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	<title>Megan MARINO - Artiste - Forum Opéra</title>
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	<description>Le magazine en ligne de l&#039;opéra</description>
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	<title>Megan MARINO - Artiste - Forum Opéra</title>
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	<item>
		<title>MOUSSORGSKI, Boris Godounov — New York</title>
		<link>https://www.forumopera.com/spectacle/boris-godounov-new-york-en-direct-du-met-le-sacre-de-pape/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Christian Peter]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 11 Oct 2021 05:24:52 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Le 29 février 2020 le Metropolitan Opera diffusait Agrippina de Haendel dans les cinémas. Quelques jours plus tard, la saison s’arrêtait brusquement pour cause de pandémie. Par la suite, Peter Gelb, le directeur de la première scène New-yorkaise, annonçait l’annulation pure et simple de toute la saison 2020-21. Ce samedi 9 octobre marquait donc le &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>Le 29 février 2020 le Metropolitan Opera diffusait <em>Agrippina</em> de Haendel dans les cinémas. Quelques jours plus tard, la saison s’arrêtait brusquement pour cause de pandémie. Par la suite, Peter Gelb, le directeur de la première scène New-yorkaise, annonçait l’annulation pure et simple de toute la saison 2020-21.</p>
<p>Ce samedi 9 octobre marquait donc le retour sur les écrans des retransmissions du Met pour la plus grande joie des amateurs venus nombreux regarder <em>Boris Godounov</em> dans la production que <strong>Stephen</strong> <strong>Wadsworth</strong> avait signée en 2010, avec une différence cependant : à l’époque c’est la version remaniée de 1872 qui avait été donnée, cette fois, le Met a opté pour celle de 1869 -sans l’acte polonais ni le ballet- qui semble connaître depuis quelques années un regain de faveur puisque l’Opéra de Paris l’avait proposée en 2018 ainsi que tout récemment l’Opéra de Monte-Carlo.</p>
<p>Les décors de <strong>Ferdinand Wögerbauer</strong> sont à la fois sobres et grandioses, une place, l’entrée d’une cathédrale, un trône de profil dans une grande salle de réception et des toiles peintes où dominent l’or et le pourpre. Au sol, un livre gigantesque que feuillette Pimène, symbolise sans doute l’histoire en marche. Les costumes somptueux qui se déclinent en rouge pour les soldats, jaune, bleu et brun pour le peuple, évoquent l’iconographie russe. Les mouvements de foule sont impeccablement réglés, la direction d’acteurs souligne avec subtilité les rapports entre les personnages.</p>
<p><img fetchpriority="high" decoding="async" alt="" class="image-large" height="312" src="/sites/default/files/styles/large/public/ain_anger._david_butt_philip.jpg?itok=A2cEJZVo" title="Ain Anger, David Butt Philip © Marty Sohl / Met Opera" width="468" /><br />
	Ain Anger © Marty Sohl / Met Opera</p>
<p>La distribution est dominée par l’exceptionnelle prestation de <strong>René Pape</strong>, déjà présent en 2010, qui trouve là l’un de ses meilleurs rôles. Aucun des affects de ce personnage complexe ne lui échappe, Tour à tour autoritaire et inquiet, père aimant et Tsar tourmenté, sa voix bien projetée, capable de cris désespérés au début du monologue final parvient à se faire tendre et feutrée lors de ses adieux à son fils. C’est une ovation amplement méritée qui accueille ce Boris halluciné lors des saluts. Face à lui, <strong>Ain Anger</strong> n’est pas en reste, il incarne Pimène avec une voix d&rsquo;airain, dotée de graves somptueux, un legato parfaitement maîtrisé et de subtiles nuances. Son personnage calme et posé tout de blanc vêtu contraste avec celui de Boris habillé de noir et rongé par le remord lors de leur première entrevue. Le Varlaam sonore de <strong>Ryan</strong> <strong>Speedo Green</strong> capte sans peine l’attention tandis qu’<strong>Alexey Bogdanov</strong> complète avec bonheur ce quatuor de clé de fa. <strong>Maxim Paster</strong> campe avec délectation un Chouiski sournois et fourbe tandis que <strong>David Butt Philipp</strong> dont ce sont les débuts au Met, fait valoir une voix de ténor solide et bien timbrée  en Dimitri. On a reproché à cette version l’absence d’un rôle féminin important, néanmoins <strong>Megan Marino</strong> parvient à tirer son épingle du jeu dans les quelques apparitions de Feodor grâce à sa voix de mezzo brillante et son aisance sur le plateau.  <strong>Miles Mikkanen</strong>, dans sa brève intervention, brosse un portrait poignant de l’innocent. Les autres seconds rôles sont tous impeccables comme toujours au Met.</p>
