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	<title>Elijjah MOSHINSKY - Artiste - Forum Opéra</title>
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	<description>Le magazine en ligne de l&#039;opéra</description>
	<lastBuildDate>Tue, 10 Jun 2025 13:58:46 +0000</lastBuildDate>
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	<title>Elijjah MOSHINSKY - Artiste - Forum Opéra</title>
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	<item>
		<title>Sonya Yoncheva renonce à La Dame de Pique</title>
		<link>https://www.forumopera.com/breve/sonya-yoncheva-renonce-a-la-dame-de-pique/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Thierry Verger]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 08 Jun 2025 16:00:00 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Sonya Yoncheva annonce par les réseaux sociaux qu’elle a dû renoncer aux dernières représentations de La Dame de Pique, dont la dernière s’est tenue ce samedi au Metropolitan Opera de New York. La diva bulgare fait état de forts symptômes fiévreux. Autour de Yoncheva (Liza), on retrouvait un cast de catégorie premium avec Arsen Soghomonyan en &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Sonya Yoncheva</strong> annonce par <a href="https://www.instagram.com/p/DKm0IFVRNVR/">les réseaux sociaux</a> qu’elle a dû renoncer aux dernières représentations de <em>La Dame de Pique</em>, dont la dernière s’est tenue ce samedi au Metropolitan Opera de New York. La diva bulgare fait état de forts symptômes fiévreux. Autour de Yoncheva (Liza), on retrouvait un cast de catégorie premium avec<strong> Arsen Soghomonyan </strong>en Herman, <strong>Alexei Markov</strong> (Tomsky), <strong>Igor Golovatenko</strong> (Yeletsky) ou encore <strong>Violeta Urmana</strong> en Grafinya. La production était celle de <strong>Elijah Moshinsky</strong>, la direction musicale assurée par <strong>Keri-Lynn Wilson</strong>.<br />
Yoncheva donne rendez-vous à ses fans new-yorkais pour <em>Andrea Chénier</em> (Maddalena du Coigny) avec six représentations en novembre et décembre prochains.<br />
Il va de soi que nous présentons à Sonya Yoncheva tous nos vœux de prompt et complet rétablissement.</p>
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		<title>STRAUSS, Ariadne auf Naxos — New York</title>
		<link>https://www.forumopera.com/spectacle/ariadne-auf-naxos-new-york-en-direct-de-new-york-lise-davidsen-nouvelle-star-du-met/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Christian Peter]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 14 Mar 2022 05:02:00 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Depuis sa victoire au concours Operalia en 2015, Lise Davidsen s’est rapidement imposée sur les grandes scènes internationales en suivant un parcours jalonné de succès. L’ampleur de sa voix de soprano dramatique et la splendeur de son timbre ont subjugué les publics les plus exigeants, celui de Bayreuth notamment. Dès novembre 2019 la soprano norvégienne &#8230;</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Depuis sa victoire au concours Operalia en 2015, <strong>Lise Davidsen</strong> s’est rapidement imposée sur les grandes scènes internationales en suivant un parcours jalonné de succès. L’ampleur de sa voix de soprano dramatique et la splendeur de son timbre ont subjugué les publics les plus exigeants, celui de Bayreuth notamment. Dès novembre 2019 la soprano norvégienne effectue des débuts fulgurants sur la scène du Metropolitan Opera dans <em>La Dame de pique</em>. Il n’en fallut pas davantage pour qu’elle soit programmée cette saison dans deux opéras, <em>Les Maîtres Chanteurs de Nuremberg</em> à l’automne dernier et <em>Ariane à</em> <em>Naxos</em>, l’un de ses rôles fétiches, pour lequel elle obtient le privilège de participer aux retransmissions du Met dans les cinémas.</p>
<p><img fetchpriority="high" decoding="async" alt="" class="image-large" height="312" src="/sites/default/files/styles/large/public/ariadne_auf_naxos.2._marty_sohl.jpg?itok=G_KqKY86" title="Lise Davidsen &amp; Brandon Jovanovich © Marty Sohl / Met Opera" width="468" /><br />
	Ariadne auf Naxos © Marty Sohl / Met Opera</p>
<p>Absent depuis une dizaine d’années de la première scène new-yorkaise, l’opéra de Richard Strauss est proposé dans la production d’<strong>Elijah Moshinsky</strong>, créée en 1993, avec Jessye Norman dans le rôle-titre et filmée dix ans plus tard en vue d’une parution en DVD avec Deborah Voigt et Natalie Dessay. Cette production tout à fait traditionnelle a bien traversé le temps, seuls certains costumes, ceux de Zerbinette et de ses comparses notamment, trahissent son âge. L’action est située au dix-huitième siècle, le prologue se déroule dans un décor monumental qui représente les coulisses d’un théâtre et l’arrière de la scène. Côté jardin, on aperçoit des escaliers qui mènent sans doute à l’appartement du riche propriétaire des lieux. L’acte unique se déroule  sur le plateau nu avec comme toiles de fond une succession de rideaux aux motifs bleutés. Le dernier s’ouvre pour laisser apparaître un voilier rouge lors de l’arrivée de Bacchus et, à la fin de l’opéra, un soleil gigantesque vers lequel se dirige le couple nouvellement formé.</p>
