marée, la musique est visuellement incarnée. Vécue dans la chair.</p>
<p>Protagoniste principal de l’œuvre – car c’est bien la communauté entière des femmes et des hommes qui est ici mise en scène –, le <strong>Balthasar Neumann Chor </strong>possède toutes les qualités d’un chœur d’exception. Les attaques sont toutes parfaitement maîtrisées, les sauts d’intervalles irréprochables – francs et sans aucun port de voix. L’homogénéité du son est remarquable, pleine et ronde. Dans le « Selig sind, die sa Leid tragen », qui ouvre l’œuvre, le thème passe d’une voix à l’autre avec une magnifique fluidité. Le « Selig » (« bénis ») est aérien et lumineux, annonçant le caractère général de la pièce. Capable également d’exprimer une grande violence – dans le « Denn alles Fleisch, es ist wie Gras » où l’homme se découvre mortel, singulièrement –, le chœur ne cède jamais à l’excès d’enthousiasme, mais rapporte toujours ses intentions au texte.</p>
<div>
<p><span lang="FR">Baryton</span> <span lang="FR">à la projection claire et canalisée,</span><strong><span lang="FR"> Domen Kri</span>ž<span lang="FR">aj </span></strong><span lang="FR">propose</span><span lang="FR"> une lecture peut-être un peu trop propre du « Herr, lehre doch mich », qui contraste avec l’investissement du chœur dans le même air : manque d’engagement ou sérénité face à une mort certaine ? </span></p>
</div>
<div>
<p><span lang="FR">Si </span><strong><span lang="FR">Eleanor Lyons</span></strong><span lang="FR"> offre une voix colorée aux harmoniques riches et larges mais sans vibrato intempestif, une voix qui pourrait donc parfaitement servir ce répertoire, on regrette un manque de direction et un phrasé inabouti. Le son n’est ni plein, ni constamment nourri, mais dirigé vers certains temps forts. Ce qui fonctionne parfaitement dans l’interprétation baroque se révèle ici inapproprié.</span></p>
</div>
<div>
<p><span lang="FR">Un silence recueilli – plusieurs dizaines de secondes – succède au dernier accord, alors que se profile l’espoir d’une vie éternelle fondée sur le bien que font les vivants. Dimension sacrée du concert ? </span></p>
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		<title>Beethoven, Le Christ au mont des oliviers &#8211; Herreweghe</title>
		<link>https://www.forumopera.com/cd-dvd-livre/beethoven-le-christ-au-mont-des-oliviers-herreweghe-beethoven-a-confesse/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Dominique Joucken]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 12 Jan 2023 05:00:00 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>« Un oratorio ? Pas exactement ! Ni dans le plan, ni dans le style de l&#8217;ensemble ne se remarque la moindre tendance à produire des sentiments religieux chez l&#8217;auditeur. A chaque instant, c&#8217;est une pression violente, ce sont des vagues fougueuses et passionnées. » L&#8217;Allgemeine musikalische Zeitung du 25 mai 1803 ne fut pas tendre avec &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>« Un oratorio ? Pas exactement ! Ni dans le plan, ni dans le style de l&rsquo;ensemble ne se remarque la moindre tendance à produire des sentiments religieux chez l&rsquo;auditeur. A chaque instant, c&rsquo;est une pression violente, ce sont des vagues fougueuses et passionnées. » L&rsquo;<em>Allgemeine musikalische Zeitung</em> du 25 mai 1803 ne fut pas tendre avec l&rsquo;unique tentative de Beethoven dans le domaine de la musique sacrée non-liturgique. Le compositeur, qui avait écrit l&rsquo;œuvre en deux semaines, éperonné par une véritable fascination pour la figure du Christ souffrant, semblait y tenir beaucoup : il refusa les multiples suggestions d&rsquo;amis de réviser la partition, et insista beaucoup