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	<title>Carlos MENA - Artiste - Forum Opéra</title>
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	<description>Le magazine en ligne de l&#039;opéra</description>
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	<title>Carlos MENA - Artiste - Forum Opéra</title>
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		<title>BACH, La Passion selon saint Jean — Paris (Châtelet)</title>
		<link>https://www.forumopera.com/spectacle/la-passion-selon-saint-jean-paris-chatelet-une-esthetique-epuisee/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Guillaume Saintagne]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 11 May 2021 17:19:05 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Plus de 10 ans après une première adaptation, le Châtelet accueille une nouvelle production de la Passion selon Saint Jean, signée Calixto Bieito et en provenance de Bilbao, masques en plus. Une fois encore, tout y est aussi bien réglé que ressassé. Le parti pris minimaliste du metteur en scène tend sans doute à toucher &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>Plus de 10 ans <a href="https://www.forumopera.com/v1/concerts/passion_haim_wilson07.html">après une première adaptation</a>, le Châtelet accueille une nouvelle production de la <em>Passion selon Saint Jean</em>, signée <strong>Calixto Bieito</strong> et en provenance de Bilbao, masques en plus. Une fois encore, tout y est aussi bien réglé que ressassé. Le parti pris minimaliste du metteur en scène tend sans doute à toucher par une forme d’authenticité, mais cette esthétique qui se veut aussi pauvre qu’intense a déjà été tellement vue, chez Bieito et d’autres, qu’elle n’échappe pas aux stéréotypes distanciant qu’elle cherchait à éviter. Même si la direction d’acteurs regorge de signes faisant écho au texte, et ne lasse jamais tant elle est précise et efficace, même si certains tableaux marquent l’esprit (la soprano liée à la place de Jésus, l’alto ange exterminateur, l’aigle final), cette beauté plastique ordinaire peine à émouvoir. Il faut également dire qu’abandonnant toute prétention narrative pour se concentrer sur un théâtre d’affect, Bieito fait exister les chanteurs davantage par leur jeu que par leur chant. Et comme souvent chez lui, ce jeu est paroxystique : humiliation au sens propre du terme à grand renfort de terre, poussière et pierres, sanguinolence, lutte sauvage, tremblements hébétés d’une humanité qui chante le sacré mais ne réussit jamais à le voir. Jésus n’est ce soir qu’un condamné parmi d’autres, et une choriste brandit une pancarte « Que sommes-nous ? »</p>
<p><img fetchpriority="high" decoding="async" alt="" class="image-large" height="312" src="/sites/default/files/styles/large/public/4._benjamin_appl_jesus_ctheatre_du_chatelet_-_thomas_amouroux_2.jpg?itok=p-IO36zw" title="Crédits: Thomas Amouroux (Théâtre du Châtelet)" width="468" /><br />
	© Thomas Amouroux (Théâtre du Châtelet)</p>
<p>Pour incarner cette vision violente mais hélas inoffensive, tous les chanteurs font preuve d’une louable énergie. <strong>Benjamin Appl</strong> existe plus par son physique solaire et sa façon de hanter le plateau que par les quelques phrases que Bach lui a confiées. <strong>Andreas Wolf</strong> est mieux logé et donne à son Pilate des accents et des emportements physiques très convaincants. <strong>Robert Murray </strong>ne ménage pas sa peine également dans d’éprouvantes scènes de lynchage qui contrastent heureusement avec la très belle tenue de ses arias. <strong>Lenneke Ruiten</strong> flirte habilement avec les limites de sa tessiture, au point de faire passer ces aigus difficiles pour les stigmates d’une fidèle souffrant dans sa volonté de suivre Jésus, comme dans sa tristesse de voir le Christ mort, mais on aurait aimé une émission moins tendue. L’Evangéliste reporter (il porte une caméra lors de sa première intervention) est porté de façon tranchante et dramatique par un <strong>Joshua Elicott </strong>en grande forme vocale. Mais ce sont les deux airs de <strong>Carlos Mena</strong> qui nous semblent les plus marquants de la soirée, et pas uniquement parce que « Es is vollbracht » est le tube de la partition : la prosodie, la ligne, l’ambitus, la projection et la sobriété du contre-ténor sont remarquables et font oublier un timbre assez monochrome.</p>
<p>Mais c’est surtout le<strong> Chœur de Paris</strong> qui donne son âme à ce spectacle. On pardonnera à ce groupe amateur les attaques pas toujours très nettes, et la justesse souvent en péril, car l’ensemble est suffisamment abouti et professionnel pour que l’on goûte dans leur interprétation la fraîcheur et la prise de risque qui manquent à cette production. Et pour amateur qu’ils soient, aucun choriste ne manque d&rsquo;energie comme de retenue aux moments opportuns. <strong>Les Talens lyriques</strong> dirigés par <strong>Philippe Pierlot</strong> nous offrent une version très équilibrée et minutieuse, au point de manquer de personnalité. Ce n’est pas de la routine, loin de là, mais décidemment, un manque d’inspiration.</p>
