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	<title>Aprile MILLO - Artiste - Forum Opéra</title>
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	<description>Le magazine en ligne de l&#039;opéra</description>
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	<title>Aprile MILLO - Artiste - Forum Opéra</title>
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		<title>Fous d&#8217;opéra : La Dame aux autographes</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Jean Michel Pennetier]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 03 May 2021 06:29:26 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Non classé]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>  Ⓒ Julie Glassberg / The New York Times   Décédée le 27 mars 2021, Lois Kirschenbaum était certainement l&#8217;une des figures les plus familières du Metropolitan Opera, avec l&#8217;incontournable Helen Quinn ordonnatrice des files d&#8217;attente des places debout. Plus discrète que cette dernière, Lois Kirschenbaum était en revanche bien mieux connue des artistes qu&#8217;elle visitait en coulisse &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>           <br />
<img fetchpriority="high" decoding="async" alt="" height="430" src="/sites/default/files/00kirschenbaum-facebookjumbo-750x430.jpg" width="750" /><br />
Ⓒ Julie Glassberg / The New York Times<br />
 </p>
<p class="legende" dir="ltr">Décédée le 27 mars 2021, Lois Kirschenbaum était certainement l&rsquo;une des figures les plus familières du Metropolitan Opera, avec l&rsquo;incontournable <a target="_blank" rel="noopener noreferrer" href="/actu/les-fous-dopera-pavane-pour-un-fan-defunt">Helen Quinn</a> ordonnatrice des files d&rsquo;attente des places debout. Plus discrète que cette dernière, Lois Kirschenbaum était en revanche bien mieux connue des artistes qu&rsquo;elle visitait en coulisse chaque soir, obsédée par une quête inépuisable de dédicaces de ses chanteurs et danseurs préférés.</p>
<p>Passionnée au-delà du raisonnable, Lois ne manquait quasiment jamais une soirée d&rsquo;opéra ou de ballet au Met, ce qui ne l&#8217;empêchait d&rsquo;ailleurs pas de fréquenter également le NYCO voisin (elle y vit tous les rôles de Beverly Sills, sauf un, à son grand regret). Ses moyens financiers étaient toutefois très limités pour ce rythme de 300 représentations annuelles. Elle achetait généralement une place sans visibilité, par exemple dans les loges du dernier balcon, où l&rsquo;on peut amener une partition pour suivre la musique mais d&rsquo;où on ne voit pratiquement rien, ce qui ne la gênait pas tant que ça car elle était quasiment aveugle. A l&rsquo;entracte, Lois tentait parfois de se replacer au Family Circle. De temps à autre, un ouvreur la laissait entrer discrètement dans le théâtre, quand elle n&rsquo;avait pas réussi à trouver une place dans son budget. Parfois, la chance s&rsquo;en mêlait : en 1980, elle gagne dans une tombola une entrée pour le gala d&rsquo;adieux de Beverly Sills. A la fin du spectacle le soprano américain l&rsquo;étreint en lui lançant : «  C&rsquo;était écrit ! ». </p>
<p>Lois Kirschenbaum est née le 21 novembre 1932 à New York, fille unique d&rsquo;Abraham et Gertrude Kirschenbaum (le père est opticien, ce qui ne manque pas de sel). Elle passe son enfance à Brooklyn, dans le quartier de Flatbush et y fait ses études, jusqu&rsquo;au lycée. Au début des années 50, ses parents déménagent à Manhattan, dans l&rsquo;appartement à loyer modéré qu&rsquo;elle occupera jusqu&rsquo;à sa mort. Jusqu&rsquo;à sa retraite en 2004, elle travaillera pour l&rsquo;organisation humanitaire <em>International Rescue Committee</em> (fondée en 1933 par Albert Einstein) où elle sera