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	<title>Ben MCATEER - Artiste - Forum Opéra</title>
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	<description>Le magazine en ligne de l&#039;opéra</description>
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	<title>Ben MCATEER - Artiste - Forum Opéra</title>
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		<title>STANFORD, The critic &#8211; Wexford</title>
		<link>https://www.forumopera.com/spectacle/stanford-the-critic-wexford/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Tania Bracq]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 22 Oct 2024 04:01:00 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Comme le souligne Rosetta Cucchi, directrice artistique depuis 2020, les redécouvertes lyriques sont dans l&#8217;ADN du festival de Wexford. Le thème de cette année – le théâtre dans le théâtre –&#160;se prêtait idéalement à l&#8217;exhumation de l&#8217;exubérant the Critic, an opera rehearsed de Charles Villiers Stanford travaillant à partir d&#8217;une pièce de Richard Brinsley Sheridan. &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>Comme le souligne <strong>Rosetta Cucchi</strong>, directrice artistique depuis 2020, les redécouvertes lyriques sont dans l&rsquo;ADN du festival de Wexford. Le thème de cette année – le théâtre dans le théâtre –&nbsp;se prêtait idéalement à l&rsquo;exhumation de l&rsquo;exubérant <em>the Critic, an opera rehearsed</em> de Charles Villiers Stanford travaillant à partir d&rsquo;une pièce de Richard Brinsley Sheridan. Les deux auteurs sont irlandais, ce qui rendait ici la recréation incontournable.</p>
<p>A la manière des poupées russes, Sheridan lui-même, en 1779, s&rsquo;appuyait sur une pièce élisabéthaine parodique de 1671. Ainsi, dans l&rsquo;écriture même il s&rsquo;agit d&rsquo;un théâtre dans le théâtre dans le théâtre, mais cousu de blanc à l’extrême au point que tous les fils de trames y sont exposés, grossis, caricaturés.</p>
<p>Quel éprouvant métier que celui de critique ! Le rideau se lève sur trois comédiens grimés en costumes XVIIIe incarnant le personnage éponyme, donc, convié par l&rsquo;auteur et le compositeur à assister à la répétition de leur dernier opéra, <em>T</em><em>he spanish Armada</em>. <strong>Mark Lambert, Jonathan White </strong>et<strong> Arthur Riordan,</strong> irrésistibles, seront nos guides dans les invraisemblables embroglios de cette exécrable pièce du XVIIe siècle qu&rsquo;ils commentent et interrompent sans cesse, à l&rsquo;exaspération croissante des artistes.</p>
<p>Les tenues d&rsquo;époques de <strong>Massimo Carlotto</strong> sont magnifiques, l&rsquo;idée de placer l&rsquo;action à l&rsquo;envers au premier acte, comme si le public se trouvait en fond de scène face à une salle qui évoque le Globe, est excellente tout comme les jeux avec les codes de la scénographie baroque crées par <strong>John Comiskey</strong> qui s&rsquo;amuse de toiles peintes, tissus, trompe-l&rsquo;œil et autres accessoires de carton-pâte.</p>
<p>Voilà l&rsquo;écrin idéal pour la mise en scène jubilatoire de<strong> Conor Hanratty</strong> qui accentue encore l&rsquo;inanité volontaire du livret en déclinant tous les possibles d&rsquo;une répétition : de réactions emphatiques à contretemps, en passant par les accessoires manquants, les batailles mal rythmées, les trous de mémoire remplacés par un vague chantonnement, l&rsquo;impératif de mourir à nouveau, plus efficacement&#8230; La liste est fort longue et pourtant, tout cela est fait avec un grand sens de l&rsquo;équilibre et du rythme – y compris dans le sur-jeu –&nbsp;évitant toute sensation d&rsquo;à peu près.</p>


