<?xml version="1.0" encoding="UTF-8"?><rss version="2.0"
	xmlns:content="http://purl.org/rss/1.0/modules/content/"
	xmlns:wfw="http://wellformedweb.org/CommentAPI/"
	xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/"
	xmlns:atom="http://www.w3.org/2005/Atom"
	xmlns:sy="http://purl.org/rss/1.0/modules/syndication/"
	xmlns:slash="http://purl.org/rss/1.0/modules/slash/"
	>

<channel>
	<title>Elias MADLËR - Artiste - Forum Opéra</title>
	<atom:link href="https://www.forumopera.com/artiste/madler-elias/feed/" rel="self" type="application/rss+xml" />
	<link>https://www.forumopera.com/artiste/madler-elias/</link>
	<description>Le magazine en ligne de l&#039;opéra</description>
	<lastBuildDate>Tue, 17 Oct 2023 15:24:57 +0000</lastBuildDate>
	<language>fr-FR</language>
	<sy:updatePeriod>
	hourly	</sy:updatePeriod>
	<sy:updateFrequency>
	1	</sy:updateFrequency>
	<generator>https://wordpress.org/?v=6.9.4</generator>

<image>
	<url>https://www.forumopera.com/wp-content/uploads/cropped-Favicon-32x32.png</url>
	<title>Elias MADLËR - Artiste - Forum Opéra</title>
	<link>https://www.forumopera.com/artiste/madler-elias/</link>
	<width>32</width>
	<height>32</height>
</image> 
	<item>
		<title>Handel &#8211; Alcina</title>
		<link>https://www.forumopera.com/cd-dvd-livre/handel-alcina-aimer-jusqua-la-douleur/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Sonia Hossein-Pour]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 05 Sep 2016 05:25:40 +0000</pubDate>
				<guid isPermaLink="false">https://www.forumopera.com/cd-dvd-livre/handel-alcina-aimer-jusqua-la-douleur/</guid>

					<description><![CDATA[<p>  Aimer jusqu&#8217;à la douleur. Ce sentiment trop humain que même les dieux ont à souffrir, et qu&#8217;ils ont peut-être appris aux hommes, même la magie ne peut les en priver. Nous en priver. Qu&#8217;on la nomme Circé, Alcina ou Morgana, ni l&#8217;une ni l&#8217;autre de ces créatures ne peut retenir celui qui s&#8217;est résolu &#8230;</p>
<p class="read-more"> <a class="" href="https://www.forumopera.com/cd-dvd-livre/handel-alcina-aimer-jusqua-la-douleur/"> <span class="screen-reader-text">Handel &#8211; Alcina</span> Lire la suite »</a></p>
<p>L’article <a href="https://www.forumopera.com/cd-dvd-livre/handel-alcina-aimer-jusqua-la-douleur/">Handel &#8211; Alcina</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.forumopera.com">Forum Opéra</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p class="rtejustify"> </p>
<p class="rtejustify">Aimer jusqu&rsquo;à la douleur. Ce sentiment trop humain que même les dieux ont à souffrir, et qu&rsquo;ils ont peut-être appris aux hommes, même la magie ne peut les en priver. Nous en priver. Qu&rsquo;on la nomme Circé, Alcina ou Morgana, ni l&rsquo;une ni l&rsquo;autre de ces créatures ne peut retenir celui qui s&rsquo;est résolu de partir, malgré l&rsquo;amour profond qui les habite, malgré le désir de possession, jusqu&rsquo;à l&rsquo;émasculation. Alors que le jeu sexuel et sadomasochiste de la mise en scène de <strong>Katie</strong> <strong>Mitchell</strong> <a href="http://www.forumopera.com/alcina-aix-en-provence-ruggiero-fais-moi-mal">à Aix-en-Provence</a> peut prêter d&rsquo;abord à sourire, la lente mise à nu, l&rsquo;âme découverte à fleur de chair des deux sorcières révèlent la douleur d&rsquo;aimer, la violence, la perversité d&rsquo;un rapport entre les genres que le pouvoir toujours dévoie. </p>
<p class="rtejustify">Féminisme ? Mais l&rsquo;autorité de la femme est ici mise en échec, destructrice pour les autres et pour elle-même. Alors quand Morgana cherche à retenir Oronte par ses plus bas instincts, à genoux, les poings liés, c&rsquo;est la cruelle vérité d&rsquo;un acte désespéré qui se fait jour, c&rsquo;est la misère affective, sexuelle, l&rsquo;incommunicabilité douloureuse des sentiments que cherchent à se dire l&rsquo;homme et la femme. Je souffre donc je suis. </p>
