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	<title>Macha MAKEÏEFF - Artiste - Forum Opéra</title>
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	<description>Le magazine en ligne de l&#039;opéra</description>
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	<title>Macha MAKEÏEFF - Artiste - Forum Opéra</title>
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		<title>Christophe Rousset reçoit Macha Makeïeff</title>
		<link>https://www.forumopera.com/podcast/christophe-rousset-recoit-axelle-fanyo-2/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[La Rédaction]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 24 May 2023 04:22:00 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Dans ce nouvel épisode de Regards Croisés, Christophe Rousset reçoit la metteuse en scène Macha Makeïeff. Née à Marseille d’une famille protestante aux ascendances russes et italiennes, elle est élève au Conservatoire d’Art Dramatique de Marseille, où elle rencontre le pianiste Pierre Barbizet. Elle étudie la littérature et l’histoire de l’art à la Sorbonne et à l’Institut &#8230;</p>
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<p>Dans ce nouvel épisode de Regards Croisés, <strong>Christophe Rousset</strong> reçoit la metteuse en scène <strong>Macha Makeïeff</strong>. Née à Marseille d’une famille protestante aux ascendances russes et italiennes, elle est élève au Conservatoire d’Art Dramatique de Marseille, où elle rencontre le pianiste Pierre Barbizet. Elle étudie la littérature et l’histoire de l’art à la Sorbonne et à l’Institut d’Art de Paris. Elle a dirigé le Théâtre de la Criée de Marseille et met en scène de nombreux opéras.</p><p>L’article <a href="https://www.forumopera.com/podcast/christophe-rousset-recoit-axelle-fanyo-2/">Christophe Rousset reçoit Macha Makeïeff</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.forumopera.com">Forum Opéra</a>.</p>
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		<title>L’opéra s’invite à l’exposition Eblouissante Venise à Paris</title>
		<link>https://www.forumopera.com/breve/lopera-sinvite-a-lexposition-eblouissante-venise-a-paris/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Christophe Rizoud]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 25 Sep 2018 06:24:54 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Sans surprise, l’opéra est partie prenante de l’exposition « Eblouissante Venise » scénographiée par Macha Makeïeff au Grand Palais à partir de demain, 26 septembre, jusqu&#8217;au 21 janvier 2019. Une salle entière est consacrée à la musique où l’on peut voir les portraits de Farinelli par Bartolomeo Nazari (1734) et de Faustina Bordoni par Rosalba Carriera (1739) &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>Sans surprise, l’opéra est partie prenante de l’exposition « Eblouissante Venise » scénographiée par Macha Makeïeff au Grand Palais à partir de demain, 26 septembre, jusqu&rsquo;au 21 janvier 2019. Une salle entière est consacrée à la musique où l’on peut voir les portraits de Farinelli par Bartolomeo Nazari (1734) et de Faustina Bordoni par Rosalba Carriera (1739) sur fond de concerti de Vivaldi et de pièces sacrées signées Porpora, Galuppi et Hasse – l’époux de la Bordoni. A voir aussi dans cette même salle une série de caricatures de chanteurs par Zanetti et la partition d’un air de <em>Dalisa </em>composé par Hasse pour son épouse. Mais l’opéra n’est pas circonscrit à une seule salle. Ici <em>Judith et Holopherne</em> peint par Giambattista Piazzetta vers 1720 fait écho au <em>Juditta Triumphans</em> de Vivaldi. Là le médaillon de marbre d’Attila sculpté par Giovanni Bonazza rappelle l’opéra du même nom de Verdi créé à la Fenice en 1846, dont l’action se déroule en partie dans des lagunes de l’Adriatique appelées à devenir Venise. Deux tableaux de Marco Ricci montrent une répétition d’opéra et <em>Jupiter apparaissant à Danaé</em> par Tiepolo (1736) s&rsquo;avère une invitation à fredonner le rondeau des métamorphoses d’<em>Orphée aux enfers </em>– sans grand rapport avec la Cité des Doges, reconnaissons-le. Plus d’informations sur <a href="https://www.grandpalais.fr/fr/evenement/eblouissante-venise"><u>www.grandpalais.fr</u></a>.</p>
