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	<title>Jean-Francis MONVOISIN - Artiste - Forum Opéra</title>
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	<description>Le magazine en ligne de l&#039;opéra</description>
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	<title>Jean-Francis MONVOISIN - Artiste - Forum Opéra</title>
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		<title>Œdipe sur la route</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Laurent Bury]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 25 May 2015 05:35:32 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Bizarrement, il a fallu que douze années s’écoulent pour que cet enregistrement live se transforme en disque commercialisé. Tant mieux pour Pierre Bartholomée, dont l’œuvre pourra ainsi être mieux connue, même si elle n’a pas attendu cette parution pour se diffuser et s’exporter (on annonce une création à Metz en 2017, Nous sommes éternels). Dans &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>Bizarrement, il a fallu que douze années s’écoulent pour que cet enregistrement <em>live</em> se transforme en disque commercialisé. Tant mieux pour Pierre Bartholomée, dont l’œuvre pourra ainsi être mieux connue, même si elle n’a pas attendu cette parution pour se diffuser et s’exporter (on annonce une création à Metz en 2017, <em>Nous sommes éternels</em>). Dans l’idéal, peut-être aurait-il fallu pouvoir disposer d’une captation vidéo pour appréhender cette œuvre dans la totalité de ses aspects, mais c’est beaucoup demander, et l’on sait la frilosité du marché en matière de DVD d’opéras contemporains, sauf exceptions comme le <em>Claude</em> de Thierry Escaich récemment paru chez Bel Air Classiques.</p>
<p>Privé de sa composante visuel, ce premier opéra du chef et compositeur belge (né en 1937) n’échappe pas entièrement à une certaine monotonie. Il semble parfois que Pierre Bartholomée se soit donné pour modèle un œuvre dont les qualités dramatiques sont loin d’être évidentes : <em>Saint François d’Assise</em>, auquel on songe à plusieurs reprises, notamment à cause d’une certaine façon de déclamer le français, à cause de sonorités rappelant une modernité déjà entrée dans l’histoire, et sans doute aussi à cause de l’artiste qui interprète le rôle-titre, durablement associé à l’œuvre de Messiaen. On se raconte, on parle ici bien plus qu’on n’agit, mais la partition exige des chanteurs des écarts et une véhémence un peu systématique dans l’intonation, là aussi source d’une relative uniformité.</p>
<p>C’est surtout sensible pour deux des trois rôles principaux. Le ténor français <strong>Jean-Francis Monvoisin</strong> s’est peu à peu fait une spécialité des rôles les plus lourds, non sans forcer ses moyens, avec des résultats assez déplaisants à entendre, déjà en 2003. Son Clios n’échappe pas à ce constat, et même en dehors des aigus un peu criés, la voix n’a rien de bien agréable. Le problème est un peu identique avec la soprano italienne <strong>Valentina Valente</strong>, la première chanteuse de la péninsule à interpréter la Lulu d’Alban Berg, et qui participa à la création italienne du <em>Lear</em> de Reimann qu’on verra l’an prochain à l’Opéra de Paris. On le voit, les partitions les plus ardues ne lui faisaient pas peur, mais son Antigone est un peu trop uniformément criarde : ce qui passe dans les premières minutes pour un dramatisme bienvenu tourne vite au glapissement systématique. Pour <strong>José Van Dam</strong>, alors âgé de 63 ans, les adieux à La Monnaie étaient encore loin (ils ne viendraient qu’en 2010, avec le <em>Don Quichotte</em> de Massenet). Sans avoir conservé toute la souplesse de sa jeunesse, la voix avait alors encore beaucoup de ressources, et cet Œdipe écrit pour lui exploitait parfaitement ses qualités d’interprète.</p>
<p>Dans des rôles nettement plus épisodiques, on distingue <strong>Hanna Schaer</strong> en Diotime, ou la mezzo britannique <strong>Ruby Philogene</strong>. Le chœur étant « invisible », selon un procédé qui n’allait pas tarder à devenir un peu trop pratiqué, sa voix est parfois, sinon inaudible, du moins assez étouffée car venant des coulisses. A la tête de <strong>l’orchestre symphonique de la Monnaie, Daniele Callegari</strong> ne peut faire de miracle et conférer à l’œuvre tout le sel qu’on aurait aimé y trouver.</p>