une modeste standardiste. Lois voit son premier opéra, <em style="font-size: 14.000000953674316px;">Pagliacci</em>, au début des années 50, <a target="_blank" rel="noopener noreferrer" href="/actu/fous-dopera-les-fous-chantants-premiere-partie">au petit Amato Opera</a>. Sa folie nait un peu plus tard. A l&rsquo;époque, Lois est une grande fan des Brooklyn Dodgers. Mais, en 1958, l&rsquo;équipe locale de baseball part pour Los Angeles pour ne plus revenir. La passion de  Lois se rabat alors sur l&rsquo;opéra, après avoir entendu par hasard un enregistrement de Renata Tebaldi chez un disquaire (pour les jeunes générations : cherchez le mot dans un vieux dictionnaire). Comme la quasi totalité du public, elle est d&rsquo;abord une grande fan du soprano, qui règne quasiment sans partage sur l&rsquo;institution, pour le répertoire italien du moins. C&rsquo;était une époque où l&rsquo;on ne se creusait pas la tête en se demandant comment rendre l&rsquo;opéra populaire.</p>
<p> </p>
<p> </p>
<p><img decoding="async" alt="" height="524" src="/sites/default/files/8734514.jpg" width="661" /><br />
Renata Tebaldi suivie par Lois Kirschenbaum </p>
<p> </p>
<p>Mais la folie particulière de Lois n&rsquo;était pas cette fréquentation effrénée du Metropolitan Opera. Sa grande affaire, c&rsquo;est quand le rideau tombait et qu&rsquo;elle se précipitait vers les loges. On disait qu&rsquo;elle entendait les artistes dans la salle, mais qu&rsquo;elle ne les voyait pour de bon que dans les coulisses. Les spectateurs qui venaient saluer un chanteur ou solliciter une dédicace après le spectacle, ne pouvaient manquer de remarquer ce personnage aux lunettes aux verres épais, parlant haut avec une emphase toute brooklynoise, et qui attendait comme eux devant la sortie des artistes, souvent vétue d&rsquo;un imper gris. Quand la porte s&rsquo;ouvrait, Lois, toute fine qu&rsquo;elle fut, bousculait tout le monde sur son passage, aidée de son large cabas, pour être la première à féliciter ses chanteurs préférés (quasiment tous). Elle sortait de son sac des dizaines de photos, des programmes (voire des supports plus fantaisistes) qu&rsquo;elle leur faisait signer. Je l&rsquo;ai ainsi vue faire dédicacer par Samuel Ramey (qu&rsquo;elle adorait et qui le lui rendait bien) une publicité pour les chaussures Mephisto. Lois était un peu rude avec les autres membres du public, très tranchée dans ses avis. Mais elle était tout miel avec les artistes, détaillant leur performance du jour et la comparant avec celles d&rsquo;autres soirées. Ses jugements étaient précis et écoutés (quoique pour le ballet, j&rsquo;ai des doutes) : pour un jeune artiste qui faisait ses débuts, être félicité par Lois était de bon augure (elle fut l&rsquo;une des toutes premières admiratrices de Samuel Ramey, dès son premier Don Basilio au NYCO en 1973 : la basse américaine s&rsquo;en est toujours souvenu). Régine Crespin l&rsquo;avait qualifiée de « Sweetest Girl in New York ». De fait, elle était généralement très bien accueillie par les artistes, en particulier par Plácido Domingo, découvert lui aussi au NYCO. Certains plaisantaient en disant qu&rsquo;ils ne chantaient à New York que pour le plaisir de discuter avec elle après le spectacle. Elle fut donc grandement meurtrie d&rsquo;être bannie un certain temps des coulisses, sans qu&rsquo;aucune raison précise n&rsquo;ait été avancée par la direction du Met (peut-être que certains chanteurs n&rsquo;avaient pas apprécié sa sincérité). Il faut dire aussi que, pendant des années et bien mieux qu&rsquo;Internet, elle compilait les informations recueillies de la bouche même des interprètes et reconstituait les saisons à venir, qu&rsquo;elle distribuait ensuite