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		<title>OFFENBACH, Les Brigands — Toulon</title>
		<link>https://www.forumopera.com/spectacle/la-nostalgie-revendiquee/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Maurice Salles]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 13 May 2011 00:14:53 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Comment représenter aujourd’hui les opéras comiques d’Offenbach ? L’abondance dans le texte des dialogues d’allusions satiriques à la société du second Empire conduit souvent les metteurs en scène à chercher des transpositions qui rapprochent l’œuvre du spectateur contemporain ; c’est la démarche de Laurent Pelly. A l’opposé de cette conception, Macha Makeïeff explique dans le programme de &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>          Comment représenter aujourd’hui les opéras comiques d’Offenbach ? L’abondance dans le texte des dialogues d’allusions satiriques à la société du second Empire conduit souvent les metteurs en scène à chercher des transpositions qui rapprochent l’œuvre du spectateur contemporain ; c’est la démarche de Laurent Pelly. A l’opposé de cette conception, <strong>Macha Makeïeff</strong> explique dans le programme de salle qu’elle et <strong>Jérôme Deschamps</strong> sont partis de leurs souvenirs pour recréer l’atmosphère des représentations théâtrales de leur enfance. Ainsi le mot d’ordre a été : foin de la modernité, et vive la convention !</p>
<p>En accord avec cette déclaration, chaque lever de rideau découvre un tableau différent où les personnages surgissent ou évoluent dans un décor de toiles peintes qui se donnent pour telles. D’abord c’est le pied des montagnes où les brigands exercent leur coupable industrie ; elles s’élèvent par degrés dont les replis permettent des apparitions successives ou simultanées jusqu’à l’horizon où des volcans se découpent sur le ciel. Puis c’est la frontière où s’élève l’auberge choisie pour la rencontre des Mantouans et des Grenadins, meubles rustiques et poules en liberté. Enfin c’est le palais du Duc de Mantoue, fauteuils, escaliers, tentures, candélabres, rien ne manque. Les costumes, dûs eux aussi à <strong>Macha Makeïeff</strong>, sont d’une grande variété, des uniformes rouges des carabiniers aux haillons bariolés des brigands en passant par les tenues de cérémonie andalouses. Ce réalisme fantaisiste a son charme ; à défaut d’être séduit on peut s’en amuser.</p>
<p> </p>
<p>Amuser, voilà le grand mot. En soi, l’œuvre y prétend en exposant l’échec d’une ruse ourdie par des voleurs gagne-petit pour s’emparer d’une fortune ; cette trame ténue, rendue burlesque par les invraisemblances et les allusions satiriques à la société de leur temps, librettistes et compositeur l’ont nourrie de lieux communs et d’allusions. Les premiers concernent les personnages : le chef autoritaire est un père débonnaire, la friponne a bon cœur, l’ingénu a toutes les audaces, le puissant ne l’est guère, les prétentieux sont ridicules. Les secondes se réfèrent à des œuvres en vogue comme des clins d’œil au spectateur : autant d’échos de <em>Fra Diavolo</em>, du <em>Comte Ory</em>, de <em>La Fille</em><em> du Régiment</em>, de <em>Rigoletto</em>, pour en rester aux évidences. Ces références théâtrales et musicales, tout en constituant l’étoffe de l’œuvre, sont consubstantielles du plaisir de l’auditeur, que les trouvailles mélodiques et rythmiques d’Offenbach – six ans avant <em>Carmen</em> il écrit une musique espagnole plus vraie que nature &#8211; viennent encore enrichir. </p>
<p> </p>
