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	<title>Matija MEIC - Artiste - Forum Opéra</title>
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	<description>Le magazine en ligne de l&#039;opéra</description>
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	<title>Matija MEIC - Artiste - Forum Opéra</title>
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		<title>La Cambiale di matrimonio</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Maurice Salles]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 28 Jan 2019 06:29:14 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Sur le vif, le spectacle conçu par Lorenzo Regazzo nous avait porté à la jubilation. Il y tourne en dérision les démons du Regietheater en soumettant les personnages de La cambiale di matrimonio aux extravagances d’un metteur en scène qui ne se sépare jamais du Manuel de la nouvelle mise en scène. Il  n’est pas &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>Sur le vif, le spectacle conçu par <strong>Lorenzo Regazzo</strong> nous avait porté à la jubilation. Il y tourne en dérision les démons du <em>R</em><em>egietheater</em> en soumettant les personnages de <em>La cambiale di matrimonio </em>aux extravagances d’un metteur en scène qui ne se sépare jamais du <em>Manuel de la nouvelle mise en scène</em>. Il  n’est pas sûr que ceux qui découvriront cette production du <strong>Festival Rossini de Bad Wildbad</strong> par le DVD qui en a été tiré à partir de la représentation du 29 juillet dernier y prendront le même plaisir que nous. Ainsi qui serait hostile par principe aux interventions sur les œuvres telles que l’ajout de personnages – ici le metteur en scène tantôt présent en fond de scène, tantôt intervenant pour diriger les chanteurs ou « enrichir » les scènes d’accessoires signifiants – pourrait à bon droit faire la moue. Il faudrait qu’il replace l’entreprise dans son contexte, à quelques lieues de l’opéra de Stuttgart, véritable temple du <em style="font-size: 14px">R</em><em style="font-size: 14px">egietheater</em>, pour appréhender et apprécier l’à-propos de la provocation. Mais même un spectateur disposé à accepter avec bienveillance les initiatives visant à rénover le répertoire de l’opéra pourrait rester perplexe : au dénouement, la mort supposée du metteur en scène, abattu en coulisse par ses interprètes révoltés, est suivie de la projection d’une photographie de Franco Zeffirelli flanquée d’une rose jaune. Hommage au classicisme ou enterrement de première classe ?</p>
<p>C’est cette ambigüité permanente qui fait pour nous le sel de la conception de Lorenzo Regazzo et qui, après nous avoir séduit, nous invite à la réflexion. Mettre en scène aujourd’hui les œuvres du passé, est-ce les remanier jusqu’à les défigurer, ou les embaumer dans de pseudo- reconstitutions ? S’il existait une voie médiane, qui modernise sans trahir l’essentiel ? En composant ce personnage de metteur en scène qu’il interprète lui-même, Lorenzo Regazzo visait-il quelqu’un en particulier ? Sa cible serait un individu sur le retour, dogmatique mais indécis, despotique mais obscur, affligé probablement d’un eczéma, d’où des démangeaisons, et de troubles de la miction, d’où le pot de chambre et les images récurrentes d’urinoirs. Les personnages sont « modernisés » par les costumes destinés à amuser plus qu’à impressionner : l’élégance britannique a fait long feu chez Mill, et le caleçon de Slook aux motifs du drapeau américain a peut-être pour fonction de révéler l’inféodation des Canadiens au mercantilisme de leur grand voisin. On peut regretter qu’ainsi disparaisse la rusticité qui fait de Slook un avatar lointain du bon sauvage ; mais ce serait oublier que nous sommes censés regarder le concept du metteur en scène.  </p>
<p>Il serait long de relever toutes les références aux incongruités diverses que Lorenzo Regazzo a malicieusement inventoriées ou inventées, qui relèvent des « idées géniales » auxquelles chacun d’entre nous a été une fois ou l’autre confronté. Certaines trouvailles sont toujours irrésistibles, comme l’effet catatonique sur le possédé de l’image de Zeffirelli,  et le DVD permet de les redécouvrir et de les savourer, comme le monologue de Mill qui devient une confidence à un psychanalyste. Reste que tout en moquant le <em style="font-size: 14px">R</em><em style="font-size: 14px">egietheater</em> ce spectacle est une éclatante illustration de ce qu’il peut être quand la régie est confiée à quelqu’un qui possède à fond les codes des œuvres, et Regazzo connaît son Rossini sur le bout du doigt. Il réalise là un comble de malice qui nous semble à l’unisson de celle du compositeur de dix-huit ans en train de faire les quatre-cents coups à Venise. C’est une réussite rare !</p>