autour d&rsquo;elle à l&rsquo;entracte tout en mangeant ses propres sandwiches (il y a deux choses que les théâtres détestent : qu&rsquo;on amène sa collation plutôt que de consommer au bar, et qu&rsquo;on annonce à l&rsquo;avance des spectacles gardés jalousement secrets). Si on ne l&rsquo;apercevait pas devant le théâtre, on pouvait parier qu&rsquo;elle avait été mise au courant d&rsquo;un remplacement de dernière minute par son contact le plus sûr dans les murs : la standardiste du Met ! Il arrivait aussi parfois à Lois d&rsquo;oublier ses programmes à l&rsquo;intérieur du théâtre, et de s&rsquo;en apercevoir une fois dehors (elle fit des pieds et des mains un soir pour récupérer des trésors signés par Joan Sutherland qu&rsquo;elle avait laissés dans la loge de celle-ci).</p>
<p> </p>
<p><img decoding="async" alt="" height="371" src="/sites/default/files/lk_1.jpg" title="Avec le réalisateur Kiearn Walsh ©  Kieran Walsh" width="661" /><br />
Avec le réalisateur Kieran Walsh Ⓒ Kieran Walsh</p>
<p> </p>
<p>Au fil des années, Lois accumule une collection considérable de signatures : alors qu&rsquo;on lui posait la question devant moi, elle en avait avoué plus de 100.000 (je ne me souviens plus de la date mais nous étions encore au XX<sup>e</sup> siècle). Pour ahurissant qu&rsquo;il soit, le chiffre est tout à fait crédible  : 10 signatures par spectacles pendant 50 ans, et pour 200 spectacles par an : c&rsquo;est même un minimum (d&rsquo;ailleurs on parle plutôt aujourd&rsquo;hui de 200.000 programmes ou photos). Vu le peu de soin avec lequel elle sortait et rangeait ses photos dans son cabas, dont elle avait toujours un peu de mal à trouver l&rsquo;ouverture, on peut se faire du souci sur l&rsquo;état de cette collection, probablement entassée dans son modeste appartement de l&rsquo;East Village. Quant à vouloir l&rsquo;exposer, n&rsquo;y songeons même pas : à raison de 9 photos par m<sup>2</sup> sur une hauteur de 2,20 m, il faudrait y consacrer une surface d&rsquo;accrochage de plus de 10 km de long&#8230; Une bonne blague aurait été d&rsquo;avoir désigné le Met comme légataire universel, mais il semblerait que la collection ait été léguée à la New York Public Library for the Performing Arts (il n&rsquo;est pas sûr que celle-ci accepte cet encombrant héritage). Quant à les mettre en vente sur eBay, même par paquets de 100 chaque semaine, cela prendrait près de 40 ans : encore faudrait-il trouver assez d&rsquo;acheteurs (et n&rsquo;imaginons même pas l&rsquo;effondrement des cours des autographes induit par une telle manne).  </p>
<p>En 1969, <em>Opera News</em> lui consacre un article. En 1975, son personnage apparait dans le roman <em>Mawrdew Czgowchwz</em> de James McCourt. On peut la voir <a target="_blank" rel="noopener noreferrer" href="https://youtu.be/tqU5p9G7Wgk?t=459">dans ce document sur Luciano Pavarotti, en 1976</a> ou <a target="_blank" rel="noopener noreferrer" href="https://nyti.ms/2vH28H0">ici, à 79 ans</a>. Sa figure est évoquée par <a target="_blank" rel="noopener noreferrer" href="/actu/nous-sommes-tous-folles-vous-savez">Wayne Koestenbaum</a>. En 2007, une soirée est organisée à l&rsquo;occasion de son 75<sup>e</sup> anniversaire, à laquelle participent Marilyn Horne, Renée Fleming et James Levine qui lui remettent une bague et une partition dédicacée de <em>La Bohème</em>. Le réalisateur <a target="_blank" rel="noopener noreferrer" href="https://vimeo.com/73350501">Kieran Walsh lui consacre un documentaire</a>, <em>Quiet Diva</em>, projeté en 2013 mais introuvable depuis. On peut y trouver notamment les témoignages de Mignon Dunn, Shirley Verrett (pour qui le réalisateur fit le déplacement jusqu&rsquo;au Michigan où elle résidait),  Deborah Voigt, Frank Lopardo, Frederica von Stade, et bien sûr, Samuel Ramey.</p>