pour la faire publier en 1811. Sans doute les critiques de l&rsquo;époque avaient-ils raison : le ton n&rsquo;est pas celui qu&rsquo;on attend dans une œuvre religieuse, mais est-ce vraiment une faiblesse pour nos oreilles contemporaines ? Beethoven a voulu rendre palpable la souffrance d&rsquo;un homme abandonné de tous, promis au sort le plus atroce, qui manque de flancher avant de finalement accepter le sacrifice demandé. Le parallélisme avec la biographie du compositeur est évident, et c&rsquo;est sans doute son propre cheminement que Beethoven livre ici. Pour ce faire, il utilise le vocabulaire du romantisme naissant, d&rsquo;où les « vagues fougueuses » qui indisposèrent tant ses contemporains, mais qui nous le rendent si attachant. On trouvera certes pas mal d&rsquo;échos du Mozart de <em>la Flûte enchantée</em> ou du Haydn de <em>La Création</em> et des <em>Saisons,</em> mais il s&rsquo;agit d&rsquo;une pièce qui regarde plus vers l&rsquo;avant que vers l&rsquo;arrière, et les prémonitions de <em>Fidelio,</em> voire de la<em> 9e symphonie </em>sont légion.</p>
<p>Presque aussi rare au disque qu&rsquo;au concert, l&rsquo;œuvre a bénéficié de belles gravures sous la baguette de Helmut Rilling, Simon Rattle ou Nikolaus Harnoncourt, mais c&rsquo;est Kent Nagano qui dominait jusqu&rsquo;à présent les débats, grâce à un Plácido Domingo halluciné et hallucinant dans le rôle de Jésus. Sans doute conscient de ce voisinage encombrant, <strong>Philippe Herreweghe</strong> a choisi de s&#8217;embarquer dans une voie toute différente avec ses solistes. Son choix de faire endosser la partie de ténor par <strong>Sebastian Kohlhepp</strong> inscrit d&#8217;emblée sa version dans une optique différente de celle de Nagano, qui jouait à fond la carte de l&rsquo;opéra et des grandes voix. Kohlhepp, malgre son éclat et sa virtuosité, reste résolument un ténor de format baroque, et on l&rsquo;imagine très bien en Evangeliste chez Bach ou dans un oratorio de Haendel. Il confère à l&rsquo;œuvre un ton plus solennel qu&rsquo;à l&rsquo;accoutumée, sans oublier de nous toucher en gardant un subtil équilibre entre élan et recueillement. Un nouveau nom de ténor à marquer dans la galerie des découvertes du chef gantois. <strong>Eleanor Lyons </strong>s&rsquo;inscrit dans la même veine, avec un Ange plus que séraphique, qui évoque très souvent son équivalent chez Haydn. On regrettera cependant quelques aigus un peu acides. <strong>Thomas Bauer,</strong> dans le rôle de Pierre, prend sur lui toute la dimension opératique de l&rsquo;oeuvre. Avec un timbre rauque et une voix complètement différente de celle de ses deux collègues, il aboie son rôle avec la faconde et la sournoiserie d&rsquo;un Pizarro, y prenant autant de plaisir que nous.</p>
<p>Quels que soient les mérites des solistes, et ils sont incontestables, les vraies vedettes de l&rsquo;enregistrement sont le chef et son chœur attitré. A rebours de ses derniers albums, Bach notamment, et <a href="https://www.forumopera.com/beethoven-missa-solemnis-philippe-herreweghe-bruxelles-bozar-embryon-de-beethoven">de son inquiétante Missa Solemnis donnée à Bruxelles en décembre,</a> Philippe Herreweghe accepte d&#8217;empoigner la musique et de lui conférer une vraie carnation. Plutot que d&rsquo;alléger les traits jusqu&rsquo;à leur effacement, il s&#8217;emploie à faire sonner de manière très pleine un <strong>Orchestre des Champs-Elysées </strong>glorieusement charnu, avec une alchimie des timbres qui peut faire pâlir de jalousie toutes les phalanges du circuit international. Le <strong>Collegium Vocale</strong>, en effectif plutot large, enchante dès sa première intervention « Oh heil euch, ihr Erlösten ». La perfection