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	<title>Raphaël MERLIN - Artiste - Forum Opéra</title>
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	<description>Le magazine en ligne de l&#039;opéra</description>
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	<title>Raphaël MERLIN - Artiste - Forum Opéra</title>
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		<title>Fauré à l’horizon</title>
		<link>https://www.forumopera.com/breve/faure-a-lhorizon/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Christophe Rizoud]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 06 Feb 2018 07:31:47 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Dernière œuvre mélodique de Fauré, composée en 1921 sur des vers d’un jeune poète mort à la guerre – Jean de la Ville de Mirmont –, L’Horizon chimérique a servi de fil rouge au nouveau double album* d’un quatuor formé pour l’occasion : Pierre Fouchenneret (violon), Simon Zaoui (piano), Raphaël Merlin (violoncelle) et David Lefort (ténor). &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>Dernière œuvre mélodique de Fauré, composée en 1921 sur des vers d’un jeune poète mort à la guerre – Jean de la Ville de Mirmont –, <em>L’Horizon chimérique</em> a servi de fil rouge au nouveau double album* d’un quatuor formé pour l’occasion : <strong>Pierre Fouchenneret</strong> (violon), <strong>Simon Zaoui</strong> (piano), <strong>Raphaël Merlin</strong> (violoncelle) et <strong>David Lefort</strong> (ténor). Dans les quatre mélodies du cycle – courte exception vocale de moins de dix minutes au sein d’un programme de presque trois heures –, la diction du chanteur peut déconcerter les amateurs du genre tant le chant se refuse à toute emphase, conforme peut-être à la manière dont on interprétait cette musique à l’époque. D’une voix courte et naturelle, proche du parler, David Lefort égrène sur une musique moderne en ce qu’elle parait dépourvue de repères, un texte ouvert sur l’océan. Une fois n’est pas coutume pourtant dans un magazine entièrement dédié à l’art lyrique, si on recommande l’écoute de cet enregistrement, ce n’est pas pour le chanteur mais pour le violoncelle de Raphaël Merlin, doué d’une éloquence propre à détromper définitivement ceux qui considèrent salonarde la musique de Fauré. Sortie annoncée le 16 février. En concert auparavant à Paris, salle Colonne, le 14 février (billetterie sur place le soir-même ou réservation à <a href="mailto:faurehorizons@gmail.com">faurehorizons@gmail.com</a> – <a href="https://www.facebook.com/events/912529535576103">plus d&rsquo;informations</a>)</p>
<p>* Gabriel Fauré, Horizons, ref. AP162, Aparté</p>
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		<title>Une vie de Rossini — Biarritz</title>
		<link>https://www.forumopera.com/spectacle/une-vie-de-rossini-biarritz-rossini-sous-son-plus-beau-jour/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Christophe Rizoud]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 13 May 2016 06:55:39 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Quand on se prend à hésiter entre deux plages, l&#8217;une d&#8217;entre elles est toujours Biarritz. L&#8217;aphorisme, attribué à Sacha Guitry, reste aujourd&#8217;hui vrai, à condition de ne pas l&#8217;étendre au concert classique. Sur ce plan, la station balnéaire compte en France trop de rivales pour tenir la corde. Le lancement des « Beaux jours de &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>Quand on se prend à hésiter entre deux plages, l&rsquo;une d&rsquo;entre elles est toujours Biarritz. L&rsquo;aphorisme, attribué à Sacha Guitry, reste aujourd&rsquo;hui vrai, à condition de ne pas l&rsquo;étendre au concert classique. Sur ce plan, la station balnéaire compte en France trop de rivales pour tenir la corde. Le lancement des « Beaux jours de la musique », une nouvelle manifestation à l&rsquo;initiative de <strong>Thomas Valverde</strong>, déjà créateur et organisateur chaque été du Festival International de Piano Classique, veut modifier la donne. L&rsquo;idée est de mêler les styles et les époques : musique du passé et du présent ; pop, électronique, jazz et lyrique ; <strong>Bachar Mar-Khalifé</strong> (musicien libanais), <strong>Chucho Valdés</strong> (présenté comme un monstre sacré du jazz Cubain) et <strong>Raphaël Pichon</strong> avec son ensemble Pygmalion dans des motets de Bach (mardi 17 mai), <strong>Maxime Pascal </strong>à la tête du Balcon dans le Concerto pour un piano espace n°2 de Michael Levinas (vendredi 20 mai) ou encore <strong>Karine Deshayes</strong>, accompagnée des Forces majeures de <strong>Raphael Merlin</strong>, à qui revient la mission d&rsquo;ouvrir le bal, dans le théâtre Art déco du Casino, face à la grande plage, celle-là même qui rendait Guitry hésitant. On le comprend.</p>
