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	<title>Edith MATHIS - Artiste - Forum Opéra</title>
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	<description>Le magazine en ligne de l&#039;opéra</description>
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	<title>Edith MATHIS - Artiste - Forum Opéra</title>
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		<title>Décès d&#8217;Edith Mathis</title>
		<link>https://www.forumopera.com/breve/deces-dedith-mathis/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Jean Michel Pennetier]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 11 Feb 2025 10:37:49 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Le soprano suisse est mort le 9 février dernier. Née le 11 février 1938 à Lucerne, Edith Mathis fait ses débuts scénique en 1957. Elle est ensuite engagée dans la troupe de l&#8217;Opéra de Cologne puis au Deutsche Oper de Berlin. Elle fait ses débuts à Salzbourg en 1960 avec La Finta semplice et y &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>Le soprano suisse est mort le 9 février dernier. Née le 11 février 1938 à Lucerne, <strong>Edith Mathis</strong> fait ses débuts scénique en 1957. Elle est ensuite engagée dans la troupe de l&rsquo;Opéra de Cologne puis au<span style="font-size: revert;"> Deutsche Oper de Berlin. Elle fait ses débuts à Salzbourg en 1960 avec</span><em style="font-size: revert;"> La Finta semplice</em><span style="font-size: revert;"> et y revient régulièrement jusqu&rsquo;en 2000 : Cherubino dans </span><em style="font-size: revert;">Le Nozze di Figaro</em><span style="font-size: revert;"> avec Karl Böhm (1966, 1967, 1968, 1969), Susanna avec Herbert von Karajan pour changer (1972, 1974, 1975) puis avec d&rsquo;autres chefs, Zerlina dans </span><em style="font-size: revert;">Don Giovanni (</em><span style="font-size: revert;">Böhm, 1977 &amp; 1978), Pamina dans</span> <em style="font-size: revert;">Die Zauberflöte</em><span style="font-size: revert;"> (Karajan, 1974) ainsi que pour des concerts et des récitals. Elle chante beaucoup à Vienne entre 1960 et 1986 : Pamina (41 représentations), Zerlina (32), Susanna (16), Cherubino (3), Marzelline (18), Ännchen (7), Sophie (6), Zdenka dans </span><em style="font-size: revert;">Arabella</em><span style="font-size: revert;"> (5). À </span>Munich<span style="font-size: revert;">, elle débute en 1970 avec le rôle de Pamina qu&rsquo;elle y chantera près de 50 fois. Elle y chante également des dizaines de fois Susanna, Zerlina, Marzelline, la Comtesse dans </span><em style="font-size: revert;">Le Nozze di Figaro</em><span style="font-size: revert;"> et Zdenka dans </span><em style="font-size: revert;">Arabella, </em><span style="font-size: revert;">Mélisande de Debussy (1973)&#8230; Elle s&rsquo;y produit jusqu&rsquo;à la </span>fins années 80 pour un total d&rsquo;environ 150 représentations<span style="font-size: revert;">. À Londres, elle chante Susanna (1970), Despina de </span><em style="font-size: revert;">Così fan tutte</em><span style="font-size: revert;"> (1972, sous la direction de Bernhard Klee qui fut </span>longtemps<span style="font-size: revert;"> son mari), Sophie dans </span><em style="font-size: revert;">Der Rosenkavalier</em><span style="font-size: revert;"> (1975). Au Met, elle chante Pamina (1970 et 1972), Marzelline de </span><em style="font-size: revert;">Fidelio</em><span style="font-size: revert;"> (1971 : Karl Böhm l&rsquo;a emmenée dans ses valises), Ännchen dans </span><em style="font-size: revert;">Die Freischütz</em><span style="font-size: revert;"> (1971 et 1972), Zerlina (1972, Sophie (1974, </span>Böhm<span style="font-size: revert;">). Elle ne se produit quasiment pas à </span>l&rsquo;Opéra<span style="font-size: revert;"> de Paris où elle ne chante que Pamina (1977, deux saisons, pour un total de 6 représentations). Elle