<p>Saluons les remarquables interventions des chœurs, protagonistes à part entière dans cet ouvrage.</p>
<p>Au pupitre <strong>Sebastian Weigle</strong> propose une direction intense et contrastée qui souligne les aspects les plus sombres de la partition sans pour autant négliger les scènes spectaculaires.</p>
<p>Le samedi 23 octobre,  le Metropolitan Opera diffusera dans les cinémas du réseau Pathé Live, <em>Comme un feu dévorant renfermé dans mes os</em>, un opéra du célèbre musicien de jazz Terence Blanchard. </p>
<p>      </p>
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		<item>
		<title>WAGNER, Parsifal — Paris (Bastille)</title>
		<link>https://www.forumopera.com/spectacle/parsifal-paris-bastille-paris-bastille-tout-vient-a-point/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Alexandre Jamar]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 13 May 2018 21:59:21 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>C’était probablement la représentation la plus attendue de cette saison à l’Opéra national de Paris. Alors que tout semblait fonctionner normalement, un souci technique oblige à annuler la générale de Parsifal mis en scène par Richard Jones. L’incident s’avère plus grave que prévu et ce sont les deux premières dates qui passent à la trappe. &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>C’était probablement la représentation la plus attendue de cette saison à l’Opéra national de Paris. Alors que tout semblait fonctionner normalement, un souci technique oblige à annuler la générale de <em>Parsifal</em> mis en scène par <strong>Richard Jones</strong>. L’incident s’avère plus grave que prévu et ce sont les deux premières dates qui passent à la trappe. Pas étonnant, donc, de voir la Bastille pleine à craquer pour cette matinée. La curiosité du public est palpable face à cette production à la genèse si compliquée.</p>
<p>Les deux univers qui se côtoient dans <em>Parsifal</em> sont assez univoques : d’un côté la société des chevaliers du Graal, emmurée dans une adoration rituelle presque macabre des saintes reliques ; de l’autre, le monde hédoniste et empoisonné forgé par Klingsor, symbole d’une société décadente qui horrifiait le compositeur. Pour le metteur en scène <strong>Richard Jones</strong>, ces deux univers sont repoussants à leur manière : la réunion des chevaliers n’est plus qu’une secte aux allures de micro-régime totalitaire (uniformes, « bibles » omniprésentes, portraits et statues quasi-présidentiels…), tandis que le jardin enchanté de Klingsor devient le terrain de jeu d’un généticien fou, donnant naissance à de monstrueuses nymphes mi-humaines, mi-maïs, à la libido débordante. Bien que surprenant au premier abord, tout cela n’est pas si éloigné des intentions wagnériennes.</p>
<p>Si transposition il y a, elle reste donc assez sommaire, et l’on se découvre plutôt surpris de la fidélité de l’action scénique par rapport aux indications du livret. Les personnages sont nettement dessinés, dans l’esprit de ce que souhaitait le compositeur, ce qui est loin de nuire à la qualité du spectacle. Reste l’esthétique, entre monumentalisme qui peine à s’assumer, et univers épuré, où les personnages priment sur leur environnement. A nos yeux, le deuxième l’emporte nettement sur le premier, et c’est probablement dans le duo du 2e acte que les subtilités due la mise en scène font le mieux surface, grâce à un jeu d’acteur maîtrisé à la perfection.</p>
<p>Les formations musicales de l’Opéra sont réunies au grand complet pour l&rsquo;occasion. Aux hommes du chœur, faisant preuve de <em>tutti</em> assurés et brillants, les premiers éloges. Le bilan est plus mitigé pour les dames, où le placement en coulisse (requis par la partition, certes), pose quelques soucis d’intonation. L’orchestre, sous la baguette de son directeur musical, convainc. <strong>Philippe Jordan</strong> réaffirme son goût pour les lignes précises, les progressions charpentées et la clarté de timbres : dès le début, on savoure de magnifiques solos dans les bois et un impeccable liant de cordes. L&rsquo;amateur de baguettes plus généreuses regrettera peut-être un manque de profondeur, et de couleurs chaudes dans la pâte orchestrale. Pour lui, l’action instrumentale ne décollera vraiment qu’au milieu du 2e acte.</p>