<p>Le programme du récital, entièrement consacré à Rossini, reprend une grande partie des titres de <a href="http://www.forumopera.com/cd/karine-deshayes-une-vie-de-rossini-nee-pour-chanter-rossini">l&rsquo;album récemment paru sous le label Aparté</a>, dans un ordre savamment choisi pour ménager progression et respiration. L&rsquo;acoustique de la salle offre un relief bienvenu aux Forces Majeures, orchestre – on le rappelle – constitué d&rsquo;instrumentistes issus de formation prestigieuses de musique de chambre. Chaque pupitre se détache distinctement sans que jamais l&rsquo;on perde l&rsquo;impression d&rsquo;ensemble, comme une image dont on percevrait simultanément le sujet et chacun des pixels qui la compose. On aime décidément cette lecture dégraissée de Rossini, libre, juvénile mais rigoureuse, impertinente, énergique, d&rsquo;une énergie revigorante jusque dans ses excès assumés – les à-coups qui dans « Tanti affetti » transmuent l&rsquo;orchestre en orphéon municipal.</p>
<p>Dans une robe lamée rouge, les cheveux blonds coiffés à l&rsquo;antique, Karine Deshayes rappelle cette belle Hélène qu&rsquo;elle fut <a href="http://www.forumopera.com/la-belle-helene-tours-les-palmes-academiques-de-m-offenbach">à Tours en fin d&rsquo;année dernière</a>. Qu&rsquo;écrire que nous n&rsquo;ayons pas déjà écrit sur la maîtrise à laquelle est parvenue la cantatrice française d&rsquo;un des styles les plus codifiés et les plus difficiles qui soient ? La beauté de la voix, toujours plus épanouie dans le haut médium avec, en contrepartie, une moindre assurance dans le grave – la cantate <em>Giovanna d&rsquo;Arco</em> parait parfois inconfortable ; les reflets mordorés d’un timbre velouté dont semble avoir été effacées toutes aspérités ; l&rsquo;assurance et la précision de l&rsquo;aigu – les hauteurs stupéfiantes que la chanteuse atteint comme si aucune note ne lui était impossible ; l&rsquo;effort de diction dans les deux mélodies en français, orchestrées spécialement par Raphaël Merlin – <em>L&rsquo;âme délaissée</em> et <em>Nizza</em> ; l&rsquo;ornementation variée dans les reprises ainsi que l&rsquo;exige ce répertoire ; la musicalité ; l&rsquo;agilité bien sûr. Oui mais encore ? Dans l’air de <em>Semiramide</em>, l&rsquo;impression de voir se dresser la reine de Babylone dans son entière complexité, superbe et fragile ; pressentir derrière les vocalises d’un « Bel raggio lusinghier» enivrant la vacuité des illusions ; entrevoir les failles et les fêlures qui précipiteront la chute de la mère incestueuse. De quoi rendre impatient d’entendre Karine Deshayes chanter l’intégralité du rôle en février 2018. Dans la Romance d&rsquo;<em>Otello</em>, là aussi plus qu&rsquo;<a href="http://www.forumopera.com/cd/karine-deshayes-une-vie-de-rossini-nee-pour-chanter-rossini">au disque</a> ou <a href="http://www.forumopera.com/a-lopera-avec-karine-deshayes-paris-prenons-du-plaisir">en concert en novembre dernier aux Invalides</a>, la façon dont l&rsquo;interprète dépasse la pureté de la mélodie et tout ce qu&rsquo;elle impose en termes de souffle et de maintien pour rendre perceptible l&rsquo;angoisse diffuse de Desdemona. C&rsquo;est lorsque l&rsquo;expression transcende ainsi la technique que la musique de Rossini prend tout son sens.</p>
<p>Deux bis – la cavatine de Rosina dans <em>Il barbiere Di Siviglia</em> et une <em>Canzonetta spagnuola</em> sauvage où Karine Deshayes laisse entrevoir la Carmen qu’elle sera début juin à Avignon – remercient le public de son enthousiasme. Souhaitons aux « beaux jours » de Biarritz d’autres beaux soirs comme celui-là.</p>
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		<title>Karine Deshayes, Une vie de Rossini</title>