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		<title>BRITTEN, The Turn of the Screw — Tours</title>
		<link>https://www.forumopera.com/spectacle/the-turn-of-the-screw-tours-isabelle-cals-au-bal-du-diable/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Christophe Rizoud]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 18 Mar 2014 17:34:35 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>  En 2008 à Bordeaux déjà, The Turn of the Screw, mis en scène par Dominique Pitoiset, avait su rallier nos suffrages. Un pavillon de banlieue meublé années 1960, avec au fond une baie vitrée ouverte sur un jardinet sert de décor unique et coutumier au drame qui, conformément au titre de la pièce, se &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>           </p>
<p>			En <a target="_blank" rel="noopener noreferrer" href="http://www.forumopera.com/index.php?mact=News,cntnt01,detail,0&amp;cntnt01articleid=571&amp;cntnt01returnid=54">2008 à Bordeaux</a> déjà, <em>The Turn of the Screw</em>, mis en scène par <strong>Dominique Pitoiset</strong>, avait su rallier nos suffrages. Un pavillon de banlieue meublé années 1960, avec au fond une baie vitrée ouverte sur un jardinet sert de décor unique et coutumier au drame qui, conformément au titre de la pièce, se visse peu à peu jusqu&rsquo;à basculer dans l&rsquo;horreur. Des lumières blafardes, des costumes anonymes, une scénographie explicite déposent sur les engrenages diaboliques de l&rsquo;histoire leur goutte d’huile frelatée. Mais, en franchissant la Loire, le spectacle semble avoir perdu de sa stimulante ambiguïté. Les questions sur la santé mentale de la gouvernante, l&rsquo;existence des spectres ou la nature des relations entre les différents protagonistes n&rsquo;ont plus lieu d&rsquo;être. Non que le parti-pris scénique se soit simplifié – on reste séduit par cette approche factuelle qui fait du chef d&rsquo;œuvre de Britten un opéra de la folie ordinaire – mais la lecture musicale radicalise le propos. Qu&rsquo;il s&rsquo;agisse de la direction implacable d&rsquo;<strong>Ariane Matiakh</strong>, d&rsquo;une efficacité démoniaque mais dépourvue de mystère, ou de la manière dont les deux fantômes hantent l’opéra. <strong>Cecile Perrin </strong>est une Miss Jessel trop puissamment affirmée pour laisser place à la moindre supposition. La puissance de la voix, la chair meurtrie du timbre écartent d&#8217;emblée toute tentation d’hypothèse. Le Peter Quint de <strong>Jean-Francis Monvoisin</strong> prête encore moins matière à discussion, plus violent que malsain, horrifique ne serait-ce que par la manière dont il (ab)use d&rsquo;effets réalistes, dépassant les limites d&rsquo;un insolite <em>sprechgesang</em> pour oser le cri, sans que la composition ne sombre cependant dans le grandguignolesque. Là est l’exploit d&rsquo;une incarnation en panne d&rsquo;étrangeté, qui engendre un tenace sentiment de malaise.</p>
<p>			 <br />
			En double salubre de la Gouvernante, <strong>Hanna Schaer</strong> reste confondante de vérité vocale et scénique. Les deux enfants – <strong>Louise Van der Mee</strong> et <strong>Samuel Mallet</strong>, 13 ans l&rsquo;un et l&rsquo;autre – sont élèves de la Maitrise d&rsquo;enfants du Conservatoire de Tours. Leur inexpérience, que révèlent verdeur et raideur, peut être envisagée comme un surcroit de perversité. A Bordeaux, Mireille Delunsch proposait de La Gouvernante un portrait que l&rsquo;on pensait définitif.<strong> Isabelle Cals</strong> réussit à atteindre la même intensité d’expression, tant le jeu et le chant épousent les moindres inflexions du rôle. Désormais soprano à part entière (après avoir chanté Carmen, Concepcion et Metella), la voix répond à toutes les sollicitations de la partition, moins charnelle que spirituelle mais vacillante et déterminée, acerbe et douce, pitoyable et inquiétante, en un mot : équivoque. Et si finalement, ce <em>Tour d&rsquo;écrou</em> tourangeau continue d&rsquo;interroger, une fois le rideau tombé, c&rsquo;est par la force d&rsquo;une interprétation qui, sans concéder la moindre note, sait préserver la part d&rsquo;ombre nécessaire à l’opéra de Britten. <br />
			 </p>
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		<title>MOZART, La finta giardiniera — Freiburg</title>