<p>La distribution, sans faille, offre un écrin de luxe à la <em>prima donna</em>. Les seconds rôles n’appellent que des éloges, <strong>Sean Michael Plumb</strong> campe un Arlequin vif et sonore au timbre chaleureux, <strong>Ryan Speedo Green</strong> ne lui cède en rien sur le plan du volume. <strong>Alok Kumar</strong> et <strong>Miles Mikkanen</strong> complètent avec bonheur ce quatuor facétieux. Les voix des trois Naïades se marient harmonieusement dans leurs interventions ponctuées par les suraigus de <strong>Deanna Breiwick</strong>. Leur apparition, juchées sur un dispositif à roulettes de plusieurs mètres de haut, produit un effet spectaculaire. Comme il le confie lors de son interview à l’entracte, <strong>Wolfgang  Brendel</strong> prend un grand plaisir à incarner le Majordome avec sa voix de baryton qui donne l’impression que par moment il chante. <strong>Isabel Leonard</strong> (le Compositeur) interprète son premier rôle Straussien au Met. La cantatrice est attachante, elle possède une belle présence scénique et une ligne de chant raffinée, son timbre clair traduit à merveille la jeunesse du personnage, cependant son duo avec Zerbinette recèle bien peu d’émotion et son air « Seien wir wieder gut » aurait gagné à conclure le prologue avec davantage d’éclat. <strong>Brenda Rae</strong> en revanche ne manque ni de brillance ni d’abattage. Ella campe une Zerbinette chaleureuse et sensible aux aigus étincelants et aux trilles impeccables, dont elle n’est pas avare. Son grand air « Grossmächtige Prinzessin » ne se réduit pas à une simple démonstration de virtuosité, il est empreint de tendresse et d’empathie vis-à-vis d’Ariane. <strong>Brandon Jovanovich</strong> s’impose dès son entrée grâce à sa voix solide et son timbre viril. Hélas, les choses se gâtent un peu lors du duo final dans lequel on l&rsquo;aurait souhaité plus héroïque. De plus, ses aigus plafonnent et sonnent un peu bas. Il faut dire que le rôle est réputé inchantable et en face de lui, les moyens impressionnants de sa partenaire ne lui facilitent pas la tâche.</p>
<p><img decoding="async" alt="" class="image-large" height="312" src="/sites/default/files/styles/large/public/ariadne_auf_naxos_4._marty_sohl.jpg?itok=IHoJV79i" title="Ariadne auf Naxos © Marty Sohl / Met Opera" width="468" /><br />
	Ariadne auf Naxos © Marty Sohl / Met Opera</p>
<p>On l’aura compris <strong>Lise Davidsen</strong> est la grande triomphatrice de la soirée, le public ne s’y trompe pas et lui réserve une belle ovation lors des saluts. La voix est immense, les aigus insolents et les graves solides. De plus, la cantatrice possède un timbre chatoyant qui ne laisse pas indifférent. Son monologue « Es gibt ein Reich » tout empli de nostalgie, témoigne de sa capacité à nuancer sa ligne de chant, il constitue l’un des plus aboutis que nous ayons entendus. La saison prochaine, Davidsen aura de nouveau les honneurs d’une retransmission dans les cinéma, cette fois dans<em> Le Chevalier à la</em> <em>rose </em>où elle incarnera La Maréchale.</p>
<p>Au pupitre <strong>Marek Janovski</strong> propose une direction alerte dans le prologue, suave au cours de l’acte unique, puissante dans le final et scintillante de bout en bout.</p>
<p>Le samedi 26 mars,  le Metropolitan Opera retransmettra dans les cinémas du réseau Pathé Live<em> Don</em> <em>Carlos</em> de Verdi dans sa version originale en français.</p>
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		<item>
		<title>Décès d&#8217;Elijah Moshinsky</title>
		<link>https://www.forumopera.com/breve/deces-delijah-moshinsky/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Cedric Manuel]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 17 Jan 2021 10:30:00 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Le metteur en scène Elijah Moshinsky est mort à Londres quelques jours après son 75ème anniversaire, le 14 janvier dernier. Les familiers des productions abondamment filmées de Luisa Miller, au Metropolitan Opera de New York, ou de Simon Boccanegra à Londres – opéra qu&#8217;il aimait tout particulièrement et dont il a réglé une nouvelle reprise en &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>Le metteur en scène Elijah Moshinsky est mort à Londres quelques jours après son 75ème anniversaire, le 14 janvier dernier.</p>