		<link>https://www.forumopera.com/cd-dvd-livre/karine-deshayes-une-vie-de-rossini-nee-pour-chanter-rossini/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Christophe Rizoud]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 29 Apr 2016 05:31:09 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Prétendante en 2002 au titre de révélation lyrique des Victoires de la musique classique, Karine Deshayes bluffa le jury – dont nous faisions partie – par la facilité avec laquelle elle régla son compte au rondeau final de La Cenerentola. L’agilité ne suffit pas à lui assurer la palme. Le chic de Stéphanie d&#8217;Oustrac, suprême &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>Prétendante en 2002 au titre de révélation lyrique des Victoires de la musique classique, <strong>Karine Deshayes</strong> bluffa le jury – dont nous faisions partie – par la facilité avec laquelle elle régla son compte au rondeau final de <em>La Cenerentola</em>. L’agilité ne suffit pas à lui assurer la palme. Le chic de Stéphanie d&rsquo;Oustrac, suprême conteuse dans <em>La Dame de Monte-Carlo</em> de Poulenc, l&#8217;emporta. Peu de mois après cependant, – toujours en 2002 – le même « Nacqui all&rsquo;affanno » lui valut de décrocher le premier prix du concours « Voix nouvelles ». </p>
<p>Enregistré pour Aparté, cet air fétiche – on le serait à moins – trouve naturellement sa place au cœur d’un programme consacré à Rossini sous toutes ses facettes – ou presque : opéra buffa,  seria, mélodie en français, en italien, musique symphonique (les deux « temporale » extraites du <em>Barbier de Seville</em> et de <em>La Cenerentola</em> qui soufflent entre les numéros). Seul le répertoire sacré n’est pas abordé. S’y succèdent, dans l&rsquo;intention avouée de raconter une improbable histoire (d’où le titre du récital : « une vie de Rossini »), les rôles qu’a déjà interprétés Karine Deshayes sur scène – Rosina, Angelina, Elena – et ceux qu’elle a l’intention d’ajouter prochainement à son palmarès – Desdemona, Semiramide. Ni carte de visite, ni page qui se tourne à un moment où sa carrière semble envisager de nouvelles directions – elle chantera Alceste la saison prochaine à Lyon – mais témoignage amoureux des affinités existant entre la mezzo-soprano française et le compositeur italien.</p>
<p>Mezzo-soprano ? Rien n’a jamais été moins sûr quand on constate l’aisance avec la voix virevolte dans le registre supérieur. Le timbre, même, a pris des couleurs indécises, velours brillant à base de soie – chaud, mordoré, doux et brillant – qui échappe à une classification définitive. Comme déjà constaté ces derniers temps à chaque fois que nous avons eu l&rsquo;occasion de l&rsquo;entendre, le chant, souple et lumineux, n’a jamais paru aussi épanoui. Aucune tension, aucun accroc ne vient altérer le tracé voluptueux de la ligne. Cette splendeur sonore est la seule limite que l&rsquo;on peut trouver à l&rsquo;interprétation, sans faille sinon. Des personnages comme Semiramide ou Desdemona – mère incestueuse, amante délaissée – voudraient chair plus meurtrie pour s&rsquo;animer davantage.</p>
<p>C’est là le double écueil du studio et du récital que tente de surmonter d&rsquo;une baguette revigorante <strong>Raphaël Merlin</strong>. Son ensemble, Les Forces Majeures, qui rassemble des instrumentistes issus de formations de musique de chambre, rend à Rossini son entière jeunesse, à la manière dont les baroqueux dépoussièrent les partitions du 18e siècle. Chaque pupitre affirme son identité propre sans que l&rsquo;approche, évidemment chambriste, n&rsquo;entrave la cohésion jubilatoire du propos. Certains effets volontairement appuyés – des percussions marquées comme à la parade, des cuivres fanfarons… – correspondent à l&rsquo;idée que l&rsquo;on se fait d&rsquo;un Rossini moins farceur qu&rsquo;impertinent.</p>
<p>Les arrangements imaginés par le chef d&rsquo;orchestre pour les pièces qui à l&rsquo;origine en étaient dépourvues – <em>Nizza</em>, <em>L&rsquo;Ame délaissée</em>, <em>Canzonetta spagnuola</em> – pourront déranger en ce qu&rsquo;ils trahissent le caractère intimiste de la mélodie. La cantate <em>Giovanna d&rsquo;Arco</em> est également proposée dans sa version orchestrée (en 1989 par Sciarrino pour Teresa Berganza), ce qui convient à une œuvre dont on souligne souvent la dimension théâtrale. Tout l&rsquo;art de Karine Deshayes trouve à s&rsquo;exprimer dans cette page où alternent passages élégiaques et virtuoses, des lamentations de la jeune bergère aux vocalises furieuses de la guerrière menant ses troupes à une victoire ô combien méritée. </p>
