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	<title>Alwyn MELLOR - Artiste - Forum Opéra</title>
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	<description>Le magazine en ligne de l&#039;opéra</description>
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	<title>Alwyn MELLOR - Artiste - Forum Opéra</title>
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		<title>WAGNER, Tristan und Isolde — Bordeaux</title>
		<link>https://www.forumopera.com/spectacle/tristan-und-isolde-bordeaux-deux-seuls-etres-vous-manquent/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Christophe Rizoud]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 04 Apr 2015 08:10:30 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Tristan et Isolde sont dans un bateau qui vogue vers la Cornouailles. Tristan est souffrant, Isolde fatiguée. Qu&#8217;est-ce qu&#8217;il reste ? Tel est le problème auquel se trouve confronté en ce 4 avril l&#8217;Opéra de Bordeaux dans une production du chef d&#8217;œuvre de Wagner conçue spécialement pour s&#8217;adapter à la conformation du nouvel auditorium. Appelé &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>Tristan et Isolde sont dans un bateau qui vogue vers la Cornouailles. Tristan est souffrant, Isolde fatiguée. Qu&rsquo;est-ce qu&rsquo;il reste ? Tel est le problème auquel se trouve confronté en ce 4 avril l&rsquo;Opéra de Bordeaux dans une production du chef d&rsquo;œuvre de Wagner conçue spécialement pour s&rsquo;adapter à la conformation du nouvel auditorium.</p>
<p>Appelé peu de temps avant la première représentation, le 26 mars, pour remplacer Christian Voigt  <strong>Erin Caves</strong> accuse ce soir audiblement le coup (quand il semble qu&rsquo;il ait été plus vaillant les fois précédentes). Son interprétation de Tristan s&rsquo;apparente à un douloureux combat entre une partition impitoyable et une voix diminuée qui bute sur les notes les plus exposées avec pour conséquence, un éprouvant défaut de justesse. <strong>Alwyn Mellor</strong> souffre des excès inverses : une puissance oublieuse des nuances, un grave fragile et un aigu percutant jusqu&rsquo;à ce que dès le deuxième acte, la fatigue s&rsquo;installe, la lame s&rsquo;émousse et que cette Isolde guerrière rende les armes, submergée par les vagues orchestrales de la <em>liebestod</em>.</p>
<p>Dans un opéra qui s&rsquo;apparente à un long chant d&rsquo;amour impossible entre ténor et soprano, ce couple mal assorti suffirait à couler le navire si la direction musicale ne parvenait à éviter le naufrage. A la tête d&rsquo;un Orchestre national Bordeaux Aquitaine transfiguré, <strong>Paul Daniel</strong> rappelle ce que l&rsquo;on savait déjà, à savoir ses affinités avec le répertoire wagnérien. Frappent d&#8217;emblée la cohérence sonore, l&rsquo;équilibre des pupitres qui n&rsquo;est pas fusion mais juste addition de chacune des parties dans un discours rivé au drame.</p>
<p>Inévitablement happée par la fosse, l&rsquo;oreille ne revient sur scène qu&rsquo;avec l&rsquo;entrée de <strong>Nicolas Courjal</strong>, le temps d&rsquo;un monologue de Marke coulé dans un bronze aux cinquante nuances de noir. La jeunesse du chanteur – 42 ans, la force de l&rsquo;âge pour une basse ! – renforce l&rsquo;image vigoureuse d&rsquo;un souverain blessé non dans sa chair affaiblie mais dans sa dignité orgueilleuse d&rsquo;homme, d&rsquo;amant, d&rsquo;ami. L&rsquo;allemand, naturel à une voix que l&rsquo;on a pourtant plus souvent entendue chanter français, magnifie le dessin continu de la ligne. À l&rsquo;acte suivant, <strong>Brett Polegato</strong> montre qu&rsquo;il appartient à la même race de héros. Son baryton solide ne recule devant aucun des obstacles qu’affronte Kurwenal tandis que l&rsquo;éclat et le métal exposent la bravoure de celui qui, à rebours du livret, n&rsquo;est pas ici un vieux mais un preux écuyer. Familière du rôle de Brangäne, <strong>Janine Baechle</strong> a le chant péremptoire et lors de ses fameux appels au deuxième acte, le vibrato large. La lumière du timbre de <strong>Simon Bode</strong>, matelot puis berger, éclaire l&rsquo;agonie de Tristan mieux qu&rsquo;elle ne tient la barre périlleuse – car a cappella – du premier chant du jeune marin.</p>
