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	<title>Jonathan MILLER - Artiste - Forum Opéra</title>
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	<description>Le magazine en ligne de l&#039;opéra</description>
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	<title>Jonathan MILLER - Artiste - Forum Opéra</title>
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		<title>Décès de Jonathan Miller</title>
		<link>https://www.forumopera.com/breve/deces-de-jonathan-miller/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Laurent Bury]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 28 Nov 2019 07:19:43 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Le metteur en scène britannique Jonathan Miller vient de décéder hier à l&#8217;âge de 85 ans. Les spectateurs parisiens connaissaient bien sa Bohème, présentées à l&#8217;Opéra Bastille de 1995 à 2014, avant la version lunaire de Claus Guth. Il s&#8217;était surtout fait remarquer en 1982 avec sa mise en scène de Rigoletto transposée dans la &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>Le metteur en scène britannique <strong>Jonathan Miller</strong> vient de décéder hier à l&rsquo;âge de 85 ans. Les spectateurs parisiens connaissaient bien sa <em>Bohème</em>, présentées à l&rsquo;Opéra Bastille de 1995 à 2014, avant la version lunaire de Claus Guth. Il s&rsquo;était surtout fait remarquer en 1982 avec sa mise en scène de <em>Rigoletto</em> transposée dans la mafia new-yorkaise. Sa production du <em>Mikado</em> de GIlbert et Sullivan faisait depuis 1987 les beaux jours de l&rsquo;English National Opera. En mai prochain, le Met reprendra sa production de <em>Katia Kabanova</em> montée en 1991.</p>
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		<title>L&#8217;ENO honore le « merveilleux » Jonathan Miller</title>
		<link>https://www.forumopera.com/breve/leno-honore-le-merveilleux-jonathan-miller/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Laurent Bury]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 04 Nov 2016 15:35:05 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Le 16 novembre, l’English National Opera proposera « Marvellous Miller », une soirée dédiée à Sir Jonathan Miller, auquel elle doit quelques-uns de ses plus grands spectacles. Aucun anniversaire particulier à fêter – né le 21 juillet 1934, le metteur en scène britannique a eu 82 ans cet été – mais en ces temps difficiles, la deuxième scène lyrique &#8230;</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Le 16 novembre, l’English National Opera proposera « Marvellous Miller », une soirée dédiée à <strong>Sir Jonathan Miller</strong>, auquel elle doit quelques-uns de ses plus grands spectacles. Aucun anniversaire particulier à fêter – né le 21 juillet 1934, le metteur en scène britannique a eu 82 ans cet été – mais en ces temps difficiles, la deuxième scène lyrique londonienne tient sans doute à célébrer ses heures glorieuses. Après des débuts dans la mise en d’opéra en 1974 (<em><a href="https://en.wikipedia.org/wiki/Cos%C3%AC_fan_tutte" title="Così fan tutte">Così fan tutte</a></em> à l’Opéra du Kent), Jonathan Miller a signé pour l’ENO pas moins de quinze productions entre 1978 et 2010, dont un <em>Rigoletto</em> situé dans la mafia de New York et une version du <em>Mikado</em> entrée dans la légende de l’art lyrique. A l’Opéra de Paris, à part une <em>Bohème </em>apparemment inusable, Jonathan Miller n’a monté qu’une <em>Traviata </em>contestée et désormais remplacée par la vision de Benoît Jacquot. Impossible pour le moment de connaître le contenu exact de la soirée du 16 novembre au Coliseum, mais on nous promet, dans des extraits de spectacles millériens, le retour de quelques chanteurs ayant marqué l’histoire de l’institution, comme Jean Rigby ou Alan Opie.</p>
<p class="rtecenter">
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		<title>PUCCINI, La Bohème — Paris (Bastille)</title>
		<link>https://www.forumopera.com/spectacle/luxueuse-routine-0/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Christian Peter]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 15 Mar 2014 13:19:11 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>  Créée à l&#8217;automne 1995 avec Leontina Vaduva et Roberto Alagna cette production de La Bohème a plutôt bien traversé le temps. La transposition dans les années 1930 fonctionne et les décors extrêmement réalistes de Dante Ferretti, la mansarde des étudiants au milieu de laquelle trône un poêle et dont l&#8217;un des murs est recouvert &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>           </p>