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		<title>Schubert à Bruxelles : Goerne innove</title>
		<link>https://www.forumopera.com/breve/schubert-a-bruxelles-goerne-innove/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Claude Jottrand]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 18 Apr 2016 14:42:09 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Chanter les Lieder de Schubert accompagné par un ensemble de cinq cordes, est-ce une hérésie, un caprice ou une sacrée bonne idée ? C’est à cette question que Matthias Goerne et ses complices ont tenté de répondre dimanche soir à Bruxelles. La principale cheville ouvrière de ce projet un peu fou est le violoncelliste Raphaël Merlin, &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>Chanter les Lieder de Schubert accompagné par un ensemble de cinq cordes, est-ce une hérésie, un caprice ou une sacrée bonne idée ? C’est à cette question que <strong style="line-height: 1.5;">Matthias Goerne</strong> et ses complices ont tenté de répondre dimanche soir à Bruxelles. La principale cheville ouvrière de ce projet un peu fou est le violoncelliste <strong style="line-height: 1.5;">Raphaël Merlin</strong>, qui a brillamment transcrit pour un quintette à cordes (une contrebasse, <strong style="line-height: 1.5;">Laurène Durantel</strong>, s’est adjointe au quatuor) la partie de piano de quelques lieder. La voix n’est donc plus confrontée au côté percussif et inéluctable du piano, mais à la douceur maternelle et enveloppante des cordes, avec lesquelles elle forme un ensemble très homogène et très beau. Si le caractère structurant du piano fait parfois défaut, cette nouvelle version stimule l’écoute et les qualités de chambriste des interprètes apportent des nuances et des couleurs nouvelles d’une infinie subtilité. Le chanteur accepte de perdre un peu de sa superbe de soliste pour s’intégrer à l’ensemble avec beaucoup d’humilité et le résultat est très riche d’émotions purement musicales. Toutes les qualités de Matthias Goerne se retrouvent ici magnifiées : le grain de sa voix, sublime, la richesse des couleurs, la conduite de la phrase, longue, sculptée, déployée dans l’espace avec liberté, la souplesse, l’intégrité et le souffle poétique sans cesse vivifié. Tout cela semble facile, puisé au cœur même de la musique, dont il souligne le caractère dansant, dont il magnifie les contrastes et qu’il partage avec une infinie générosité. En seconde partie de concert, le Quatuor Ebène s’adjoint les services de <strong>Nicolas Alstaedt</strong>, second violoncelle, et livre du quintette D956 une version absolument magistrale qui laisse le public sans voix !</p>
<p>Bruxelles Palais des Beaux Arts, dimanche 17 avril 19h. <em>Die Götter Griechenlands</em> D.677 ; <em>Atys</em> D.585 ; <em>Der Jüngling un der Todt </em>D.545 ; <em>Der Todt und das Mädchen</em> D.531 ; <em>Der Liebliche Stern </em>D.861 ; <em>Auf dem Wasser zu singen </em>D.774 ; <em>Das Lied im Grünen </em>D.917 ; <em>An den Mond II</em> D.296 ; en bis : <em>Erlkönig </em>D.328.</p>
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		<title>Karine Deshayes, Rossini encore et toujours</title>
		<link>https://www.forumopera.com/breve/karine-deshayes-rossini-encore-et-toujours/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Christophe Rizoud]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 22 Jan 2016 06:27:40 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Le prochain album de Karine Deshayes, prévu chez  Aparté au printemps prochain, sera entièrement dédié à Rossini. Au programme, des airs extrait de La donna del lago, La Cenerentola, Il barbiere di Siviglia, Semiramide, Otello ainsi que la cantate Giovanna d’Arco et trois mélodies. Un programme évocateur de de ce que la mezzo-soprano a déjà &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>Le prochain album de <strong>Karine Deshayes</strong>, prévu chez  Aparté au printemps prochain, sera entièrement dédié à Rossini. Au programme, des airs extrait de <em>La donna del lago</em>, <em>La Cenerentola</em>, <em>Il barbiere di Siviglia</em>, <em>Semiramide</em>, <em>Otello</em> ainsi que la cantate <em>Giovanna d’Arco</em> et trois mélodies. Un programme évocateur de de ce que la mezzo-soprano a déjà chanté ou pourrait chanter dans les prochaines années et finalement assez proche de celui qu’elle proposait au public de <a href="http://www.forumopera.com/a-lopera-avec-karine-deshayes-paris-prenons-du-plaisir">Saint-Louis des Invalides en novembre dernier</a>. D’ailleurs comme aux Invalides, <strong>Raphaël Merlin</strong> en sera le directeur musical à la tête de l’ensemble qu’il a fondé en 2014, Les Forces Majeures.</p>
