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	<title>Marc TISSONS - Artiste - Forum Opéra</title>
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	<description>Le magazine en ligne de l&#039;opéra</description>
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	<title>Marc TISSONS - Artiste - Forum Opéra</title>
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		<title>VERDI, Macbeth &#8211; Liège</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Christian Peter]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 21 Sep 2026 04:02:43 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>L’Opéra Royal de Wallonie ouvre sa saison avec une production spectaculaire de Macbeth réalisée par Stefano Poda qui, en plus de la mise en scène, a également signé les décors, les costumes, les lumières et la chorégraphie. Le rideau se lève sur un gigantesque mur blanchâtre qui occupe le fond du plateau. Flanqué de deux &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>L’Opéra Royal de Wallonie ouvre sa saison avec une production spectaculaire de Macbeth réalisée par <strong>Stefano Poda</strong> qui, en plus de la mise en scène, a également signé les décors, les costumes, les lumières et la chorégraphie. Le rideau se lève sur un gigantesque mur blanchâtre qui occupe le fond du plateau. Flanqué de deux parois latérales et percé de sept ouvertures en forme de fenêtres, ce mur, orné de nombreux escaliers qui forment une sorte de labyrinthe, est constitués de corps humains grimaçants, empilés et entremêlés qui créent d&#8217;emblée un climat angoissant. Au centre du plateau, une vaste ouverture circulaire représente le chaudron des sorcières au premier acte. A l’acte suivant, cette ouverture est recouverte d’une paroi sur laquelle est tracé un triangle blanc, la pointe en bas, inscrit dans un cercle, sur laquelle est posée le trône de Macbeth. Ce symbole ésotérique qui préfigure la descente aux enfers de Macbeth, apparaitra de façon récurrente formé de néons suspendus dans les airs. Une cage métallique descend par moment des cintres pour enfermer un ou plusieurs personnages, Duncan mourant sur son trône par exemple. Au dernier acte un entrelacs de bâtons rougeâtres encercle Macbeth vaincu. La scène est le plus souvent plongée dans une semi-obscurité inquiétante, à l’exception du premier tableau éclairé de rouge, où l’on voit surgir les sorcières. Certaines occupent les escaliers, d’autres sont suspendues dans les airs, d’autres encore, rampent sur le sol dans une épaisse fumée blanche. Vêtus de costumes splendides aux teintes sombres, les personnages sont en perpétuel mouvement. La direction d’acteurs est extrêmement précise, Poda, qui sait ménager ses effets, ponctue le spectacle d’images fortes, comme le banquet du deuxième acte qui s’achève dans une orgie sanglante ou la scène du somnambulisme au cours de laquelle Lady Macbeth est assaillie par des hommes dénudés qui l’enveloppent au point de l’étouffer, autant de séquences parfois violentes qui impressionnent le public. Au salut final, le metteur en scène sera accueilli par une ovation méritée.</p>

<figure class="wp-block-image size-large"><img fetchpriority="high" decoding="async" width="1024" height="683" class="wp-image-220888" src="https://www.forumopera.com/wp-content/uploads/Danse-c-J-Berger_ORW-Liege-1024x683.jpg" alt="" /></figure>

<p>La direction de <strong>Giampaolo Bisanti</strong> est en accord avec ce qui nous est montré. Le chef italien adopte des tempos contrastés, et impose aux musiciens un rythme soutenu, tel une course effrénée vers l’abîme. La partition adoptée est celle de la révision de 1865 pour Paris, ballet compris. Celui-ci, remarquablement chorégraphié par Poda s’intègre parfaitement dans la continuité de l’action. Saluons la prestation remarquable des chœurs préparés par <strong>Denis Segond</strong>.</p>
<p><strong>Bruno Silva Resende</strong>, <strong>Bernard Aty Monga Ngoy</strong> et <strong>Marc Tissons</strong>, tous trois membres du Chœur, livrent une prestation on ne peut plus honorable. <strong>Luca Dall’Amico</strong> est un médecin à la voix sonore et <strong>Alexandra Grigoras</strong> possède un joli timbre fruité que l’on aimerait réentendre dans un rôle plus important. <strong>Lorenzo Martelli</strong> ne démérite pas en Malcolm tandis que <strong>Matteo Desole</strong> rencontre quelques problèmes d’intonation dans son air « Ah la paterna mano », le trac de la première sans doute. <strong>Gianluca Buratto</strong> est un Banco de grande classe. Son timbre de bronze, sa voix puissante et homogène, son legato