<p>Cette satisfaction, à la fois intellectuelle et sensuelle, n’a-t-elle pas suffi aux metteurs en scène ? Ils ont jugé bon d’adjoindre aux chanteurs des comédiens membres de la troupe des Deschiens – qu’ils dirigent &#8211; dont le comique repose sur des trognes, l’inadaptation, la répétition, les actions avortées, les situations foirées, sur champ de mimiques et de borborygmes. Sans aucun doute, l’insertion est menée de main de maître. Mais n’est-elle pas en porte-à-faux avec une œuvre basée sur la volubilité, langagière et musicale ? D’autant que la vogue connue par cette troupe lui a valu une présence si marquée à la télévision qu’on ne peut se défendre d’une impression de réchauffé, voire de suranné ! Bref, ce qui devait enrichir le comique tendrait pour nous à l’alourdir sans nécessité.</p>
<p> </p>
<p>Heureusement, chanteurs et musiciens donnent dans la légèreté. Malgré quelques menus décalages les choristes ont toute la présence requise, y compris dans les nuances. On en dira autant de tous les solistes. <strong>Eric Huchet</strong> s’impose physiquement et vocalement en chef des brigands. <strong>Daphné Touchais</strong>, Fiorella piquante et touchante et <strong>Julie Boulianne</strong>, convaincant Fragoletto, sont peut-être éprouvées par le calendrier très serré car par instants leur voix semble bien menue. <strong>Martial Defontaine</strong>, Duc de Mantoue gentil nigaud, et <strong>Thierry Félix</strong>, caissier saisi par la débauche, sont impeccables. <strong>Michèle Lagrange</strong>, altière Princesse de Grenade, est flanquée par <strong>Marc Molomot</strong> d’un hidalgo caricatural à souhait dont l’ambassadeur de Mantoue, <strong>Francis Dudziak</strong>, est l’exact équivalent. <strong>Philippe Talbot</strong>, qui semble le sosie d’Eric Morena, est époustouflant en chef de délégation survolté. Dans le rôle ingrat de Pietro qui ne lui réserve pas d’air, <strong>Franck Leguérinel</strong> réussit le tour de force d’apparaître comme un premier plan, égal à lui-même, élégant, cocasse et inventif.</p>
<p> </p>
<p>Dès l’ouverture on était saisi : les couleurs suggestives et les rythmes prenants prenaient leur essor avec une verve joyeuse mais de bon ton, sans éclats intempestifs ou scansions pesantes. Le plaisir se prolonge : <strong>Nicolas Krüger</strong> dirige avec une précision impeccable et obtient de l’orchestre une complicité sans accroc. Il partage avec tout le plateau le triomphe que le public réserve au spectacle, dans l’euphorie du feu d’artifice final auquel participent les volcans du décor. <em>Les Brigands</em> sont entrés brillamment au répertoire de l’Opéra de Toulon. </p>
<p> </p>
<p> </p>
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			</item>
		<item>
		<title>POULENC, Les Mamelles de Tirésias — Paris (Opéra Comique)</title>
		<link>https://www.forumopera.com/spectacle/les-mamelles-de-tiresias-paris-opera-comique-tout-et-nimporte-quoi/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Christophe Rizoud]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 07 Jan 2011 17:35:25 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Guillaume Apollinaire, Francis Poulenc, Macha Makeïeff : trois univers congruents. On sait déjà les affinités qui existent entre les textes surréalistes de Guillaume Apollinaire et la fantaisie douce-amère de Francis Poulenc. Les mamelles de Tiresias en sont, avec le cycle de mélodies Le bestiaire, la meilleure illustration. On y trouve derrière le refus de toute logique, derrière &#8230;</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>          Guillaume Apollinaire, Francis Poulenc, Macha Makeïeff : trois univers congruents. On sait déjà les affinités qui existent entre les textes surréalistes de Guillaume Apollinaire et la fantaisie douce-amère de Francis Poulenc. <em>Les mamelles de Tiresias</em> en sont, avec le cycle de mélodies <em>Le bestiaire</em>, la meilleure illustration. On y trouve derrière le refus de toute logique, derrière l&rsquo;extravagance et la dérision, un message qui nous apparait comme une ultime provocation : le féminisme engendrerait le désordre dans la société. Le mouvement dada fut au contraire l’un des premiers à donner aux femmes une autre place, les considérant non plus comme des objets d’inspiration mais comme des artistes à part entière.</p>