<p class="rtejustify">Mais ne soyons pas dupes. Il y a aussi le jeu des apparences chez ces deux femmes qui, dans leurs allées et venues à cour et à jardin, aux portes d&rsquo;un intérieur bourgeois où règne l&rsquo;ordre et le paraître, font tomber le masque de leur jeunesse et de leur beauté. Qui pourrait donc les aimer ainsi, telles qu&rsquo;elles sont ? La souffrance de l&rsquo;amour se déplace encore dans la souffrance d&rsquo;être. Je suis donc je souffre. </p>
<p class="rtejustify">Il faut des interprètes remarquables pour nous aider à comprendre le drame humain qui se joue. <strong>Patricia</strong> <strong>Petibon</strong> est de ceux-là. C&rsquo;est fou comme, loin des minauderies et du cabotinage, elle a aussi l&rsquo;allure d&rsquo;une reine, Alcina époustouflante dans le jeu et dans le chant, qui envahit l&rsquo;espace d&rsquo;un tragique bouleversant. Et cette dualité du personnage qu&rsquo;elle fait sienne, dans la transe, exacerbée dans les sauts vertigineux de registre, démasque la femme atterrée dans sa force comme dans sa faiblesse. Morgana, quant à elle, est plus gouailleuse. <strong>Anna</strong> <strong>Prohaska</strong> a d&rsquo;éminentes qualités de chanteuse : la souplesse d&rsquo;abord, l&rsquo;aisance évidente dans les aigus, et beaucoup d&rsquo;implication et de vraisemblance dans le jeu. Mais il manque dans son chant la nuance et la finesse, comme si la colère qui l&rsquo;habitait ne savait être contenue. Cet art de la nuance, <strong>Philippe</strong> <strong>Jaroussky</strong>, lui, en est passé maître. Et ce qui frappe encore, dans son interprétation de Ruggiero, c&rsquo;est ce chant et ce dire à la musicalité tendre. Sa fiancée, Bradamante, n&rsquo;a pas seulement la beauté hallucinante, elle a aussi la voix. On sent que les vocalises pourraient s&rsquo;assouplir encore, mais la texture de velours et l&rsquo;abyssale profondeur de la voix de <strong>Katarina</strong> <strong>Bradić</strong>, assortis à un charisme irrésistible, lui promettent de beaux jours dans l&rsquo;arène de l&rsquo;opéra. <strong>Anthony Gregory </strong>est un bel Oronte, touchant, et l&rsquo;on apprécie les couleurs moirées du timbre de <strong>Krzysztof</strong> <strong>Baczyk</strong>. Enfin, comment ne pas reconnaître le prodige, mais le vrai cette fois, chez le jeune <strong>Elias</strong> <strong>Mädler</strong> interprète d&rsquo;Oberto. Le timbre est déjà mûr et riche, les vocalises en voie de maîtrise, sans parler de l&rsquo;aplomb et de l&rsquo;assurance qui ne peuvent qu&rsquo;impressionner pour un si jeune âge. </p>
<p class="rtejustify">Le drame humain qui se joue, c&rsquo;est encore et enfin, sous la direction <strong>d&rsquo;Andrea</strong> <strong>Marcon</strong>, les coups d&rsquo;archet incisifs comme des lames de rasoir du <strong>Freiburger</strong> <strong>Barockorchester</strong>, qui dans les moments de tension extrême, nous tiennent suspendus aux lèvres de celles qui souffrent d&rsquo;aimer.</p>
<p class="rtejustify">____ </p>
<p class="rtejustify">&gt; <a href="https://www.amazon.fr/gp/product/B01DV8DO96/ref=as_li_tl?ie=UTF8&amp;camp=1642&amp;creative=6746&amp;creativeASIN=B01DV8DO96&amp;linkCode=as2&amp;tag=forumopera-21&amp;linkId=7f6c50d8b50064bb4e6d52fdf0d759ba" style="font-size: 14px" target="_blank" rel="noopener">Commander ce DVD</a><img decoding="async" alt="" border="0" height="1" src="//ir-fr.amazon-adsystem.com/e/ir?t=forumopera-21&amp;l=am2&amp;o=8&amp;a=B01DV8DO96" style="font-size: 14px;border: none !important;margin: 0px !important" width="1" /></p>