<p><img decoding="async" alt="" class="image-large" height="312" src="/sites/default/files/styles/large/public/emilie_brouchon_opera_national_de_paris-parsifal-17.18-emilie-brouchon-onp-9-.jpg?itok=qvsKwlIK" title="Günther Groissböck, Andreas Schager, Anja Kampe © Emilie Brouchon / Opéra de Paris" width="468" /><br />
	Günther Groissböck, Andreas Schager, Anja Kampe © Emilie Brouchon / Opéra de Paris</p>
<p>Côté distribution, la première belle surprise est l’homogénéité du plateau : s’il demeure bien entendu perfectible, personne ne démérite vraiment ce soir-là. Ainsi, les filles-fleurs-maïs de Klingsor s’en tirent toutes très honorablement, les interventions ponctuelles ne laissant que peu de marge à l’expression personnelle. Des deux écuyers féminins, <strong>Megan Marino</strong> marque davantage qu’<strong>Alisa Jordheim</strong>, cette dernière restant hélas un peu en retrait dans une salle aussi grande. Les timbres juvéniles de leurs homologues masculins, les ténors <strong>Michael Smallwood</strong> et <strong>Franz Gürtelschmied</strong> se répondent quant à eux idéalement. Des deux chevaliers du Graal, retenons plutôt le ténor frais et sculpté de <strong>Gianluca Zampieri</strong>, que la basse noble, mais un peu imprécise et rocailleuse de <strong>Luke Stoker</strong>. Bien qu’invisible durant tout le spectacle, <strong>Reinhard Hagen</strong> ne démérite pas en Titurel, sa voix de basse outre-tombe seyant tout à fait au vieillard impassible. </p>
<p>En Klingsor, <strong>Evgeny Nikitin</strong> tire son épingle du jeu en incarnant son personnage jusque dans ses accès les plus pervers. Le timbre de baryton brillant et très coloré dans l’aigu convient étrangement assez bien à un personnage que l’on estimait plutôt noir et résigné. Regrettons toutefois une diction allemande qui pourrait être plus soignée çà et là. C’est à <strong>Günther Groissböck</strong> que revient l’incarnation de Gurnemanz, rôle ô combien difficile car mettant particulièrement à l’épreuve l’endurance du chanteur. Celui-ci s’en tire plutôt bien, se reposant sur un timbre noir et racé, très à propos chez ce personnage, et sur un texte toujours intelligible. En revanche, quelques signes de faiblesse commencent à poindre dans les aigus au 1er acte, signe d’une fatigue vocale excusable vu les circonstances. En Amfortas, le choix de <strong>Peter Mattei</strong> pourrait surprendre, car on s’attendrait volontiers à une voix plus lyrique. Cependant, le baryton suédois se glisse avec aise dans la peau de son personnage, usant de son timbre souple et touchant pour se peindre torturé, bienveillant, hargneux ou lassé.</p>
<p>Celui qui chante le rôle-titre sur toutes les grandes scènes internationales faisait ses débuts à l’Opéra. Connu pour battre tous les records au potentiomètre, <strong>Andreas Schager</strong> ne déçoit pas avec une projection phénoménale et des aigus métalliques qui décoiffent le public jusqu’au poulailler. Plus à l’aise dans la fougue que dans le calme et le réconfort, c’est avant tout dans le 2e acte que sa performance est remarquable. Ailleurs, on déplorera une voix qui bouge un peu dans le haut médium, et de manière générale une présence scénique pas toujours convaincante.</p>
<p>C’est donc <strong>Anja Kampe</strong>, également dans ses débuts parisiens, qui retient toute l’attention ce soir-là. Son répertoire a beau être composé de rôles de sopranos (Eva, Elisabeth, Isolde…), son aisance dans le médium et le grave est telle qu’on la dirait volontiers mezzo. Le registre aigu ne semble pas non plus souffrir d’une entrave quelconque, étant façonnable à guise, du piano le plus aérien (« Parsifal, weile ») au hurlements de rage ou de désespoir («und… lachte»). Toutes ces qualités vocales doublées d’un talent de tragédienne naturel et d’une prononciation ciselée rendent hommage à l’un des rôles wagnériens les plus ambigus et les plus touchants. Dans le livret, c’est Parsifal qui consacre Kundry ; hier, c’était l’inverse.</p>
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		<item>
		<title>Rusalka au cinéma : un air de déjà vu</title>