se produit un peu en concert (quelques airs de Mozart au Châtelet) ou en récital (Beethoven, Brahms, Schubert Strauss à Pleyel en 1983). Au </span>disque, elle a gravé Sophie (Böhm), <span style="font-size: revert;">Ännchen (Böhm), Ilia dans Idomeneo (Böhm), Zerlina (devinez&#8230;) et Agathe, toujours dans <em style="font-size: revert;">Die Freischütz, </em>et de nombreuses autres intégrales (dont des raretés comme <em>Der Wildschutz</em> de Lortzing) ainsi que des cantates, symphonies, lieder&#8230; Soprano lyrique léger, Edith Mathis offrait une voix cristalline au timbre lumineux, particulièrement adaptée à certains rôles mozartiens. Son chant, d&rsquo;une grande finesse, et sa musicalité exceptionnelle, en faisaient une excellente interprète du répertoire de lieder.</span></p>
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		<title>Weber, der Freischütz &#8211; Carlos Kleiber</title>
		<link>https://www.forumopera.com/cd-dvd-livre/weber-der-freischutz-carlos-kleiber-carlos-tireur-hors-pair/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Dominique Joucken]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 21 Oct 2020 04:07:49 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Le lecteur ne nous en voudra pas de commencer la recension d’un opéra par le chef. Si cette option peut parfois être contestée, elle ne souffre ici  aucune discussion : ce Freischütz, malgré des qualités vocales qu’on détaillera plus bas , est bien celui de Carlos Kleiber. Depuis quand n’avait-on pas entendu une osmose aussi complète entre &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>Le lecteur ne nous en voudra pas de commencer la recension d’un opéra par le chef. Si cette option peut parfois être contestée, elle ne souffre ici  aucune discussion : ce <em>Freischütz,</em> malgré des qualités vocales qu’on détaillera plus bas , est bien celui de <strong>Carlos Kleiber.</strong> Depuis quand n’avait-on pas entendu une osmose aussi complète entre un chef et un opéra ? Ne cherchez pas : on est ici au-delà de Solti et du Ring, ou de Karl Böhm et de ses Mozart. Kleiber-le-magicien donne l’impression a chaque mesure qu’il est le compositeur lui-même, retrouvant des couleurs, une vigueur (les traits rapides des violons, si nombreux !), une atmosphère que des décennies de lourdeur germanique avaient ensevelies sous une fausse solennité. Tout sonne avec l’accent de la plus poignante vérité, que ce soient les cors de l’ouverture, les abîmes de la Gorge-aux-loups ou les accompagnements délicatement ourlés des airs d’Agathe et d’Ännchen. La <strong>Staatskapelle de Dresde </strong>était probablement à l’époque (1973) l’orchestre le mieux placé pour effectuer ce décapage, avec sa sonorité à la fois soyeuse et engagée, et c’est plaisir que d’entendre les instrumentistes exulter de joie et suivre leur chef dans tous les chemins de crête où celui-ci les emmène. La tension est digne d’une prise sur le vif, et elle est couplée à la perfection d’orfèvre permise par le studio et les répétitions maniaques que Kleiber exigeait pour chacun de ses enregistrements. Le c<strong>hœur de la radio de Leipzig</strong> évolue sur les mêmes cimes.</p>
<p>L’autre miracle de la direction d’orchestre, c’est qu’elle fait oublier les limites de certains chanteurs. <strong>Peter Schreier</strong> n’a jamais eu le plus beau timbre du monde , et son émission reste irrémédiablement plébéienne. Mais, chauffé à un blanc par le chef et plongé dans le chaudron  de l’orchestre, il révèle des qualités de diseur et une habileté à conduire sa ligne de chant qui en font un Max plus qu’acceptable. Mieux, il transforme ses faiblesses en force : cette voix ingrate n’est-elle pas celle qui convient le mieux pour exprimer la détresse d’un jeune homme qui doute de lui-même ? L’Agathe de <strong>Gundula Janowitz</strong> n’est pas aussi torturée. Elle