impeccable et l’émotion qu’il insuffle dans son chant font de son air « Come dal ciel precipita » un des grands moments de la soirée. Quant aux interprètes du couple maudit, ils font sur la scène du Théâtre royal de Wallonie des débuts éclatants. A la fois comédien, metteur en scène et chanteur, <strong>Luca Micheletti</strong> propose une interprétation théâtralement subtile et aboutie de Macbeth dès la lecture de la lettre au premier acte qui lui est confiée. Vocalement les moyens sont solides, et si le baryton s’est montré prudent au cours du premier tableau, adoptant un chant sans beaucoup de nuances, il a livré une scène finale particulièrement bouleversante. <strong>Ewa</strong> <strong>Plonka</strong> est la grande triomphatrice de la soirée, elle possède les moyens exacts du rôle qu’elle habite avec une conviction remarquable. La voix est large, les aigus sont percutants, le souffle inépuisable. La cabalette de son air d’entrée tout comme son brindisi, témoignent d’une maîtrise parfaite du chant orné, les vocalises sont précises, le trille impeccable. Sa scène du somnambulisme, couronnée d’un contre-ré piano, est interprétée avec un legato irréprochable. Théâtralement enfin, son personnage se révèle on ne peut plus convaincant. </p><p>L’article <a href="https://www.forumopera.com/spectacle/verdi-macbeth-liege/">VERDI, Macbeth &#8211; Liège</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.forumopera.com">Forum Opéra</a>.</p>
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		<title>ROTA, Il cappello di paglia di Firenze – Liège</title>
		<link>https://www.forumopera.com/spectacle/rota-il-cappello-di-paglia-di-firenze-liege/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Jean Michel Pennetier]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 21 Nov 2025 05:01:00 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>On connait Nino Rota pour ses nombreuses musiques de film (environ 150) mais il fut aussi un prolifique compositeur symphonique, chambriste, de ballet, ou encore de musique vocale ou lyrique. Sur ces douze opéras, seul Il cappello di paglia di Firenze est donné avec une certaine régularité (par exemple à Toulouse il y a un &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>On connait Nino Rota pour ses nombreuses musiques de film (environ 150) mais il fut aussi un prolifique compositeur symphonique, chambriste, de ballet, ou encore de musique vocale ou lyrique. Sur ces douze opéras, seul <em>Il cappello di paglia di Firenze</em> est donné avec une certaine régularité (<a target="_blank" rel="noopener noreferrer" href="https://www.forumopera.com/spectacle/rota-il-capello-di-paglia-di-firenze-bordeaux-auditorium/">par exemple à Toulouse il y a un un an)</a>. Le livret, écrit par le compositeur et sa mère, Ernesta Rota Rinaldi, est basé sur la célèbre pièce d&rsquo;Eugène Labiche and Marc-Michel, <em>Un chapeau de paille d&rsquo;Italie</em>, elle-même originellement mêlée de couplets. Si l&rsquo;opéra est d&rsquo;une longueur à peu près équivalente à celle de la pièce, c&rsquo;est toutefois au prix d&rsquo;une modification fondamentale de la structure : pour faire place à des airs, duos ou ensembles, le ménage est fait dans les dialogues originaux aux répliques souvent pleines d&rsquo;esprit, voire hilarantes ou absurdes (1). Le point commun reste l&rsquo;intrigue et le rythme endiablé qu&rsquo;elle impose. Le cheval de Fadinard a avalé le chapeau de paille d&rsquo;une jeune femme. Celle-ci l&rsquo;avait accroché à un arbre alors qu&rsquo;elle était en galante compagnie dans les bois avec son amant. Le couple vient faire une scène chez Fadinard : ils exigent qu&rsquo;il trouve un chapeau identique afin de ne pas éveiller les soupçons du mari au retour de son épouse. Fadinard part à la recherche dudit chapeau, poursuivi tout au long de ses pérégrinations par son beau-père, son épouse, un oncle sourd et toute la noce, aucun ne comprenant quoi que ce soit à son comportement. Fadinard trouve le temps de se marier entre temps et tout finira bien pour tout le monde, mari jaloux excepté. La musique de Nino Rota rend bien la folie de cette course continue. Les mélodies sont charmantes, légères et gaies, sans toutefois marquer immédiatement la mémoire, comme le thème du <em>Parrain</em> ou sa musique de cirque des <em>Histoires</em> <em>extraordinaires</em>. À part quelques dissonances ponctuelles (notamment dans les ensembles et plutôt en seconde partie), la partition reste d&rsquo;un grand classicisme, cherchant à conquérir le cœur du public plutôt que l&rsquo;intellect des musicologues.</p>