<figure class="wp-block-image aligncenter size-large"><img fetchpriority="high" decoding="async" width="1024" height="683" src="https://www.forumopera.com/wp-content/uploads/The-Critic-WFO-pic130-Patricio-Cassinoni-1024x683.jpg" alt="" class="wp-image-174720"/><figcaption class="wp-element-caption"><sup>© Patricio Cassinoni</sup></figcaption></figure>


<p>Le cast s&rsquo;est manifestement saisi avec bonheur de cette occasion d&rsquo;en faire trop. Très homogène, il est formidable d&rsquo;autodérision. On saisit chaque mot de ce texte qui confine parfois au surréaliste comme lorsque la déclaration d&rsquo;amour de la jeune Tilburina se mue en leçon de botanique puis d&rsquo;ornithologie. C&rsquo;est d&rsquo;ailleurs sans doute <strong>Ava Dodd</strong>, son interprète, qui se voit attribuer la partie la plus conséquente avec une enchaînement de soliloques dont la soprano irlandaise ne fait qu&rsquo;une bouchée. Entendue ce printemps dans le <em>Lac d&rsquo;argent</em> de Kurt Weill à l&rsquo;opera National de Lorraine, débutant cet hiver en Adina à l&rsquo; English National Opera de Londres, elle bénéficie d&rsquo;un timbre ductile, tout en agilité. Son talent de comédienne s&rsquo;avère patent dans l&rsquo;hilarante scène de folie parodique comme dans la la pathétique scène d&rsquo;amour où <strong>Dane Suarez</strong> lui donne la réplique avec panache et de belles nuances en dépit d&rsquo;un soutien intermittent.<br>Le père de la jeune fille, incarné par<strong> Rory Dunne</strong> est fort à son affaire tout en drôlerie et en fausse grandiloquence.</p>
<p>Issue de la <em>Factory</em> du festival – le programme de professionnalisation des chanteurs irlandais fondé il y a quatre ans –&nbsp;<strong>Hannah O&rsquo;Brien</strong> campe la suivante et bénéficie d&rsquo;un timbre charnu aux beaux graves tandis qu&rsquo;<strong>Oliver Johnston et Ben McAteer</strong> campent d&rsquo;impeccables « cavaliere » mâtinés de Tweedledum et Tweedledee tout aussi impeccables que <strong>Gyula Nagy</strong>.</p>
<p>L&rsquo;orchestre du festival, très en verve sous la houlette souple, nuancée d&rsquo;un beau jeu de couleurs de <strong>Ciarán Mc Auley</strong>, bénéficie de riches moments instrumentaux comme lors de l&rsquo;irrésistible tableau où un personnage fait une entrée pleine de componction et passe par tout un arc-en-ciel d&rsquo;émotions silencieuses entièrement portées par l&rsquo;orchestre avant de ressortir sans avoir jamais ouvert la bouche.</p>
<p>Quelle mouche a donc piqué le très prolifique et sérieux Stanford, professeur de composition au Royal College of Music de Londres, pour commettre cette pièce improbable ? Si ce type de spectacle plein de « nonsense » est sans doute typiquement britannique et irlandais, comme le souligne de <strong>Dr Walsh</strong> dans une fort éclairante conférence donnée le matin de cette Première, l&rsquo;on se prend également à convoquer en écho tous ces créateurs d’opérettes déjantés, Hervé en tête – « le compositeur toqué » comme on le surnommait –&nbsp;organistes très sérieux le jour et compositeurs d’œuvres délirantes la nuit venue, comme pour équilibrer le sérieux de leur carrière par un souffle tout droit venu d&rsquo;Absurdie.</p>
<p>Un spectacle à découvrir les 24, 27 octobre et 1er novembre, pour lequel on rêverait d&rsquo;une reprise tant le travail en est original et abouti.</p><p>L’article <a href="https://www.forumopera.com/spectacle/stanford-the-critic-wexford/">STANFORD, The critic &#8211; Wexford</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.forumopera.com">Forum Opéra</a>.</p>
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		<title>Finale de la 33e édition du Belvedere — Düsseldorf</title>