de la mise en place, la clarté de la diction, l&rsquo;étagement des différents plans, tout est un modèle du genre. Ce qui fascine aussi dans ce chœur est sa faculté à habiter ce qui n&rsquo;est parfois qu&rsquo;un exercice de style. Dans le numéro 8, la gamme descendante sur les mots « Sein wartet das Gericht » (Le jugement l&rsquo;attend) prend aux tripes, exprimant l&rsquo;idée d&rsquo;un enfermement avec une force inouïe, là où les autres ensembles se contentent de &#8230; chanter une gamme. Cette double faculté de rigueur et d&rsquo;expressivité trouve son couronnement dans une fugue finale à faire se dresser les cheveux sur la tête. Toute l&rsquo;essence de la composition s&rsquo;y trouve résumée : une reprise des thèmes traditionnels de la musique sacrée avec l&rsquo;apport d&rsquo;une sève toute nouvelle issue du romantisme naissant.</p>
<p> </p>
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		<title>VAN BEETHOVEN, Missa Solemnis — Bruxelles (Bozar)</title>
		<link>https://www.forumopera.com/spectacle/beethoven-missa-solemnis-philippe-herreweghe-bruxelles-bozar-embryon-de-beethoven/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Dominique Joucken]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 19 Dec 2022 05:00:00 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Philippe Herreweghe est un artiste intelligent. Il sait qu&#8217;il ne sert à rien de répéter les choses. Lui qui a longuement fréquenté la Missa Solemnis au concert et en a laissé deux enregistrements (Phi et Harmonia Mundi) qui furent autant de réussites, veut explorer des voies nouvelles. L&#8217;œuvre, magnifique kaléidoscope, s&#8217;y prête bien. Elle a &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Philippe Herreweghe </strong>est un artiste intelligent. Il sait qu&rsquo;il ne sert à rien de répéter les choses. Lui qui a longuement fréquenté la<em> Missa Solemnis</em> au concert et en a laissé deux enregistrements (Phi et Harmonia Mundi) qui furent autant de réussites, veut explorer des voies nouvelles. L&rsquo;œuvre, magnifique kaléidoscope, s&rsquo;y prête bien. Elle a servi de support à des approches très diverses, et les chemins sont nombreux pour décrocher le Graal dans ce que le compositeur considérait comme sa meilleure œuvre, où il a mis tant de lui-même. Quels que soient les choix interprétatifs, ils se doivent cependant de respecter les règles de base de la grammaire beethovénienne, au premier rang desquels se trouve l&rsquo;énergie. Une énergie qui ne signifie pas nécessairement des tempi rapides ou une utilisation massive du <em>forte,</em> mais qui doit faire percevoir le bouillonnement de vie qui continua à agiter le pauvre Ludwig jusque dans ses tout derniers instants, et qui lui fit saisir à la gorge Dieu lui-même pour lui demander des comptes. La signature du Titan, en somme.</p>
<p>Or, Herreweghe fait le choix de transformer ce cri de rage qu&rsquo;est la <em>Missa</em> en une longue prière, une sorte de mélopée monastique, où les influences grégoriennes (qui sont réelles dans la partition) finissent par prendre complètement le dessus sur les aspects romantiques. Le chef lisse soigneusement toutes les ruptures de ton pour parvenir à dessiner une grande ligne apollinienne, qui escamote volontairement les contrastes que Beethoven a semés comme des grands pics montagneux. Les dynamiques sont également écrétées au maximum, oscillant entre le mezzo forte et le mezzo piano, avec un timbalier prié de faire le moins de bruit possible. On imagine la frustation de l&rsquo;instrumentiste !</p>
