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	<title>Tiago MATOS - Artiste - Forum Opéra</title>
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	<description>Le magazine en ligne de l&#039;opéra</description>
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	<title>Tiago MATOS - Artiste - Forum Opéra</title>
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		<title>BIZET, Carmen —</title>
		<link>https://www.forumopera.com/spectacle/carmen-carmen-au-karcher/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Jean Michel Pennetier]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 30 Jun 2017 06:53:31 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>On reconnait un chef d&#8217;oeuvre à ce qu&#8217;il résiste à tous les traitements, bons ou mauvais : ses qualités intrinsèques finissent toujours par éclater. C&#8217;est le cas de cette Carmen, proposée par le nouveau Grange Opera Festival, dans une mise en scène qui prend le parti de moderniser l&#8217;ouvrage. Treillis et oripeaux des années 70 &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>On reconnait un chef d&rsquo;oeuvre à ce qu&rsquo;il résiste à tous les traitements, bons ou mauvais : ses qualités intrinsèques finissent toujours par éclater. C&rsquo;est le cas de cette <em>Carmen</em>, proposée par <a href="/breve/grange-park-opera-se-dedouble">le nouveau Grange Opera Festival</a>, dans une mise en scène qui prend le parti de moderniser l&rsquo;ouvrage. Treillis et oripeaux des années 70 (?) ne sont pas sans rappeler <a href="/carmen-paris-bastille-somptueuse-anita-rachvelishvili">le traitement infligé par Calixto Beito </a>à l&rsquo;héroïne de Bizet dans une production créée en 1999, vulgarité en moins. Déjà vu ? Oui et non : le parti d&rsquo;<strong>Annabel Arden</strong> est différent. Il s&rsquo;agit plutôt de décaper l&rsquo;ouvrage jusqu&rsquo;à l&rsquo;os et d&rsquo;en accélérer la progression dramatique, par exemple en remplaçant la quasi totalité des dialogues par l&rsquo;intervention de deux comparses qui commentent l&rsquo;action, en anglais, avec un fort accent « afro ». S&rsquo;il n&rsquo;est pas inintéressant de rappeler que Don José a déjà tué, la plupart des commentaires relèvent toutefois du café du commerce (Le compère : « <em>Don José aime Carmen parce qu&rsquo;elle est libre et veut la posséde</em>r » / La commère : « <em>Mais s&rsquo;il la possède, elle n&rsquo;est plus libre !</em> »), ou bien ne font que paraphraser l&rsquo;action (pourtant pas bien compliquée) en complément des surtitres. La modernisation des rares dialogues ne devrait pas passer à la postérité, telle cette adresse du Remendado à Don José à l&rsquo;acte III : « <em>Ta jalousie &#8230; Oh ! Le p&rsquo;tit bébé (&#8230;) Monte la garde  ! Et si quelqu&rsquo;un nous suit, fais toi plaisir : défoule-toi sur lui</em> », subtilités qui passent au dessus de la tête d&rsquo;un public non francophone. Une partie des interventions chorales sont également aménagées (notamment celles où interviennent des enfants, parfois remplacés par le choeur féminin : le plan d&rsquo;économie n&rsquo;a pas affecté l&rsquo;équipe de production, assez pléthorique). « Voici la quadrille », un des tubes pourtant, est réduit à sa simple exposition. A noter que l&rsquo;intervention des enfants au I est supprimée, et celle au IV écourtée et octroyée aux sopranos, sans doute pour des raisons économiques. Au positif, le spectacle est très efficace et séduisant, avec une excellente direction d&rsquo;acteur et beaucoup de détails intelligents (juste avant son « Toréador », Escamillo, la peur au ventre, noie son stress dans l&rsquo;alcool avant de venir faire bonne figure devant son public). Les décors sont assez limités et les vidéos n&rsquo;apportent pas grand chose à la production.Le public novice ou davantage habitué à la comédie musicale qu&rsquo;à l&rsquo;opéra y trouve largement son compte, mais l&rsquo;amateur lyrique reste un peu sur sa faim face à un tel décapage. </p>
<p><img fetchpriority="high" decoding="async" alt="" class="image-large" height="312" src="/sites/default/files/styles/large/public/leonardo_capalbo_don_jose_shelley_jackson_micaela_carmen_the_grange_festival_2017_crobert_workman.jpg?itok=EDEjcpt4" title="Carmen, The Grange Festival 2017 © Robert Workman" width="468" /><br />
	Carmen, The Grange Festival 2017 © Robert Workman</p>