		<link>https://www.forumopera.com/spectacle/finale-de-la-33e-edition-du-belvedere-dusseldorf-irina-churilova-siobhan-stagg-et-les-autres/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Christophe Rizoud]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 06 Jul 2014 05:00:54 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Dix-sept finalistes parmi cent-quarante candidats de soixante-trois nationalités différentes, eux-mêmes sélectionnés lors d&#8217;auditions réalisées dans soixante villes du monde entier&#8230; Il n&#8217;y a pas de secret : c&#8217;est en allant chercher les talents à la source que cette 33e édition du Hans Gabor Belvedere International Singing Competition (Belvedere pour les intimes) parvient au niveau de &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>Dix-sept finalistes parmi cent-quarante candidats de soixante-trois nationalités différentes, eux-mêmes sélectionnés lors d&rsquo;auditions réalisées dans soixante villes du monde entier&#8230; Il n&rsquo;y a pas de secret : c&rsquo;est en allant chercher les talents à la source que cette 33e édition du Hans Gabor Belvedere International Singing Competition (Belvedere pour les intimes) parvient au niveau de qualité constaté dimanche 6 juillet à l&rsquo;Opéra de Düsseldorf. Première surprise : la compétition n&rsquo;est pas trustée par les coréens comme à chaque fois dans les concours de chant internationaux mais par les sud-africains (quatre au total, soit plus de 20% de la sélection) soutenus chaleureusement dans la salle par une poignée de supporters. Deuxième surprise : la direction d’<strong>Axel Kober, </strong>empathique, fait de la soirée non pas un examen scolaire mais un véritable moment de musique. Pour éviter d&rsquo;en transformer le compte rendu en un fastidieux passage en revue des dix-sept prétendants aux multiples prix offerts,  procédons par catégorie. </p>
<p>Il y a d&rsquo;abord – et ce sont les plus nombreux – les dévoyés, ceux qui audiblement n&rsquo;ont pas choisi le bon air. Que <strong>Norma Nahoun </strong>envisage un jour de chanter Mimi, pourquoi pas ! Mais celle qui fut il y a moins de trois mois <a target="_blank" rel="noopener noreferrer" href="/spectacle/rond-mais-sans-jamais-peser">Nanetta à l&rsquo;Opéra de Tours</a> n’aurait-elle pas meilleur compte à commencer par Musetta ou par tout autre rôle mieux adapté à son soprano léger ? <strong>Marina Costa-Jackson</strong> propose Nedda quand la nature dramatique de sa voix suggère Santuzza. Entre Bacchus qu&rsquo;il a interprété cette année à la Stockholm Opera School et Ferrando qu&rsquo;il étudie, <strong>Khansiyo Gwenxane</strong> devra choisir. En attendant, « Una furtiva lagrima » manque brutalement de legato, de demi-teintes et donc de poésie. Sa compatriote <strong>Linda</strong> <strong>Nteleza</strong> doit d&rsquo;abord dompter des moyens prometteurs avant de poursuivre sa découverte de Micaela. « Je dis que rien ne m’épouvante » ne s&rsquo;avèrera alors peut-être pas la meilleure réponse aux questions posées par ce chant encourageant mais mal maîtrisé. <strong>Oddur Jonson</strong> a lui aussi quelques étapes â franchir avant de se confronter à Posa dont il offre aujourd&rsquo;hui une trop pâle figure.</p>
<p>Il y a aussi les timides, trop réservés pour capter l’attention, telle <strong>Akiho Tsuji</strong>, soprano japonaise qui, les yeux mi-clos, délivre un « Ach, ich fühl’s » marqué d&rsquo;un rictus amer, ou <strong>Stephen Chambers</strong>, charmant ténor <em>di grazia </em>néo-zélandais, coupable de raideurs dans la vocalisation et surtout d’un excès de discrétion.</p>
<p>À l&rsquo;opposé se trouvent les bateleurs dissimulant par de multiples artifices scéniques les carences de leur chant. La tactique est souvent payante. Pétillante, <strong>Maria Nazarova</strong> masque l&rsquo;acidité du timbre et l’absence de trille sous des clins d&rsquo;œil fripon. <strong>Siyabuleta Ntlale</strong> ensevelit sous un véritable numéro de cirque les défauts de souffle et de grave. Son Falstaff, ventre en avant et mimiques appuyées, n&rsquo;a rien d&rsquo;un lord mais le baryton emporte le deuxième prix. Le Basilio du coréen <strong>Il do Song </strong>ne fait pas davantage dans la dentelle. L’air de la calomnie se présente dès les premières notes comme un coup de canon qui semble avoir assourdi le jury. Il repart avec le troisième prix.</p>