<p><img loading="lazy" decoding="async" alt="" height="970" src="/sites/default/files/lois-kirchenbaum.jpg" width="1000" /><br />
Avec le soprano Jane Marsch en 2015 Ⓒ Metropolitan Opera Guild</p>
<p>Sur la fin de ses jours, Lois Kirschenbaum ne pouvait plus se déplacer qu&rsquo;en chaise roulante et avait petit à petit renoncé à fréquenter le Met, tout en continuant à suivre ses retransmissions radio hebdomadaires et les exploits des <em>Yankees</em>, successeurs des <em>Dodgers</em>. Elle décède le 27 mars 2021 des suites d&rsquo;une pneumonie et d&rsquo;une défaillance rénale. Elle avait 88 ans. On ne lui connaissait aucune autre famille que celle des artistes qu&rsquo;elle aimait plus que tout au monde.</p>
<p> </p>
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		<title>Disparition de James Levine : des hommages sortent de la houle</title>
		<link>https://www.forumopera.com/breve/disparition-de-james-levine-des-hommages-sortent-de-la-houle/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[La Rédaction]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 20 Mar 2021 09:37:22 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Peut-on distinguer l’artiste de l’homme ? La disparition de James Levine fut l’occasion de débats houleux dont les réseaux sociaux ont le secret. Certains se turent, d’autres dirent sobrement leur admiration de l’artiste et de l’ami. À un fan qui l’interpelle sur les réseaux sociaux (« Auriez-vous laissé votre fils en compagnie de cet homme ? »), &#8230;</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Peut-on distinguer l’artiste de l’homme ? La disparition de <strong>James Levine</strong> fut l’occasion de débats houleux dont les réseaux sociaux ont le secret. Certains se turent, d’autres dirent sobrement leur admiration de l’artiste et de l’ami. À un fan qui l’interpelle sur les réseaux sociaux (« Auriez-vous laissé votre fils en compagnie de cet homme ? »), Anna Netrebko répond comme seule <b>Anna Netrebko</b> peut répondre : « Votre stupidité dépasse les frontières, je vous souhaite de perdre toutes vos dents ». D’autres, comme <b>Aprile Millo</b> qui fut l’un des piliers du Levine sont plus sobres : « Sans prétendre n’avoir jamais été déçue, je n’oublierai pas son amitié, sa vision et &#8211; surtout &#8211; sa majesté en tant que Maestro. Quelles couleurs, quelle beauté, quelle énergie il obtenait d’un orchestre ». La palme du message le plus sage revient à la chef <b>Susanna Mälkki</b> : « Très triste d’apprendre la disparition du Maestro James Levine ; triste également qu’il ait pu blesser des jeunes personnes ; triste enfin que son incroyable travail ait été soudainement balayé. (&#8230;) Je suis heureuse que le monde change et nous sommes tous embarquées sur la même galère : c’est le système qui a favorisé certains comportements et maintenant le monde devient plus sain. Les abus de pouvoir diminueront graduellement à mesure que les témoins de tels agissements sortent du silence. Je me souviens néanmoins d’une artiste qui louait Levine pour sa capacité à la rendre meilleure chaque fois « est-ce vraiment moi qui viens de chanter ? » Et quelle époque, au Met, représenta son mandat. Notre voyage sur terre est bien tortueux, mais merci pour votre Art (&#8230;) Reposez en paix, Maestro Levine. »</p>
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		<title>Aprile Millo, le retour</title>