<p><iframe allowfullscreen="" frameborder="0" height="315" src="https://www.youtube.com/embed/huYnPblknsQ" width="560"></iframe></p>
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		<title>A l’opéra avec Karine Deshayes — Paris</title>
		<link>https://www.forumopera.com/spectacle/a-lopera-avec-karine-deshayes-paris-prenons-du-plaisir/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Christophe Rizoud]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 19 Nov 2015 12:22:09 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Les derniers attentats parisiens sont encore trop récents pour ne pas continuer de rendre au début de chaque concert un hommage aux victimes. A la Cathédrale Saint-Louis des Invalides en ce jeudi soir, le choix s&#8217;est porté non sur La Marseillaise mais sur Pavane pour une infante défunte, « la musique la moins violente du compositeur français le plus &#8230;</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Les derniers attentats parisiens sont encore trop récents pour ne pas continuer de rendre au début de chaque concert un hommage aux victimes. A la Cathédrale Saint-Louis des Invalides en ce jeudi soir, le choix s&rsquo;est porté non sur <em>La Marseillaise</em> mais sur <em>Pavane pour une infante défunte</em>, « <em>la musique la moins violente du compositeur français le plus joué au monde</em> », commente <strong>Raphaël Merlin</strong>, jeune chef d&rsquo;orchestre, transfuge du Quatuor Ebène. Auparavant, le directeur du Musée de l&rsquo;armée, le Général Christian Baptiste avait pris la parole pour expliquer qu&rsquo;après s&rsquo;être posé la question d&rsquo;annuler ou non la soirée, il avait été décidé de la maintenir, pour ne pas jouer le jeu des terroristes, pour « <em>prendre du plaisir</em> », en signe de résistance. </p>
<p>Prenons alors du plaisir avec ce programme joyeusement axé sur Rossini, Donizetti étant l&rsquo;exception qui confirme la règle. Existe-t-il musique plus pétillante pour conjurer les affres de ces derniers jours ? </p>
<p>Prenons du plaisir avec <strong>Karine Deshayes</strong> qui aime ce répertoire, en connaît les codes et sait en surmonter les difficultés comme peu d&rsquo;artistes en France. Cenerentola et Rosina font partie de son ordinaire scénique depuis plusieurs années ; elle fut Elena dans <em>La donna del lago</em> en alternance avec Joyce DiDonato à l&rsquo;Opéra de Paris. Elle a éprouvé ces rôles dans leur moindre contours, cela se voit, cela s&rsquo;entend. Les reprises des airs sont variées. L&rsquo;ornementation, intelligemment adaptée à ses possibilités, s&rsquo;avère flatteuse pour un aigu radieux. La voix n&rsquo;a jamais paru aussi épanouie, veloutée, colorée, épurée, souple d&rsquo;une souplesse acrobatique lorsque dans les passages les plus véloces, elle s&rsquo;autorise des roulades savamment contrôlées ou d&rsquo;intrépides sauts d&rsquo;octave. Que la musique s&rsquo;apaise et c&rsquo;est la plastique du son qui frappe, la rondeur avec laquelle chaque note se détache, galbée, précise, dût la prononciation en souffrir, dût l&rsquo;expression parfois en pâtir. « Bel raggio lusinghier » peut sembler placide, s&rsquo;agissant de l&rsquo;élan amoureux d&rsquo;une reine de Babylone, et les paroles de <em>L&rsquo;Ame délaissée</em>, l&rsquo;une des quelques mélodies composées par Rossini après sa retraite prématurée, ne sont pas faciles à comprendre pour qui ne les connaît pas déjà. Mais la grande scène de Desdemona au troisième acte d&rsquo;<em>Otello</em> étirée sur le souffle, soutenue par une harpe éloquente, a des vertus consolatrices et une <em>canzonnetta spagnuola</em>, flamboyante, apporte la preuve d&rsquo;un tempérament dont Semiramide précédemment avait pu faire douter. </p>