<p><img decoding="async" alt="" class="image-large" height="312" src="/sites/default/files/styles/large/public/belevedere1.jpg?itok=EYM_tzv1" title="Siyabulela Ntlale © Susanne Diesner" width="468" /><br />
	Siyabulela Ntlale © Susanne Diesner</p>
<p>Il y a le redoublant : <strong>Owen Metsileng</strong>. Malheureusement, Malatesta émis en arrière ne convainc pas plus que <a target="_blank" rel="noopener noreferrer" href="http://www.forumopera.com/spectacle/eve-maud-hubeaux-lisabella-du-belvedere">Figaro l&rsquo;an passé à Amsterdam</a>.</p>
<p>Il y a les expérimentés qui ont déjà éprouvé leur rôle sur scène : <strong>Caroline Garcia</strong> dont <a target="_blank" rel="noopener noreferrer" href="/spectacle/deux-precautions-meme-inutiles-valent-mieux-quune">la Rosine commentée dans ces mêmes colonnes</a> se montre tellement préoccupée de technique qu&rsquo;elle en néglige le personnage et <strong>Ben Mcateer</strong>, Almaviva rageur, à l’indéniable prestance vocale et scénique, injustement oublié dans la liste des primés.</p>
<p>Il y a les indéchiffrables, celles dont le chant laisse perplexe. <strong>Kiri Deonarine</strong> compte à son actif Lakmé, Olympia, Zerbinetta&#8230; Sa Lucia n’est pourtant ni agile, ni légère, ni évanescente mais trémulante. La blondeur walkyrienne de <strong>Lori Guilbeau</strong> la proclame wagnérienne. Les écarts de justesse et le vibrato de « Dich, teure Halle » affirment le contraire.</p>
<p>Puis il y a les gagnantes, au nombre de deux, qui incontestablement raflent la mise. Avec « Tacea la notte », l’aria <em>di sortita</em> de Leonora dans <em>Il trovatore</em>, <strong>Irina Churilova</strong> conquiert le public et le jury. Quoi d’étonnant ! La voix éblouit par sa dimension, sa rondeur, ses couleurs, sans que son ampleur n’entrave la nuance. L’impression de force et de douceur que dégage le chant, la beauté du phrasé, le chatoiement du timbre dessinent le portrait d’un authentique soprano verdien, espèce ô combien rare, et donc précieuse. Seule inquiétude, l’aigu, émis systématiquement <em>forte</em>, marque déjà une limite qui pourrait vite devenir rédhibitoire.</p>
<p>La presse internationale lui a préféré, à un vote près, <strong>Siobhan Stagg</strong>. Pourquoi ? La voix certes n’a pas autant de chair que celle de sa consœur russe mais la pureté d’émission est incomparable. A cette limpidité, s’ajoutent l’insoupçonnable légèreté d’un aigu au volume contrôlé, la précision et l’émotion qui jaillit, radieuse, à l’image des mots répétés par la chanteuse australienne dans cet air de Louise auquel elle doit son succès : « je suis heureuse ». Ce bonheur est contagieux.</p>
<p><strong>Palmarès :</strong></p>
<ul>
<li class="note">Premier prix : Irina Churilova, Soprano, Russe</li>
<li class="note">Deuxième prix : Siyabutela Ntlale, baryton, Afrique du Sud</li>
<li class="note">Troisième prix : Il Do Song, basse, Corée du sud</li>
<li class="note">Prix de la presse internationale : Siobhan, Stagg, soprano, Australie</li>
<li class="note">Prix du public : Irina Churilova, Soprano, Russe</li>
</ul>
<p>Les autres prix sont détaillés sur <a target="_blank" rel="noopener noreferrer" href="http://www.belvedere-competition.com">www.belvedere-competition.com</a>.<br />
 </p>
<p>L’article <a href="https://www.forumopera.com/spectacle/finale-de-la-33e-edition-du-belvedere-dusseldorf-irina-churilova-siobhan-stagg-et-les-autres/">Finale de la 33e édition du Belvedere — Düsseldorf</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.forumopera.com">Forum Opéra</a>.</p>
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