<p>			Créée à l&rsquo;automne 1995 avec Leontina Vaduva et Roberto Alagna cette production de <em>La Bohème</em> a plutôt bien traversé le temps. La transposition dans les années 1930 fonctionne et les décors extrêmement réalistes de <strong>Dante Ferretti</strong>, la mansarde des étudiants au milieu de laquelle trône un poêle et dont l&rsquo;un des murs est recouvert d&rsquo;une affiche de film avec Jean Harlow, le café Momus avec son allure de grande brasserie parisienne et surtout le cabaret du troisième acte qui n&rsquo;est pas sans évoquer l&rsquo;Hôtel du nord de Marcel Carné, font toujours beaucoup d&rsquo;effet.</p>
<p>
			La direction d&rsquo;acteurs, en revanche, semble s&rsquo;être émoussée avec les années au point qu&rsquo;il n&rsquo;en reste plus qu&rsquo;une vague mise en place avec force gestes convenus.</p>
<p>			La qualité dominante de l&rsquo;équipe réunie pour cette reprise et l&rsquo;homogénéité. Des seconds rôles remarquablement tenus, se détache l&rsquo;irrésistible Benoît de<strong> Matteo Peirone</strong> déjà présent lors de la précédente reprise de l&rsquo;ouvrage en 2009. Autre vétéran de cette production, <strong>Ludovic Tézier</strong> qui chantait Schaunard en 1999 avant d&rsquo;être Marcello dix ans plus tard. Avec les années, son incarnation a gagné en profondeur et en humanité, son jeu à la fois sobre et subtil ne laisse de convaincre. Sa voix ample et chaleureuse et l&rsquo;élégance de sa ligne de chant lui ont valu un triomphe bien mérité au salut final. Doté d&rsquo;un timbre sombre au grave abyssal, <strong>Ante Jerkunica</strong> qui interprètera Sarastro la saison prochaine, est un Colline de luxe, sa « Vecchia zimarra » est un modèle d&rsquo;intériorité et d&rsquo;émotion. Luxueuse également, la Musetta de <strong>Brigitta Kele </strong>qui avait déjà fait sensation dans le rôle de Nedda voici deux saisons. La soprano roumaine possède l&rsquo;abattage et la sensualité que réclame son personnage à qui elle prête de surcroît un médium large et sonore qui fait merveille.</p>
<p><strong>Maria Agresta</strong> trouve en Mimi un rôle mieux adapté à ses moyens que l&rsquo;Elvira des <em>Puritani q</em>u&rsquo;elle incarnait sur cette même scène en décembre dernier. Point ici de vocalises ni de suraigu périlleux. La voix est ample, la ligne souveraine et la cantatrice n&rsquo;est guère avare de nuances subtiles du plus bel effet, notamment dans « D&rsquo;onde lieta uscì », nostalgique à souhait. <strong>Stefano Secco </strong>enfin possède une jolie voix lyrique, claire et homogène, idéale pour Rodolfo, cependant son personnage n&rsquo;a rien de bouleversant. Ce chant lisse et propret ne provoque pas le grand frisson et l&rsquo;on assiste impassible et l&rsquo;œil sec au tableau final. La faute en incombe peut-être aussi à <strong>Daniel Oren</strong> qui a déjà dirigé l&rsquo;ouvrage dans cette production en 1999, 2001 et 2009 et dont la battue certes précise, mais routinière, ne parvient pas à distiller la moindre émotion.</p>
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		<item>
		<title>PUCCINI, La Bohème — Paris (Bastille)</title>
		<link>https://www.forumopera.com/spectacle/mention-honorable/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Sylvain Fort]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 12 Nov 2009 22:10:57 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Excellente routine que cette Bohème de Bastille. La mise en scène certes n’en est pas une. Non pas que l’on s’insurge contre ces décors réalistes comparables à ceux de Plus belle la vie, mais enfin pour la lisibilité du drame, la caractérisation scénique, on repassera. Au fil des reprises, le souffle initial s’estompe. Dommage, dans &#8230;</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>          Excellente routine que cette <em>Bohème</em> de Bastille. La mise en scène certes n’en est pas une. Non pas que l’on s’insurge contre ces décors réalistes comparables à ceux de <em>Plus belle la vie</em>, mais enfin pour la lisibilité du drame, la caractérisation scénique, on repassera. Au fil des reprises, le souffle initial s’estompe. Dommage, dans un opéra composé non d’actes, mais de « tableaux » (<em>quadri</em>), soulignant bien que Puccini cherchait à la fois des tranches de vie (plus qu’un enchaînement linéaire de faits) et une dimension picturale présente jusque dans la musique. On eût aimé que les ensembles, les groupes, la chorégraphie en somme voulue par Puccini aient été un peu plus manifestes. Il ne suffit pas de décorum pour faire un théâtre.</p>