<p><img fetchpriority="high" decoding="async" alt="" class="image-large" height="312" src="/sites/default/files/styles/large/public/tristan6.jpg?itok=57o7Oio-" title="© Frédéric Desmesure" width="468" /><br />
	© Frédéric Desmesure</p>
<p>Confronté aux particularités de la salle, <strong>Giuseppe Frigeni</strong> a pris le parti d&rsquo;installer le drame dans un décor unique où le bois prédomine, tour à tour bateau, forêt puis chambre. Certains éléments décoratifs reviennent comme des leitmotivs. Les balcons, derrière et sur les côtés de la scène, participent à la scénographie. Intemporels, les costumes font le drame de Tristan et d&rsquo;Isolde universel. Les lumières et le travail sur le mouvement, volontairement figé, peuvent évoquer le travail de Bob Wilson. A tort. L&rsquo;abstraction n&rsquo;appartient pas au vocabulaire de Giuseppe Frigeni. Chaque geste est au contraire doté d&rsquo;une signification en relation avec le livret. C&rsquo;est tout particulièrement flagrant au premier acte où le statisme n&rsquo;est qu&rsquo;apparent et où les entrées et sorties des personnages épousent précisément les contours de l&rsquo;histoire. Les deux actes suivants nous ont semblé moins inspirés sans se départir cependant d&rsquo;une lente majesté en congruence avec la musique de Wagner. Faisaient défaut ce soir pour que le compte fût bon, un Tristan et une Isolde à la hauteur de leurs partenaires. Un seul être vous manque et tout est dépeuplé. Alors, vous pensez, deux !</p>
<p> </p>
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		<item>
		<title>WAGNER, Siegfried — Paris (Bastille)</title>
		<link>https://www.forumopera.com/spectacle/jaime-le-son-du-cor-le-soir-au-fond-des-bois/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Clément Taillia]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 21 Mar 2013 06:00:59 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>  Siegfried constitue-t-il, comme il est dit bien souvent, le « scherzo » de la Tétralogie ? Cet « espace vert » wagnérien, intermède bienvenu entre les drames passionnels de La Walkyrie et l’apocalypse cathartique du Crépuscule des Dieux, Günter Krämer le voit plutôt comme une farce, une geste burlesque. Cette conception, indéniablement, lui réussit &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>           </p>
<p>			<em>Siegfried </em>constitue-t-il, comme il est dit bien souvent, le « scherzo » de la Tétralogie ? Cet « espace vert » wagnérien, intermède bienvenu entre les drames passionnels de <em>La Walkyrie</em> et l’apocalypse cathartique du <em>Crépuscule des Dieux</em>, <strong>Günter Krämer </strong>le voit plutôt comme une farce, une geste burlesque. Cette conception, indéniablement, lui réussit : à plusieurs reprises, au cours de cette soirée, on rit. L’esthétique, d’une pétulance quelque peu criarde au I, les attitudes, les traits de virtuosité d’une direction d’acteurs plus affûtée et plus fluide encore que lors des épisodes précédents, font souvent basculer la soirée du côté de la comédie. Il fallait oser ainsi repeindre le beau marbre wagnérien. Précisément, il fallait oser parce que c’est aussi cela, le <em>Ring</em> : des personnages parfois ridicules, des situations absurdes, une ironie grinçante. Que dans ce spectacle la poésie se perde un peu en chemin, malgré d’insistantes références à l’enfance dans la représentation du personnage éponyme, était un corollaire prévisible ; que Krämer ne soit pas devenu subitement le plus subtil et le plus nuancé des metteurs en scène ne surprendra pas grand monde ; mais que <em>Siegfried </em>lui sied bien, avec son action enlevée, son dénouement heureux et sa pléiade de caractères de théâtre, ne fait aucun doute.</p>