nous fait profiter sans arrière-pensées de son timbre liquide, aux mille opalescences, et déploye ses aigus avec une facilité qui ferait pâlir de jalousie bien de celles qui l’ont suivie. En Ännchen, <strong>Edith Mathis</strong> a l’immense avantage de fuir le style soubrette. La noblesse de son chant rend justice à une partie que Weber a écrite avec soin, et ses coloratures sont un modèle de goût et de style. L’ermite de <strong>Franz Crass </strong>fait du finale un cérémonial suspendu, dans la droite ligne des scènes initiatiques de <em>La Flûte enchantée</em> et de la 9e de Beethoven, et on en veut presque au chef de filer si vite à ce moment, empêchant Crass de déployer ses graves que l’on devine somptueux. Mais Kleiber a toujours le théâtre en tête, et il ne veut jamais que l’opéra se transforme en exhibition de chanteurs.</p>
<p>Tous les seconds rôles sont superbes, et on saluera particulièrement le Ottokar châtié de <strong>Bernd Weikl</strong>, à l’orée d’une grande carrière ; Seule déception : <strong>Theo Adam </strong>qui aboie son Kaspar avec l’expressionisme le plus histrionique. Il a cependant avec lui l’argument de l’époque : jusqu’à la fin du 20e siècle, c’est comme ça que se chantera ce rôle, et il faudra attendre des chanteurs de l’intelligence de Matti Salminen (Harnoncourt) ou Ekkehard Wlaschiha (Davis) pour que le chasseur maudit soit pris plus au sérieux.</p>
<p>Les ingénieurs de la Deutsche Grammophon ont réalisé un fabuleux travail de restauration à partir des bandes originales. La prise est phénoménale d’ampleur et de précision. Soyez prêts à voir débarquer dans votre salon toute une foule de chasseurs, de jeunes fiancées couronnées de fleurs, de fantômes et de chouettes.</p>
<p> </p>
<p> </p>
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		<item>
		<title>Selected Lieder</title>
		<link>https://www.forumopera.com/cd-dvd-livre/selected-lieder-pudique-edelweiss/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Laurent Bury]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 03 Oct 2019 04:00:40 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Née à Lucerne en 1938, Edith Mathis est encore bien de ce monde, mais cette artiste a toujours cultivé une telle discrétion qu’il serait pardonnable de la croire depuis longtemps disparue. La soprano suisse eut aussi la modestie de ne jamais viser des rôles au-delà de ce que lui permettaient ses moyens vocaux : mozartienne avant &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>Née à Lucerne en 1938, <strong>Edith Mathis</strong> est encore bien de ce monde, mais cette artiste a toujours cultivé une telle discrétion qu’il serait pardonnable de la croire depuis longtemps disparue. La soprano suisse eut aussi la modestie de ne jamais viser des rôles au-delà de ce que lui permettaient ses moyens vocaux : mozartienne avant tout, elle fut Suzanne, Zerline ou Pamina, sans jamais chercher à aborder des personnages plus lourds. Du <em>Freischütz</em> elle finit par oser Agathe après avoir longtemps été Ännchen. Chez Richard Strauss, c’est seulement en 1990, à la veille de ses adieux à la scène, qu’elle délaissa Sophie pour tenter la Maréchale. Pourtant, en écoutant sa voix, on comprend immédiatement que l’on n’a pas affaire à un petit rossignol car, outre sa fraîcheur souriante et la délicatesse du phrasé, le timbre inclut aussi une distinction, une fermeté qui auraient pu l’inciter à aborder plus tôt des emplois plus risqués. Si virginal que sonne ce chant, il aurait aussi pu se prêter à des héroïnes moins exclusivement juvéniles.</p>