<p> </p>
<p>Outre l’esprit, une même démarche formelle rapproche nos deux hommes. A l’assemblage savant de styles musicaux qui caractérise l’opéra bouffe de Poulenc correspondent les collages auxquels s’exerçaient les dadaïstes. La partition s’amuse à mélanger les genres tout comme le texte joue de la confusion des sexes. De ce génial bric-à-brac, <strong>Macha Makeïeff</strong> fait son miel. Sur une bonne idée de départ – transposer la pièce dans un cirque – sa mise en scène fourmille d’idées, d’intentions et de personnages. Le clown blanc fait office de maître de cérémonie, Joséphine Baker est un homme, les sœurs siamoises se mêlent aux choristes travestis, les puces échappent à leur dresseur et tous se grattent (« grattez-vous si ça vous démange »). Sur un écran en fond de scène, on projette des images en noir et blanc, le directeur de théâtre est blessé à la tête comme Apollinaire, la vieille danseuse caresse un chien en tutu et une véritable vache traverse la scène. C’est drôle et c’est trop. Il faudrait plus de deux yeux pour tout capter. Surtout, tant d’effervescence ne laisse pas à la musique de Poulenc le temps de déverser l’émotion qui souvent se glisse entre deux pasquinades (et qui en fait le goût inimitable).</p>
<p>La direction de <strong>Ludovic Morlot</strong> se place dans la même optique : précise, enjouée mais en mal de lyrisme, et inapte à colorer une orchestration qui n’est pas le point fort de Poulenc. A sa décharge, suite à un problème technique, le chef d’orchestre et les chanteurs ont été privés de « retour son » durant toute la représentation (le rideau s’est levé avec près d’une demi-heure de retard).</p>
<p>Cet incident a aussi pas mal perturbé <strong>Ivan Ludlow</strong> qui, en mari, n’a pas semblé vocalement dans son assiette. Pas de décalages mais plusieurs défauts d’intonation. Puis, pourquoi avoir confié à un baryton un rôle auquel une voix de ténor apporte un autre brillant (outre le fait que dans les ensembles, elle contraste mieux avec celle du gendarme) ? Pour son tour – impressionnant – de biceps ? D’une belle présence en fort des Halles vêtu d’une robe à paillette, Ivan Lodlow se bat contre des notes trop aigues qu’il négocie systématiquement en voix de tête quand il ne les transpose pas à l’octave inférieur.</p>
<p><strong>Hélène Guilmette</strong> est une Thérèse rayonnante même si, dans un rôle écrit pour le soprano de Denise Duval, on pense qu’il faut plus qu’une simple colorature. La voix, radieuse dans l’aigu, manque de corps pour épouser toutes les revendications de la suffragette.</p>
<p>A défaut d’héroïsme, c’est en mélodiste que <strong>Werner Van Mechelen</strong> aborde le prologue (fortement inspiré de celui de <em>Paillasse</em>, c’est dire que l’on peut mettre la gomme). Une attention portée au mot et aux nuances qui donne un autre éclairage à ce morceau de bravoure. Trop sérieux, son gendarme peine ensuite à s’imposer dans les ensembles.</p>
<p>Des seconds rôles, se détachent les Presto et Lacouf de <strong>Christophe Gay</strong> et <strong>Loïc Felix</strong>, surtout le premier, qui font de leur duo le moment le plus réjouissant du spectacle1.</p>
<p> </p>
<p>Auparavant, le foxtrot de la <em>Jazz Suite n°1</em> de Dimitri Chostakovich et <em>Le Bœuf sur le toit</em> de Darius Milhaud étoffent une soirée qui sinon ne dépasserait pas l’heure. Excellente idée. Les partitions se succèdent dans une parfaite communion d’esprit (ce n’est pas un hasard si Poulenc dédia <em>Les Mamelles de Tiresias</em> à Darius Milhaud) et la mise en scène de Macha Makaeïeff achève de les réunir.</p>
