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	<title>Cyrielle NDJIKI - Artiste - Forum Opéra</title>
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	<description>Le magazine en ligne de l&#039;opéra</description>
	<lastBuildDate>Wed, 10 Apr 2024 12:30:41 +0000</lastBuildDate>
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	<title>Cyrielle NDJIKI - Artiste - Forum Opéra</title>
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	<item>
		<title>Opera Fuoco fête ses 20 ans &#8211; Paris (TCE)</title>
		<link>https://www.forumopera.com/spectacle/opera-fuoco-fete-ses-20-ans-paris-tce/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Christophe Rizoud]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 10 Apr 2024 12:30:39 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>En 2003, le chef d’orchestre américain David Stern fondait à Paris une compagnie lyrique sur instruments d’époque avec pour objectif la formation des jeunes chanteurs. Deux décennies et cinq générations de solistes plus tard, Opera Fuoco compte parmi ses rangs quelques-unes de nos plus grandes voix. Qu’est-ce qu’on attend pour faire la fête ? Avec &#8230;</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>En 2003, le chef d’orchestre américain <strong>David Stern</strong> fondait à Paris une compagnie lyrique sur instruments d’époque avec pour objectif la formation des jeunes chanteurs. Deux décennies et cinq générations de solistes plus tard, Opera Fuoco compte parmi ses rangs quelques-unes de nos plus grandes voix. Qu’est-ce qu’on attend pour faire la fête ?</p>
<p>Avec le Théâtre des Champs-Elysées comme gâteau d’anniversaire, une soirée de gala invite certains de ces artistes à souffler les vingt bougies. Le programme, généreux, balaye plus d’un siècle de répertoire, de l’aurore baroque aux derniers feux du romantisme. Las, il est des soirées où rien ne se passe comme on le voudrait. Victimes du refroidissement soudain des températures, Adèle Charvet et Vannina Santoni ont jeté l’éponge. Dans l’ouverture de la rare <em>Arianna </em>de Marcello, qui amorce les festivités, cors et trompettes sont également enroués, et c’est l’orchestre entier qui tousse.</p>
<p>Il faut pour dégripper la salle l’ardeur d’<strong>Axelle Fanyo</strong>, dont les couleurs ambrées laissent planer le doute sur la tessiture – mezzo ou soprano ? – avant que l’éclat fulgurant de l’aigu n’apporte la réponse. Les vocalises d’Oralia dans <em>Orpheus </em>de Telemann sont crânement affrontées – car cette voix que l’on pourrait penser lourde au premier abord a de la souplesse à revendre –, tout comme plus tard les registres de « Come scoglio » sont aisément enjambés. Mais est-ce vraiment Fiordiligi cherchant à dissimuler sous des airs bravaches la fragilité de ses sentiments, ou une reine outragée qui livre un terrible combat ? L’expression s’immole sur l’autel de la performance vocale. Là se trouve la limite de l’exercice – limite qui s’étend à l’ensemble de ses partenaires, ou presque. La succession des numéros n’aide pas à la caractérisation.</p>
<p>Privée d’intentions dramatiques, « Che fai, », la grande scène de Berenice chantée par <strong>Natalie Pérez </strong>paraît encore plus longue qu’elle ne l’est. « Qui la voce », initialement dévolu à Vannina Santoni, repéché par la jeune soprano ukrainienne <strong>Iryna Kyshliaruk</strong>, inévitablement intimidée, se transmute en rengaine lorsqu’il n’est pas habité d’un feu sacré – et d’une science du chant qui sache en renouveler les effets. Que vaut « V’adoro pupille », même tracé d’une ligne appliquée par <strong>Chantal Santon-Jeffery</strong>, s’il n’est paré des atours de la séduction – et d’un trille digne de ce nom ? En deuxième partie, la romance de Zelinska voudrait plus d’italianité pour faire valoir sa parenté avec « una volta c&rsquo;era un re » de la<em> Cenerentola</em> rossienne – qui lui est postérieure d’une dizaine d’années. Ténor à la prononciation française irréprochable, dans la droite ligne de ses illustres aînés, Benjamin Bernheim, Roberto Alagna – et au-delà Georges Thill –, <strong>Léo Vermot-Desroches</strong> doit encore adoucir son aigu pour que le soleil se lève radieux dans la romance de Roméo. Et que dire des jeunes chanteurs d’Opera Fuoco, dont le nom n’est pas cité dans le programme, astreint à un périlleux jeu de relais dans un finale des <em>Noces</em> encore hors de portée, auquel l’arrivée impromptue de <strong>Laurent Naouri</strong> apporte une insuffisante fantaisie.</p>