<p>Les familiers des productions abondamment filmées de <em>Luisa Miller</em>, au Metropolitan Opera de New York, ou de <em>Simon Boccanegra</em> à Londres – opéra qu&rsquo;il aimait tout particulièrement et dont il a réglé une nouvelle reprise en 2018 – se souviennent sans doute de mises en scènes souvent assez classiques, aux détails soignés et qui ont souvent paru inusables même après plusieurs décennies. Elijah Moshinsky était un homme de théâtre venu très tôt à la mise en scène en réglant <em>Le Procès</em> de Kafka alors qu&rsquo;il était encore étudiant à Melbourne, et très tôt également à l&rsquo;opéra par un coup de maître, la fameuse production de <em>Peter Grimes</em> pour Covent Garden en 1975, qu&rsquo;il portera à Garnier 6 ans plus tard pour l&rsquo;entrée tardive du chef-d&rsquo;œuvre de Britten au répertoire de l&rsquo;Opéra de Paris. Si la Ville lumière ne le reverra plus guère, Moshinsky apportera ses visions à la fois soucieuses d&rsquo;exactitude et attachées à proposer une direction d&rsquo;acteurs cohérente et précise dans de nombreuses maisons d&rsquo;opéra à travers le monde, notamment en Italie (Milan, Florence), aux Etats-Unis (New York, Chicago), en Australie et surtout au Royaume-Uni, particulièrement à Londres.</p>
<p>Né de parents d&rsquo;origine russe à Shanghai en 1946, Elijah Moshinsky a grandi en Australie, dont il a pris la nationalité. Cet amoureux de Shakespeare au théâtre l&rsquo;était surtout de Verdi à l&rsquo;opéra, malgré l&rsquo;éclectisme des oeuvres qu&rsquo;il a mises en scène, de Wagner à Ligeti, en passant par Mozart, Stravinsky ou Saint-Saëns. L&rsquo;actuel directeur musical de Covent Garden, Antonio Pappano soulignait pour sa part, à l&rsquo;annonce de la disparition du metteur en scène, que la connaissance que celui-ci avait de Verdi était simplement « extraordinaire » et qu&rsquo;il était pour lui un « disciple ». C&rsquo;est en tout cas un artiste prolifique et passionné que le monde de l&rsquo;opéra perd aujourd&rsquo;hui.</p>
<p> </p>
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			</item>
		<item>
		<title>Luisa Miller au Met : infatigable Domingo</title>
		<link>https://www.forumopera.com/breve/luisa-miller-au-met-infatigable-domingo/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Christian Peter]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 15 Apr 2018 02:52:00 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Ce samedi 14 avril le Metropolitan Opera a retransmis dans les cinémas Luisa Miller de Verdi dans la production de Elijah Moshinsky créée en 2001. Les décors, cela ne surprendra personne, sont tout à fait traditionnels. L’action se déroule alternativement sur la place d’un village bordée de maisons et dans le grand salon aux murs &#8230;</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Ce samedi 14 avril le Metropolitan Opera a retransmis dans les cinémas <em>Luisa Miller</em> de Verdi dans la production de <strong>Elijah Moshinsky</strong> créée en 2001. Les décors, cela ne surprendra personne, sont tout à fait traditionnels. L’action se déroule alternativement sur la place d’un village bordée de maisons et dans le grand salon aux murs sombres du château du Comte Walter où trône une imposante cheminée, au pied d’un grand escalier. Le dernier tableau se situe dans la demeure rustique de Miller. La seule audace du metteur en scène australien est d’avoir transposé l’action – initialement située dans un village tyrolien au dix-septième siècle – dans l’Angleterre victorienne des années 1840. La direction d’acteurs, minimaliste, donne l’impression que les interprètes sont la plupart du temps livrés à eux-mêmes.<br />
	Cependant l’intérêt majeur de ce spectacle réside dans sa remarquable distribution, homogène jusque dans les rôles secondaires. Ainsi les interventions du personnage épisodique de Laura ne passent pas inaperçues grâce au timbre suave de la jeune <strong>Rihab Chaieb</strong>. Les deux rôles de basse trouvent en <strong>Dmitry Belosselskiy</strong> et <strong>Alexander Vinogradov</strong>, dont ce sont les débuts au Met, deux interprètes de haut vol. Le premier campe un Wurm veule et détestable à souhait. Le second prête son timbre rocailleux et son grave abyssal au personnage inquiétant du comte Walter qu’il incarne avec une sévérité glaciale. La voix sombre, proche du contralto, d’<strong>Olesya Petrova </strong>capte d’emblée l’attention. En proie à la jalousie, sa Duchesse Elena n’est pas dépourvue d’humanité comme en témoigne ses accents nostalgiques lorsqu’elle évoque ses jeunes années ou la compassion qu’elle exprime face à Luisa.</p>
<p>Quant aux trois interprètes principaux ils chantaient tous cet ouvrage pour la première fois à commencer par le vétéran <strong>Placido Domingo</strong> qui ajoute ainsi un cent quarante-neuvième rôle à son vaste répertoire et s’en tire avec éclat, en dépit d’un démarrage précautionneux. En effet, l’écriture éminemment belcantiste du premier acte le met en difficulté dans la cabalette de son air dont les vocalises sont survolées. Prudemment, il évitera comme ses collègues d’ailleurs, de la doubler. Cependant au fur et à mesure que l’intrigue avance son personnage est incarné avec conviction et une voix sonore dont le vibrato perceptible en début de soirée s&rsquo;estompe pour atteindre un sommet d’émotion au dernier acte où il parvient à traduire l’inquiétude, la souffrance du père de Luisa avec des accents poignants qui lui vaudront une longue ovation debout au rideau final. Miller se révèle finalement l’un des emplois les plus convaincants de Domingo dans la tessiture de baryton.</p>