<p>La partie musicale recèle quelques vraies pépites. <strong>Nahama Goldman</strong> est une Carmen absolument superbe, à la ligne de chant impeccable et au français soigné, sachant intelligemment colorer les mots en fonction de la situation dramatique. Et le ramage est à la hauteur du plumage : scéniquement, son abattage fait merveille, comme si elle avait fréquenté ce rôle depuis de nombreuses années, et son français est impeccable. Au dernier acte, la mise en scène nous la propose soumise et résignée face à son destin, un parti pris qui peut se justifier. Toutefois, nous avouerons qu&rsquo;un tel tempérament aurait été peut-être plus efficacement exploité avec quelques débordements histrioniques ! Dramatiquement, le Don José de <strong>Leonardo Capalbo</strong> est au diapason de sa Carmen, capable de figurer toute une gamme de sentiments. Le chant est stylé, le français très correct, avec un beau phrasé et une belle musicalité. Suivant la situation dramatique, l&rsquo;aigu est tantôt puissant (avec un contre ut additionnel au finale du II), tantôt éthéré (le chanteur opte pour une fin pianissimo de l&rsquo;air de la fleur). Si on apprécie un tel engagement, le rôle est quand même à la limite des moyens de ce ténor lyrique. C&rsquo;est sans doute une certaine fatigue qui explique qu&rsquo;à plusieurs occasions, dans le médium, des harmoniques en dessous de la tonalité viennent se méler à la note juste. L&rsquo;Escamillo de <strong>Phillip Rhodes</strong> est certes physiquement séduisant (ce qui suffit souvent pour être engagé dans certains festivals méridionaux), mais il est surtout impeccable vocalement, avec une belle noirceur de timbre, de légères nasalités à la française qui font irrésistiblement penser à Robert Massard et à l&rsquo;ancienne école de chant français. A l&rsquo;entendre, on oublie les difficultés de ce rôle, bien plus ardu à chanter que le grand public ne le pense généralement. La Micaëla de <strong>Shelley Jackson</strong> est un petit plus en retrait : voix franche et saine (elle aussi se permet de rajouter un aigu), mais français difficile à suivre, non pas tant en raison de l&rsquo;accent que de l&rsquo;articulation, et le personnage a du mal à prendre corps. Des seconds rôles, on retiendra en particulier l&rsquo;excellent Dancaïre de <strong>Tiago Matos</strong>, ses collègues étant quant à eux d&rsquo;un très bon niveau. Théâtralement, les choeurs sont excellement dirigés. Vocalement, l&rsquo;ensemble manque d&rsquo;unité, quelques puissantes individualités suffisant à entrainer leurs collègues.</p>
<p><strong>Jean-Luc Tingaud </strong>est un des atouts de la réussite de cette soirée. Sa direction est vive et ne laisse jamais faiblir la tension. La lecture allie efficacité dramatique et lecture analytique. Rarement a-t-on entendu se détacher aussi bien les contre-chants, ressortir des détails de la partition que l&rsquo;on n&rsquo;entend pas d&rsquo;habitude (malheureusement, notre placement en extrémité de rangée pas loin de la grosse caisse et des trompettes ne nous a pas permis de profiter de toutes ses subtilités !). Cette lecture ne se fait jamais aux dépens de la progression théâtrale de l&rsquo;oeuvre et l&rsquo;orchestre est en osmose totale avec son chef.</p>
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		<title>Récital des élèves de l’Académie de Chant Français de Michel Plasson — Régismont-le-haut</title>
		<link>https://www.forumopera.com/spectacle/recital-des-eleves-de-lacademie-de-chant-francais-de-michel-plasson-regismont-le-haut-un-jardin-a-la/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Guillaume Saintagne]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 18 Jul 2015 18:15:56 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Pour conclure les dix jours de master-class de son Académie de chant français, Michel Plasson a organisé un récital pour ses étudiants où chacun, accompagné au piano en solo et en ensemble, a pu défendre ce répertoire et ses qualités propres face à un parterre d’environ 700 personnes installées dans la cour du domaine de &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>Pour conclure les dix jours de master-class de son Académie de chant français, <strong>Michel Plasson</strong> a organisé un récital pour ses étudiants où chacun, accompagné au piano en solo et en ensemble, a pu défendre ce répertoire et ses qualités propres face à un parterre d’environ 700 personnes installées dans la cour du domaine de Régismont-le-haut, tandis que moineaux et hirondelles s’ébattaient autour des lauriers roses, accompagnateurs inattendus. Le public a aussi pu bénéficier des commentaires souvent drolatiques du maestro, fruits de son expérience et de sa grande passion pour ce répertoire.</p>