<p>Restent en dépit de légers défauts d’intonation « D’Oreste et d’Aiace » drapé dans une soie moirée, dardé d’aigus lumineux par <strong>Cyrielle Ndjiki Nya,</strong> et chacune des interventions de <strong>Karine Deshayes</strong>, marraine de la soirée, dont rien ne semble pouvoir venir à bout de la technique et de l’engagement, ni l’agitation haletante de « Dopo notte » ajouté in extremis à son programme en remplacement d’Adèle Charvet, ni la détermination de Rosine, ni la fougue du Roméo bellinien. Virtuosité et musicalité ne sont pas étalées comme à la parade mais placées chaque fois au service des personnages et situations interprétés. Un exemple à suivre pour les chanteurs des générations présentes et futures d’Opera Fuoco et d’ailleurs.</p>
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		<title>VERDI, Macbeth &#8211; Saint-Étienne</title>
		<link>https://www.forumopera.com/spectacle/verdi-macbeth-saint-etienne/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Maurice Salles]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 21 Jun 2023 05:49:31 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Macbeth raconte «&#160;une histoire pleine de bruit et de fureur&#160;», selon les propres mots de Shakespeare repris dans le livret de l’opéra de Verdi. Est-ce là le point de départ de l’inspiration de Daniel Benoin, pour sa mise en scène&#160;? Elle abreuve le spectateur, dès l’ouverture et durant tous les précipités, de vidéos dues à &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p><em>Macbeth </em>raconte «&nbsp;une histoire pleine de bruit et de fureur&nbsp;», selon les propres mots de Shakespeare repris dans le livret de l’opéra de Verdi. Est-ce là le point de départ de l’inspiration de <strong>Daniel Benoin</strong>, pour sa mise en scène&nbsp;? Elle abreuve le spectateur, dès l’ouverture et durant tous les précipités, de vidéos dues à <strong>Paulo Correia</strong> où les chanteurs programmés en Macbeth et en Banco apparaissent comme englués dans les horreurs d’un conflit meurtrier. Le décor art déco de l’intérieur du château de Macbeth incitera à penser qu’il s’agit de la première guerre mondiale. Le mélange entre les images de fiction et les bandes d’actualités est réalisé avec grand soin. Par la suite, la vidéo confirmera son rôle, en faisant apparaître le spectre de Banco, les démons supérieurs&nbsp; et la lignée de souverains que Macbeth voudrait interrompre. Cette omniprésence a donc son utilité, d’autant qu’elle supprime les temps morts pendant les changements de décor. Mais pourquoi est-elle accompagnée d’un « habillage sonore » ? Ces rumeurs qui s’insèrent dans le discours verdien étaient-elles nécessaires ? Et les pauses musicales liées aux interventions des précipités, outre qu’elles permettent de repenser à ce qu’on vient d’entendre, ne préparent-elles pas à mieux recevoir ce qui les suit ?</p>
<p>L’action de <em>Macbeth </em>se déroule entre extérieur et intérieur, l’espace naturel et l’espace créé par les humains pour s’abriter. Les décors – signés <strong>Jean-Pierre Laporte</strong> – sont censés les représenter. Le premier est pour le moins déconcertant&nbsp;: foin de lande sauvage, le spectateur a sous les yeux une cour dont les côtés sont bordés de maisonnettes identiques et dont le fond est occupé par un bâtiment de vastes proportions. On croit voir un des ensembles industriels, comme il en existait à Saint-Étienne, &nbsp;l’usine au centre et à ses flancs les logements des ouvriers. On attend les sorcières, on voit surgir des ouvrières en blouse grise uniforme – costumes de <strong>Nathalie Bérard-Benoin </strong>– plutôt désinvoltes qui évoquent forcément les cigarières de <em>Carmen</em>. Plus tard elles iront travailler dans le grand bâtiment, peut-être une fonderie, et le spectateur fera peut-être le lien entre leur activité qui transforme la matière et leur nature de sorcières. Quand, au troisième acte, Macbeth retourne les consulter, on se demande à les voir s’éveiller si leur phalanstère n’est pas une variante du pensionnat de Poudlar. Sur les murs sera projeté le défilé des souverains. Et au dernier acte le spectateur devra voir dans cet espace la lande où se rejoignent les troupes pour préparer l’assaut contre Macbeth, une vidéo dans une forêt représentant celle de Birnam.</p>