<p>Pour sa troisième apparition de la saison dans les retransmissions du Met, <strong>Sonya Yoncheva</strong> trouve un rôle qui convient idéalement à ses moyens, dans lequel sa voix onctueuse s’épanouit sans effort. Si les ornements de son air d’entrée sont négociés avec prudence – le trille est à peine esquissé – elle confère à son héroïne une dimension tragique dans la grande scène du deuxième acte qui l’oppose à Wurm et une émotion palpable durant toute la scène finale. Aucune trace de fatigue n’est perceptible dans cette voix saine aux aigus brillants en dépit de l’accumulation des rôles que la soprano a abordés cette saison.</p>
<p>Enfin <strong>Piotr Beczala</strong>  est un Rodolphe au charme irrésistible, d’une insolente santé vocale. Sa voix admirablement projetée, ses aigus percutants et l’élégance de sa ligne de chant font de son air « Quando le sere al placido » et de la cabalette qui suit, l’un des temps forts de la soirée. Voilà un emploi qui met en valeur toutes les qualités du ténor polonais, il s’agit probablement là de son meilleur rôle verdien.</p>
<p>Au pupitre, <strong>Bertrand de Billy</strong> propose une direction nerveuse et précise qui n’évite pas quelques brutalités au premier acte. Au deux, son sens du théâtre réserve quelque moment d’une grande intensité dramatique tandis que le duo final des personnages principaux est conduit avec une exquise délicatesse.</p>
<p>Pour sa dernière retransmission de la saison dans les cinémas du réseau Pathé Live, le Metropolitan Opera proposera <em>Cendrillon</em> de Massenet le samedi 28 avril.</p>
<p><iframe allow="autoplay; encrypted-media" allowfullscreen="" frameborder="0" height="315" src="https://www.youtube.com/embed/LE9n706tugU" width="560"></iframe></p>
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			</item>
		<item>
		<title>VERDI, Luisa Miller — New York</title>
		<link>https://www.forumopera.com/spectacle/luisa-miller-new-york-avec-les-tripes/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Jean Michel Pennetier]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 14 Apr 2018 12:46:32 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Le rôle-titre de Luisa Miller est particulièrement difficile à distribuer. L’air d’entrée exige des qualités de coloratures, avec des trilles et des aigus piquées. La voix doit être allégée pour faire ressortir l’ingénuité heureuse de l’héroïne. On y attend un soprano lyrique. A l’acte II, la scène avec Wurm réclame au contraire des qualités de &#8230;</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Le rôle-titre de <em>Luisa Miller</em> est particulièrement difficile à distribuer. L’air d’entrée exige des qualités de coloratures, avec des trilles et des aigus piquées. La voix doit être allégée pour faire ressortir l’ingénuité heureuse de l’héroïne. On y attend un soprano lyrique. A l’acte II, la scène avec Wurm réclame au contraire des qualités de soprano dramatique, en particulier la cabalette « A brani, a brani, o perfido » particulièrement grave. Au dernier acte, les deux exigences se combinent, notamment dans le duo avec le père de l’héroïne. Malheureusement, les sopranos « lirico drammatico » ne courent pas plus les rues que les moutons à cinq pattes et autres coquecigrues. Pour cette prise de rôle, <strong>Sonya Yoncheva </strong>offre un excellent compromis. Certes, les coloratures de l’acte I sont exécutées avec prudence : le trille n’est guère battu, les piani sont rares, les aigus piqués plutôt amenés par en dessous, en force, et les plus pointilleux jugeront l’intonation perfectible. Mais cette faiblesse tend à rendre le personnage plus fragile et plus touchant. Enfin, la voix, tout simplement immense, n&rsquo;est guère comparable, dans ce type de répertoire, qu’à celle d’Anna Netrebko. Les aigus sont lumineux, sans les aspérités qu’offrait <a href="/cd/sonya-yoncheva-the-verdi-album-rendez-vous-manque">son CD consacré à Verdi</a>. Confirmant les impressions qu’avait laissées ce même enregistrement, le registre dramatique ne lui pose aucun problème, avec une belle largeur de voix et une grande puissance dans le bas médium. Au-delà de ces considérations techniques, c’est la charge émotionnelle de cette voix qui nous frappe le plus : une capacité à faire pleurer les pierres dès la scène d’entrée (ne parlons même pas de sa mort bouleversante). Yoncheva chante avec ses tripes et nous ne pouvons que fondre devant un tel engagement scénique. <strong>Piotr Beczala </strong>trouve en Rodolphe une de ses meilleures incarnations récentes, avec une voix superbement projetée, un timbre ensoleillé, mais une émission le plus souvent <em>forte </em>ou <em>mezzo forte</em>. A