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	<title>Aga MIKOLAJ - Artiste - Forum Opéra</title>
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	<description>Le magazine en ligne de l&#039;opéra</description>
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	<title>Aga MIKOLAJ - Artiste - Forum Opéra</title>
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		<title>DVOŘÁK, Stabat Mater — Paris (Philharmonie)</title>
		<link>https://www.forumopera.com/spectacle/stabat-mater-de-dvorak-paris-philharmonie-dvorak-sur-les-sentiers-de-la-gloire/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Clément Taillia]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 26 Apr 2016 22:58:20 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Antérieur au Requiem, à Rusalka, au Concerto pour violoncelle ou aux trois dernières symphonies, le Stabat Mater est l’œuvre d’un Antonin Dvorak déjà trentenaire, mais encore bien loin de la gloire qu’il fera sienne quelques années plus tard. L’œuvre par laquelle, plus précisément, il commence à tutoyer la gloire : en 1884, les premières représentations londoniennes &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p class="rtejustify">Antérieur au <em>Requiem, </em>à <em>Rusalka</em>, au Concerto pour violoncelle ou aux trois dernières symphonies, le <em>Stabat Mater </em>est l’œuvre d’un Antonin Dvorak déjà trentenaire, mais encore bien loin de la gloire qu’il fera sienne quelques années plus tard. L’œuvre par laquelle, plus précisément, il commence à tutoyer la gloire : en 1884, les premières représentations londoniennes sont un triomphe qui annonce la commande, l’année suivante, de la 7<sup>e</sup> Symphonie par la London Philharmonic Society.</p>
<p class="rtejustify">Avant le couronnement final, quel chemin chaotique pour cette première grande œuvre religieuse du compositeur tchèque ! Une composition affreusement rythmée par la mort de ses trois premiers enfants, un long abandon de la partition avant sa remise sur le métier, une première version, finalement, où le piano se fait seul accompagnateur des voix.</p>
<p class="rtejustify">Cette primauté au chant, la version orchestrée l’accorde toujours. Moins opulent, peut-être moins coloré que dans les pièces futures, l’orchestre a l’unité d’un seul instrument, et son écoute pourrait à elle seule défaire l’image d’un Dvorak uniformément rutilant dans ses compositions. <strong>Tomáš Netopil</strong> n’est pas désoeuvré pour autant : il ne cherche pas à diriger un petit frère caricatural du <em>Requiem </em>de Verdi, et conserve, du tragique de l’introduction à la ferveur du chœur final, une cohérence et une élégance dénuées d’ostentation, même quand il s’agit de ne pas trahir le soupçon de grandiloquence que l’on peut trouver au détour d’un mouvement.</p>
<p class="rtejustify">De quoi mettre en confiance des chanteurs mieux que sollicités, sublimés plutôt, toujours au premier rang des plans sonores. Le <strong>Chœur de l’Orchestre de Paris</strong>, à cet égard, tire profit d’une exposition qui pourrait lui être fatale, où il montre pourtant une unité quasiment chambriste : la plus belle des récompenses pour l’ambitieux travail de <strong>Lionel Sow</strong>. Du côté des solistes, tout juste aura-t-on noté quelques problèmes d’intonations dans les premières interventions de <strong>Dmitry Korchak</strong>, des aigus un peu tirés chez <strong>Aga Mikolaj</strong>, perturbée, au moment d’entamer « Fac, ut portem Christi mortem », par l’évacuation d’une spectatrice qui s’est sentie mal : ces quelques réserves sont vite balayées, pour lui, investi et stylé, comme pour elle, expressive et musicienne. Pas l’ombre d’un doute ne traverse l’esprit de qui entend la voix profonde de <strong>Georg Zeppenfeld</strong>, tandis qu’<strong>Elisabeth Kulman</strong>, qu’il faudra s’habituer à ne plus applaudir que dans des oratorios et des récitals maintenant qu’elle s’est détournée de la scène, apporte à  « Inflammatus et accensus » une grandeur théâtrale de trop bon goût pour être déplacée. Un Dvorak émacié ? Au contraire : un Dvorak transcendant trouvant, par-delà les tentations de l’excès et de l’extraversion, le chemin du chant. Et les sentiers de la gloire.</p>