<p>Ce spectacle sera disponible en streaming à partir du 4 juin.</p>
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		<title>VIVALDI, La fida ninfa — Baden-Baden</title>
		<link>https://www.forumopera.com/spectacle/la-fida-ninfa-baden-baden-entre-concert-champetre-et-tempete/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Catherine Jordy]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 29 Oct 2015 07:56:03 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Il est bien courageux, pour un théâtre aussi grand que celui du Festspielhaus de Baden-Baden, de proposer un opéra aussi peu connu que cette Nymphe fidèle de Vivaldi, qui plus est en version de concert. On ne peut que s’en réjouir, au même titre que ceux qui avaient fait le déplacement, assez nombreux, tout de &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>Il est bien courageux, pour un théâtre aussi grand que celui du Festspielhaus de Baden-Baden, de proposer un opéra aussi peu connu que cette <em>Nymphe fidèle</em> de Vivaldi, qui plus est en version de concert. On ne peut que s’en réjouir, au même titre que ceux qui avaient fait le déplacement, assez nombreux, tout de même, et enthousiastes, à en juger d’après les applaudissements. Compliquée à souhait, l’intrigue offre surtout la possibilité à chacun des six personnages de rivaliser de virtuosité, avec des airs où ils expriment tour à tour la passion ou le désespoir amoureux, la fureur ou la liesse. On comprend cependant très vite de quoi il retourne et il ne reste plus qu’à se laisser aller au plaisir des joutes vocales successives. Pour résumer, la <em>Fida Ninfa</em> met en présence deux frères enlevés enfants, séparés et qui ignorent tout l’un de l’autre. Il s’agit Osmino, qui répond à présent au nom de Morasto, et Tirsi, qu’on a rebaptisé Osmino, une homonymie à l’origine de tous les quiproquos à venir. En effet, la nymphe Licori avait juré fidélité à Osmino et le retrouve sur l’île de Naxos, où elle est, ainsi que sa sœur Elpina et son père Narete, captive du corsaire Oralto. Loyale à son serment, la nymphe croit devoir renoncer à celui qu’elle aime, et qui nourrit des sentiments similaires à son égard, Morasto. Pour pimenter le tout, Oralto et Tirsi sont eux aussi amoureux de Licori, au grand dam d’Elpina, mais grâce à l’intervention de Junon et la complicité d’Éole, tout va rentrer dans l’ordre, Morasto se révélant être Osmino.</p>
<p>Dans une belle cohésion, le plateau vocal excelle, notamment dans le superbe finale. <strong>Roberta Invernizzi</strong> irradie en Morasto, se joue des difficultés d’airs aux vocalises bien périlleuses et convainc tout particulièrement dans son lamento, ample, solennel et émouvant. Si l’émotion est au rendez-vous, on reste parfois sur son quant-à-soi, car la voix passe moins bien la rampe au fil de la soirée. Fatigue passagère ? <strong>Maria Espada</strong> force le respect et l’admiration en Licori, tant son interprétation est habitée et autoritaire. Dotée d’une belle palette de couleurs, le timbre est pur, la science du legato remarquable. <strong>Robin Adams</strong> est lui aussi très à l’aise en Oralto dont le baryton exalte la puissance et le caractère menaçant dans des pyrotechnies sonores et percutantes, nettes et propres. <strong>Franziska Gottwald</strong> minaude délicieusement dans le rôle de faire-valoir d’Elpina et tire fort habilement son épingle du jeu. <strong>Carlos Mena</strong> propose une vision tout en ambiguïté du personnage de Tirsi, jouant avec élégance de sa voix androgyne particulièrement caressante. Un peu moins brillant, <strong>Topi Lehtipuu</strong> déçoit en père berger plutôt fade et vocalement peu à l’aise. Enfin, si son intervention est brève, <strong>Francesca Ascioti</strong> ne manque pas de panache voire de glamour, tant dans l’apparence que dans l’émission, condensé virtuose et incandescent dont on aurait aimé profiter davantage. Quant à <strong>Ismael Arróniz</strong>, impeccable Éole, il déploie un bel échantillonnage de savoir-faire ou la fureur de la tempête le dispute à la délicatesse de la brise.</p>
<p>Dirigée avec enthousiasme et précision par <strong>Andrea Marcon</strong> dont on connaît la passion pour les œuvres rares et oubliées du répertoire baroque, La Cetra Barockorchester Basel séduit par une richesse de couleurs et une harmonie d’ensemble qui évoque la peinture vénitienne d’un Giorgione ou d’un Titien : frémissements, effets de moire, voile mordoré ou contrastes éclatants, l’oreille est à la fête et l’imaginaire se délecte. Plaisante, la soirée laisse pourtant quelque peu sur sa faim : une mise en scène aurait été la bienvenue, pour clarifier le propos et donner un équivalent visuel à tout ce foisonnement sonore…</p>
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