<p>L’autre décor montre une vaste pièce, occupée en son centre par une longue table dont on devine qu’elle servira pour le banquet. A cour, contre le mur, un lit à deux places où le couple Macbeth aura un entretien dépourvu de la sensualité mutuelle que le meuble semblait commander, de quoi donc s’interroger sur son utilité. A jardin une cheminée art-déco, une porte, et une autre en fond de scène derrière la table. La frise qui orne le haut des murs porte des chardons pour indiquer que l’action est&nbsp; en Ecosse. Le lecteur a déjà deviné que l’encombrante table réduit l’espace disponible pour les évolutions des chanteurs, et en déduit que quand le chœur est sur scène pour le banquet il est contraint de s’entasser en arrière. Dans cette scène des hallucinations de Macbeth la lumière et la vidéo jouent un rôle important et plutôt bien réalisé. De quoi s’étonner qu’à l’acte I les larges baies de la chambre se soient illuminées a giorno alors que tout le déroulé de l’assassinat est nocturne. D’ailleurs, à s’étonner, pourquoi Macbeth est-il présent quand son épouse lit la lettre qu’il lui a adressée et qu’en principe elle lit avant son retour&nbsp;? Et pourquoi des sorcières meurent-elles au troisième acte&nbsp;? Victimes du devoir&nbsp;?</p>
<pre><img decoding="async" class="aligncenter" src="https://www.forumopera.com/wp-content/uploads/DSC0456-1000x600.jpg">© Cyrille Cauvet</pre>
<p>Cela ne suffit pourtant pas à disqualifier la production. Daniel Benoin a sûrement sa part du mérite dans la direction d’acteur, mais encore plus sûrement <strong>Giuseppe Grazioli </strong>est l’artisan de la réussite musicale incontestable et longuement saluée au rideau final. Sa direction est un modèle de limpidité et d’équilibre dans la gestion de la dynamique et des accents; il obtient de l’orchestre une exécution d’une qualité délectable, tous pupitres confondus, avec des cordes impeccables et des vents irréprochables. Le dosage sonore entre fosse et plateau est un sans-faute, et la tension dramatique ne faiblit pas un instant. Nul doute que cette qualité ne soit le reflet de l’alchimie entre les musiciens et leur chef.</p>
<p>Autre atout du spectacle, la qualité des seconds rôles. En suivante de Lady Macbeth <strong>Cyrielle Ndjiki </strong>amène à regretter que ses interventions solistes soient si brèves tant la rondeur, la longueur et l’éclat de la voix ont de séduction. Également remarquables d’engagement et de tenue vocale, le Malcolm de <strong>Léo Vermot-Desroches </strong>et le touchant Macduff de <strong>Samy Camps. </strong>Habitué du rôle de Banco, <strong>Giovanni Battista Parodi</strong> démontre combien il le maîtrise en lui donnant toute l’épaisseur dramatique possible avec une belle projection nuancée.</p>
<p><strong>Catherine Hunold</strong> se taille un beau succès aux saluts, et c’est justice car elle phrase de façon souveraine, mais sa Lady Macbeth nous semble inaboutie. La souplesse de la voix autorise une interprétation qui ferait du personnage une sirène qui subjugue sensuellement son époux pour qu’il consente à ces méfaits auxquels d’abord il répugne. Mais lady Macbeth est aussi une dominatrice mordante, que nous n’entendons pas dans la voix de la cantatrice. La fusion des deux, qui serait idéale, n’est pas réalisée. Alors on reste un peu extérieur, savourant le métier de la belcantiste, admirant les volutes, les fusées, les aigus tenus et les graves de poitrine, mais tendant l’oreille pour un medium peu sonore. A la décharge de l’interprète, elle était à peine remise d’un déboire physique et peut-être une certaine prudence a pu entraver un engagement plus fougueux.</p>
<p>Reste le rôle-titre, et la découverte d’un interprète, <strong>Valdis Jansons</strong>. Ignoré des scènes françaises hormis&nbsp; un Scarpia bien chantant à Tours il y a six ans, ce baryton letton à peine entré dans sa maturité a pourtant bien des atouts : d’abord la voix du rôle, dont la tessiture ne lui pose manifestement aucun problème, une projection et une articulation impeccables, le sens des nuances, des dons d’acteur satisfaisants et une prestance physique qui en donne au personnage</p>