		<link>https://www.forumopera.com/breve/aprile-millo-le-retour/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Laurent Bury]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 22 Aug 2018 04:35:30 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Hier soir à Londres, Aprile Millo donnait un récital dans le cadre du London Bel Canto Festival. Même si nom est devenu moins familier depuis quelque temps, cette artiste n&#8217;en fut pas moins l&#8217;une des stars du Metropolitan Opera pendant une vingtaine d&#8217;années, depuis ce jour de 1984 où elle avait remplacé au pied levé &#8230;</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Hier soir à Londres, <strong>Aprile Millo</strong> donnait un récital dans le cadre du London Bel Canto Festival. Même si nom est devenu moins familier depuis quelque temps, cette artiste n&rsquo;en fut pas moins l&rsquo;une des stars du Metropolitan Opera pendant une vingtaine d&rsquo;années, depuis ce jour de 1984 où elle avait remplacé au pied levé Anna Tomowa-Sintow dans le rôle d&rsquo;Amelia d&rsquo;<em>Un bal masqué</em>. Devenue le lirico spinto attitré du Met, elle avait chanté et enregistré les plus grands rôles verdiens sous la direction de James Levine, avec pour partenaires Placido Domingo ou Luciano Pavarotti. L&rsquo;une de ses dernières apparitions sur la première scène new-yorkaise avait été une Gioconda en 2006. Voilà que son nom revient dans les programmes, et l&rsquo;on pourra bientôt l&rsquo;entendre en octobre à l&rsquo;Opéra de Rio dans le rôle-titre d&rsquo;<i>Adrienne Lecouvreur</i>, mais en concert, et aucun retour sur les scènes ne semble prévu. Pourtant, puisqu&rsquo;elle vient de fêter ses 60 ans en avril dernier, madame Millo a encore une longue carrière devant elle, si l&rsquo;on songe aux exemples donnés par Mariella Devia ou Edita Gruberova. </p>
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		<title>Carlo Bergonzi honoré par Busseto</title>
		<link>https://www.forumopera.com/breve/carlo-bergonzi-honore-par-busseto/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Christophe Rizoud]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 13 Jul 2017 14:14:23 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Alors que l’on célèbre aujourd’hui le 93e anniversaire de la naissance de Carlo Bergonzi (et dans douze jours, le 25 juillet, le 3e de sa disparition), la ville natale de Verdi, Busseto, où le ténor vécut et ouvrit un hôtel restaurant en 1965 – I due Foscari – lui dédie une de ses places. La &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>Alors que l’on célèbre aujourd’hui le 93e anniversaire de la naissance de <strong>Carlo Bergonzi </strong>(et dans douze jours, le 25 juillet, le 3<sup>e</sup> de sa disparition), la ville natale de Verdi, Busseto, où le ténor vécut et ouvrit un hôtel restaurant en 1965 – <em>I due Foscari </em>– lui dédie une de ses places. La cérémonie aura lieu samedi prochain, 15 juillet, à 19h30 et sera suivie d’un concert auquel participera la soprano<strong> Aprile Millo</strong> (avec laquelle Carlo Bergonzi chanta en 1986 <em>I Lombardi alla Prima Crociata</em>). « <em>Baptiser une place du nom de mon père l’honore et rend fière sa famille</em> », a déclaré son fils Marco au quotidien parmesan <a target="_blank" rel="noopener noreferrer" href="http://www.parmapress24.it/2017/07/10/busseto-piazza-dedicata-allo-scomparso-carlo-bergonzi/">ParmaPress24</a>, « <em>je pense que Busseto doit être fier d&rsquo;avoir une place dédiée à quelqu’un comme Carlo Bergonzi qui a contribué de manière significative à porter haut le nom de Busseto dans le monde</em> ».</p>
<p><iframe allowfullscreen="" frameborder="0" height="315" src="https://www.youtube.com/embed/h5Q9hjSpqL0" width="560"></iframe></p>
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		<item>
		<title>Luisa Miller</title>