<p>Comme il s’agissait d’une académie, la bienveillance est de mise, il s’agit davantage d’encourager les élèves que de souligner tout ce qu’il leur reste à améliorer ; le critique serait de toute façon bien en deçà des professeurs dans cet exercice, lui qui ne sait presque toujours que constater et non apporter de solutions techniques à ce qu’il fustige.</p>
<p>D’une façon globale, on louera chez tous un véritable effort sur la diction. A de ponctuelles exceptions près, ils sont tous parfaitement compréhensibles. Michel Plasson et Sophie Koch nous confiaient justement en interview avoir été particulièrement exigeants à ce sujet, et le résultat est là, bien meilleur que ce que l’on entend souvent dans les grandes maisons d’opéra, y compris en France.</p>
<p>Si l’on essaye de les regrouper par qualités majeures, on louera une belle générosité chez la Salomé de <strong>Leah Crowne</strong>, tout comme dans les stances chantées par le Werther d’<strong>Alok Kumar</strong> ou chez le Rodrigue fiévreux de <strong>David Sumbadze</strong>. Ceux dont la sincérité nous a semblé la plus touchante furent <strong>Elisabeth Gimmling</strong> au Siebel sans déguisement, <strong>Reksi Sata</strong> qui de Leïla à Lakmé a bien su rendre la délicatesse que Bizet a insufflé à ses personnages et<strong> Olivier Dejean</strong> qui, avec la rare <em>Reine de Saba</em> de Gounod, n’a pas choisi la facilité et fait pourtant montre d’une grande élégance. Le sens de la mise-en-scène, c’était avec <strong>Albane Carrère</strong> dont la belle Hélène savait habilement prendre la pose et nous avons été séduits par l’expressivité, la véritable intelligence théâtrale de <strong>Tiago Matos</strong> qui rendirent ses Lescot et Moralès immédiatement attachants. Le baryton <strong>Joan Martin-Royo</strong> a vraiment convaincu en Albert, technique solide, voix bien focalisée et très bon jeu. La palme de la virtuosité revient sans conteste à <strong>Blerta Zeghu</strong> qui ouvrit le concert avec la valse de Juliette, aux aigus triomphants quoiqu&rsquo;encore un peu amples et phrasée avec un vrai soucis de finesse. Côté technique, <strong>Yu Shao</strong> est sans rival ce soir, ce ténor léger plus à sa place en Nadir qu’en Roméo n’en a pas moins délivré un très beau « Lève-toi soleil » auquel ne manque plus qu’un sens dramatique plus présent. On regrette que <strong>Julien Véronèse</strong> ait été malade, et contraint d’annuler son air de Zurga tant son Dr Miracle s’imposait avec une grande authenticité; ce que nous avons entendu à la générale nous convainc qu’il comptera bientôt dans ce répertoire qu’il défend déjà avec le Palazetto Bru-Zane. Enfin notre coup de cœur va à <strong>Chloé Chaume</strong> : précision de l’émission, clarté du timbre, densité des harmoniques, diction affutée, et élégance ; certes Micaëla n’est pas le personnage le plus profond du répertoire mais son « Je dis que rien ne m’épouvante », redoutable sans en avoir l’air, pousse beaucoup de chanteuses à se contenter de jouer les oies blanches pour ne pas déraper. Or ce soir il nous a semblé entendre une Micaëla plus combative que d’habitude.</p>
<p>Avec la Giulietta de luxe de <strong>Sophie Koch</strong>, le concert s’est conclu par le septuor des <em>Contes d’Hoffmann</em>, assez imprécis, malgré tous les efforts d’<strong>Emmanuel Plasson</strong> : mais on ne saurait le lui reprocher, c’était surtout un morceau permettant à tous de revenir sur scène, et un septuor à 14, cela tient plus du chœur en canon. C’est <strong>Michel Plasson</strong> enfin qui a dirigé la Barcarolle donnée en bis, souffrant du même défaut mais emportant l’adhésion d’un public toujours très attentif et encourageant. </p>
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		<item>
		<title>SAUGUET, Les Caprices de Marianne — Avignon</title>