l’épreuve du célébrissime « Quando le sere al placido », le ténor polonais néglige de varier les couleurs et le style d’émission (en usant de la voix mixte en particulier), comme le faisait un Bergonzi de 63 ans sur cette même scène… A ce rythme, la voix trahit à certains instants quelques signes de fatigue. <strong>Plácido Domingo</strong> n’est toujours pas un baryton, et nous ne tenterons pas de convaincre les plus allergiques à son nouveau répertoire. L’entrée est impressionnante par la relative fraîcheur de la voix, dépourvue de vibrato intempestif, la puissance et surtout une maîtrise du phrasé verdien qui en remontrerait à plus d’un. L’air est chanté avec une belle sûreté, quoiqu’avec toujours un léger retard sur l’orchestre. La cabalette, plus exigeante en termes de souplesse, le met davantage en difficulté, avec un simple sol qui s’étouffe dans une vocalise (n’espérez pas de la bémol final). La suite, moins exposée, est vocalement d’un haut niveau, légèrement inférieur au récent Carlo de Valence, mais globalement plus convaincante que son Germont (dont la cabalette est désormais coupée). Dramatiquement, la composition est juste, avec un personnage émouvant de vieux soldat, qui reste digne sous les coups du destin. Chapeau l’artiste. Pour ses débuts au Met, <strong>Alexander Vinogradov </strong>casse la baraque et reçoit une ovation largement méritée. La voix est saine, puissante, homogène sur l’ensemble de la tessiture, avec des accents slaves un peu prononcés toutefois, mais le grave impressionne. La composition dramatique est simple et juste. <strong>Dmitry Belosselskiy </strong>est également irréprochable vocalement et détestable à souhait scéniquement. <strong>Olesya Petrova</strong> est le contralto idéal pour le rôle de la Duchesse : le timbre, chaud, est magnifique, cependant la voix manque un peu de projection.</p>
<p><img decoding="async" alt="" class="image-large" height="312" src="/sites/default/files/styles/large/public/_dsc9698.jpg?itok=Coe8ZOLe" title="Yoncheva, Domingo &amp; Beczala © Chris Lee / Met Opera" width="468" /><br />
	Yoncheva, Domingo &amp; Beczala © Chris Lee / Met Opera</p>
<p>A la tête de l’orchestre du Metropolitan Opera, <strong>Bertrand de Billy</strong> offre une direction tour à tour vive et passionnée, avec une urgence qu’on ne lui avait pas connue à la tête de l’orchestre de l’Opéra de Paris : parfois les problèmes ne sont pas où on le pensait. Le chef français sait aussi être délicat et émouvant, notamment au dernier acte (une des morts verdiennes les plus longues).</p>
<p>Créée en 2001, la production d’<strong>Elijah Moshinsky</strong> n’est pas d’un modernisme outrancier. Les décors traditionnels en dur (comme on n’en fait plus, même au Met) sont impressionnants, mais leur changement impose de longues pauses entre les actes, qui viennent inopportunément stopper le rythme dramatique de cette course à la mort, improbable mais irrémédiable. Sous son apparent académisme, la production soulève néanmoins quelques questions. Pourquoi les invités entrent-ils chez le Comte en descendant l’escalier d’honneur comme si celui-ci habitait en sous-sol ? Pourquoi le rideau de scène évoque-t-il le vieux Paris du <em>Tabarro</em> de Puccini ? Pourquoi Rodolfo est-il affublé de la moustache d’Edwy Plenel ? Mystère&#8230;</p>
<p>L’article <a href="https://www.forumopera.com/spectacle/luisa-miller-new-york-avec-les-tripes/">VERDI, Luisa Miller — New York</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.forumopera.com">Forum Opéra</a>.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>Placido Domingo, infatigable dans Nabucco à New York</title>
		<link>https://www.forumopera.com/breve/placido-domingo-infatigable-dans-nabucco-a-new-york/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Christian Peter]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 08 Jan 2017 03:13:59 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Retransmise en direct dans les cinémas du monde entier ce samedi 7 janvier, cette production de Nabucco signée Elijah Moshinsky a été créée en 2001 avec dans les rôles principaux Juan Pons, Maria Guleghina et Samuel Ramey. Un DVD paru chez DGG l’année suivante en préserve le souvenir. Les décors monumentaux placés sur un plateau &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>Retransmise en direct dans les cinémas du monde entier ce samedi 7 janvier, cette production de <em>Nabucco</em> signée <strong>Elijah Moshinsky</strong> a été créée en 2001 avec dans les rôles principaux Juan Pons, Maria Guleghina et Samuel Ramey. Un DVD paru chez DGG l’année suivante en préserve le souvenir.</p>