<p>Si le premier chœur des sorcières a été jugé par certains un tantinet trop acide il était à notre goût, glapissant et grinçant à souhait, et les incantations du troisième acte aussi volubiles que prescrit. Irréprochables &nbsp;le chœur des sicaires au troisième acte et le chœur mixte au dernier acte.</p>
<p>Bien des satisfactions donc, musicales et vocales pour l’essentiel, pour ce dernier opéra de la saison à Saint-Étienne. Avant le lever de rideau, des artistes intermittents sont venus sobrement exposer au public leurs craintes pour l’avenir, en évoquant une diminution de leur temps de travail pour la saison prochaine. Rappelons au lecteur que cet Opéra municipal propose en 2023-2024 cinq productions lyriques. Quel Opéra labellisé « national » en propose moins ?</p>
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		<item>
		<title>L&#8217;Académie Orsay-Royaumont annonce les duos lauréats de sa 5e édition</title>
		<link>https://www.forumopera.com/breve/lacademie-orsay-royaumont-annonce-les-duos-laureats-de-sa-5e-edition/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[La Rédaction]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 19 Oct 2022 13:35:01 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Fondée en 2018, l&#8217;Académie Orsay-Royaumont veut faire émerger une nouvelle génération d&#8217;interprètes de la mélodie et du lied, sous forme de tandems chanteurs(ses) et pianistes. Les duos lauréats de sa 5e édition viennent d&#8217;être annoncés :  Cyrielle Ndjiki Nya, soprano ; Kaoli Ono, Piano Ted Black, ténor ; Dylan Perez, piano Brenda Poupard, mezzo-soprano ; Anne-Louise Bourion, piano Adrien Fournaison, baryton – basse ; Natallia &#8230;</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Fondée en 2018, l&rsquo;Académie Orsay-Royaumont veut faire émerger une nouvelle génération d&rsquo;interprètes de la mélodie et du lied, sous forme de tandems chanteurs(ses) et pianistes. Les duos lauréats de sa 5e édition viennent d&rsquo;être annoncés : </p>
<ul>
<li>Cyrielle Ndjiki Nya, soprano ; Kaoli Ono, Piano</li>
<li>Ted Black, ténor ; Dylan Perez, piano</li>
<li>Brenda Poupard, mezzo-soprano ; Anne-Louise Bourion, piano</li>
<li>Adrien Fournaison, baryton – basse ; Natallia Yeliseyeva, piano</li>
</ul>
<p>Comme les lauréats des promotions précédentes, ils suivront un parcours de quatre cycles de formation, de concerts et des masterclasses publiques encadrés à chaque fois par un duo de maîtres choisi parmi les plus grandes récitalistes de la scène internationale : été, automne, hiver, printemps.  </p>
<p> </p>
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			</item>
		<item>
		<title>Génération Opéra, la promotion 2022 en son et en images</title>
		<link>https://www.forumopera.com/breve/generation-opera-la-promotion-2022-en-son-et-en-images/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[La Rédaction]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 17 Jul 2022 05:00:00 +0000</pubDate>
				<guid isPermaLink="false">https://www.forumopera.com/breve/generation-opera-la-promotion-2022-en-son-et-en-images/</guid>

					<description><![CDATA[<p>C&#8217;est dans le cadre privilégié de la salle des Nymphéas au Musée Marmottan que les artistes de la promotion Génération Opéra 2022 ont pu chacun enregistrer 3 vidéos, dont une mélodie de compositrice. Ces vidéos s&#8217;inscrivent dans les objectifs d&#8217;accompagnement et de visibilité des artistes de cette première promotion. Pour les découvrir, plusieurs possibilités : soit &#8230;</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>C&rsquo;est dans le cadre privilégié de la salle des <em>Nymphéas</em> au Musée Marmottan que les artistes de la promotion Génération Opéra 2022 ont pu chacun enregistrer 3 vidéos, dont une mélodie de compositrice. Ces vidéos s&rsquo;inscrivent dans les objectifs d&rsquo;accompagnement et de visibilité des artistes de cette première promotion. Pour les découvrir, plusieurs possibilités : soit via <a href="https://www.generationopera.fr/promotions/promotion-2022">la page dédiée à la promotion sur le site de Génération Opéra</a> (cliquer ensuite sur le nom de l&rsquo;artiste souhaitéé), soit via <a href="https://www.youtube.com/channel/UC9tcrcuHCDLVo5mPp7TpbTA">le compte YouTube de Génération Opéra</a>. Ci-dessous le programme complet avec le lien vers chaque vidéo.</p>
<p><a href="https://www.generationopera.fr/artistes/laurane-oliva" target="_blank" rel="noopener"><b>Lauranne OLIVA &#8211; soprano</b></a><br />