<p>Ces options tiennent la route dans un <em>Kyrie</em> tout en recueillement et en retenue. Il faut dire que c&rsquo;est la partie de la messe la plus proche du style sacré traditionnel. Herreweghe y distille une douce contrition, et le chœur habite cette ambiance avec naturel. Les tempis un peu lents se justifient. Mais les choses se gâtent sérieusement dès les premiers notes du <em>Gloria,</em> débitées à l&rsquo;orchestre sans la moindre fougue, avec un chœur qui ne met aucun accent et semble craindre de faire trop de bruit. Une peur panique de réveiller les auditeurs déjà assoupis par le morceau précédent semble saisir le chef, qui s&#8217;emploie à couper tout ce qui dépasse en terme de dynamique, et transforme ce que Lucien Rebatet comparait à la coupole de la Basilique Saint Pierre en un modeste clocher de village. Le « Quoniam », qui chez Bernstein ou Gardiner est un avion qui décolle sonne ici comme le ronronnement d&rsquo;un matou sur le canapé d&rsquo;un salon bourgeois. Même apathie dans le <em>Credo</em>, où Herreweghe refuse obstinement le côté affirmatif des « Credo, Credo » lancés par le chœur, et où le souci de relier artificiellement les épisodes finit par créer une marre musicale plate et saumâtre. <strong>L&rsquo;orchestre des Champs-Elysées,</strong> bien en place, sonne maigre et étriqué, alors qu&rsquo;on le sait capable de bien autre chose.</p>
<p>Le <em>Sanctus </em>est mieux venu, avec sa douceur soudainement interrompue par le « pleni sunt cieli et terra » enfin chanté à pleine voix, et le début du<em> Benedictus</em> bénéficie du solo impeccablement inspiré du premier violon <strong>Alessandro Moccia,</strong> lequel parvient à fondre son timbre avec celui des solistes. Retour aux problèmes énoncés précédemment dans l&rsquo; « Agnus Dei », où le propos n&rsquo;est pas énoncé avec suffisamment d&rsquo;éloquence, et on se demande franchement combien d&rsquo;auditeurs du palais des Beaux-Arts ont perçu un écho de la guerre dans les quelques hoquets donnés par les trompettes et les timbales, <em>sotto voce</em>, que Beethoven intitule « Prière pour une paix intérieure et extérieure ». Le refus de l&rsquo;éloquence atteint un comble d&rsquo;absurdité avec les dernieres mesures, jouées à la va-vite et sans point d&rsquo;orgue, au point que le public ne sait pas très bien si le concert est terminé ou pas.</p>
<p>Y a-t-il quelque chose à sauver de cette tentative ? Certes, le <strong>Collegium Vocale </strong>reste un des meilleurs chœurs du monde, et les moments de félicité furent nombreux, notamment dans les fugues, mais il semble avoir perdu son attention aux mots et sa clarté de la diction. Le quatuor de solistes est finalement la meilleure partie : la soprano <strong>Eleanor Lyons</strong> se promène dans les lignes impossibles que Beethoven lui a réservées, et n&rsquo;hésite pas a donner du volume, quitte parfois à couvrir le choeur. L&rsquo;alto <strong>Eva Zaïcik </strong>a un peu de mal à exister à ses côtés, d&rsquo;autant plus qu&rsquo;elle chante masquée. C&rsquo;est dommage, parce qu&rsquo;elle semble disposer d&rsquo;un beau timbre bien individualisé. Dans une optique « musique ancienne », le ténor <strong>Ilker Arcayürek </strong>tient ses promesses : aigus impeccablement placés et lignes galbées, tandis que <strong>Hanno Müller-Brachmann</strong> délivre un chant plus traditionnel, avec un début d&rsquo;<em>Agnus Dei </em>qui nous faisait espérer un grand moment, hélas bien vite gâché par les intentions du chef de tout noyer dans la mélasse.</p>
<p>Au final, on est content qu&rsquo;un chef de la stature d&rsquo;Herreweghe ait trouvé une nouvelle marotte. Mais il y avait un grand absent à Bruxelles ce samedi soir. Beethoven, qui souhaitait si ardemment que sa Messe « écrite avec le cœur, aille au cœur. » </p>
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