<p>Les chanteurs confirment les qualités qui nous avaient séduit lors de la représentation du 14 juillet, avec pour chacun d’eux une aisance scénique et vocale confirmée. Un peu moins rogue sonne le Tobias Mill de <strong>Matija Meic</strong>, encore plus percutant le Slook de <strong>Roberto Maietta</strong>, encore plus drôle la Fanny d’<strong>Eleonora Bellocci</strong>, dont les aigus, est-ce l’adrénaline de la dernière, sont encore plus brillants, manifestement plus à son aise le ténor <strong>Xiang Xu</strong>, tant vocalement que scéniquement, impeccables le Norton de <strong>Javier Povedano </strong>et la Clarina de <strong>Maria Rita Combatelli</strong>. Le rendu de l’orchestre est probablement encore plus affiné, le partenariat entre la pianoforte et l’ensemble toujours aussi satisfaisant, la direction de <strong>Jacopo Brusa </strong>confirme sa précision élégante. La prise de son est bonne et les prises de vue se concentrent presque toujours sur l’essentiel. Autant de raisons de recommander cette cure d&rsquo;ironie au carré !</p>
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		<title>Il vespro siciliano</title>
		<link>https://www.forumopera.com/cd-dvd-livre/il-vespro-siciliano-vepree-a-nulle-autre-pareille/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Laurent Bury]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 31 Oct 2018 06:32:03 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Dans les années 1840, lorsqu’un compositeur allemand veut se lancer dans l’opéra, de quelles options dispose-t-il ? Certes, il y a bien la voie « indigène », dans la lignée de L’Enlèvement au sérail, de Fidelio ou du Freischütz, mais comment résister aux sirènes autrement sonores des écoles étrangères ? Peter Joseph von Lindpaintner (1791-1856) composa une vingtaine d’œuvres &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>Dans les années 1840, lorsqu’un compositeur allemand veut se lancer dans l’opéra, de quelles options dispose-t-il ? Certes, il y a bien la voie « indigène », dans la lignée de <em>L’Enlèvement au sérail</em>, de <em>Fidelio </em>ou du <em>Freischütz</em>, mais comment résister aux sirènes autrement sonores des écoles étrangères ? Peter Joseph von Lindpaintner (1791-1856) composa une vingtaine d’œuvres scéniques sur des livrets allemands, dont un <em>Vampyr</em> de quelques mois postérieur à celui de Marschner, mais son admiration pour Rossini et pour Meyerbeer le poussa très vite à produire aussi des opéras italiens dans leur vocalité et français dans leur architecture, de « grands opéras à l’allemande », en quelque sorte, à sujet historique, où les destins individuels étaient contrariés par les forces étatiques. Et douze ans avant Verdi, c’est l’épisode des Vêpres siciliennes qui inspira son librettiste Heribert Rau : le médecin Giovanni da Procida est déjà là, et c’est déjà une basse, mais à part ça, on ne trouve ici aucun des personnages imaginés par Scribe en 1855. Nous sommes aussi en mars 1282, mais nous n’avons pas simplement affaire gouverneur de Sicile (qui ne s’appelle pas ici Montfort, mais retrouve son nom historique, Guillaume l’Etendart) : c’est carrément le roi de Naples, Charles d’Anjou, qui est le méchant de l’histoire, secondé par son âme damnée, le marquis de Drouet (nom du soldat français qui aurait déclenché le soulèvement en insistant pour fouiller une noble Palermitaine). Face aux vilains français, les gentils Italiens sont représentés par le comte de Fondi, envoyé par le roi demander la main de la Sicilienne Eléonore. Par une réaction assez tristanesque, Fondi a cru plus malin de s’éprendre de la belle et de l’épouser lui-même, ce qui ne manquera pas de valoir aux conjoints de multiples mésaventures, aux termes desquelles les Français seront prestement boutés hors de l’île.</p>