<a href="https://www.youtube.com/watch?v=bxKd3b86IG0" target="_blank" rel="noopener">Nannetta</a> / <a href="https://www.youtube.com/watch?v=kVfxvUNMUVI" target="_blank" rel="noopener">Pamina</a> / <a href="https://www.youtube.com/watch?v=BaTei7Yf7Jk" target="_blank" rel="noopener">Lili BOULANGER : Clairières dans le ciel</a><a href="https://www.youtube.com/watch?v=BaTei7Yf7Jk" target="_blank" rel="noopener"> &#8211; I.</a><br />
 <br />
<b><a href="https://www.generationopera.fr/artistes/yara-kasti" target="_blank" rel="noopener">Yara KASTI &#8211; soprano</a></b><br />
<a href="https://www.youtube.com/watch?v=lYf2HGqsU-8" target="_blank" rel="noopener">Musetta</a> / <a href="https://www.youtube.com/watch?v=kG76zai8qJY" target="_blank" rel="noopener">Beth</a> / <a href="https://www.youtube.com/watch?v=1wDsJYwiTzo" target="_blank" rel="noopener">Graciane FINZI &#8211; La vie, l&rsquo;amour</a><br />
 <br />
<u><b><a href="https://www.generationopera.fr/artistes/cyrielle-ndjiki" target="_blank" rel="noopener">Cyrielle NDJIKI &#8211; soprano</a></b></u></p>
<p><a href="https://www.youtube.com/watch?v=xamWO5TTHX4" target="_blank" rel="noopener"><u>Leonora</u></a> / <a href="https://www.youtube.com/watch?v=ZjUkimZSs6I" target="_blank" rel="noopener"><u>Cio-cio-San</u></a> / <a href="https://www.youtube.com/watch?v=LtvxCYskyvc" target="_blank" rel="noopener"><u>Pauline VIARDOT &#8211; Désespoir</u></a><br />
 <br />
<b><a href="https://www.generationopera.fr/artistes/juliette-mey" target="_blank" rel="noopener">Juliette MEY &#8211; mezzo-soprano</a></b><br />
<a href="https://www.youtube.com/watch?v=TQZFh_a4FzQ" target="_blank" rel="noopener">Griselda</a> / <a href="https://www.youtube.com/watch?v=onFmzV75sx4" target="_blank" rel="noopener">Cherubino</a> / <a href="https://www.youtube.com/watch?v=mAB4cLSh3Uk" target="_blank" rel="noopener">Augusta HOLMES : La Princesse sans coeur</a><br />
 <br />
<a href="https://www.generationopera.fr/artistes/eugenie-joneau" target="_blank" rel="noopener"><b><u>Eugénie JONEAU &#8211; mezzo-soprano</u></b></a><br />
<u><a href="https://www.youtube.com/watch?v=JLlJtBhvRMY" target="_blank" rel="noopener">Concepcion</a></u> / <u><a href="https://www.youtube.com/watch?v=2v4UDjP5mBM" target="_blank" rel="noopener">Komponist</a></u> / <u><a href="https://www.youtube.com/watch?v=G-MXSh34_Os" target="_blank" rel="noopener">Lili BOULANGER : Reflets</a></u><br />
 <br />
<b><a href="https://www.generationopera.fr/artistes/heloise-mas" target="_blank" rel="noopener"><u>Héloïse MAS &#8211; mezzo-soprano</u></a></b><br />
<a href="https://www.youtube.com/watch?v=nCTXvnuPVOc" target="_blank" rel="noopener"><u>Prince Charmant</u></a> / <a href="https://www.youtube.com/watch?v=6KScF3cl7bE" target="_blank" rel="noopener"><u>Paulina</u></a> / <u><a href="https://www.youtube.com/watch?v=GjWUfXqKjGc" target="_blank" rel="noopener">Lili BOULANGER : Clairières dans le ciel &#8211; VII.</a></u><br />
 <br />
 <br />
<b><a href="https://www.generationopera.fr/artistes/remy-bres-feuillet" target="_blank" rel="noopener">Rémy BRES-FEUILLET &#8211; contre-ténor</a></b><br />
<a href="https://www.youtube.com/watch?v=2ykaKYdYzu4" target="_blank" rel="noopener"><u>Oberon</u></a> / <a href="https://www.youtube.com/watch?v=XqUbspHdq_0" target="_blank" rel="noopener"><u>Ascanio</u></a> / <u><a href="https://www.youtube.com/watch?v=_4cB3hDvkXY" target="_blank" rel="noopener">Cécile CHAMINADE : Ma première lettre</a></u><br />
 <br />
<b><a href="https://www.generationopera.fr/artistes/valentin-thill" target="_blank" rel="noopener"><u>Valentin THILL &#8211; ténor</u></a></b><br />
<a href="https://www.youtube.com/watch?v=75MVMLiR08M" target="_blank" rel="noopener"><u>Lenski</u></a> / <a href="https://www.youtube.com/watch?v=Q0F4C7sH9Dc" target="_blank" rel="noopener"><u>Tamino</u></a> / <a href="https://www.youtube.com/watch?v=J_69NErTSpE" target="_blank" rel="noopener"><u>Lili BOULANGER : Clairières dans le ciel &#8211; V.</u></a><br />
 <br />
<a href="https://www.generationopera.fr/artistes/antoine-foulon" target="_blank" rel="noopener"><b><u>Antoine FOULON &#8211; baryton-basse</u></b></a><br />
<a href="https://www.youtube.com/watch?v=HPqPdp8KMRk" target="_blank" rel="noopener"><u>Ralph</u></a> / <a href="https://www.youtube.com/watch?v=hHGVn03UGy4" target="_blank" rel="noopener"><u>Figaro</u></a> / <u><a href="https://www.youtube.com/watch?v=nt9_vnc0mJE" target="_blank" rel="noopener">Pauline VIARDOT : En mer</a></u><br />