		<link>https://www.forumopera.com/spectacle/les-caprices-de-marianne-avignon-gracieuse-melancolie/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Fabrice Malkani]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 12 Apr 2015 06:12:19 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Après son passage dans plusieurs villes dont Reims, Massy et Marseille, la production des Caprices de Marianne de Sauguet, opéra créé voici un demi-siècle au festival d’Aix-en-Provence, poursuit avec bonheur sa tournée prévue dans les quinze maisons d’opéra coproductrices du spectacle. Sur un livret très fidèle au texte d’Alfred de Musset, Henri Sauguet (1901-1989) a &#8230;</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Après son passage dans plusieurs villes dont <a href="http://www.forumopera.com/les-caprices-de-marianne-reims-la-poupee-qui-dit-non">Reims</a>, <a href="http://www.forumopera.com/les-caprices-de-marianne-massy-sans-epines-mais-pas-sans-parfum">Massy </a>et <a href="http://www.forumopera.com/les-caprices-de-marianne-marseille-criteres-de-selection">Marseille</a>, la production des <em>Caprices de Marianne</em> de Sauguet, opéra créé voici un demi-siècle au festival d’Aix-en-Provence, poursuit avec bonheur sa tournée prévue dans les quinze maisons d’opéra coproductrices du spectacle. Sur un livret très fidèle au texte d’Alfred de Musset, Henri Sauguet (1901-1989) a composé une musique d’une grande délicatesse, sensible et parfois un peu évanescente comme la pièce, transposant dans son écriture les élans du cœur mais aussi les mécanismes du langage, juxtaposant le badinage et le discours de la passion amoureuse.</p>
<p>Dans les décors en trompe-l’œil de <strong>Patricia Ruel</strong>, animés par les lumières d’<strong>Étienne Boucher</strong> qui leur donne les pulsations de la vie, de l’amour et de la mort, oscillant, comme la composition même de l’œuvre, entre boîte à musique, théâtre de marionnettes et peinture expressionniste (on pense à Ludwig Kirchner et mais aussi au <em>Cabinet du Docteur Caligari</em>), la mise en scène d’<strong>Oriol Tomas</strong> fait mouche : sobre et incisive, elle procède par petites touches, sans se complaire dans le pathos ni dans l’humour que souligne discrètement l’inventive diversité des costumes joyeusement fantaisistes de <strong>Laurence Mongeau</strong>.</p>
<p>Pour cette musique dans laquelle l’héritage de Debussy est souvent perceptible, un volume sonore un peu moins élevé, dans le premier acte, assurerait un meilleur équilibre entre la fosse et la scène. Mais l’<strong>Orchestre régional Avignon-Provence</strong>, sous la baguette de <strong>Claude Schnitzler</strong>, déploie, surtout dans le second acte, une palette de nuances permettant de belles fusions entre voix et instruments.</p>
<p><img decoding="async" alt="" class="image-large" height="312" src="/sites/default/files/styles/large/public/p.n.martin-zuzana_markova-alain_julien_134.jpg?itok=RmWd1U1s" title="Les Caprices de Marianne, Avignon 2015 © Alain Julien" width="468" /><br />
	Les Caprices de Marianne, Avignon 2015 © Alain Julien</p>
<p>Nous ne pouvons que redire ici les qualités des interprètes déjà soulignées par nos confrères lors des représentations données dans les lieux évoqués plus haut : la soprano <strong>Zuzana Markovà</strong> est assurément une Marianne évoquant celle à laquelle on pense en lisant Musset. La clarté de sa diction et la précision de son émission concourent à lui en donner le caractère, et si l’on regrette des aigus un peu durs, on peut aussi les entendre comme l’incapacité du personnage à aimer vraiment. L’excellent ténor <strong>Cyrille </strong><strong>Dubois</strong> est d’une douceur rêveuse et d’une expressivité touchante, terminant <em>pianissimi</em> des envolées qui se dissolvent dans la musique. Le personnage d’Octave est magistralement interprété par le baryton <strong>Philippe-Nicolas Martin</strong>, parfaitement à l’aise scéniquement et vocalement, servi par une élocution claire et une grande homogénéité dans les différents registres, disposant lors de cette représentation à Avignon d’une belle projection et d’un sens aigu des nuances. La basse <strong>Thomas Dear</strong> compose un Claudio parfait en mari jaloux de comédie, dont les irrégularités d’émission, parfois engorgée, parfois nasale, sont sans doute à mettre sur le compte de l’interprétation vocale d’un personnage qui est une caricature. En Tibia, le ténor <strong>Raphaël Brémard</strong> est inquiétant à souhait, excentrique et fanatique à la fois, tandis que <strong>Julien Bréan</strong> incarne plaisamment, avec sa haute stature, une duègne aussi dévote en apparence que vénale. Saluons également la prestation touchante de <strong>Sarah Laulan</strong> en Hermia, mère de Coelio, les interventions amusantes de l’aubergiste au sourire éclatant campé par <strong>Jean-Christophe Born</strong>, qui a quelque chose de Charlie Chaplin, et de <strong>Tiago Matos</strong> en chanteur de sérénade.</p>
