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	<title>Reuben MBONAMBI - Artiste - Forum Opéra</title>
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	<description>Le magazine en ligne de l&#039;opéra</description>
	<lastBuildDate>Mon, 09 Jun 2025 21:29:42 +0000</lastBuildDate>
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	<title>Reuben MBONAMBI - Artiste - Forum Opéra</title>
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		<title>BERG, Wozzeck &#8211; Anvers</title>
		<link>https://www.forumopera.com/spectacle/berg-wozzeck-anvers/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Maxime de Brogniez]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 10 Jun 2025 04:03:00 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Au cœur de Wozzeck, il y a la question de la folie. Et pour cause&#160;: Büchner aurait écrit sa pièce (inachevée) à la suite d’un fait divers dramatique dont l’issue dépendait d’un diagnostic psychiatrique. Comme dans la pièce, un jeune soldat a assassiné sa maîtresse. Plusieurs années plus tard, reconnu responsable de ses actes, il &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p style="font-weight: 400;">Au cœur de <em>Wozzeck</em>, il y a la question de la folie. Et pour cause&nbsp;: Büchner aurait écrit sa pièce (inachevée) à la suite d’un fait divers dramatique dont l’issue dépendait d’un diagnostic psychiatrique. Comme dans la pièce, un jeune soldat a assassiné sa maîtresse. Plusieurs années plus tard, reconnu responsable de ses actes, il sera exécuté. Chez Büchner comme chez Berg (qui a lui-même écrit son livret), la question de la santé mentale du personnage principal reste en suspens (la pièce s’achève sur un début de procès dont on ne connaît pas l’issue, tandis que, dans l’opéra, Wozzeck meurt noyé).</p>
<p style="font-weight: 400;">La mise en scène de <strong>Johan Simons</strong> ambitionne de transporter l’action dans l’univers intérieur de Wozzeck. Cerclée de parois blanches, la scène est d’abord le théâtre des tourments du soldat et de ses visions. Des ombres tournent et passent, obsessionnellement, sans but ni autre évocation que le passage inéluctable du temps. Manière de figurer un <em>memento mori</em>. Car si Wozzeck est à bien des égards une victime (victime de l’oppression médicale, victime de l’oppression militaire, victime de l’oppression religieuse, victime de l’oppression capitaliste), il sait que tout tourment a une fin certaine. Un long tuyau d’arrosage jaune pend. D’abord énigmatique – il pourrait s’agir d’une grande corde de pendu, ce qui ne serait pas absurde – cet élément prend son sens quand on comprend qu’il laissera jaillir l’eau meurtrière&nbsp;: d’emblée, la mort était présente en arrière-plan – littéralement. Les sentiments du soldat sont projetés dans cet espace par des lumières franches, souvent criardes – dues à <strong>Friedrich Rom</strong> –, comme si l’esprit du jeune soldat ne s’accommodait d’aucune nuance. Christian, l’enfant illégitime de Wozzeck et Marie, n’a pas d’existence corporelle. C’est une poupée de chiffon noir que Wozzeck maltraite à l’occasion. Existe-t-il&nbsp;ou n’est-il que le signe d’un lien illusoire ? En revanche, d’autres enfants vont et viennent constamment sur le plateau et, donc, dans le monde de Wozzeck. Manière sans doute de rappeler la fragilité du héros et d’expliquer, peut-être, un emportement incontrôlé, voire une cruauté primaire.</p>
<p style="font-weight: 400;">Musicalement, le propos est remarquablement servi par <strong>Alejo Pérez</strong> et l’Orchestre symphonique d’Opera Ballet Vlaanderen. Malgré une partition qui n’offre que très peu de repères de nature tonale, l’approche est analytique et rend l’ensemble parfaitement lisible. À l’intensité somptueuse de certains moments (les deux grands <em>crescendos </em>qui suivent le meurtre de Marie sont une explosion progressive et glaçante) répondent des instants de fragilité extrême, à l’instar de la situation jouée sur scène.</p>
<p style="font-weight: 400;"><strong>Robin Adams </strong>incarne un Wozzeck tout en nuances. La voix est souple mais, à l’occasion, tranchante. La palette de couleurs semble infinie, si bien que le chanteur passe sans difficulté de la détresse et de la fragilité à la colère incontrôlée et meurtrière, explorant une somme de sentiments contraires qui reflète peut-être la complexité de toute psyché.</p>