<p>L’an dernier, pour les 80 ans de la soprano, Deutsche Grammophon publia <em>The Art of Edith Mathis</em>, coffret de sept CD regroupant avant tout des extraits d’intégrales de studio. Avec un peu de retard, le label Audite vient à son tour aider l’artiste à souffler les bougies de son gâteau d’anniversaire en publiant, dans sa série « Historic Performances », la captation radio d’un concert donné en 1975 dans le cadre du Festival de Lucerne. Un programme généreux – près d’une heure vingt de musique – et assez original pour introduire Bartók parmi les compositeurs germaniques bon teint.</p>
<p>Ayant participé à plusieurs créations mondiales, notamment celle de l’opéra de Henze <em>Der Junge Lord </em>(1965), Edith Mathis n’avait pas de réticence face à la musique de son temps. Les <em>Chants populaires slovaques</em> de 1924, qui furent également chantés par Irmgard Seefried dans leur version allemande, apportent au programme une touche de modernité sans avoir de quoi effrayer le public. Edith Mathis les aborde avec le même naturel que les autres pages de ce récital.</p>
<p>Le programme se poursuit dans la veine populaire avec quelques-uns des <em>Volkslieder</em> de Brahms. Ce choix nous épargne les pages les plus rabâchées du compositeur. Un regret au passage : Audite n’a pas jugé bon de reproduire les textes des mélodies (sans même parler de leur éventuelle traduction dans un autre idiome).</p>
<p>Passant à Schumann, la soprano retient, de ce copieux cycle pour deux voix qu’est <em>Myrthen</em>, quelques-unes des mélodies plutôt destinées à une interprète féminine, chantées avec une sensibilité pudique et frémissante. Face à Richard Strauss, c’est encore la modestie qui prévaut. Aux divas, Edith Mathis laisse les <em>Morgen</em>, <em>Cäcilie</em> et autres grandes envolées au lyrisme extroverti. On entend ici la voix d’une Zdenka, pas celle d’une Arabella. En bis, un Wolf particulièrement bien choisi, puisqu’il s’agit de l’éloge des petites choses, des perles et des roses si belles malgré leur petite taille.</p>
<p>Concluons avec ce qui ouvrait le récital, et où Edith Mathis reste une référence intemporelle : les lieder de Mozart, qui lui vont comme un gant et qui semblent avoir été écrits pour elle. C’est l’occasion de l’unique incursion hors de la langue allemande, avec « Dans un bois solitaire », que la Suissesse dit dans un français fort correct. Grands moments d’émotion que l’histoire de la tendre violette heureuse d’être piétinée et des autres menus incidents évoqués dans ces poèmes. Par chance, la soprano avait trouvé en la personne de <strong>Karl Engel</strong> un accompagnateur parfaitement assorti, un pianiste qui ne tirait jamais la couverture à soi, comme si l’un et l’autre rivalisaient de modestie.</p>
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		<item>
		<title>Hans Werner Henze : essai de disco/vidéographie</title>
		<link>https://www.forumopera.com/hans-werner-henze-essai-de-discovideographie/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Laurent Bury]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 05 Nov 2012 09:11:24 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Non classé]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Hans Werner Henze est mort le samedi 27 octobre à Dresde, et beaucoup n’hésitent pas à voir en lui un des grands compositeurs d’opéras de la seconde moitié du XXe siècle, au même titre que Benjamin Britten. Cette disparition est l’occasion d’un premier bilan de sa carrière de compositeur lyrique telle que le CD et &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Hans Werner Henze est mort le samedi 27 octobre à Dresde, et beaucoup n’hésitent pas à voir en lui un des grands compositeurs d’opéras de la seconde moitié du XX<sup>e</sup> siècle, au même titre que Benjamin Britten. Cette disparition est l’occasion d’un premier bilan de sa carrière de compositeur lyrique telle que le CD et le DVD nous permettent aujourd’hui de la connaître. Souvent frileuse vis-à-vis de la musique contemporaine, l’industrie du disque a relativement bien servi Henze, même si l’on a encore à déplorer des lacunes assez stupéfiantes dans sa discographie. Espérons que son décès réveillera les différents labels et les incitera à recommercialiser certains enregistrements présents dans leur fond de catalogue. </strong></p>