<p> </p>
<p><strong> </strong></p>
<p>1 Pour un autre avis, lire le <a href="http://www.forumopera.com/index.php?mact=News,cntnt01,detail,0&amp;cntnt01articleid=2191&amp;cntnt01returnid=54">compte-rendu des représentations lyonnaises par Emmanuel Andrieu</a></p>
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		<item>
		<title>POULENC, Les Mamelles de Tirésias — Lyon</title>
		<link>https://www.forumopera.com/spectacle/quel-cirque/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Emmanuel Andrieu]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 04 Dec 2010 21:43:39 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>  On ne peut imaginer univers plus opposés que ceux que Francis Poulenc a mis en musique, entre ses fameux Dialogues des Carmélites et les plus rares Mamelles de Tirésias. A partir d’un ancien mythe grec, Apollinaire imagina « un drame surréaliste », créé à Paris en juin 1917 auquel assista Poulenc qui, après en avoir remanié &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>	 </p>
<p>	On ne peut imaginer univers plus opposés que ceux que Francis Poulenc a mis en musique, entre ses fameux <em>Dialogues des Carmélites</em> et les plus rares <em>Mamelles de Tirésias</em>. A partir d’un ancien mythe grec, Apollinaire imagina « un drame surréaliste », créé à Paris en juin 1917 auquel assista Poulenc qui, après en avoir remanié un peu le texte, le mit en musique et le présenta sur la scène de l’Opéra Comique exactement trente ans plus tard, soit en juin 1947.</p>
<p>	L’histoire est délirante. Pour suppléer aux défaillances de sa femme Thérèse &#8211; par ailleurs brutalement muée en un Tirésias moustachu &#8211; qui refuse de faire ce qu’on attend d’elle, à savoir des enfants, le Mari engendre à un rythme soutenu 40.000 marmots par jour ! Autour de ces deux protagonistes viennent se greffer d’autres énergumènes tous aussi décalés  : un gendarme lubrique qui lorgne sur le Mari<em>, </em>un journaliste parisien qui a le génie de la question idiote, deux ivrognes qui s’entretuent pour mieux ressusciter inopinément à la fin du premier acte. Sans oublier le chœur, le peuple de Zanzibar (le pays où se passe l’action) qui se manifeste à de maintes reprises notamment pour scander un « O français, faites des enfants, vous qui n’en faisiez guère ! »…</p>
<p>	 </p>
<p>	Autant dire que pour <strong>Macha Makaïeff</strong> &#8211; qui signe également les décors et les costumes &#8211; c’est du pain bénit. Cette histoire, aussi hilarante que déjantée, colle parfaitement à l’univers Deschiens. Et le moins que l’on puisse dire, c’est qu’elle s’en donne à cœur joie, situant l’action dans un cirque patraque et bigarré, multipliant gags et trouvailles visuelles telle cette machine très sophistiquée vouée à produire à la chaîne et en toute hâte les tonnes de lait nécessaire à nourrir les milliers de bambins enfantés par le mari. Parallèlement à des images drolatiques et tendres à la fois, la metteuse en scène fait revivre sur le plateau des personnages de légende tel Columbo ou Josephine Baker de même qu’elle évoque le cinéma à travers des clins d’œil aux films de Bunuel (pour le côté de Dada) ou de Fellini (pour le côté loufoque) ou encore le célèbre <em>Freaks</em> de Tod Browning.</p>
<p>	Et si des images vidéos venant évoquer la Grande Guerre (les deux œuvres, celle d’Apollinaire mais aussi celle de Poulenc, furent conçues, rappelons le, pendant les deux guerres mondiales) viennent tempérer momentanément la farce, c’est pour mieux renchérir ensuite dans l’absurde et le délire.</p>
<p>	 </p>