<p style="font-weight: 400;">La Marie de <strong>Magdalena Anna Hofmann </strong>touche parfaitement l’ambiguïté du personnage, appuyant davantage son côté «&nbsp;impur&nbsp;», objet des tourments de Wozzeck. La voix est ample et pleine. L’approche est très lyrique pour ce répertoire mais cela fonctionne et permet notamment une conduite claire qui se donne comme évidente dans une partition extrêmement dense.</p>
<p style="font-weight: 400;"><strong>James Kryshak </strong>est un capitaine retors à souhait. La voix est très concentrée dans la partie supérieure du masque, ce qui résulte en un son toujours très présent mais qui manque d’ampleur. Comme celui du docteur, le jeu est finement caricatural – à dessein bien sûr. Dans le rôle du docteur, <strong>Martin Winkler</strong> est parfait. La voix est souple et large, profonde mais nette, pas exempte de tension et idéalement projetée.</p>
<p style="font-weight: 400;"><strong>Samuel Sakker</strong> et <strong>Hugo Kampschreuer </strong>sont respectivement un tambour-major et un Andres efficaces. Le premier met sa voix délicate au service d’une crapule qu’il incarne magnifiquement, tandis que le second donne à l’ami de Wozzeck une vraie place tant scénique que vocale.</p>
<p style="font-weight: 400;">La Margret de <strong>Lotte Verstaen </strong>confère au texte une ampleur singulière. La voix est ronde et la phrasé magnifique. <strong>Reuben Mbonambi</strong> et <strong>Tobias Lusser</strong> sont deux ouvriers présents et investis, tandis que <strong>Jóhann Freyr Odinsson </strong>campe efficacement l’idiot.</p>
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		<title>JANÁCEK, Jenůfa &#8211; Anvers</title>
		<link>https://www.forumopera.com/spectacle/janacek-jenufa-anvers/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Tania Bracq]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 08 Jun 2024 05:39:00 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Après vingt ans de tournées dans les théâtres de la France à l&#8217;Espagne en passant par l&#8217;Allemagne et le Japon, cette production de Jenůfa&#160;– initiée par le directeur de l&#8217;époque Marc Clémeur &#8211; retrouve son premier port d&#8217;attache, l&#8217;Opéra-Ballet des Flandres. Dans le programme de salle, le directeur de l&#8217;institution, Jan Vandenhouwe, rend un vibrant &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>Après vingt ans de <a href="https://www.forumopera.com/spectacle/un-janacek-epure/ 2010 reprise de 2004" data-wplink-url-error="true">tournées</a> dans les théâtres de la France à l&rsquo;Espagne en passant par l&rsquo;Allemagne et le Japon, cette production de <em>Jenůfa</em>&nbsp;– initiée par le directeur de l&rsquo;époque Marc Clémeur &#8211; retrouve son premier port d&rsquo;attache, l&rsquo;Opéra-Ballet des Flandres. Dans le programme de salle, le directeur de l&rsquo;institution, Jan Vandenhouwe, rend un vibrant hommage à ce qui fut pour lui une expérience bouleversante en son jeune âge.</p>
<p>En cette soirée de première, l&rsquo;efficacité théâtrale de la proposition de <strong>Robert Carsen</strong> s&rsquo;avère intacte. Avec des éléments scénographiques réduits et les costumes aux tons sourds de&nbsp;<strong>Patrick Kinmonth</strong>, avec les belles lumières de <strong>Peter Van Praet</strong>, il&nbsp;extrait le parcours des personnages de tout folklore pour leur donner une universalité profondément touchante.</p>
<p>La scène en pente recouverte d&rsquo;une épaisse couche de terre rouge évoque un monde en déséquilibre, où il est malaisé de se mouvoir, de trouver sa place, et qui délaisse le policé pour s&rsquo;attacher aux instincts les plus bruts.<br>Des portes blanches ajourées, dépareillées, animent cet espace abstrait composant d&rsquo;abord une sorte d&rsquo;arène où Jenufa est seule tandis que tous le village l&rsquo;épie de l&rsquo;extérieur. Les spectateurs sont également placés dans cette posture de voyeurs puisque l&rsquo;avant-scène est obstruée. Puis ce quatrième mur disparaît pour nous permettre d&rsquo;entrer au cœur du drame qui se joue.</p>


<figure class="wp-block-image size-large"><img fetchpriority="high" decoding="async" width="1024" height="934" src="https://www.forumopera.com/wp-content/uploads/JENUFA_jenufadeuren_1999-2000_cAnnemieAugustijns-1024x934.webp" alt="" class="wp-image-165129"/></figure>