<p>Prenons du plaisir lorsque <strong>Sébastien Droy</strong> laisse couler sincèrement la « furtiva lagrima » de <em>L&rsquo;elisir d&rsquo;amore</em>. De Nemorino, le ténor français a la simplicité débonnaire et le respect d&rsquo;une ligne que Donizetti exige tracée sans trembler. Rossini avec ses soubresauts est moins sa tasse de thé. </p>
<p>Prenons du plaisir enfin en découvrant les Forces Majeures, jeune orchestre à « <em>géométrie variable</em> » qui rassemble des non moins jeunes instrumentistes de premier plan. Leur force réside précisément dans cette jeunesse incarnée par leur directeur musical, Raphaël Merlin, 33 ans tout de même mais une silhouette de gamin et une direction à son image, svelte, délicate, élancée, fragile apparemment. Méfions-nous des apparences : les deux tempêtes symphoniques extraites de <em>La Cenerentola</em> et du <em>Barbiere di Siviglia</em> montrent que cette baguette encore tendre peut si elle le veut déchaîner les éléments. </p>
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		<title>Discothèque idéale – récitals : Karine Deshayes, Rossini  (Aparté – 2015)</title>
		<link>https://www.forumopera.com/breve/discotheque-ideale-recitals-karine-deshayes-rossini-aparte-2015/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Marie-Laure Machado]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 15 Jun 2015 11:30:00 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Album précieux que cette double traversée de Rossini tressé au chant de Karine Deshayes. Le terrain d’aventures de notre mezzo-soprano, alliée au chef Raphaël Merlin et Les Forces Majeures, est original, personnel, voire didactique ; et sous ce florilège buissonnier une musicienne ensoleillée, à la passion authentique, au travail fascinant. Que Karine Deshayes file des flots &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Album précieux que cette double traversée de Rossini tressé au chant de Karine Deshayes. Le terrain d’aventures de notre mezzo-soprano, alliée au chef Raphaël Merlin et Les Forces Majeures, est original, personnel, voire didactique ; et sous ce florilège buissonnier une musicienne ensoleillée, à la passion authentique, au travail fascinant.</strong></p>
<p>Que <strong>Karine Deshayes</strong> file des flots de sons irradiant le bonheur, dans <em>« Tanti affetti in tal momento »</em> de <em>La Donna del Lago,</em> ou qu’elle prodigue les fontaines de douceur de Desdemona dans <em>« Assisa a piè d’un salice »</em> d’<em>Otello</em>, chant lent et fioritissimo, « je suis née pour <strong>Rossini</strong> » semble nous dire notre experte épanouie. Voici sa Cenerentola du rondo final <em>« Nacqui all’affanno »,</em> d’orfèvreries et vélocités, parfums cannelle ou hespéridés ; voilà sa demi-déesse et reine Semiramide dans <em>« Bel raggio lusinghier »,</em> chatoyante cavatine puis cabalette aux coruscantes « colorature minute ». Temps d’allégresse, de piment piquant, la tourbillonnante Rosina du <em>Barbiere di Siviglia</em> viendra boucler ce programme-opéra. <em>Giovanna d’Arco</em>, cantate de Rossini orchestrée par<strong> Sciarrino</strong>, conte d’abord la <em>pastorella</em> rêvant à sa mission, andantino spianato moelleusement grave, puis la guerrière exaltée décochant flèches héroïques en haut de la portée. Ici le théâtre palpite dans la cantate. Si les légendaires <em>« Temporale »</em> du Pésarais sont deux, les mélodies sont trois, ingénieusement arrangées par <strong>Raphaël Merlin</strong> : <em>Nizza</em> où la voix verse saphirs multicolores, les castagnettes gazouillent, les cuivres pètent leurs triolets, <em>L’Ame délaissée</em> où l’esseulée peint des pastels de douleurs, et un final follet, <em>Canzonetta spagnuola,</em> qui d’allegro vibrant à scintillant prestissimo explose tel une bombe. Civilités comme irrévérences, audace et flamboyance, tout l’exigeant sel rossinien est là qu’embrasse Raphaël Merlin et <strong>Les Forces Majeures</strong> pour accompagner notre Karine Deshayes.</p>
<p><em>Karine Deshayes (mezzo-soprano) et Les Forces Majeures (collectif de chambristes) sous la direction de Raphaël Merlin</em><br />
<em>CD Aparté enregistré à la Ferme de Villefavard (Limousin) du 22 au 26 juin 2015</em></p>
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