<p>Le rythme de l&rsquo;ouvrage repose essentiellement sur les épaules de l&rsquo;interprète de Fadinard à qui revient la charge d&rsquo;imprimer la dynamique de cette course éperdue. <strong>Ruzil Gatin</strong> est ici absolument parfait, débordant d&rsquo;énergie. Sa tache est d&rsquo;autant moins aisée que le rôle réclame d&rsquo;alterner des moments de statisme (ses nombreux airs) et d&rsquo;autres qui font avancer l&rsquo;action (dialogues, ensembles). Le chanteur est à l&rsquo;aise avec la tessiture, offrant une voix bien projetée et une richesse de timbre qu&rsquo;on ne trouve pas souvent chez la plupart des ténorinos. <strong>Pietro</strong> <strong>Spagnoli</strong> incarne Nonancourt, le beau-père de Fadinard. Le chant est digne mais la projection un peu limitée. Sa voix ne tonne pas suffisamment quand il clame offusqué que « Tout est rompu ! » (un<em> running gag</em> de l&rsquo;ouvrage). Le baryton italien manque de la rondeur attendue : on entend ici un Figaro (avec quelques moments de tendresse) quand on attendrait un Bartolo dépourvu de malice. Dans le court rôle de Maupertuis, le mari jaloux, <strong>Marcello</strong> <strong>Rosiello</strong> offre une voix puissante et une composition idéale, à la fois drôle et un brin inquiétante. <strong>Maria Grazia Schiavo</strong> est une Elena pleine de charme, très à l&rsquo;aise dans un chant piano empreint d&rsquo;une douce poésie. La voix d&rsquo;<strong>Elena Galitskaya</strong> (Anaide, l&rsquo;épouse infidèle) nous a semblé un peu étriquée, avec un grave faible et un médium manquant de largeur, mais on appréciera son aisance scénique. Le rôle de la modiste est court mais <strong>Elisa Verzier</strong> y faire preuve d&rsquo;une belle autorité et d&rsquo;une belle qualité de timbre. Le rôle de la Baronessa di Champigny est plus développé : la jeune femme est censée posséder un chapeau identique. Elle confond Fadinard avec le célèbre violoniste virtuose qu&rsquo;elle a invité pour un concert privé auquel la noce participera en toute inconscience. Dans ce rôle d&rsquo;élégante charmeuse, <strong>Josy</strong> <strong>Santos</strong> déploie un beau timbre de mezzo, charnu, avec une bonne projection et un bel abattage scénique. <strong>Rodion Pogossov</strong> (l&rsquo;amant d&rsquo;Anaide) offre une voix de baryton chaude et sonore. <strong>Lorenzo Martelli</strong> est un Felice (le domestique de Fadinard) au timbre percutant. <strong>Blagoj Nacoski</strong> incarne avec humour et une grande aisance scénique le double rôle du noceur Achille et d&rsquo;un garde enrhumé. Encore moins développés, les rôles du Zio Vézinet (<strong>Didier</strong> <strong>Pieri</strong>) et du caporal des gardes (<strong>Marc Tissons</strong>) sont ici bien campés, ainsi que les chœurs dont les différents artistes sont bien caractérisés.</p>
<p>La production de <strong>Damiano Michieletto</strong> s&rsquo;articule autour d&rsquo;un plateau tournant qui permet des changements de décors rapides. Le metteur en scène italien surajoute de nombreux effets mais ce surplus d&rsquo;idées nuit à la simplicité et à l&rsquo;immédiateté de l&rsquo;ouvrage. Le rythme reste insuffisant, avec un jeu d&rsquo;acteur qui pourrait être nettement plus fouillé, plus endiablé, plus original. Les éclairages, blanc bloc opératoire ou vert salade, manquent de chaleur. La transposition (a priori dans les années 50) n&rsquo;apporte pas d&rsquo;éclairage particulier mais permet une belle variété de costumes. On passe à côté de la <em>farce</em> <em>musicale</em>. Ce soir, le rythme est imprimé dans la fosse. À la tête d&rsquo;un orchestre de l&rsquo;Opéra Royal de Wallonie-Liège en pleine forme, <strong>Leonardo Sini</strong> sait faire ressortir la (gentille) folie de cette musique, soulignant certains détails d&rsquo;une partition plus complexe qu&rsquo;on ne le sent au premier abord, tout en réglant parfaitement le plateau vocal. En dépit d&rsquo;une orchestration qui met en avant les instruments à vent (!), le chef sait équilibrer les différents pupitres. Au final, le plaisir du public est évident, faisant un triomphe cette ouvrage sympathique et revigorant qui a  l&rsquo;immense avantage de nous mettre de bonne humeur.</p>
<p>(1) Un exemple de dialogue de la pièce originale :<br />
— Vous me dites : « Attends-moi, je vais chercher un parapluie. » J’attends, et vous revenez au bout de six mois&#8230; sans parapluie !<br />
— Tu exagères ! d’abord il n’y a que cinq mois et demi&#8230; quant au parapluie, c’est un oubli&#8230; je vais le chercher&#8230;</p>
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