<p>Au second acte, l&rsquo;espace est à nouveau recomposé, à vue, pour créer ce qui semble d&rsquo;abord un labyrinthe – celui de la situation inextricable où se trouve l&rsquo;héroïne – avant de se lire comme les deux pièces de la cabane où la jeune femme cache sa grossesse : l&rsquo;espace se restreint, étouffant les aspirations de l&rsquo;héroïne. Cet abri de fortune explose littéralement sous le coup des révélations du meurtre de l&rsquo;enfant par la sacristine et les portes toutes inclinées vers le centre de la scène semblent autant de flèches accusatrices pointant vers la coupable.</p>
<p>Par contraste, l&rsquo;image finale s&rsquo;en trouve plus puissante encore : le plateau surpeuplé est désormais totalement vide à l&rsquo;exception des deux protagonistes principaux, Jenůfa et Laca. Dans cet espace désolé, la pluie vient transformer le désert en terreau, en champs labouré. L&rsquo;image du vide fertile, de la douleur transcendée par l&rsquo;espoir et le pardon n&rsquo;a jamais semblé plus évidente que dans cette apothéose.</p>
<p>La distribution vocale sert avec autant de talent que de conviction un choix scénique qui va à l&rsquo;os des choses.<strong> Agneta Eichenholz</strong>, tout d&rsquo;abord, s&#8217;empare de la figure de Jenůfa à bras le corps avec une sincérité et une intelligence proverbiales. Elle dessine une héroïne parfaitement crédible, aimante, douce, au timbre de miel ambré, au legato enveloppant; elle émeut sans effort apparent. <strong>Maria</strong> <strong>Riccarda Wesseling</strong> est une grand-mère faite du même bois mêlé de tendresse et d&rsquo;autorité vocale sans faille.</p>
<p>Face à elle, la Sacristine se trouve confrontée à une partie plus délicate, éminemment ambitieuse : <strong>Natascha Petrinsky</strong> se drape d&rsquo;abord dans une élégance glacée qui fait merveille avant de frôler dangereusement le surjeu lorsque sa raison vacille, qu&rsquo;elle se trouve « hors d&rsquo;elle ». La mezzo compose un Janus qui bascule d&rsquo;une foi fervente mais rigide, à un meurtre effroyable avant que les remords ne la déchirent. Son approche très rythmique donne une énergie singulière à la ligne vocale conduite toujours avec soin et enrichie de nuances raffinées.</p>
<p>Celui par qui le malheur arrive – le Števa de Ladislav Elgr –&nbsp;lutte avec une tessiture un peu tendue pour son instrument mais est tout à fait convainquant scéniquement. Le ténor tchèque est un excellent comédien; il campe un séducteur au charme dépenaillé qui se complaît dans sa veulerie, sa superficialité. Ces caractéristiques en font un personnage bien moins intéressant que Laca auquel <strong>Jamez</strong> <strong>McCorkle</strong> offre une stature de colosse qui rend d&rsquo;autant plus bouleversante l&rsquo;évolution de son personnage entre pulsions violentes et tendresse infinie. Le ténor américain bénéficie d&rsquo;une large assise, accrochée haut, d&rsquo;un grand sens de la mélodie, de la ligne et des couleurs.</p>
<p>Les seconds plans sont excellents, tant les lumineuses <strong>Zofia Hanna</strong> et <strong>Bianca Van Puyvelde&nbsp;</strong>(respectivement Jana et la fiancée)&nbsp;que le maire plein d&rsquo;autorité de <strong>Reuben Mbonambi</strong> où encore le contremaître à la belle projection de <strong>David Stout</strong>. Soulignons également l&rsquo;important travail de diction du tchèque chez l&rsquo;ensemble des chanteurs, y compris le chœur très investi de<strong> l&rsquo;Opera Ballet Vlaanderen</strong>.<br>Tous bénéficient du soutien d&rsquo;<strong>Alejo Pérez</strong> – qui connait bien ce répertoire – et dont la direction ferme, précise, emporte <strong>l&rsquo;Orchestre symphonique Opera Ballet Vlaanderen</strong> d&rsquo;un souffle large et puissant capable également des plus grandes délicatesses pour laisser chaque ligne musicale s&rsquo;épanouir. Les parties de violon, en particulier font montre d&rsquo;une remarquable sensibilité.</p>
<p>Un programme à découvrir les 8, 11, 14, 16 juin à Anvers avant une fin de tournée à Gand du 30 juin au 9 juillet.</p><p>L’article <a href="https://www.forumopera.com/spectacle/janacek-jenufa-anvers/">JANÁCEK, Jenůfa &#8211; Anvers</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.forumopera.com">Forum Opéra</a>.</p>