<p> </p>
<p>En 1998, Henze publia son autobiographie, <em>Reiselieder mit böhmischen </em>Quinten, qui connut une nouvelle édition en 2001. Ce document a été traduit en anglais, mais jamais en français. Pour pallier ce manque, on pourra se tourner vers le DVD publié chez Arthaus dans la série « Composers of our time » : Tourné dans la propriété du compositeur, non loin de Rome, <em>Hans Werner Henze – Memoirs of an Outsider</em> retrace le parcours du compositeur en s’appuyant sur des interviews de chefs d’orchestre (Ingo Metzmacher, Simon Rattle) et avec la participation de chanteurs comme Ian Bostridge et Michaela Kaune.</p>
<p><strong>Les opéras de Henze en DVD</strong></p>
<p>Pour rester dans le domaine de l’image, le témoignage le plus ancien, en ce qui concerne les opéras de Henze, est la version de <strong><em>Der Junge Lord</em></strong> tournée en 1968 pour la télévision allemande (DVD Unitel sorti en 2008). Cette réalisation est typique de tous ces films en play-back qui furent réalisés à l’époque, où le meilleur côtoie le nettement moins réussi. Le film tourné dans les décors et costumes historiques (années 1830) de Filippo Sanjust offre un assez fidèle reflet de la mise en scène soignée de Gustav Rudolf Sellner au Deutsche Oper de Berlin. Christoph von Dohnanyi y dirige les interprètes de la création en 1965, notamment une splendide Edith Mathis. On aimerait maintenant qu’une production « moderne » connaisse à son tour les honneurs du DVD, par exemple celle qu’a montée Christine Mielitz à Dortmund en 2009.</p>
<p>Nettement plus récent, puisque capté en 1994, le DVD du<em> <strong>Prince de Hombourg</strong></em> (Arthaus 2002) nous plonge dans un tout autre univers esthétique, beaucoup plus en accord avec notre sensibilité actuelle. Nikolaus Lehnhoff avait réglé cette production au Cuvilliés Theatre de Munich en 1992 pour le Bayerische Staatsoper, dont l’orchestre est ici dirigé par Wolfgang Sawallisch. La présence de François Le Roux dans le rôle-titre montre que l’école française de chant arrivait encore à exporter ses meilleurs éléments dans les dernières années du XX<sup>e</sup> siècle. Autour de lui, on entend notamment Helga Dernesch dans le rôle de l’Electrice de Brandebourg. A signaler que l’œuvre fut montée en 2009 au Theater an der Wien, avec Christian Gerhaher en prince, dans une production de Christof Loy.</p>
<p>Filmée dès sa création à Salzbourg en 2003, <strong><em>L’Upupa</em></strong> fut l’avant-dernier opéra de Henze (DVD Euroarts 2005). Ce conte oriental bénéficie de la mise en scène colorée de Dieter Dorn, et la musique est brillamment servie par Mathias Goerne, John Mark Ainsley, Laura Aikin, Hanna Schwarz, Anton Scharinger et Axel Köhler, entre autres. Toujours en 2003, <em>Pollicino</em>, opéra pour enfants, fut filmé à la Musikschule de Calw, dans le Bade-Wurtemberg. Il s’agit d’une production semi-professionnelle, et le DVD est actuellement épuisé.</p>
<p>Enfin, toujours chez Euroarts, <strong><em>Boulevard Solitude</em></strong> est une captation réalisée en 2007 au Liceu de Barcelone. La mise en scène raffinée de Nikolaus Lehnhoff (encore lui !) se situe dans le décor unique d’un hall de gare, avec pour interprète principale Laura Aikin (encore elle !) en Manon, Des Grieux étant confié à un Pär Lindskog qui n’a rien de bien séduisant, ni dans la voix ni dans le physique, l’orchestre étant dirigé par Zoltán Peskó. (Hors opéra, on signalera le DVD du ballet <em>Ondine</em>, capté à Londres 2009 ; l’œuvre est d’ailleurs une commande de Covent Garden, le ballet de Frederick Ashton ayant été conçu pour Margot Fonteyn).</p>