<p>Souhaitons bon vent à ces <em>Caprices</em> qui permettront à un plus large public de découvrir un aspect un peu oublié du théâtre musical français des années 50 du vingtième siècle, évoquant ce qu’Octave, s’adressant à Coelio, appelle « une gracieuse mélancolie ».</p>
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			</item>
		<item>
		<title>SAUGUET, Les Caprices de Marianne — Marseille</title>
		<link>https://www.forumopera.com/spectacle/les-caprices-de-marianne-marseille-criteres-de-selection/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Maurice Salles]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 29 Jan 2015 07:29:50 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Les Caprices de Marianne sont rarement sortis du purgatoire où ils croupissent depuis leur création. Pourquoi ? Probablement parce qu’on n’y retrouve pas ce qui a fait, dès 1833, le succès du texte de Musset à sa parution dans La revue des deux mondes et à sa reprise l’année suivante dans le recueil Un spectacle dans &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p><em>Les Caprices de Marianne</em> sont rarement sortis du purgatoire où ils croupissent depuis leur création. Pourquoi ? Probablement parce qu’on n’y retrouve pas ce qui a fait, dès 1833, le succès du texte de Musset à sa parution dans <em>La revue des deux mondes </em>et à sa reprise l’année suivante dans le recueil <em>Un spectacle dans un fauteuil</em>. Le livret de Jean-Pierre Grédy semble en fait s’appuyer sur l’adaptation scénique réalisée par Musset en 1851 dont Bernard Masson, dans son édition du théâtre de Musset, dit qu’elle souffre « <em>d’anémie graisseuse </em>». En 1833 Musset a vingt-trois ans ; le futur poète des <em>Nuits</em> écrit avec  une fermeté presque laconique où étincellent des références à Shakespeare et Molière, ou plutôt à leur source, la comédie napolitaine. Les alanguissements et les exaltations de Coelio ne sont sauvés du comique que par sa détresse évidente. Dans l’œuvre de Grédy et Sauguet le texte du livret et la composition musicale tendent à la redondance et s’alourdissent d’ajouts qui plombent le ton et le goût de l’original. Ainsi, le remplacement de l’entremetteuse par une duègne peut sembler insignifiant, mais celle-là, en apparaissant chez Musset dans la première scène, donne d’emblée la couleur locale car elle est un pivot des intrigues napolitaines, et la supprimer est amputer l’œuvre de la saveur de cette référence littéraire et culturelle. Ainsi donner à Marianne plus d’un soliloque finit par priver  le personnage du mystère qui participe de sa séduction. Sans doute dira-t-on que c’est la loi du genre que l’héroïne ait ses airs, mais le rythme de la pièce, cette avancée inéluctable vers la catastrophe finale, s’en trouve de fait perturbé. Il y a aussi les évocations musicales de la mort, systématiquement graves, alors que chez Musset, désir réthorique de Coelio ou fragment d&rsquo;un souvenir d&rsquo;Hermia, elles sont suivies d’ellipses qui les empêchent de devenir dramatiques jusqu’au dénouement, parce qu’alors cette mort est devenue une douloureuse réalité.  En fait, on finit par se demander si traiter avec ce sérieux un texte qui s’y refuse si souvent n’était pas une erreur fondamentale. Coelio est incapable d’être lyrique en présence de Marianne – impuissance qui pourrait être celle ‘un personnage comique – et quand Octave l’est, c’est pour exhaler un cynisme aux antipodes de l’épanchement sentimental. C’est peut-être pour cela qu’en dépit d’une partition au raffinement sonore indéniable, comme en témoignent les modulations expressives confiées par Sauguet aux musiciens et aux interprètes, ce drame lyrique porte à faux.</p>