<p>Les décors monumentaux placés sur un plateau tournant représentent d’un côté le temple de Jérusalem, séjour des hébreux, sous forme d’énormes blocs de granit de couleur claire, de l’autre le palais de Nabucco constitué d’immenses escaliers couleur bronze surmontés d’une statue dorée qui représente une idole païenne. Ce dispositif ingénieux permet de passer sans interruption d’un tableau à l’autre. Les costumes, en revanche, évoquent davantage le Moyen-Age -avec une touche d’orientalisme- que l’antiquité babylonienne. Ceux des protagonistes principaux sont particulièrement laids voire ridicules, Abigaille au premier acte est boudinée dans une robe trop moulante et Nabucco ressemble à un guerrier mongol. La direction d’acteurs est inexistante, les protagonistes livrés à eux-mêmes se contentent de poses convenues face au public.</p>
<p>La présence de <strong>Placido Domingo</strong> qui avait abordé l’ouvrage à Londres en 2013 est sans doute à l&rsquo;origine de cette reprise. Le ténor espagnol reconverti en baryton a conservé un médium intact et une solidité vocale stupéfiante. On pourrait gloser sur l’adéquation au personnage de son timbre qui reste celui d’un ténor malgré ses couleurs sombres mais on ne peut que rendre les armes face à cette incarnation saisissante du roi de Babylone qui, si elle ne peut rivaliser avec celles des plus illustres titulaires du rôle, n’en demeure pas moins on ne peut plus honorable. A près de soixante-seize ans – il les aura le 21 janvier prochain – ce qu’il donne à entendre relève de l’exploit et lui vaut un triomphe au salut final.</p>
<p><strong>Liudmyla Monastyrska</strong> était déjà la partenaire de Domingo à Londres où sa prestation spectaculaire avait fait grand bruit. Ici, nous restons quelque peu sur notre faim. Certes, la voix est immense, l’aigu insolent et la soprano est capable de nuances comme en témoigne son air « Anch’io dischiuso » chanté mezzo forte avec une maîtrise incontestable du <em>cantabile</em>, pourtant cette Abigaille, sans doute gênée par l’absence de mise en scène, ne parvient pas à convaincre pleinement et certains effets appuyés dans le registre grave ne sont pas toujours du meilleur goût.</p>
<p>Le Zaccaria effacé de <strong>Dmitry Belosselskiy</strong> souffre d’un timbre terne et d’une voix qui plafonne dans l’aigu pendant la cabalette de son air d’entrée et s’étrangle dans les graves de « Or chi piange » au troisième acte. Seul son « Vieni o Levita » à la ligne de chant soignée parvient à convaincre.</p>
<p>Les interventions de<strong> Russel Thomas</strong> et <strong>Jamie Barton</strong> en revanche, sont tout à fait exemplaires : lui possède une voix claire à l’aigu solide et bien projeté, elle, campe un Fenena touchante au timbre joliment fruité.</p>
<p>A la baguette, <strong>James Levine</strong> n’a pas paru dans son meilleur jour. On louera l’élégance de sa battue dans les <em>cantabile</em> et l’on regrettera une certaine brutalité dans les ensembles qui nuit à l’unité de sa direction.</p>
<p>La représentation, alléchante sur le papier s’avère au bout du compte, routinière.     </p>
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		<title>VERDI, Otello — Londres (ROH)</title>
		<link>https://www.forumopera.com/spectacle/quand-pappano-va/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Jean Michel Pennetier]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 24 Jul 2012 20:42:25 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>  Créée en 1987 pour une distribution hors pair (Domingo, Ricciarelli, Diaz et Kleiber), Otello mis en scène par Elijah Moshinsky commence à accuser son âge : esthétique datée, plateau très encombré, lecture au premier degré … Signalons toutefois un travail dramaturgique approfondi, jusque dans les moindres petits rôles, le metteur en scène ayant lui-même &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>           <br />
			Créée en 1987 pour une distribution hors pair (Domingo, Ricciarelli, Diaz et Kleiber), <em>Otello</em> mis en scène par <strong>Elijah Moshinsky</strong> commence à accuser son âge : esthétique datée, plateau très encombré, lecture au premier degré … Signalons toutefois un travail dramaturgique approfondi, jusque dans les moindres petits rôles, le metteur en scène ayant lui-même assuré la reprise. Mais pour un théâtre de répertoire, l&rsquo;avantage d&rsquo;une telle approche est de permettre d’accueillir aisément des distributions successives ou des remplaçants de dernière minute. Et ça tombe bien en ce soir du 24 juillet. Quelques instants avant le début du spectacle, la salle s’éteint, les projecteurs tombent sur le rideau qui s’entrouvre, et c’est le moment toujours redouté des mélomanes. Kasper Holten, le directeur du ROH annonce la couleur : en commençant par annoncer qu’il est rarement là pour apporter de bonnes nouvelles. Anja Hartejos a dû soudainement annuler sa participation à la soirée, et l’opéra a dû rechercher une doublure de dernière minute. « <em>Nous nous sommes aperçu qu’une éminente interprète devait être dans la salle ce soir pour assister au spectacle. Nous avions le choix entre lui rembourser son billet ou lui proposer de monter sur scène</em> » précise Holten, avant d’annoncer le nom de la remplaçante, Marina Poplavskaya.</p>