		<link>https://www.forumopera.com/spectacle/une-longue-soiree/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Christophe Schuwey]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 09 Jan 2009 17:18:39 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>L&#8217;Opéra de Fribourg nous propose cette année La Finta Giardiniera de Mozart, oeuvre de jeunesse, mais que Jean-Victor Hocquard voyait comme un coup de maître. Ce dramma giocoso (genre à mi chemin entre le seria et le buffa) conserve une structure assez traditionnelle, bien que parsemée d&#8217;innovations et d&#8217;essais assez brillants, qui laissent entrevoir le &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>          L&rsquo;Opéra de Fribourg nous propose cette année <em>La Finta Giardiniera</em> de Mozart, oeuvre de jeunesse, mais que Jean-Victor Hocquard voyait comme un coup de maître. Ce <em>dramma giocoso</em> (genre à mi chemin entre le <em>seria </em>et le <em>buffa</em>) conserve une structure assez traditionnelle, bien que parsemée d&rsquo;innovations et d&rsquo;essais assez brillants, qui laissent entrevoir le futur compositeur des <em>Nozze di Figaro</em>. Malgré tout, cet opéra nous parait nécessiter plus que d&rsquo;autres une approche convaincante ou des chanteurs de première classe pour ne pas sombrer dans la léthargie. Le pari de le faire revivre est-il réussi ?</p>
<p>Ce n&rsquo;est pas la mise en scène qui empêchera l&rsquo;ennui de s&rsquo;installer. <strong>Gisèle Sallin</strong> et <strong>Jean-Claude de Bemels</strong>, s&rsquo;inspirant de la peinture de Fragonard, proposent quelque chose d&rsquo;assez beau (si l&rsquo;on passe sur le faux marbre à l’aspect plastique et les «arbres-brosses»), mais de terriblement statique. Certes, on peut se demander si le drame en lui-même permet quelque chose de plus inventif, mais le fait est qu&rsquo;après une vingtaine de minutes, on se rend compte que la mise en scène se limite, en gros, à quelques postures répétées durant les trois heures et quelques du spectacle. Peut-être est-ce proche de la mise en scène originale? Toujours est-il que, bien que charmant, cela ne va pas bien loin, et ne tient pas la durée.</p>
<p>Le plateau vocal est d’une veine similaire, assez homogène, sans faire beaucoup d&rsquo;étincelles. <strong>Brigitte Balleys</strong> (Ramiro) n&rsquo;est plus que l&rsquo;ombre d&rsquo;elle-même, tentant des effets qui ne masquent que difficilement la voix émiettée et l&rsquo;essoufflement dont elle est victime, gâchant en particulier son deuxième air, probablement un des plus beaux de la partition. <strong>Jean-Francis Monvoisin</strong> (Podestà), précédemment Luigi dans <em>Il Tabarro</em> sur cette même scène, campe son personnage d&rsquo;une voix solide et puissante, qui convient bien à ce rôle. <strong>Avi Klemberg</strong> (Belfiore) est un ténor assez charmant, aux aigus de temps à autre un peu poussifs, qui nous aura paru globalement assez fade. La Serpetta d’<strong>Inès Schaffer</strong> est correctement interprétée, en dépit de graves manquant de corps. On sourit aux mimiques de <strong>René Perler</strong> (Nardino) qui paraissent pourtant un peu décalées du point de vue scénique. On relèvera toutefois les deux belles prestations de <strong>Bénédicte Tauran</strong> et <strong>Diana Petrova</strong>, qui se distinguent clairement comme les grandes réussites de cette production. La première nous offre une voix belle, bien accrochée, au timbre riche et aux attaques précises: ses entrées sont à chaque fois un vrai bonheur et redonnent vie au spectacle. La seconde, malgré une projection un peu faible, révèle une voix profondément touchante et une magnifique musicalité.</p>
<p>L&rsquo;orchestre OPUS de Berne nous gratifie d’une prestation globalement correcte: on déplore toutefois le manque de précision des cordes, défaut qui se répète au fil des productions de l’Opéra de Fribourg. La direction de <strong>Laurent Gendre</strong>, qui aura su à chaque instant et avec brio faire ressortir les accents et les nuances de cette partition, mérite en revanche les plus vifs éloges. </p>
<p>Le choix de l’Opéra de Fribourg de privilégier les oeuvres peu jouées est une bonne option, évitant de faire en double ce que d’autres maisons, budget oblige, font mieux. Cela permet en outre de belles découvertes et des spectacles originaux. Pourtant, force est de constater que ce qui nous a été présenté cette année n’est pas à proprement parler une réussite. Le spectacle fonctionne, mais rien de plus. </p>
<p> </p>
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