<p>Au moins, en 1954, la mise en scène et les décors cherchaient-ils à épouser au plus près le livret. On en est loin avec ce spectacle. Sans doute <strong>Patricia Ruel</strong> pourra-t-elle faire valoir qu’en reproduisant la galerie Umberto Primo, elle plante un décor authentiquement napolitain. Mais ce réalisme montre en fait une incompréhension de la Naples de Musset, née de la littérature et de l’imagination.et non d’une restitution de surcroît anachronique. A renoncer au lieu primordial – le  balcon auquel Marianne n’apparaît jamais – on se prive sans profit des résonances littéraires et musicales (Beaumarchais, Rossini, par exemple). A vêtir Marianne d’une robe corolle au-dessus du genou, <strong>Laurence Mongeau</strong> en fait une femme tentée par la frivolité, fût-elle bcbg, voire coquette, ce qu’elle n’est en aucun cas. Quant aux lumières d’<strong>Etienne Boucher</strong> il ne faut pas compter sur elles pour percevoir l’unité tragique, celle du celle du temps dont l’écoulement, depuis la sérénade nocturne initiale à l’assassinat du lendemain soir, avec les repères de la messe et des vêpres, conduit inéluctablement à la catastrophe.  La mise en scène d’<strong>Oriol Tomas</strong> enfin semble plus d’une fois chercher ses marques dans l’espace central censé être à l’aplomb du dôme de la galerie, qu’il voit comme la métaphore de l’enfermement des personnages. On reconnaît volontiers une attention soutenue à la direction d’acteurs, mais pourquoi faut-il qu’il interprète les propos des personnages comme s’il connaissait mieux qu’eux-mêmes leurs sentiments ? Ainsi il est absolument sûr qu’Octave aime Marianne. Le texte ne le dit pas. La musique, alors ? Cela reste à démontrer. En tout cas nous n’avons pas senti ce qui pour nous est l’essentiel, un contexte de comédie qui vire au drame.</p>
<p><img decoding="async" alt="" class="image-large" height="312" src="/sites/default/files/styles/large/public/caprices_2.jpg?itok=1NbDjL_u" title="Coelio (Cyrille Dubois) Claudio (Thomas Dear) Marianne (Zuzana Markova) la duègne (Julien Bréan) © Christian Dresse" width="468" /><br />
	Coelio (Cyrille Dubois) Claudio (Thomas Dear) Marianne (Zuzana Markova) la duègne (Julien Bréan) © Christian Dresse</p>
<p>Par bonheur, ces motifs de déception sont en partie rachetés par la qualité des interprètes. <strong>Julien Bréan</strong> est une impressionnante duègne, haute taille, voix profonde. <strong>Tiego Matos</strong> lance avec conviction sa sérénade, et <strong>Jean-Christophe Born</strong> assure sans peine en aubergiste avenant et serviable. Tibia échoit à <strong>Raphaël Brémard</strong>, appliqué à bien montrer sa soumission à son maître et Hermia à <strong>Sarah Laulan</strong>, dont la belle couleur vocale semble à l’étroit dans ce rôle bref. Impressionnant lui aussi physiquement, le Claudio  de <strong>Thomas Dear</strong> a une diction et une projection des plus nettes. C’est un peu moins le cas, pour ce qui est de la projection, pour <strong>Philippe-Nicolas</strong> <strong>Martin</strong>, Octave sensible et juste scéniquement mais parfois couvert par l’orchestre. En revanche <strong>Cyrille Dubois</strong> confirme, un mois après son Pâris à Toulon, l’éclectisme de son talent : il réussit à rendre émouvant, par sa diction vibrante et son chant à l’émission magnifiquement contrôlée, un personnage que son discours et le contexte pourraient tirer vers le ridicule. C’est une véritable joie de se dire que l’art lyrique tient d’ores et déjà en lui un protagoniste majeur des années à venir. Sa Marianne ne lui cède en rien ; confrontée à un rôle conçu pour Lily Pons, donc hérissé d’acrobaties vocales dans le haut de la gamme, <strong>Zuzana Markova</strong> démontre à nouveau la maestria technique et interprétative qui nous avait ébloui dans <em>La Traviata </em>sur la même scène. Belle à voir et bonne actrice, elle conserve au personnage sa noblesse intrinsèque, en dépit d’une image de grande bourgeoise plus digne de Marcel Aymé que d’Alfred de Musset, et, cerise sur le gâteau, sa diction du français est excellente !</p>
<p><strong>Claude Schnitzler</strong> s’ingénie à servir l’œuvre comme un chef d’œuvre, et obtient une belle réponse de l’orchestre maison, qui réagit avec précision et surmonte avec justesse les chausse-trapes des dissonances et des modulations dont la partition n’est pas avare. Ils obtiennent aux saluts  une bonne part du succès, devant une salle qui peut-être à cause du temps exécrable n’était pas archipleine. Que nos réserves ne dissuadent pas d’éventuels lecteurs d’assister aux représentations : le spectacle se laisse voir sans déplaisir et la  musique de Sauguet offre maints régals harmoniques et même mélodiques. Quant au chant, si la seconde équipe est à la hauteur de la première, c’est une bonne soirée assurée et c’est l’intérêt essentiel de cette tournée que de servir de tremplin à de jeunes interprètes. Sans nul doute  ils ont été sélectionnés avec soin selon des critères de compétence artistique et technique. A-t-on été aussi exigeant pour les concepteurs du spectacle ?</p>