<p>	Il fallait une équipe solide et dotée de vrais talents de comédiens pour faire vivre le texte autant que la scénographie de Makaïeff. Après son émouvante Sœur Constance à Nice, nous retrouvons <strong>Hélène Guilmette</strong> dans le rôle de Thérèse/Tirésias. La soprano canadienne, irréprochable de diction, délivre sans efforts et à la perfection les nombreux suraigus dont est truffé le rôle. En plus d’un abattage incroyable, on admire la pureté d’un timbre toujours aussi prenant. Dans le rôle du Mari, <strong>Ivan Ludlow</strong>, est tout aussi convaincant. Le chant est musclé, le timbre chaud et élégant et l’acteur drôle à souhait. Cependant, la palme vocale et scénique revient à la basse hollandaise <strong>Werner van Mechelen</strong>, tout simplement excellent dans le double rôle du gendarme et du directeur. Pour un non francophone, il fait particulièrement honneur à notre idiome, gratifiant les auditeurs d’une langue parfaite tout en la rendant truculente. L’irrésistible <strong>Jeannette Fischer </strong>brosse une marchande de journaux haute en couleur. Notons qu’aucun des autres chanteurs de cette équipe formidablement homogène ne vient démériter tant dans le jeu que dans le chant.</p>
<p>	 </p>
<p>	En fosse, c’est le tout jeune et prometteur <strong>Ludovic Morlot </strong>qui officie. A la tête d’un Orchestre National de Lyon en grande forme, il fait virevolter la partition et en rend parfaitement toutes les subtilités. Il fait enfin montre d’une baguette tout aussi sûre et alerte dans les deux morceaux qui font office d’Ouverture à ces <em>Mamelles</em>, en l’occurrence le <em>fox-trot</em> de la suite n° 1 de Chostakovitch et le célèbre <em>Bœuf sur le toit</em> de Darius Milhaud à qui Poulenc avait d’ailleurs dédié son opéra. Bref, une soirée réjouissante.</p>
<p>	 </p>
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			</item>
		<item>
		<title>CAVALLI, La Calisto — Paris (TCE)</title>
		<link>https://www.forumopera.com/spectacle/emerveillement-partiel/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Anne Le Nabour]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 05 May 2010 05:25:32 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Pour sa dernière création au Théâtre des Champs-Elysées avant sa prise de fonction à l’Opéra de Vienne, Dominique Meyer a choisi un opéra vénitien de Cavalli, La Calisto dont il a confié la mise en scène à Macha Makeïeff. Après la production de Herbert Wernicke au théâtre de la Monnaie, parue en DVD en 2006 &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>          Pour sa dernière création au Théâtre des Champs-Elysées avant sa prise de fonction à l’Opéra de Vienne, Dominique Meyer a choisi un opéra vénitien de Cavalli, <em>La Calisto</em> dont il a confié la mise en scène à Macha Makeïeff. Après la production de Herbert Wernicke au théâtre de la Monnaie, parue en DVD en 2006 et qualifiée par <a href="http://www.forumopera.com/index.php?mact=News,cntnt01,detail,0&amp;cntnt01articleid=1567&amp;cntnt01detailtemplate=gabarit_detail_breves&amp;cntnt01dateformat=%25d-%25m-%25Y&amp;cntnt01lang=fr_FR&amp;cntnt01returnid=67">l’<em>Avant-Scène opéra</em> (n° 254)</a> de « <em>véritable splendeur visuelle et sonore</em> », il fallait trouver un concept radicalement différent, capable de rivaliser avec cet «<em> enchantement théâtral de tous les instants </em>».</p>
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<p>Si certains éléments de décors évoquent le monde de l’enfance, à l’image de cet avion calciné sur lequel est peint en grosses lettres noires le nom de Phaéton, <strong>Macha Makeïeff</strong> a fait le choix d’un univers stylisé peuplé de nymphes guerrières et de divinités aux penchants bien humains. Coiffée à la garçonne, Calisto est traitée avant tout comme une chasseresse, armée de lance et poignard. C’est une nymphe proche de la nature et des animaux qui n’hésite pas à en venir aux mains pour repousser les avances d’un Jupiter trop entreprenant. Comme nous l’avait confié Sophie Karthaüser1, <strong>Macha Makeïeff</strong> l’a incitée « <em>à faire ressortir le côté sauvage du personnage.