		<link>https://www.forumopera.com/breve/rusalka-au-cinema-un-air-de-deja-vu/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Christian Peter]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 26 Feb 2017 04:41:10 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>En 2014, le Metropolitan Opera affichait Renée Fleming dans le rôle de Rusalka à l’occasion de la dernière reprise de la célebre production d’Otto Schenk. Cette saison, pour les débuts in loco de Kristine Opolais dans ce rôle, le Met présente une nouvelle production signée Mary Zimmerman dont c’est la quatrième collaboration avec la première &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>En 2014, le Metropolitan Opera affichait Renée Fleming dans le rôle de Rusalka à l’occasion de la <a target="_blank" rel="noopener noreferrer" href="http://www.forumopera.com/dvd/rusalka-comme-un-livre-dimages">dernière reprise</a> de la célebre production d’Otto Schenk. Cette saison, pour les débuts in loco de<strong> Kristine Opolais</strong> dans ce rôle, le Met présente une nouvelle production signée <strong>Mary Zimmerman </strong>dont c’est la quatrième collaboration avec la première scène new-yorkaise, après notamment <em>Lucia</em> et <em>Sonnambula</em>. C’est l’avant-dernière représentation, celle du 25 février 2017 qui a été diffusée dans les cinémas du monde entier.</p>
<p>Dès le lever du rideau on comprend que l’on aura affaire à une vision on ne peut plus traditionnelle de l’ouvrage, un ciel étoilé, la lune, un étang surplombé par un saule dans lequel Rusalka, vêtue d’une robe bleutée, chante son air d’entrée, ce premier tableau est la copie conforme de celui imaginé par Otto Schenk voici plus de trente ans. Etait-il nécessaire de faire une nouvelle production pour un tel résultat ? Le deuxième acte se situe dans une salle du château dont les murs rouges sont assortis aux vêtements du prince qui porte un costume dix-huitième, tout comme les invités de la fête. La princesse étrangère arbore une robe jaune safran, autant de couleurs vives qui tranchent avec la tenue aux teintes froides de Rusalka, tout comme dans la précédente production. Madamme Zimmerman se trouvait décidément à cours d&rsquo;idées. A l’intérieur de l’antre de Ježibaba trône une armoire verte remplie de fioles et de flacons divers tandis que le dernier tableau nous ramène sur les rives de l’étang du premier acte autour duquel la verdure et les feuilles des arbres ont disparu. La direction d’acteurs, sans grande imagination n’en demeure pas moins efficace.</p>
<p>La distribution ne comporte aucun point faible, les seconds rôles sont tous impeccablement tenus, citons les trois nymphes aux voix assorties de <strong>Cassandra Zoe Velasco</strong>, <strong>Megan Marino</strong> et <strong>Hyesang Park</strong> dont les interventions sont autant de moments de grâce, le Garde forestier solide d’<strong>Alan Opie</strong> et le marmiton sonore de <strong>Daniela Mack</strong>. <strong>Katarina Dalayman</strong> est un Princesse étrangère altière à la voix tranchante. L’esprit du lac  trouve en <strong>Eric Owens</strong> un interprète de choix. Oublions son ridicule costumes verdâtre pour ne retenir que sa prestation remarquable qui culmine dans son grand monologue du deux  « Bĕda ! Bĕda ! » dont les accents déchirants ne sauraient laisser de marbre. Le timbre de bronze aux graves généreux du baryton-basse convient idéalement à ce personnage de père aimant, brisé par le chagrin. <strong>Brandon Jovanovich</strong> campe un prince relativement en retrait malgré l’ampleur de ses moyens et l’aisance de son registre aigu dont le son semble par moment tiré vers l’arrière. Sa scène finale, particulièrement émouvante, lui vaut un succès mérité. En grande forme, <strong>Kristine Opolais</strong> trouve en Rusalka un rôle qui met en valeur ses qualités vocales. Elle en fait un personnage fragile et touchant qu’elle incarne avec une grande sensibilité. Même si le timbre n’a pas la sensualité de celui de Fleming, en particulier dans la célèbre romance à la lune, la soprano lettone possède une voix claire et homogène, et un registre aigu solide. De plus, et cela a son importance au cinéma, elle a le physique du rôle. Enfin, la jeune mezzo-soprano <strong>Jamie Barton</strong>, touchante Fenena en début d’année, campe une Ježibaba haute en couleurs, diabolique, manipulatrice, sarcastique, à la mesure de ses moyens imposants. La voix ample, le grave opulent et l’aigu facile, une présence indéniable sur le plateau, autant de qualités qui font de chacune de ses apparitions un grand moment.</p>
<p>Au pupitre, <strong>Sir Mark Elder</strong> propose une direction fluide et énergique à la fois, non dépourvue d’intensité dramatique.</p>
<p>Le 11 mars prochain, le Metropolitan Opera  retransmettra <em>La Traviata</em> avec Sonia Yoncheva, Michael Fabiano et Thomas Hampson dans les principaux rôles.   </p>
<p>               </p>
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