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		<title>SAUGUET, Les Caprices de Marianne — Massy</title>
		<link>https://www.forumopera.com/spectacle/les-caprices-de-marianne-massy-sans-epines-mais-pas-sans-parfum/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Jean-Marcel Humbert]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 05 Dec 2014 07:29:01 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>« Vous êtes comme les roses du Bengale, Marianne, sans épine et sans parfum », assène Octave à la trop coquette Marianne. Au-delà de cette réplique culte transparaît la volage et libre George Sand déchirant le cœur fragile d’Alfred de Musset. Que devient l’œuvre théâtrale transposée par Henri Sauguet pour la scène lyrique, avec ses personnages faibles &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>« <em>Vous êtes comme les roses du Bengale, Marianne, sans épine et sans parfum</em> », assène Octave à la trop coquette Marianne. Au-delà de cette réplique culte transparaît la volage et libre George Sand déchirant le cœur fragile d’Alfred de Musset. Que devient l’œuvre théâtrale transposée par Henri Sauguet pour la scène lyrique, avec ses personnages faibles et torturés, son intrigue peu novatrice, et son « marivaudage » tragique ? Fort curieusement, l’opéra-comique créé au festival d’Aix-en-Provence en 1954 oscille plus que la pièce entre comédie et drame, mais les personnages n’y gagnent guère en consistance. La qualité première de la production présentée ce soir est d’avoir trouvé, grâce à l’excellente mise en scène d’<strong>Oriol Tomas</strong>, un juste équilibre entre ces diverses composantes.</p>
<p>Les conditions de préparation de cette production ont été évoquées par Laurent Bury dans son <a href="/les-caprices-de-marianne-reims-la-poupee-qui-dit-non">compte rendu</a> des premières représentations à Reims avant une longue tournée à travers la France et en Suisse*. Il est certain qu’une solide préparation de deux distributions différentes composées de jeunes chanteurs, avec des possibilités d’échanges de certains d’entre eux de l’une à l’autre, rend l’ensemble extrêmement cohérent. L’équipe canadienne des décorateurs (<strong>Patricia Ruel</strong> et <strong>Laurence Mongeau</strong>) a créé une vision onirique des choses, avec de fort beaux éclairages d’<strong>Étienne Boucher</strong>, un peu comme si Peynet s’était promené dans la galerie Umberto I<sup>er</sup> de Naples. Mais là s’arrête la comparaison ; la fluidité du spectacle qui en découle est particulièrement propice à l’enchaînement constant des scènes et aux entrées et sorties des protagonistes, et au total fort efficace.</p>
<p><img loading="lazy" decoding="async" alt="" class="image-large" height="312" src="/sites/default/files/styles/large/public/caprices_-_jacques_galaup_3.jpg?itok=Ist-yM98" title="© Jacques Galaup / Opéra de Massy" width="468" /><br />
	© Jacques Galaup / Opéra de Massy</p>
<p>La distribution de ce soir est quasiment sans faille. Bien sûr, si l’on fait référence à la créatrice du rôle de Marianne, Graziella Sciutti (et à Lily Pons qui avait été prévue à l’origine), on regrettera qu’<strong>Aurélie Fargues </strong>n’ait pas une voix aussi légère et aérienne. Mais elle construit au fil de la représentation un personnage qui se tient, sans jouer les femmes fatales irresponsables, et donc sans paraître vraiment antipathique. <strong>Marc Scoffoni</strong> (Octave) et <strong>Cyrille Dubois</strong> (Cœlio) sont, dans des registres différents, parfaitement complémentaires ; à la belle voix de baryton et à l’autorité du premier répond la voix de ténor parfaitement menée du second, qui ajoute au personnage un côté rêveur et immature encore accentué par la mise en scène. Une mère de grande prestance et à la fort belle voix de mezzo (<strong>Julie Robard-Gendre</strong>), un Tibia<strong>, </strong>une duègne et un chanteur de sérénade réjouissants (<strong>Carl Ghazarossian, Jean-Vincent Blot</strong> et <strong>Tiago Matos</strong>), un aubergiste fort amusant dans sa parodie de chanteur napolitain nous renvoyant aux plus beaux jours du Châtelet (<strong>Xin Wang</strong>). Seul <strong>Thomas Dear</strong> en Claudio, malgré toutes ses qualités vocales et scéniques, est moins crédible en mari trompé, du fait de son jeune âge.</p>