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		<title>40e International Belvedere Singing Competition — Jurmala</title>
		<link>https://www.forumopera.com/spectacle/40e-international-belvedere-singing-competition-jurmala-questions-pour-un-champion/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Christophe Rizoud]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 13 Jun 2022 21:09:54 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Cent-dix-neuf chanteurs de 41 nationalités différentes sélectionnés parmi 900 candidats ; 53 en demi-finale ; 15 en finale : les chiffres témoignent de l’envergure acquise au fil des ans par l’international Hans Gabor Belvedere Singing Competition. Le concours fondé en 1982 est souvent surnommé le « Wall Street des voix » avec, pour les artistes &#8230;</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Cent-dix-neuf chanteurs de 41 nationalités différentes sélectionnés parmi 900 candidats ; 53 en demi-finale ; 15 en finale : les chiffres témoignent de l’envergure acquise au fil des ans par l’international Hans Gabor Belvedere Singing Competition. Le concours fondé en 1982 est souvent surnommé le « Wall Street des voix » avec, pour les artistes qualifiés, la perspective d’un engagement et, à défaut, l’opportunité de se présenter devant un jury composé des directeurs et directeurs artistiques de quelques-uns des d’opéras les plus renommés de la planète : Dresde, Berlin, New York… Autrement dit, faire plusieurs auditions en une seule, d’où la réputation de tremplin artistique.</p>
<p>Les derniers rounds de cette 40e édition avaient lieu à Jurmala, station balnéaire à une trentaine de kilomètres de Riga, en Lettonie.</p>
<p>Assister à la finale sans avoir suivi l’ensemble des épreuves éliminatoires peut rendre discutable le verdict du jury basé non sur l&rsquo;interprétation d&rsquo;un seul air mais de plusieurs. Sans cette indispensable mise en perspective, autant le premier prix décerné au contre-ténor américain <strong>Key’mon Murrah</strong> semble légitime, autant <a href="/breve/keymon-murrah-un-contre-tenor-au-sommet-du-belevedere">le reste du palmarès</a> interroge.</p>
<p>N’est-il pas prématuré d’attribuer un 2e prix à <strong>Nikita Ivasechko</strong>, baryton ukrainien de 28 ans certes prometteur mais débordé par l’ampleur technique et émotionnelle de l’air de Renato dans <em>Un ballo in maschera</em> ? Onéguine, Almaviva des <em>Noces</em> qui appartiennent aussi à son répertoire ont dû convaincre le jury de l’inverse. A en juger au seul air de Banco dans <em>Macbeth</em>, imposant mais encore limité dans la conduite du récit, le troisième prix décerné à la basse sud-africaine <strong>Rueben Mbonambi</strong> récompense davantage un talent en devenir qu’un chanteur confirmé.</p>
<p><img decoding="async" alt="" class="image-large" height="312" src="/sites/default/files/styles/large/public/bel2_0.jpg?itok=b7N4CjKa" title="© Dzintari Concert Hall/Pauls Zvirbulis" width="468" /><br />
	© Dzintari Concert Hall/Pauls Zvirbulis</p>
<p>D’où la question : une compétition comme le Belvedere doit-elle distinguer ceux que dans le monde de l’entreprise on appelle les <em>high potential</em> ou donner la préférence des chanteurs déjà prêts à envisager une carrière internationale ?</p>
<p>Dans la première hypothèse, pourquoi ne pas avoir retenu la mezzo-soprano bulgare, <strong>Monika Zasheva</strong>, qu’une voix d’une profondeur enivrante doublée d’une agilité remarquable prédispose aux grands travestis rossiniens, si difficiles aujourd’hui à distribuer ? Pourquoi ne pas avoir primé la soprano belge,<strong> Louise Floor</strong>, dont la tenue de la ligne et l’usage des demi-teintes dans l’air de Louise sont chargés de promesses ?</p>
<p>Dans le deuxième cas, n’aurait-il pas fallu inscrire au tableau d’honneur le nom de <strong>Marianne Croux</strong> dont les aigus dardés et le sens du phrasé dessinent une Micaela d’une belle intensité ? La soprano française est déjà annoncée en Gouvernante de <em>The Turn of the Screw </em>à Dijon la saison prochaine.</p>
<p>Pour le reste, nombreux sont les candidats qui à trop vouloir démontrer sombrent dans la caricature. La tactique peut cependant s’avérer payante. La basse italienne <strong>Vittorio De Campo</strong>, dotée d’une puissance à décorner les bœufs, tonne son Filippo II et reçoit le prix du public ; <strong>Taejun Jeong</strong> piétine l’air du Toréador, malmène la prosodie française et se voit proposer un engagement au Deutche Oper Berlin.</p>