<p>			De fait, adoucie par ce bon mot, notre frustration sera finalement de courte durée. Au premier acte, la somptuosité de la voix d’Anja Harteros fait franchement défaut. <strong>Marina Poplavskaya</strong> expose des aigus toujours un peu acides ou pincés, avec certaines disparités de registres. Mais rapidement, son investissement dramatique balaie les réserves. C’est du théâtre de chair et de sang auquel nous avons droit, une course à la mort désespérée. Familière de son partenaire (leur Otello salzbourgeois a fait l’objet d’un DVD), elle n’a pas de mal à former avec lui un duo franchement électrique. Au dernier acte, l’air du Saule n’est pas de la plus grande beauté, le soprano n’ayant pas toujours un bon contrôle du souffle, mais la prière qui suit est d’une grande émotion. L’affrontement final est quant à lui proprement stupéfiant. Pas de regret, donc.</p>
<p>			Déjà entendu dans ce même rôle il y a un an à Bastille (voir <a href="http://www.forumopera.com/index.php?mact=News,cntnt01,detail,0&amp;cntnt01articleid=2690&amp;cntnt01detailtemplate=gabarit_detail_breves&amp;cntnt01dateformat=%25d-%25m-%25Y&amp;cntnt01lang=fr_FR&amp;cntnt01returnid=54)">recension</a>), <strong>Aleksandrs Antonenko</strong> a fait d’immenses progrès en quelques mois : la voix est homogène sur toute la tessiture, le timbre (étonnamment claire) sans nasalité, l’aigu assuré (jusqu’au contre ut sans effort), la projection remarquable, l’acteur investi. Saluons également une endurance sans faille : voilà un Otello qui arrive frais comme un gardon à la scène finale. Finalement, il ne lui manque pour l’instant que de mieux travailler son expression dramatique. Avec une plus grande attention apportée aux mots, davantage de variations de couleurs, nous tiendrons là l’interprète de référence de ce rôle.</p>
<p><strong>Lucio Gallo </strong> chante ses notes avec une relative autorité, mais le chant est un peu fruste. Pourtant le baryton sait donner un trille ou passer en mixte à bon escient à certains moments (mais aussi un peu trop souvent). L’incarnation sans grand relief, la projection un peu limitée. Du bon travail, mais sans génie particulier. <strong>Hanna Hipp</strong> est une Emilia survoltée, <strong>Antonio Poli</strong> un Cassio avec un beau potentiel (souvenons-nous que c’est dans ce rôle que Paris entendit pour la première fois Jonas Kaufmann). Parmi les <em>comprimari</em>, tous excellents, saluons en particulier <strong>Kim</strong> et <strong>Kim</strong> (!), deux belles voix à suivre également.<br />
			     <br />
			Le spectacle n’aurait sans doute pas reçu un accueil aussi triomphal au rideau final, sans la direction électrisante d’ <strong>Antonio Pappano</strong>, véritable successeur d’Arturo Toscanini. Attention continuelle portée aux détails, mais sans pour autant perde de vue l’architecture d’ensemble, tension dramatique constante (sans que les éclats de l’orchestre ne viennent jamais couvrir les chanteurs, tout comme Carlos Kleiber 25 ans plus tôt), abandon dans les scènes les plus émouvantes … il faudrait détailler point par point la partition pour en relever tous les traits d’exécution (l’attaque des contrebasses à l’arrivée d’Otello au dernier acte, par exemple ; la fin du duo de l’acte I, malheureusement un peu couverte par les applaudissements …). Le Royal Opera a bien de la chance de disposer d’un tel chef !<br />
			<br /><strong>Version recommandée : </strong><a href="http://www.qobuz.com/telechargement-album-mp3/Giuseppe-Verdi-Otello-Integrale/Classique-Opera-integrale/Arturo-Toscanini-Musique-Romantique/Naxos/default/fiche_produit/id_produit-0747313332021.html" target="_blank" rel="noopener">Otello (Intégrale) | Giuseppe Verdi par Arturo Toscanini</a></p>
<p>			 </p>
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		<title>VERDI, Simon Boccanegra — Londres (ROH)</title>
		<link>https://www.forumopera.com/spectacle/la-tournee-continue/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Jean Michel Pennetier]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 02 Jul 2010 21:32:56 +0000</pubDate>
				<guid isPermaLink="false">https://www.forumopera.com/spectacle/la-tourne-continue/</guid>

					<description><![CDATA[<p>Après Berlin, New-York et Milan, et en attendant Madrid, c’est au tour de Londres d’accueillir Placido Domingo dans le rôle titre de Simon Boccanegra. Apparemment guère affecté par ses problèmes de santé récents, le « baryténor » espagnol est apparu au sommet de sa forme, légèrement amaigri, d’une aisance et d’une agilité scénique remarquables. Vocalement et théâtralement on &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>          Après Berlin, New-York et Milan, et en attendant Madrid, c’est au tour de Londres d’accueillir <strong>Placido Domingo</strong> dans le rôle titre de <em>Simon Boccanegra</em>. Apparemment guère affecté par ses problèmes de santé récents, le « baryténor » espagnol est apparu au sommet de sa