 <br />
<b><a href="https://www.generationopera.fr/artistes/ivan-thrion" target="_blank" rel="noopener"><u>Ivan THIRION &#8211; baryton</u></a></b><br />
<a href="https://www.youtube.com/watch?v=668GrG5aaRM" target="_blank" rel="noopener"><u>Hamlet</u></a> / <a href="https://www.youtube.com/watch?v=xEayrfp3Yyg" target="_blank" rel="noopener"><u>Onéguine</u></a> / <u><a href="https://www.youtube.com/watch?v=l7FLmGqzjdE" target="_blank" rel="noopener">Clémence De GRANDVAL : Sacrifice</a></u><br />
 </p>
<p>Le ténor <b><a href="https://www.generationopera.fr/artistes/leo-vermot-desroches" target="_blank" rel="noopener">Léo VERMOT-DESROCHES</a></b> et le baryton <b><a href="https://www.generationopera.fr/artistes/felix-gygli" target="_blank" rel="noopener">Felix GYGLI</a></b> qui n&rsquo;ont malheureusement pas pu enregistrer leurs vidéos seront invités sur une prochaine cession d&rsquo;enregistrement.</p>
<p> </p>
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		<title>Génération Opéra, première promotion de chanteurs</title>
		<link>https://www.forumopera.com/breve/generation-opera-premiere-promotion-de-chanteurs/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[La Rédaction]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 04 Feb 2022 10:00:00 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Génération Opéra (ex-CFPL), association qui réunit certains responsables de scènes lyriques, majoritairement en France mais aussi en Suisse, Belgique et Allemagne, continuer d&#8217;œuvrer en faveur de l’insertion professionnelle des jeunes artistes. A cet effet, douze chanteurs – six femmes et six hommes  (voir leur nom ci-dessous) – ont été sélectionnés par une commission ad hoc pour bénéficier d’un accompagnement personnalisé &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>Génération Opéra (ex-CFPL), association qui réunit certains responsables de scènes lyriques, majoritairement en France mais aussi en Suisse, Belgique et Allemagne, continuer d&rsquo;œuvrer en faveur de l’insertion professionnelle des jeunes artistes. A cet effet, douze chanteurs – six femmes et six hommes  (voir leur nom ci-dessous) – ont été sélectionnés par une commission <em>ad hoc </em>pour bénéficier d’un accompagnement personnalisé durant l’année 2022 : réalisation de vidéos, master-classes d’interprétation et de mise en scène et large promotion informative auprès du réseau de l’ensemble des adhérents de l’association et de tout potentiel employeur. A moyen terme, Génération Opéra souhaite ouvrir sa promotion aux jeunes chefs de chant et chefs d’orchestre. </p>
<ul>
<li>Sopranos : Yara KASTI, 27 ans ;  Cyrielle NDJIKI, 30 ans ; Lauranne OLIVA, 21 ans</li>
<li>Mezzo-sopranos : Eugénie JONEAU, 26 ans ;  Héloise MAS, 33 ans ; Juliette MEY, 21 ans</li>
<li>Contre-ténor et ténors : Rémy BRÈS-FEUILLET, 23 ans ; Valentin THILL, 29 ans ; Léo VERMOT-DESROCHES, 29 ans</li>
<li>barytons et baryton basse : Antoine FOULON, 28 ans ; Felix GYGLI, 25 ans ; Ivan THIRION, 31 ans</li>
</ul>
<p><img fetchpriority="high" decoding="async" alt="" class="image-large" height="468" src="/sites/default/files/styles/large/public/fkmdua9xoai7dvg.jpg?itok=9GqnXxAa" width="328" /></p>
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		<title>INSTANT LYRIQUE Clémentine Margaine —</title>
		<link>https://www.forumopera.com/spectacle/instant-lyrique-clementine-margaine-avec-beaucoup-despagne-autour/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Christophe Rizoud]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 14 Oct 2020 21:19:24 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Est-ce parce qu’elle était supposée chanter à la même période Carmen à la Bastille ? L’instant lyrique de Clémentine Margaine se veut hispanisant lorsqu’il n’est pas carrément espagnol. A s’interroger sur les origines de la mezzo-soprano qui, bien que française, a gagné ses galons sur les plus grandes scènes internationales. « En janvier, elle chantera Amneris &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>Est-ce parce qu’elle était supposée chanter à la même période <em>Carmen</em> à la Bastille ? L’instant lyrique de Clémentine Margaine se veut hispanisant lorsqu’il n’est pas carrément espagnol. A s’interroger sur les origines de la mezzo-soprano qui, bien que française, a gagné ses galons sur les plus grandes scènes internationales. « <em>En janvier, elle chantera Amneris (</em>Aida<em>) au Liceu de Barcelone, suivie de Fidès (</em>Le Prophète<em> de Meyerbeer) au Deutsche Oper Berlin, et elle reviendra ensuite vers Amneris, mais cette fois à Toronto avec Canadian Opera Company</em> », raconte sa notice biographique. Sauf que depuis le corona est passé par là, avec les conséquences que l’on sait sur les agendas. Et l’Espagne dans tout ça ?</p>