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		<title>VERDI, Requiem — Paris (TCE)</title>
		<link>https://www.forumopera.com/spectacle/requiem-paris-tce-la-lettonie-a-lhonneur/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Antoine Brunetto]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 18 May 2015 08:00:53 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>La Lettonie est à l&#8217;honneur ce soir au Théâtre des Champs Elysées, pour fêter ses six mois à la tête du Conseil de l&#8217;Union européenne. L&#8217;Orchestre Symphonique National de Lettonie sous la baguette de son directeur musical Andris Poga et le Chœur National de Lettonie sont en tournée à Paris pour l&#8217;occasion. Petit pays mais &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>La Lettonie est à l&rsquo;honneur ce soir au Théâtre des Champs Elysées, pour fêter ses six mois à la tête du Conseil de l&rsquo;Union européenne. L&rsquo;Orchestre Symphonique National de Lettonie sous la baguette de son directeur musical <strong>Andris Poga</strong> et le Chœur National de Lettonie sont en tournée à Paris pour l&rsquo;occasion. Petit pays mais grand par sa culture et son importance musicale nous indique l&rsquo;ambassadrice de Lettonie à Paris en introduction du programme. Et les forces lettones présentes ce soir lui rendent justice.</p>
<p>Le chœur professionnel fondé en 1942 fait très forte impression. On ne sait que louer en premier lieu : peut-être sa précision avec des attaques franches et une rythmique sans défaut. Ses couleurs ensuite, claires mais jamais criardes, même dans les <em>fff</em> dont la partition n’est pas avare, mais aussi sa maîtrise des dynamiques, du murmure impalpable aux rugissements apocalyptiques. Les effets polyphoniques sont parfaitement rendus grâce à un équilibre rare entre les tessitures, qui s’enchevêtrent sans jamais se superposer ou se parasiter. L&rsquo;orchestre n&rsquo;est pas en reste, séduisant dès les premières mesures par le fondu des sonorités et la balance des pupitres. On sent une grande symbiose entre les instrumentistes et leur chef. La contrepartie à cette direction extrèmement tenue et maîtrisée est peut être un caractère quelque peu policé : on a ainsi entendu « Dies irae » plus effroyable et cataclysmique.</p>
<p>Les solistes réunis ce soir représentent également l’Europe au sens large, de l’Italie à la Russie en passant par la Pologne.</p>
<p>Les deux chanteuses partagent nombre de caractéristiques communes, notamment une puissance sonore et une projection plus que confortables et un timbre charnu. <strong>Olesya Petrova</strong> tend cependant à se laisser aller à un hédonisme vocal parfois déplacé, se grisant des sonorités opulentes de son mezzo, osant même quelques poitrinages (on a parfois l’impression d’entendre Preziosilla dans <em>La Force du destin</em> !). Elle démontre pourtant dans « Lux aeterna » qu&rsquo;elle peut alléger, mais revient vite à ses péchés mignons privilégiant les sons claironnants à la retenue recueillie. A ses côtés, la soprane <strong>Aga Mikolaj</strong>, élève de Dame Elisabeth Schwarzkopf, séduit par son engagement intense, quasi expressionniste dans le « Libera me ». On pourrait cependant rêver voix plus libre et lumineuse dans l’aigu, en un mot plus céleste, qui contrasterait davantage avec sa partenaire.</p>
<p>De <strong>Riccardo Zanellato</strong> (basse) on pourrait presque reprendre mot pour mot nos impressions en <a href="http://www.forumopera.com/spectacle/prophetes-en-leur-pays">octobre 2011 à Parme</a> dans cette même partition : même déficit d’autorité (notamment dans le « Confutatis maledictis ») compensé par un chant habité et nuancé. Tout juste notera-t-on un vibrato qui semble s’être renforcé. <strong>Giorgio Berrugi</strong> sonne d’abord bien nasal. Si la voix s’assouplit peu à peu, le chant manque de rayonnement, trop univoque et avare en couleurs.</p>
<p>Qu&rsquo;importe pourtant ces quelques réserves, le public applaudit à tout rompre aux saluts : la Lettonie a réussi son opération séduction.</p>
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