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<p>C’est plus ou moins la même chose dans la fosse, où <strong>Daniel Oren</strong> rend compte de la célérité de cette musique, cultive les timbres, dirige avec une savante précision – sans toutefois que les moments les plus poétiques soient vraiment ciselés. Allons, modérons nos exigences. Tout cela est tout de même très bien, sans jamais être captivant. </p>
<p> </p>
<p>Il est incontestable que le plateau vocal pouvait, lui aussi, offrir de plus grandes satisfactions. Commençons par une petite énigme : la présence de<strong> Ludovic Tézier</strong> en Marcello. Le baryton français se révèle fort bon acteur ici. Sa présence à la fois virile et chaleureuse, sa stature et sa dégaine, font merveille. Mais vocalement… c’est presque trop ! On entend bien qu’il cherche à ne pas écraser le plateau, mais il n’y parvient pas. Sa voix est de plus en plus incisive, sonore, son articulation est nette et suggestive, la ligne est admirable. Mais est-ce là un Marcello ? Non, c’est un Valentin, un Telramund, un Macbeth, un Posa – comme récemment il fut un grand Renato. Il s’escrime à ne pas faire craquer les coutures du rôle, mais il domine ses partenaires de la tête et des épaules, quoi qu’il en ait. On l’écoute avec bonheur, mais il dénote tout de même.</p>
<p> </p>
<p>D’autant que ceux-ci ne jouent pas dans la même catégorie. A Tézier il faudrait un Alvarez en Rodolfo. Il n’a qu’un <strong>Massimo Giordani</strong>. Le ténor italien dispose d’un timbre agréablement ensoleillé, qu’il fait valoir jusqu’à son air. On sent bien qu’il lui faut se chauffer, et le trac sans doute est là qui le tenaille (c’est sa première). <em>Che gelida manina</em> est convenablement chanté, mais lorsque la voix est vraiment sollicitée (et elle l’est ! et pas seulement pour le contre-ut !), elle se coince dans des sonorités nasales et trompettantes. L’aigu ne s’épanouit pas, il claironne. Après l’air, la voix n’est plus la même. Le médium s’est voilé, et les aigus sont tous livrés en force. L’acteur est sympathique, mais on souffre pour ce chant disparate de mauvais aloi.</p>
<p> </p>
<p><strong>Inva Mula</strong> est une jolie Mimi, capable comme toujours de distiller de l’émotion. Chez Puccini, toutefois, Mimi n’est pas son emploi. Il lui manque une certaine opulence, cette chair qui vibre et fait vibrer la phrase. Schaunard est correctement tenu par un jeune artiste à la voix déjà bien usée, et Colline trouve en Wojtek Smilek un interprète sonore un peu trop dépourvu de charisme. Benoît est vraiment tordant, avec un italien savoureux. Alcindoro, hélas, est aboyé par un Rémy Corazza en fin de voix.</p>
<p> </p>
<p>Reste <strong>Natalie Dessay</strong>, bien sûr. « Quelle belle voix elle a cette Natalie Dessay !», s’exclame ma voisine à la fin du premier tableau. Avant de constater à la lecture de son programme qu’elle a confondu ; elle pensait que Dessay tenait le premier rôle. Magie du marketing. A la fin du deuxième tableau, cette même voisine s’écriera : « Quelle actrice cette Natalie Dessay !». En effet : elle joue, comme elle sait faire, de tous les registres, d’abord pimbêche sautillante, puis femme poignante dans sa compassion pour Mimi. Elle fait bien un peu du Dessay, mais après tout, que demander de plus pour une Musetta ? Elle étonne et amuse, elle émeut aussi. Comme actrice, oui, elle se pose là. La mise en scène étant plus ou moins située dans les années vingt, elle pousse le chic jusqu’à camper une actrice de cinéma de l’époque, puisqu’à l’instar des grandes stars d’alors, elle est muette – enfin, plus exactement, on ne l’entend pas. Une chose est de reconnaître que dans Puccini, Musetta est le seul rôle qui lui soit accessible vocalement. Une autre chose est de passer l’orchestre puccinien, qui est le même pour tout le monde. Or, elle ne le passe absolument pas. Même dans sa zone de confort vocal (l’aigu), elle ne déploie aucun volume. La ligne de Puccini échappe à sa vocalité, et la contraint à des accents par trop naturalistes (pour ce qu’on en perçoit). Fatigue vocale ou erreur de casting ? Dans les deux cas, elle a sans doute sous-estimé l’épaisseur de l’orchestre et la taille de la salle.</p>
<p> </p>
<p>Au final, avec ses attraits marketing, son classicisme un peu minimal et sa très bonne facture d’ensemble, voilà un spectacle qui n’est pas sans évoquer certaines soirées du Metropolitan Opera. C’est déjà ça !</p>
<p> </p>
<p> </p>
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