<p>L’orchestre de Massy, souvent un peu trop fort, est très bien dirigé par le jeune <strong>Gwennolé Rufet</strong>, second chef permanent de la production, qui insuffle à la partition un élan irrésistible, et maintient un bel équilibre musical et rythmique entre la fosse et le plateau. Serons-nous pour autant convaincus de l’intérêt de cette œuvre très datée, qui apparaît plus comme une curiosité que comme un chef d’œuvre universel ?</p>
<p>* Les étapes de la tournée, après Reims, Metz et Massy : Marseille les 29, 30, 31 janvier et 1er février 2015, Tours les 13, 15 et 17 février, Rennes les 23, 25 et 27 mars, Avignon les 12 et 14 avril, Saint-Etienne les 14, 16 et 18 octobre, Nice en novembre, Rouen les 11, 13 et 15 décembre, Toulouse les 22, 24, 26, 29 et 31 janvier 2016, Bordeaux les 19, 21, 22 et 23 février, Limoges les 10 et 12 mai, et Neuchâtel (date à définir).</p>
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		<title>Elodie Hache, tragédienne confirmée</title>
		<link>https://www.forumopera.com/breve/elodie-hache-tragedienne-confirmee/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Laurent Bury]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 17 Apr 2014 10:47:12 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>    Imposer un concert Rameau aux membres de l’Atelier lyrique de l’Opéra de Paris, cela se justifie par le fait que nous sommes en 2014, mais malgré la très lente pénétration du compositeur dijonnais dans les programmations de par le monde, qui dit que ces jeunes chanteurs le retrouveront jamais au cours de leur &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>           </p>
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<p>			Imposer un concert Rameau aux membres de l’Atelier lyrique de l’Opéra de Paris, cela se justifie par le fait que nous sommes en 2014, mais malgré la très lente pénétration du compositeur dijonnais dans les programmations de par le monde, qui dit que ces jeunes chanteurs le retrouveront jamais au cours de leur carrière ? Enfin, même si leur formation les destine à un tout autre répertoire, il est bon qu’ils se soient frottés à ce style, et où le feront-ils si ce n’est en France ? On admire donc l’art avec lequel tous s’efforcent de canaliser des organes généreux pour ne pas trop écraser la musique de Rameau, interprétées avec une grâce parfaite par l&rsquo;ensemble <strong>Les Folies françoises</strong> dirigé par <strong>Patrick Cohën-Akenine</strong>. <strong>Andriy Gnatiuk</strong>, superbe voix de basse, fait ainsi forte impression en Huascar, malgré un français encore à améliorer. <strong>Armelle Khourdoïan</strong>, très stylée, s’avère hélas fort peu expressive dès que l’on ferme les yeux. <strong>Joao Pedro Cabral</strong> a le mérite de s’aventurer dans une tessiture de haute-contre à la française, sans doute un peu tendue pour ses moyens, qu’il semble forcer un peu trop. <strong>Tiago Matos</strong> est plus à l’aise en Thésée et livre une belle invocation à Neptune. Avec un art exquis de ciseler le français, <strong>Andreea Soare</strong> campe une fort belle Aricie. Mais l’on retiendra surtout la Phèdre d’<strong>Elodie Hache</strong>, authentique tragédienne, comme l’avaient déjà laissé deviner ses précédentes prestations. En conclusion d’un programme unissant des extraits des deux Rameau les plus souvent donnés à l’Opéra de Paris (<em>Les Indes Galantes</em> et <em>Hippolyte et Aricie</em>) à une œuvre moins fréquentée (<em>Les Surprises de l’amour</em>), tous les artistes réunis ont interprété, ô surprise extrême, « Forêts paisibles », sous les applaudissements d’un public enthousiaste mais pas forcément très connaisseur : à la sortie, de braves gens se demandaient où ils avaient bien pu déjà entendre du Rameau : mais au générique de l&rsquo;Eurovision, pardi ! [Laurent Bury]</p>
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			Concert Rameau, Atelier Lyrique de l&rsquo;Opéra national de Paris, Les Folies françoises, Patrick Cöhen-Akenine, violon et direction, Auditorium du Louvre, mercredi 16 avril, 20h</p>
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