</em> » Ce côté sauvage se lit tant dans l’interprétation des personnages qu’au niveau des décors puisqu’on découvre un paysage désolé, presque lunaire, jonché de trois gros rochers bleus, d’un bosquet rouge probablement ravagé par les flammes et délimité par un fond noir parsemé de grands cercles dorés, tel un firmament vu à la loupe, et qui favorisent des jeux de lumière tout au long de la représentation même si la scène reste globalement sombre. Soumis à la violence, c’est un univers où Diane et Pan font çà et là appel à leurs sbires chargés de passer à tabac ceux qui osent contrevenir à leurs lois : Calisto est ainsi rouée de coups par les suivantes de Diane pour avoir manqué à son serment de virginité et Endymion séquestré par les suivants de Pan, jaloux de son amour pour la déesse vierge. Conformément au livret de Faustini, les dieux ne suscitent donc ni admiration, ni respect, tout absorbés qu’ils sont à satisfaire leurs pulsions : Pan est représenté au bord de la dépression car privé des faveurs de Diane tandis que Jupiter masse ses pieds endoloris par les talons comme après une bonne journée de travail. Quant à Mercure, il frise la vulgarité avec ses tatouages et sa tenue négligée. Certes, la mise en scène innovante de Macha Makeïeff est intelligente et cohérente mais elle met trop de côté le merveilleux et la magie, éléments constitutifs s’il en est de l’opéra baroque. Même si le déguisement de Jupiter arrive des cintres comme par enchantement, que l’on a bien quelques chars volants et que Calisto se transforme en un ours au pelage rose, on n’est jamais émerveillé. Pas même le bruit du tonnerre, enregistré, ne donne le frisson.</p>
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<p>Si le charme n’opère pas vraiment au niveau de la mise en scène, l’émerveillement est bien présent devant la prestation de<strong> Véronique Gens</strong> toute d’élégance, qui en impose par son professionnalisme et sa prestance notamment dans son air de l’acte III « Moglie mie sconsolate ». L’Endymion du contre-ténor américain <strong>Lawrence Zazzo</strong> domine également la distribution livrant une très émouvante adresse à la Lune au début de l’acte II. Quant à <strong>Sophie Karthaüser</strong>, elle semble très à l’aise dans la peau de ce personnage au caractère ambivalent à la fois juvénile et guerrier. La voix, souple et légère est tout à fait adaptée à ce type de répertoire. Le reste de la distribution est satisfaisant mais inégal : le Jupiter de <strong>Giovanni Battista Prodi</strong> est drôle à souhait lorsque, déguisé en Diane, il s’offusque des suspicions de Junon à son sujet, mais en dépit d’une bonne projection, la tessiture du rôle est parfois un peu aiguë pour lui. Armée d’un fouet, <strong>Milena Storti </strong>incarne une Linfea excessive, avide d’amour charnel mais on perçoit un manque d’agilité dans les vocalises. Enfin, <strong>Marie-Claude Chappuis</strong> fait de Diane une divinité émouvante déchirée entre son devoir et ses amours.</p>
<p>Du clavecin comme de l’orgue, Christophe Rousset conduit des Talens Lyriques composés pour l’occasion de treize instruments conférant à la partie musicale un caractère intime tout à fait conforme à l’esprit de la création de l’opéra en 1651. Le choix de <em>temp</em>i enlevés insuffle du dynamisme à la partition. Grand habitué du répertoire lyrique, le chef dirige avec souplesse mais néanmoins rigueur solistes, chœur et instrumentistes.</p>
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<p>1 cf. <a href="http://www.forumopera.com/index.php?mact=News,cntnt01,detail,0&amp;cntnt01articleid=1643&amp;cntnt01detailtemplate=gabarit_detail_breves&amp;cntnt01dateformat=%25d-%25m-%25Y&amp;cntnt01lang=fr_FR&amp;cntnt01returnid=29">interview du 26 avril</a>, «<em> J<em>e </em>ne voyais pas Calisto sous cet angle-là</em> »</p>
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