<p>L’article <a href="https://www.forumopera.com/cd-dvd-livre/handel-alcina-aimer-jusqua-la-douleur/">Handel &#8211; Alcina</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.forumopera.com">Forum Opéra</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>DEBUSSY, Pelléas et Mélisande — Londres</title>
		<link>https://www.forumopera.com/spectacle/pelleas-et-melisande-londres-le-corps-de-melisande/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Yannick Boussaert]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 10 Jan 2016 06:27:12 +0000</pubDate>
				<guid isPermaLink="false">https://www.forumopera.com/spectacle/le-corps-de-mlisande/</guid>

					<description><![CDATA[<p>Une fontaine, une grotte, une forêt, un château vieux comme le monde, habité par de vieilles personnes où stagne un miasme de jeune mort… Dans Pelléas et Mélisande ce sont bien moins décors et accessoires qui font l’œuvre que les dédales symboliques et psychiques qu’ils évoquent et que les personnages semblent traverser comme des ombres. &#8230;</p>
<p class="read-more"> <a class="" href="https://www.forumopera.com/spectacle/pelleas-et-melisande-londres-le-corps-de-melisande/"> <span class="screen-reader-text">DEBUSSY, Pelléas et Mélisande — Londres</span> Lire la suite »</a></p>
<p>L’article <a href="https://www.forumopera.com/spectacle/pelleas-et-melisande-londres-le-corps-de-melisande/">DEBUSSY, Pelléas et Mélisande — Londres</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.forumopera.com">Forum Opéra</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Une fontaine, une grotte, une forêt, un château vieux comme le monde, habité par de vieilles personnes où stagne un miasme de jeune mort… Dans <em>Pelléas et Mélisande</em> ce sont bien moins décors et accessoires qui font l’œuvre que les dédales symboliques et psychiques qu’ils évoquent et que les personnages semblent traverser comme des ombres. Aussi la proposition mise en espace partagée par <strong>Peter Sellars</strong>, les solistes, <strong>Simon Rattle</strong> et le <strong>London Symphonic Orchestra</strong> peut prendre tout son sens. Forêts et labyrinthes trouveront d’incongrus pendants scéniques appelés praticables, promontoire, néons criards ou blafards ; ou encore pupitres et instruments de musique comme autant de ronces et de rochers. Dans cet univers où seuls les mots et les notes tissent le sensible, l’histoire se recentre paradoxalement sur cette étrange famille d’Allemonde, sur les relations douces-amères de ses membres, leur grandeur et leur bassesse, leur violence sourde et aveugle. Centre de gravité, Mélisande reste le plus souvent sur un promontoire à la gauche du chef. Son corps, objet de toutes les convoitises, sera touché en permanence, maltraité, presque violé par cette famille incestueuse – toute la scène d’ « une grande innocence » est ainsi suffocante de violence. Arkel, aveugle, contemplera depuis une chaise en fond de scène l’intégralité des trois premiers actes. Est-il le témoin muet d’une histoire qui peut-être se répète ? Qu&rsquo;est-il donc arrivé à Geneviève pendant quarante ans dans ce château où le soleil ne vient jamais tout à fait ? Golaud viendra prendre la place du grand-père. Son passage à l’acte devient presque une forme de rébellion symbolique contre la figure paternelle qu’il ne veut pas devenir. S’il a vieilli, il n’est pas devenu sage. « Quels enfants ! » répète-t-il alors qu’il est, dans sa colère meurtrière, le plus puéril de tous. Cette lecture à fleur de peau de Peter Sellars creuse en tous cas les abîmes des relations et des signifiants de cette œuvre sans fond, sans jamais laisser de répit. Dérangeante, poignante, glaçante, elle est surtout prodigieuse car de presque rien elle fait un tout.</p>