<p>Conclusion : au DVD, ce n’est pas si mal, mais il manque deux titres essentiels, <em>Elegie für jugende liebenden</em> et <em>Die Bassariden</em>. Et curieusement, ces deux lacunes ne sont que partiellement comblées par le CD. Comme le montrera le parcours chronologique ci-dessus, la période centrale de la carrière lyrique de Henze est la mieux représentée, ses débuts glorieux et ses dernières années étant paradoxalement les moins bien traitées.</p>
<p><strong>La musique vocale en CD</strong></p>
<p>En 1948, Henze conçut <em>Das Wundertheater</em>, « opéra pour acteurs » d’après Cervantès, réécrit en 1964 « pour chanteurs ». Ce œuvre courte devint par la suite la première partie d’un triptyque formé avec deux « opéras radiophoniques »,  <em>Ein Landarzt</em> (1951) d’après Kafka, et <em>Das Ende einer Welt</em> (1953). Il existe un disque Wergo réunissant ces deux <em>rundfunkopern </em>; quant au <em>Wundertheater</em>, on en trouve un enregistrement chez Ars Production.</p>
<p>En 1952, Henze connaît son premier grand succès dans le domaine lyrique, avec <strong><em>Boulevard Solitude</em></strong>, d’après <em>Manon Lescaut. </em>On pourra écouter l’enregistrement historique de 1953, réalisé avec Francfort, avec Elfriede Trötschel et Kurt Gester dans les rôles principaux (Line Music). La seule autre version existante en CD est dirigée par Ivan Anguelov, avec Elena Vassileva et Jérôme Pruett (Cascavelle 1989). Le DVD mentionné plus haut complète heureusement la discographie de l’un des titres parmi les plus joués de Henze.</p>
<p>Du <em>König Hirsch</em>, opéra d’après Carlo Gozzi,<em> </em>créé à Berlin en 1956 (révisé en 1962 sous le titre <em>Il Re Cervo)</em>, on croit savoir qu’il existe un enregistrement par le Universität für Musik und Darstellende Kunst, 2006, mais qui est bien sûr introuvable. Henze connaît un nouveau grand succès en 1960 avec <strong><em>Der Prinz von Homburg</em></strong>, sur un livret adapté de Kleist par Ingeborg Bachmann. Il faudra se contenter du DVD car il n’existe apparemment aucun disque de cet opéra.</p>
<p>Autre sommet de la production de Henze, <strong><em>Elegie für junge Liebende</em></strong>, créé en 1961 à Schwetzingen. On écoutera bien sûr le disque d’extraits dirigé en 1963 par le compositeur, avec Dietrich Fischer-Dieskau, premier interprète du rôle du poète Gregor Mittenhofer. Seul rescapé de la création, il est ici entouré d’une équipe incluant notamment, luxe suprême, Martha Mödl dans le rôle de la comtesse Caroline. Parmi les intégrales, mieux vaut oublier le live du Berliner Kammeroper en 1989 pour se tourner vers la version enregistrée en 2000 par le compositeur britannique Oliver Knussen à la tête du Schönberg Ensemble, qui dirige la version originale anglaise (<em>Elegy for Young Lovers </em>) avec Lisa Saffer en tête de distribution.</p>
<p>Pour <strong><em>Der junge Lord</em></strong>, créé en 1965 au Deutsche Oper de Berlin, on dispose d’un enregistrement réalisé la même année, avec toute l’équipe de la création, dirigée par Christof von Dohnányi, pour Deutsche Grammophon, jadis édité dans le cadre de « The Henze Collection ». A noter que le film tourné trois ans après réunit la même distribution à deux exceptions près : Patricia Johnson (la baronne Grunwiesel) et Ruth Hesse (Frau von Hufnagel) sont remplacées dans le film par Margarete Ast et Gitta Mikes, respectivement. Autre enregistrement, réalisé le jour même de la création, <em><strong>Die Bassariden</strong></em>, capté le 6 août 1966 à Salzbourg. Toujours sous la direction de Dohnányi, cette fois à la tête des Wiener Philharmoniker (Orfeo). Il existe une version plus récente, avec Gerd Albrecht dirigeant le Radio-Symphonie-Orchester Berlin, et Karan Armstrong en tête de distribution.</p>