forme, légèrement amaigri, d’une aisance et d’une agilité scénique remarquables. Vocalement et théâtralement on ne constate pas de grandes différences avec ses incarnations précédentes dans ce même rôle, étrenné en septembre 2009 à Berlin : c’est toujours un ténor que nous entendons, à l’aise sur l’ensemble de la tessiture, avec un léger vibrato davantage perceptible dans le bas medium. Le timbre est toujours inimitable, cuivré et chaud, en adéquation avec ce personnage de pirate bon père de famille. Scéniquement, c’est au dernier acte que l’artiste fait légèrement évoluer son personnage, en proposant un Boccanegra, vieillard usé et brisé. Au global, et quelles que soient les réserves qu’on puisse faire vis-à-vis de cette trahison des intentions du compositeur, le résultat reste magistral et contribue à populariser une œuvre malheureusement malaimée du grand public. </p>
<p> </p>
<p>A ses côtés, on retrouve un autre vétéran avec le Fiesco de <strong>Ferrucio Furlanetto</strong> pour lequel j’avoue avoir un certain faible : certes la voix est toujours aussi engorgée, désormais limitée dans l’aigu qu’elle ne fait qu’effleurer (le fa du second « Osi a Fiesco proporre un misfatto? » devient un ré !), mais elle reste étonnamment fraiche et sonore, riche en harmonique, en particulier dans le grave, dépourvue de vibrato et, dramatiquement, le personnage sait éviter la caricature.</p>
<p> </p>
<p>Déception prononcée en revanche avec l’Amelia de <strong>Marina Poplavskaya</strong> : le timbre est riche dans le medium où la chanteuse offre quelques beaux <em>pianissimi,</em> mais la voix rétrécit très vite dans le haut de la tessiture jusqu’à des aigus pincés et à la valeur souvent écourtée. </p>
<p> </p>
<p>Autre mauvaise surprise, le Paolo de <strong>Jonathan Summers</strong>, usé jusqu’à la corde, graillonnant, au timbre gris et qui se comporte sur scène comme la caricature d’un méchant de film muet.</p>
<p> </p>
<p>Signalons en revanche, l’excellent Pietro de <strong>Lukas Jakobski</strong> qui, dans ce rôle très secondaire, laisse entrevoir des moyens intéressants.</p>
<p>Finalement, c’est à <strong>Joseph Calleja</strong> que nous devrons les plus beaux moments de cette soirée. Il est amusant de noter que le ténor maltais reprend ici le rôle où s’illustra Placido Domingo pour la dernière fois en ces mêmes lieux en 1997 (dans la version originale, plus « belcantiste » et dans une production nettement supérieure de Ian Judge donnée en alternance avec la présente mise en scène). En continuel progrès, le chanteur maîtrise mieux son court vibrato, la projection est confondante, le timbre chaud, le style impeccable avec des registres mixés sans solution de continuité entre la voix de poitrine et la voix de tête. Seul regret, une émission encore un peu laryngée. Ajoutez-y un impact scénique indéniable et vous tenez là le grand triomphe de la soirée.</p>
<p> </p>
<p>A la tête des forces du Royal Opera, <strong>Antonio Pappano</strong> offre une lecture élégante, très sombre mais trop alanguie au prologue, manquant au global de tension. La scène du Conseil tombe ainsi à plat faute de nerf. Les scènes plus élégiaques sont sans doute plus réussies, mais au final, le chef américain peine à offrir une vision cohérente de ce <em>Simon Boccanegra</em>. On a coutume de dire que l’opéra de Verdi est une « œuvre de chef » : bizarrement, celui-ci n’était pas au rendez-vous.</p>
<p> </p>
<p>La production d’<strong>Elijah Moshinsky</strong> traine depuis plus 1991 : autant dire qu’il ne reste plus grand-chose des intentions originales du metteur en scène, si tant est qu’il y en eut. Les décors de <strong>Michael Yeargan </strong>sont un mélange du jeune Pizzi et d’un Zeffirelli rattrapé par la rigueur budgétaire, contrainte qui semble avoir également frappé les éclairages de <strong>John Harrison</strong>, dont la seule chose positive à dire, c’est qu’ils ne contribuent pas au réchauffement planétaire. Passons également sur les costumes de <strong>Peter J.Hall</strong> généralement tristounets sauf pour la tenue du Doge aux couleurs épouvantablement criardes.</p>
<p> </p>
<p>Le croiriez-vous ? Bien que cette production soit sans doute la plus faible depuis le début de la « tournée Domingo », il semblerait que ce soit elle qui ait été choisie pour sortir en DVD1 : comme quoi, le « patriotisme économique » n’est pas un vain mot pour les « majors » 100 % anglo-saxonnes.</p>
<p> </p>
<p> </p>
<p> </p>
<p>1 On se rappellera que l’édition londonienne de « La Fille du régiment » avec, en duchesse de Crackentorp, une Dawn French qui ne faisait rire que quelques anglais (surtout elle-même) a été préférée à la version viennoise où s’illustrait pourtant une impayable Montserrat Caballé dans le même rôle …. Une recherche sur Internet achèvera de vous convaincre que la qualité des représentations n’est pas le principal critère de leur publication<em>…</em></p>
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