<p>Livret copieux avec plusieurs personnages secondaires (3 heures 30 de musique) sous influence française, musique sous influence italienne – outre Rossini, on entend du Bellini, du Donizetti – mais cette impression n’est-elle pas confirmée par le choix un peu curieux du festival de Bad Wilbad, qui a décidé d’interpréter l’œuvre non pas dans sa version originale allemande, <em>Die sizilianische Vesper</em>, mais dans une traduction italienne élaborée par un chanteur du théâtre de cour de Stuttgart, Wilhelm Häser ? Etait-ce, paradoxalement, la meilleure solution pour respecter le style de Lindpaintner, compositeur fort estimé de ses plus éminents contemporains ? Etait-ce le moyen de confier sa musique à des interprètes plus proches des influences variées qui s’exercèrent sur lui ? Des chanteurs germanophones auraient-ils impitoyablement germanisé cet opéra ?</p>
<p>A la tête des <strong>Virtuosi Brunensis</strong>, l’orchestre habituel du festival Rossini in Bad Wildbad, un chef italien, <strong>Federico Longo</strong>, qui dirige avec conviction une partition qui montre sans doute plus de métier que de génie, mais qui se laisse écouter avec beaucoup de plaisir, tant elle est représentative de l’esthétique lyrique de son temps. La Camerata Bach de Poznań sert également l’œuvre avec un engagement appréciable, dans les nombreuses scènes de foule où le chœur est présent, même si l’on regrette un peu le manque de fougue des interventions conçues par Lindpaintner, assez loin des élans verdiens à la même époque. Dans la distribution brillent plusieurs noms déjà remarqués ici et là. Dans le rôle de l’héroïne, <strong>Silvia Dalla Benetta</strong> fait valoir les atouts qui lui avaient permis d’être une étonnante Marguerite de Valois dans Les Huguenots à Nice et qui fait d’elle l’une des artistes régulièrement invitées à Bad Wildbad : maîtrise de la virtuosité, ici indispensable, mais voix suffisamment corsée pour donner un vrai relief à son personnage. Deux ténors s’affrontent dans la distribution, un gentil et un méchant. Si <strong>Cesar Arrieta</strong> prêt à ce dernier un timbre qui rappelle parfois celui de Juan Diego Flórez, <strong>Danilo Formaggia</strong> possède une personnalité vocale assez différente et lorgne davantage du côté des premiers héros verdiens. Bien doté par la nature, le baryton <strong>Matija Meič </strong>n’hésite pas à rendre Charles d’Anjou aussi détestable que le veut le livret, mais on pourrait souhaiter à <strong>Dario Russo</strong> des graves un peu plus généreux pour conférer à Procida toute sa dimension. On remarque la belle prestation de la mezzo <strong>Ana Victória Pitts</strong>, rôle de page confié à une chanteuse en travesti, dans la plus pure tradition de l’opéra français.</p>
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		<title>ROSSINI, La cambiale di matrimonio — Bad Wildbad</title>
		<link>https://www.forumopera.com/spectacle/la-cambiale-di-matrimonio-bad-wildbad-un-chef-doeuvre-de-malice/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Maurice Salles]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 14 Jul 2018 15:18:09 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Quand le triomphe de La cambiale di matrimonio lança la carrière du compositeur, la profession de metteur en scène n’existait pas. Aujourd’hui, elle existe et prospère souvent au détriment des œuvres, qu’elle soumet à des « relectures » déformantes. Aussi a-t-on d’abord l’impression que Lorenzo Regazzo, à Bad Wildbad, non loin de villes où le « regietheater » règne, &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>Quand le triomphe de <em>La cambiale di matrimonio</em> lança la carrière du compositeur, la profession de metteur en scène n’existait pas. Aujourd’hui, elle existe et prospère souvent au détriment des œuvres, qu’elle soumet à des « relectures » déformantes. Aussi a-t-on d’abord l’impression que <strong>Lorenzo Regazzo</strong>, à Bad Wildbad, non loin de villes où le « regietheater » règne, se conforme à ce jeu en introduisant dans l’œuvre un personnage supplémentaire, celui d’un metteur en scène en train de mettre en scène <em>La cambiale di matrimonio.</em> Ce personnage excentrique, que sa chevelure argentée fait ressembler au vieux Liszt, et qui traite despotiquement la troupe, est en train de créer sous nos yeux. Il serait plus juste de dire : d’essayer de créer, car rapidement les indications contradictoires, l’immobilité imposée aux interprètes, les confusions avec <em>La Scala di seta, </em>révèlent indécision et incompétence. Malgré lui l’œuvre ira pourtant à bonne fin, et il ne devra son salut qu’à la fuite, les interprètes révoltés menaçant de le tuer.</p>