		<link>https://www.forumopera.com/cd-dvd-livre/luisa-miller-gloire-a-james-levine/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Jean Michel Pennetier]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 18 Sep 2016 16:57:58 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Enregistrée dans la foulée de représentations au Metropolitan Opera de New-York, cette Luisa Miller nous offre le meilleur de deux mondes : une prise de son studio exceptionnelle et l&#8217;énergie du théâtre. Mené de main de maître par James Levine, l&#8217;orchestre du Met est précis, nerveux, racé. Le chef new-yorkais impose une énergie toscaninienne dès l&#8217;ouverture et &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>Enregistrée dans la foulée de représentations au Metropolitan Opera de New-York, cette <em>Luisa Miller</em> nous offre le meilleur de deux mondes : une prise de son studio exceptionnelle et l&rsquo;énergie du théâtre. Mené de main de maître par<strong> James Levine</strong>, l&rsquo;orchestre du Met est précis, nerveux, racé. Le chef new-yorkais impose une énergie toscaninienne dès l&rsquo;ouverture et la tension dramatique ne faiblira jamais. On se surprend à découvrir des passages que l&rsquo;on jugeait mineurs, tel le chœur d&rsquo;entrée dont Levine magnifie la reprise. Mais jamais ce souci du détail ne vient polluer la vision globale : avec Levine, <em>Luisa Miller</em> devient une implacable course à l’abime.</p>
<p>Quand elle apparut sur les plus grandes scènes lyriques, à partir de 1984 et durant une dizaine d’années, <strong>Aprile Millo</strong> fut considérée comme la relève des plus grands sopranos verdiens de l’âge d’or. Captée à l’apogée de ses moyens, sa Luisa est un excellent témoignage de son art : un timbre riche, une voix puissante mais capable de beaux piani, une interprétation dramatique juste. Cette réussite est d’autant plus remarquable que l’écriture du rôle est particulièrement difficile : il réclame à la fois une grande maîtrise des coloratures (dans l’entrée de Luisa notamment), mais aussi une voix large, apte à donner aux derniers actes tout le dramatisme nécessaire. A ses côtés, <strong>Plácido Domingo</strong> est à nouveau Rodolfo, rôle qu’il enregistra avec Katia Ricciarelli une dizaine d’années auparavant (il remplace pour cet enregistrement Michael Sylvester qui venait de chanter le rôle sur scène aux côtés des cinq autres rôles principaux). Avec le temps, le timbre s’est assombri et évoque le bronze plutôt que l&rsquo;argent, mais l’aisance vocale est la même. L’interprétation dramatique est plus fouillée, notamment au niveau des récitatifs, et la voix du ténor espagnol s’accorde parfaitement avec celle du soprano américain (pour les amateurs de notes aiguës, précisons que Domingo conclut sans extrapolation le célèbre « Quando le sere al placido »).  La carrière artistique de <strong>Vladimir Chernov </strong>fut également assez courte mais tout aussi éclatante, en particulier dans les rôles verdiens. Son Miller est en tous points remarquable : un beau timbre, un phrasé parfait, un aigu sans faille et une interprétation vivante et émouvante. Le Wurm du vétéran <strong>Paul Plishka</strong> est un brin caricatural, mais la composition finit par emporter l’adhésion et par faire oublier une légère usure des moyens. Le  Conte di Walter de <strong>Jan-Hendrik Rootering</strong> contraste intelligemment par une certaine distance aristocratique, mais le timbre n’est pas très caractérisé. Enfin, <strong>Florence Quivar</strong> apporte noblesse et musicalité au rôle de Federica.</p>
<p>Chanteurs, orchestre et surtout chef, nous offrent ici une absolue réussite : un disque que l’on réécoutera souvent et avec un plaisir renouvelé</p>
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