<p><img fetchpriority="high" decoding="async" alt="" class="image-large" height="324" src="/sites/default/files/styles/large/public/pelleas_et_melisande-lso-barbican_hall-1627.jpg?itok=mJPPDSxt" title="© Barbican Center" width="468" /><br />
	© Barbican Center</p>
<p>Un tel parti pris exige une distribution qui, au-delà de ses qualités vocales, s’investit corps et âme. Si chacun pourra aimer tel ou tel, trouver à redire ici et là, tous adhèrent à ce <em>Pelléas et Mélisande</em> de chair et d’os plus que de mots. <strong>Magdalena Kožená</strong>, yeux grands ouverts sur des rictus d’effroi ou d’amoureuse, paraît comme sortie d’un film expressionniste. La voix capiteuse de la mezzo achève le portrait. Sa Mélisande n’est plus tant énigme que femme assez forte pour survivre au mal et vouloir vivre encore. Mais ce qu’elle veut ne se résume pas à Pelléas. La Tchèque apporte un soin plein de langueur à ses scènes avec Golaud et Arkel. Avec l’aide de Sellars, on croirait que c’est le même homme à différents âges qu’elle aime ; Arkel, le plus généreux des trois, finissant par être le seul qu’elle embrassera. Le spectacle de la déchéance de l’âme grignotée par le mal de Golaud est d’autant plus angoissant que <strong>Gerald Finley</strong> aborde la majeure partie du rôle avec sobriété. Mais lorsqu’il explose, l’éruption balaie tout. Servi par un français on ne peut plus idiomatique, son timbre sombre se déploie et se distingue à merveille de celui de <strong>Christian Gerharer</strong>. Des trois personnages principaux, ce dernier traverse la scène plus qu’il n’y prend corps. Fantomatique, tel l’a surement voulu le metteur scène, mais cet effet est d’autant plus accentué que le baryton allemand doit composer avec une tessiture au centre de gravité bien plus élevé qu’il n&rsquo;en a l&rsquo;habitude. La prestation appelle des éloges, mais il faut bien noter que le medium se coince à l’occasion et que la prononciation en pâtit. Noblesse et ligne, humanité et chaleur… Les années peuvent bien passer, il semble que <strong>Franz-Joseph Selig</strong> ne puisse que perpétuer à chaque nouvelle réplique une justesse musicale et théâtrale jamais mise en défaut. L’application de <strong>Bernarda Fink</strong> qui lit la lettre en fond de scène complète le tableau de famille avec l’Yniold chanté par le jeune soliste <strong>Elias Madlër</strong><strong>. </strong>Son français souffre d’un léger accent et les attaques se hasardent comme c’est le cas quand un adolescent chante le rôle. Mais lui aussi est modelé magistralement par la direction de Peter Sellars et ne démérite pas entouré de si illustres ainés.</p>
<p><strong>Simon Rattle</strong> enfin épouse ce parti pris de la sensualité à la tête de son orchestre où prédominent des cordes pulpeuses. Moins que les détails ou les ambiances, il capte les pupitres et concentre le son, qui de diaphane et poétique devient soudain massif et déchirant. Cette plasticité se retrouve dans les tempi, qui naviguent avec naturel et intelligence d’une lenteur chatoyante à la frénésie haletante. Ces trois heures de musique défilent comme dans un mauvais rêve que l’on aimerait faire tous les soirs.</p>
<p>L’article <a href="https://www.forumopera.com/spectacle/pelleas-et-melisande-londres-le-corps-de-melisande/">DEBUSSY, Pelléas et Mélisande — Londres</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.forumopera.com">Forum Opéra</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
	</channel>
</rss>