<p>Une histoire d’affinité élective, une question de tempérament inflammable, de voix aussi, aux couleurs de la robe qu’elle a choisie pour ce premier récital parisien : pourpre avec des reflets bruns et dans le pli de l’étoffe des strass en forme de papillon. Ainsi va le mezzo-soprano de <strong>Clémentine Margaine</strong>, puissant, capiteux, enivrant comme un Ribera del Duero à l’alcoolmétrie élevée, dense, trapu et parfois brillant lorsque l’écriture musicale l’éclaire d’une lumière favorable. Cette encre d’un rouge grenat, ce chant à l’œil noir et aux paupières lourdes, veut l’opéra pour épancher son ardeur dramatique. Et la mélodie, fût-elle ibérique ? Loin des salons parisiens où elle semble égarée – Bizet, Massenet –, tout dépend, du compositeur et, dans un art où aucune vérité n’est absolue, de l’auditeur. Ainsi les <em>Cinco canciones negras</em> – qu’il faudra songer à rebaptiser pour obéir aux diktats de la <em>cancel culture</em> – nous ont paru mettre en avant certains défauts d’intonation quand les <em>Siete canciones populares española</em>s au contraire déroulent un tapis – rouge forcément – à un <em>cante jondo</em> sauvage, éclaboussé de terre, de sang et de soleil. Entre les deux, une poignée de numéros inégaux auxquels <strong>Sarah Margaine</strong> – la sœur de Clémentine – continue d’insuffler la même énergie indomptable en un ballet virtuose avec les touches du piano, une sorte de corrida fascinante où l’instrument devient taureau.</p>
<p>Généreuse, Clémentine Margaine n’économise ni les effets, ni les bis, ni son soutien à ses consœurs en début de carrière. Le programme <em>Momentum</em>, que la mezzo-soprano a rejoint, offre aux jeunes artistes le tremplin dont les prive la situation sanitaire. L’occasion de mettre en avant le talent de <strong>Cyrielle Ndjiki Nya</strong>, soprano torrentueux dont le médium solide et l’aigu radieux aiment aussi franchir le col des Pyrénées. La musique de Ruperto Chapí, compositeur connu pour ses zarzuelas, nombreuses, sur une période d’une quarantaine d’année, entre 1868 et 1909, n’est pas si souvent chantée à Paris.</p>
<p>Les deux chanteuses se retrouvent dans « El desdichado » écrit par Saint-Saëns à l’intention des filles de Pauline Viardot – cantatrice légendaire avec laquelle Clémentine Margaine partage un pan de répertoire – et surtout l’air de <em>Candide</em>, où la mezzo-soprano occupe la scène pour se livrer à un exercice d’auto-dérision désopilant, amusant et outré sans vulgarité, le meilleur moment d’une soirée que concluent quatre bis, dont la Habanera de Carmen forcément, faute de Bastille.</p>
<p>Prochain Instant Lyrique mardi 3 novembre : Sandrine Piau, accompagnée au piano par Susan Manoff ; concert retransmis via Google Arts and Culture.</p>
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		<title>STRAUSS, Elektra — Bordeaux</title>
		<link>https://www.forumopera.com/spectacle/elektra-bordeaux-jouer-dans-la-cour-des-grandes/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Yannick Boussaert]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 01 Jun 2018 06:09:10 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Chanter Elektra quand on est soprano dramatique, c’est aller se frotter aux grandes qui ont défendu la princesse de Mycènes. Quand on est suédoise de surcroît comme Ingela Brimberg, c’est d’autant plus venir jouer dans la cour des grandes. À l’Auditorium de l’Opéra de Bordeaux, la silhouette athlétique et le visage de la soprano, évoquant &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>Chanter Elektra quand on est soprano dramatique, c’est aller se frotter aux grandes qui ont défendu la princesse de Mycènes. Quand on est suédoise de surcroît comme<strong> Ingela Brimberg</strong>, c’est d’autant plus venir jouer dans la cour des grandes. À l’Auditorium de l’Opéra de