<p>Accueillie avec faveur par le public, cette vision satirique du regietheater est d’une drôlerie incessante dans une invention qui semble inépuisable. Ainsi, c’est habillé en femme qu’Edoardo informe Slook que Fanny est réservée à d’autres amours, puisque l’ambigüité sexuelle est devenue un lieu commun. Le monologue de Tobia Mill avant le duel devient une confession sur le divan d’un psychanalyste plongé dans la lecture de <em>Psychopathia sexualis </em>et qui n’est autre que Slook. Et Norton a trouvé l’astuce pour calmer momentanément la frénésie du metteur en scène : la photographie de Zeffirelli agit sur lui comme un crucifix sur un possédé. Nous nous arrêterons là pour ne pas gâcher le plaisir de la découverte.</p>
<p>Sans doute des objections se font jour : mais ce personnage, quand il intervient, casse le rythme de l’œuvre ! C’est vrai, puisque la musique s’arrête. Et c’est là un autre tour de force, réalisé par le chef d’orchestre, les musiciens et les chanteurs : l’impression musicale n’en souffre pas. Pour sa première direction à Bad Wildbad, où il est assistant depuis des années, <strong>Jacopo Brusa </strong>réalise un sans-faute, dans ces circonstances particulières. Avec la complicité étroite de l’excellent <strong>Gian Luca Ascheri </strong>au pianoforte ils réussissent la gageure de donner l’illusion de la continuité musicale en dépit des interruptions du tissu. L’orchestre sonne juste, gai, et allie la vivacité au lyrisme dans un équilibre à la fois tonique et élégant.</p>
<p><img fetchpriority="high" decoding="async" alt="" class="image-large" height="340" src="/sites/default/files/styles/large/public/bild_3_cambiale_0.jpg?itok=6C76SPGY" title="Le monologue de Tobia Mill avant le duel (Matija Meic). Derrière le livre, Slook © Patrick Pfeiffer für WLB" width="468" /><br />
	© Patrick Pfeiffer für WLB</p>
<p>Les chanteurs sont évidemment au cœur de l’entreprise puisqu’ils doivent jouer les personnages de la farce et les interprètes, partagés entre soumission, contrainte et rébellion, jouent le jeu sans réserve. C’est une autre explication du succès de l’entreprise. Si le Tobia Mill de <strong>Matija Meic </strong>a un chant un peu trop rogue à notre goût et un jeu théâtral un peu fruste pour ce personnage de bourru au bon cœur, on applaudit sans réserve ses partenaires. La Fanny d’<strong>Eleonora Bellocci</strong> a la précision du chant et le charme de la personne qu’on souhaite trouver dans le personnage. Son Edoardo est campé par <strong>Xiang Xu</strong>, ténor chinois qui confirme les impressions flatteuses de l’an dernier quand à l’ampleur et à la rondeur de sa voix et qui gravit un palier dans la maîtrise scénique. Le Canadien pragmatique est campé avec brio par <strong>Roberto Maietta</strong>, qui semble se couler avec facilité dans l’exubérance du personnage et dont la présence vocale confirme a posteriori le bien-fondé de son Prix du public décerné in loco en 2017. Le rôle de Norton ne donne guère l’occasion à <strong>Javier Povedano </strong>de s’exhiber comme soliste, alors que celui de Clarina le permet à <strong>Maria Rita Combatelli </strong>dans l’air « Anch’io sono giovane » que le facétieux Lorenzo Regazzo lui fait interpréter à la demande du metteur en scène comme un numéro soft du Crazy Horse.</p>
<p>Alors, oui, l’œuvre est bousculée, puisqu’elle est interprétée dans un tempo qui n’est pas celui de la continuité de la partition. Mais on touche au point névralqique qui fait de ce spectacle du grand art : ces interventions ont la durée nécessaire à l’intention satirique mais sont assez brèves pour ne pas constituer de hiatus. Entre la drôlerie de la proposition théâtrale et l&rsquo;aplomb de la proposition musicale, on vient d’assister à une étincelante célébration de Rossini, aussi farceuse qu&rsquo;il a pu l&rsquo;être quand il jetait sa gourme à Venise !</p>
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