<p>			Parler de caractères de théâtre, ce soir, c’est surtout parler du Mime complètement déchaîné de <strong>Wolfgang Ablinger-Sperrhacke</strong>, même si, au II, sa dispute avec Alberich révèle en <strong>Peter Sidhom</strong> un redoutable adversaire dans ce domaine. Du bel Oiseau des bois d’<strong>Elena Tsallagova</strong> (mais quitte à montrer son personnage sur scène, pourquoi le faire avec un figurant ?), de l’Erda caverneuse de <strong>Qiu Lin Zhang</strong> et de l’excellent Fafner de <strong>Peter Lobert</strong>, un membre de l’Opéra de Dresde qui fait, à cette occasion, des premiers pas remarqués à Bastille, on ne dira que du bien. D’<strong>Egils Silins</strong> en Wotan aussi, malgré un grave légèrement écrasé, et une propension à sacrifier la ligne de chant et le legato au profit de la seule puissance sonore. Soit tout le contraire de<strong> Torsten Kerl</strong>, dont le Siegfried profondément musical et superbement inspiré, solide avec ça, sur l’ensemble de sa meurtrière tessiture, mériterait bien une acoustique plus favorable. Brünnhilde, enfin, est dans <em>Siegfried </em>un personnage maltraité : on l’oublie toute la soirée durant, avant de la lancer, encore mal échauffée, dans la vaste conclusion du III. Gênée par l’extrême largeur de l’ambitus requis, <strong>Alwyn Mellor</strong> ne peut dissimuler très longtemps ce que son timbre a de métallique, ce que sa voix a de raide. Elle fait pourtant face, avec un métier très sûr auquel manque seulement la fièvre qui, à la fin de « Ewig war ich », devrait tout emporter sur son passage.<br />
			 <br />
			A l’applaudimètre, ce sont les musiciens de l’<strong>Orchestre de l’Opéra National de Pari</strong>s et <strong>Philippe Jordan</strong> qui emportent tout sur leur passage. Flamboyants de maîtrise, détaillés, profus, virtuoses parfois (merveille ! pas un seul couac dans les « appels du cor » au II !), ils dégagent de la partition des plans sonores et rythmiques particulièrement soignés, qui font merveille dans le prélude du troisième acte, ou dans les fameux « murmures de la forêt ». Mais ils peinent toujours à récolter les fruits de cet immense travail esthétique. Insuffler à la pièce les tensions et les climax qui la rendraient encore plus vivante&#8230; En somme, un authentique scherzo !</p>
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		<item>
		<title>WAGNER, Die Walküre — Paris (Bastille)</title>
		<link>https://www.forumopera.com/spectacle/ou-est-passee-la-cervoise-fraiche/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Clément Taillia]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 17 Feb 2013 22:55:26 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>  Il y a trois ans, Günter Krämer commettait avec La Walkyrie le pire volet de son Ring : le propos y paraissait plus décousu que dans les autres journées, l’esthétique, plus hétéroclite encore, et plus fallacieux, plus faciles et plus faibles, les procédés qui se voulaient audacieux. On nous l’annonçait abondamment remaniée, on l’aurait &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>           </p>
<p>			Il y a trois ans, <strong>Günter Krämer</strong> commettait avec <em>La Walkyrie</em> le pire volet de son <em>Ring </em>: le propos y paraissait plus décousu que dans les autres journées, l’esthétique, plus hétéroclite encore, et plus fallacieux, plus faciles et plus faibles, les procédés qui se voulaient audacieux. On nous l’annonçait abondamment remaniée, on l’aurait rêvée totalement transformée.</p>