Bordeaux, la silhouette athlétique et le visage de la soprano, évoquant Glenn Close, hantent un espace scénique aux praticables en demi-lunes, ersatz de théâtre antique. Cette incarnation scénique qui cherche à souligner les faiblesses de ce personnage toujours impuissant et inactif dans le livret, Ingela Brimberg la complète d’une voix à l’endurance indéfectible, une aisance et une fluidité remarquables sur tout l’ambitus monstrueux du rôle. Contrairement à quelques sopranos plus en vue qui font parfois fi des notes les plus extrêmes en arborant des masques faciaux dignes de film de Murnau, Ingela Brimberg chante toutes les notes et en respecte les valeurs, phrase tous ses monologues. Le portrait se veut complet et face à tant de fraîcheur vocale, on frissonne ou on jubile avec Elektra. L’on regrettera juste de ne pas s’attendrir davantage, notamment lors de la berceuse qui suit la reconnaissance d’Oreste, où la soprano ne parvient que timidement à alléger sa voix, à caresser l’écoute de quelques pianos.</p>
<p>En Klytämnestra, <strong>Dame Felicity Palmer</strong> met des décennies de science scénique au service d’un portrait d’une acuité fascinante. Toute la rage froide, la jubilation et les fêlures de la reine homicide se trouvent mises en avant, notamment grâce à un talent de diseuse hors-pair et un magnétisme scénique hypnotisant. Certes à 74 ans et même si le grain de la voix reste reconnaissable immédiatement, les possibilités de couleurs sont plus limitées que par le passé.</p>
<p><strong>Ann-Marie Backlund</strong> apparaît fatalement plus en retrait, d’autant que la soprano suédoise nous a semblé accuser une certaine fatigue vocale. Le chant manque de brillant et de sensualité pendant toute la première scène pour se rattraper dans le dernier duo avec Elektra et les dernières interventions. Les cinq servantes et la surveillante se hissent avec bonheur au niveau des premiers rôles, notamment la cinquième servante compatissante de <strong>Mireille Delunsch </strong>ou encore <strong>Salomé Haller</strong> et <strong>Aurélia Legay</strong> que l’on retrouve également en sournoises confidente et porteuse de traine de Klytämnestra.</p>
<p><img decoding="async" alt="" class="image-large" height="312" src="/sites/default/files/styles/large/public/onba_elektracvincentbengold_20.jpg?itok=Bl7Psuox" title="© Vincent Bengold" width="468" /><br />
	© Vincent Bengold</p>
<p>La distribution masculine s’avère bien moins convaincante. En premier lieu <strong>Gidon Saks</strong> qui commet l’erreur de forcer le trait au point de parfois aboyer son texte, alors que son volume et sa projection ne demanderaient qu’à être canalisés pour coller à l’écriture d’Oreste.<strong> Christophe Montague</strong> possède la couleur et la fourberie nécessaires pour croquer Ägisth en quelques mesures mais dispose d’un volume bien plus confidentiel. <strong>Sevag Tachdjian</strong> ne marque guère davantage dans le court rôle du précepteur d’Oreste, à l’inverse de <strong>Paul Gaugler</strong>, jeune serviteur en quête d’une monture et particulièrement agile vocalement.</p>
<p>	<strong>Paul Daniel</strong> échoue en partie à donner une lecture convaincante de cette œuvre coup de poing. A la tête d’un orchestre bien préparé et aux belles sonorités, il parvient à faire entendre et les bizarreries et les portes que Richard Strauss ouvre pour la seconde école de Vienne (pour aussitôt les refermer) ainsi que ce qui suivra immédiatement après, à savoir <em>Der Rosenkavalier</em>. Toutefois, l’ensemble manque de l’urgence et des coups de semonce qui structurent l’œuvre. C’est particulièrement frappant dans le premier monologue d’Elektra ou encore dans l’ultime accord final, comme en sourdine.</p>
<p>	Enfin, avec les possibilités limitées qu’offre l’Auditorium et sa fosse à demi-couverte, <strong>Justin Way</strong> organise un semblant de théâtre antique au moyen de deux praticables en demi-lune, de quelques paravents pour régler les entrées et les sorties et d’un jeu de lumière efficace pour scander cette journée infernale. Sa direction d’acteur ne renouvelle pas l’approche des personnages ou de leurs rapports mais démontre une fois de plus qu’avec <em>Elektra</em>, il n’est guère besoin de costumes grotesques ou de décors pharaoniques pour donner vie aux Atrides.</p>
<p> </p>
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