<p>Aucune contestation possible en revanche pour le premier prix, également distingué par le jury presse. Voix égale sur une longueur confortable, Key’mon Murrah crée la surprise non par sa tessiture de contre-ténor –  moins fréquente que d’autres dans un concours de chant international –, mais par un large éventail de couleurs et une justesse d’expression appréciable dans l’air d’Orfeo trop souvent débité comme les vingt-six lettres de l’alphabet. La <em>messa di voce</em>, la pureté de la ligne, des variations originales démontrent tant la technique que la musicalité. La projection, talon d’Achille de sa typologie vocale, n’a pas à souffrir de la comparaison avec les autres candidats. Il aurait fallu l’entendre dans Rossini (Arsace) ou dans l’air d’Orphée, « Amour, viens rendre à mon âme », également à son répertoire, pour juger de sa capacité à triompher de numéros plus virtuoses. Prochainement sur une grande scène internationale, n’en doutons pas.</p>
<p>A la tête d’un excellent Jurmala Festival Orchestra, <strong>Mārtiņš Ozoliņš</strong>, directeur musical par ailleurs de l’Opéra national de Lettonie, réussit à faire de chacun des airs proposés, quelles que soient les forces et faiblesses de leur interprétation, de véritables pièces de concert. Rendez-vous est d’ores et déjà pris l’année prochaine à Dortmund en Allemagne, souhaitant que la guerre en Ukraine qui a compliqué l’organisation de cette 40e édition ne soit plus qu’un (très mauvais) souvenir.</p>
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		<title>Key’mon Murrah, un contre-ténor au sommet du Belevedere</title>
		<link>https://www.forumopera.com/breve/keymon-murrah-un-contre-tenor-au-sommet-du-belevedere/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[La Rédaction]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 11 Jun 2022 22:22:07 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Key’mon Murrah est le grand gagnant du 40e International Hans Gabor Belvedere Singing Competition dont la finale a eu lieu, hier, samedi 11 juin, à Jurmala en Lettonie. Agé de 32 ans, le contre-ténor américain remporte non seulement le premier prix, mais aussi le prix des médias et la promesse d&#8217;un engagement à Cologne. Le &#8230;</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Key’mon Murrah</strong> est le grand gagnant du 40e International Hans Gabor Belvedere Singing Competition dont la finale a eu lieu, hier, samedi 11 juin, à Jurmala en Lettonie. Agé de 32 ans, le contre-ténor américain remporte non seulement le premier prix, mais aussi le prix des médias et la promesse d&rsquo;un engagement à Cologne. Le baryton ukrainien <strong>Nikita Ivasechko</strong> arrive en deuxième position, suivi de la basse sud-africaine <strong>Rueben Mbonambi</strong>. Le prix du public revient à la basse italienne <strong>Vittorio De Campo</strong> (voir le détail du palmarès ci-dessous).</p>
<p>1st prize &#8211; Euro 7.000.- &#8211; : Key’mon Murrah, USA<br />
2nd prize &#8211; Euro 3.500.- &#8211; : Nikita Ivasechko, Ukraine<br />
3rd prize &#8211; Euro 2.500.- &#8211; : Rueben Mbonambi, South Africa<br />
Wil Keune Prize &#8211; Euro 800.- : Ava Dodd, Ireland<br />
Audience Award &#8211; Euro 2.000.- : Vittorio De Campo, Italy<br />
Prize of the international media jury &#8211; 1.500.- : Key’mon Murrah, USA<br />
 <br />
Carinthischer Sommer Villach Music Festival &#8211; Rising Stars 2023 &#8211; A performance within the framework of the Carinthian Summer 2023: Maya Gour, Israel<br />
 <br />
Engagements<br />
Deutsche Oper Berlin: Taejun Jeong, Korea South<br />
Sächsische Staatsoper Dresden – Semperoper: Albert Memeti, Polen (from the semifinals)<br />
Deutsche Oper am Rhein: Nikita Ivasechko, Ukraine<br />
Theater Erfurt: Tristan Blanchet, Switzerland (from the semifinals)<br />
Dzintari Concert Hall, Jurmala: Vittorio De Campo, Italy ; Ava Dodd, Ireland<br />
Oper Köln: Key’mon Murrah, USA<br />
Special Prize to enhance further development  &#8211; Royal Opera House Covent Garden: Mateusz Lugowski, Poland (from the semifinals) ; Christian Christoff, Bulgaria (from the semifinals)</p>
<p> </p>
<p> </p>
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