<p>			Ne reste certes pas en 2013 tout ce qui irritait en 2010. Comme pour <em>L’Or du Rhin</em> il y a quelques semaines, Krämer a instillé, dans son théâtre où tout se souligne, se surligne et s’encadre en caractères gras, une dose bienvenue d’épure. A l’acte I sont davantage évacués les figurants qui empêchaient de rendre tout à fait lisible l’intrigue qui se noue, et l’histoire qui démarre. Au II et au III ont été supprimés certains des baissers de rideau par lesquels Krämer s’interdisait de donner au drame un semblant de continuité. Les pommes, les guerriers dénudés aux portes du Walhalla, le colossal « GERMANIA » qui, sous l’effet de la colère de Wotan, se transforme en « MANIA », restent des trouvailles qui ne contribuent pas à la cohérence du spectacle, mais au moins ne font-elles plus obstacle à sa lisibilité.</p>
<p>			Ce faisant les personnages, plus présents aux yeux du spectateur, s’affirment mieux – et rencontrent souvent, en ce soir de première, des protagonistes qui les incarnent avec force. Siegmund et Sieglinde par exemple, moins prisonniers d’une destinée fatale que baroudeurs prêts à se lancer dans une torride aventure dont les péripéties importent bien plus que l’issue, sont assez inoubliables, parce qu’à cet homme de défis <strong>Stuart Skelton</strong>, immense, apporte la vaillance de son timbre, la fermeté de ses aigus volontaires, le puissant impact de sa projection, parce qu’à cette femme blessée <strong>Martina Serafin</strong> donne l’éloquence de son phrasé et la pleine maturité de sa voix généreuse (aux aigus parfois trop hauts, tant pis). Ils ont face à eux l’étonnant Hunding de <strong>Günther Groissböck</strong>, silhouette nerveuse et émaciée de délinquant impulsif à cent lieues scéniquement des vieillards hirsutes imposés par la tradition, vocalement pas avare de graves, ni de profondeur, ni de legato.</p>
<p>			 <br />
			<em>La Walkyrie</em>, me direz-vous, c’est Brünnhilde : <strong>Alwyn Mellor</strong> fait dans ce rôle ses premiers pas sur la scène de l’Opéra-Bastille, et pour toutes les représentations, à cause du forfait de Janice Baird. A la soprano britannique ne manquent ni la technique ni la solidité : la verticalité de ses « cris de guerre » ne lui posent pas plus de souci que l’horizontalité de sa confrontation à Siegmund. Ne lui manque pas non plus la juvénilité presque naïve qu’on oublie trop souvent d’accoler à un personnage de presque adolescente. Ce qui manque ? Un instrument plus séduisant, moins métallique, mieux timbré, qui donnerait à cette belle wagnérienne ce qui signale les plus grandes. De même qu’un peu plus de chaleur dans la voix et qu’un autre sens du mot rendraient franchement magnifique le très bon Wotan d’<strong>Egils Silins</strong>, que la longueur de son rôle ne fait pâlir à aucun moment. Pâlit seule <strong>Sophie Koch</strong>, véhémente pourtant, mais plus à l’aise dans la Fricka du prologue que dans celle de cette première journée, qui demande un autre volume, et des graves moins sourds.</p>
<p>			L’orchestre lui ne pâlit surtout pas, que le public gratifie d’une <em>standing ovation</em>. Les cordes, il est vrai, déroulent à des cuivres presque impeccables un tapis moelleux. Les musiciens de l’Opéra maîtrisent bien leur <em>Ring</em>, c’est évident, ce dont <strong>Philippe Jordan</strong> doit être remercié. Mais au chef échappent toujours les arêtes du drame, ses tensions, ses emportements passionnés, tout ce premier degré en somme, qui seul donne sa pleine mesure à l’étrange décorum wagnérien. Tout ce qui ne peut être atteint en ne cherchant, avec une superbe hauteur de vue, qu’à ciseler des sonorités enchanteresses. Que d’élégance corsetée, où il faudrait des peaux de bête, des couteaux ensanglantés qui sèchent près de l’âtre, et des cornes d’auroch remplies de cervoise fraîche. Puissent les murmures de la forêt, le mois prochain, regorger d’autres mystères…</p>
<p>			.</p>
<p>			 </p>
<p>			 </p>
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