<p>Le tournant des années 1960-70 marque pour Henze une période très engagée. Son requiem pour Che Guevara, <em>Das flo</em><em>ß</em><em> der Medusa</em>, fut enregistré sous la direction du compositeur lui-même, avec Edda Moser et Fischer-Dieskau. En 1970 fut créé au festival d’Aldeburgh <em>El Cimarr</em><em>ón</em>, pour récitant et ensemble de chambre. C’est sans doute l’œuvre lyrique qui compte le plus de versions différentes, puisqu’on en dénombre au moins quatre, dont une dirigée par Henze en personne, pour Deutsche Grammophon. Le flirt de Henze avec le régime Castro se poursuivit en 1974 avec <em>La Cubana oder Ein Leben für die Kunst</em>, vaudeville en cinq tableaux, dont on peut trouver un enregistrement paru chez Wergo en 1989, avec entre autres Anja Silja et Trudeliese Schmitt, dirigées par Jan Latham-König.</p>
<p>En juillet 1976, Henze connut un échec retentissant avec <em>We Come to the River</em>, commande de Covent Garden sur un livret d’Edward Bond, pure expression du marxisme dialectique. On ne s’étonnera pas outre mesure qu’il n’en existe aucune trace en CD, malgré l’existence d’un enregistrement en 33 tours (la reprise de cette œuvre à l’opéra de Dresde le mois dernier laisse néanmoins espérer la possibilité d’un nouvel enregistrement). La même année, Henze fonda le Cantiere Internazionale d’Arte à Montepulciano, où fut créé en 1980 son <em>Pollicino</em>, conte de fées en musique d’après Collodi, Grimm et Perrault (voir enregistrement Wergo 2003).</p>
<p>Nullement découragé par le four essuyé par sa première collaboration avec Edward Bond, Henze réitère l’expérience avec <em>La Chatte anglaise</em>, sur un livret de Bond d’après Balzac.  Créée en 1983 à Schwetzingen, l’œuvre fut donnée dès 1984 à l’Opéra-Comique (avec notamment François Le Roux). Il en existe un enregistrement réalisé à Berlin en 1989 (Wergo). Les derniers opéras sont très inégalement représentés au disque. <em>Das Verratene Meer </em>, drame musical en deux parties, d’après Mishima (1990), a été enregistré à Salzbourg en 2006 sous le titre <em>Gogo no Eiko</em>, <em> </em>dirigé par Gerd Albrecht. De <em>Venus und Adonis</em> (1997), il n’existe aucun enregistrement commercialisé (mais on peut écouter l’intégralité de l’œuvre sur Youtube). <em>L’Upupa</em> (2003) a eu les honneurs du DVD, mais pour <em>Phaedra</em>, ultime opéra de Henze (2007), il faut une fois encore aller chercher sur Internet.</p>
<p>On mentionnera finalement les réorchestrations auxquelles Henze procéda sur commande : en 1976, la <em>Jephte</em> de Carissimi (Londres) et le <em>Don Chisciotte</em> de Paisiello (Montepulciano), et surtout, en 1985, pour le festival de Salzbourg, <strong><em>Il Ritorno d’Ulisse in patria</em></strong> de Monteverdi, dont il a existé un CD et un DVD, version dirigée par Jeffrey Tate avec Thomas Allen et Kathleen Kuhlmann dans les rôles principaux (mise en scène Michael Hampe). La récente reprise à Madrid du <em>Couronnement de Poppée </em>réorchestré par Philippe Boesmans en 1988 montre bien que cette pratique n’a rien d’anachronique. On doit aussi à Henze une orchestration des <em>Wesendonck Lieder</em> de Wagner (disque Claves avec Yvonne Naef).</p>
<p>En matière de mélodies de Henze, on mentionnera quelques disques intéressants : le récital d’Ian Bostridge avec Julius Drake au piano, réunissant les <em>Sechs Gesänge aus dem Arabischen</em> de 1998, dont le ténor britannique fut le créateur, et les <em>Three Auden Songs</em> de 1983 (EMI), et un disque DG de la fameuse « Henze Collection », où Edda Moser interprète les magnifiques <em>Whispers from heavenly death</em>, cantate de 1948 pour voix aiguë sur des textes de Walt Whitman<em>, </em>et <em>Being Beauteous</em>, cantate pour soprano colorature d’après un extrait des <em>Illuminations</em> de Rimbaud (1963), tandis qu’à Dietrich Fischer-Dieskau reviennent les <em>Fünf Neapolitanische lieder</em> (1956) dont il fut le dédicataire.</p>
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