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	<title>Heather NEWHOUSE - Artiste - Forum Opéra</title>
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	<description>Le magazine en ligne de l&#039;opéra</description>
	<lastBuildDate>Tue, 17 Oct 2023 15:26:35 +0000</lastBuildDate>
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	<title>Heather NEWHOUSE - Artiste - Forum Opéra</title>
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		<title>L&#039;Europe galante</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Clement Demeure]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 19 Oct 2018 06:11:49 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>L’Europe galante ! Le titre occupe une place de choix dans tous les ouvrages sur l’histoire lyrique française, mais restait jusqu’à présent inédit au disque. Que Château de Versailles Spectacles soit remercié de combler cette regrettable lacune en proposant une intégrale officielle du chef-d’œuvre conçu par Antoine Houdar de La Motte et mis en musique par &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>L’Europe galante ! Le titre occupe une place de choix dans tous les ouvrages sur l’histoire lyrique française, mais restait jusqu’à présent inédit au disque. Que <strong>Château de Versailles Spectacles</strong> soit remercié de combler cette regrettable lacune en proposant une intégrale officielle du chef-d’œuvre conçu par Antoine Houdar de La Motte et mis en musique par André Campra. En 1697, le triomphe de <em>L’Europe galante</em> consacre le compositeur parmi les chefs de file de l’après-Lully et le fait véritablement basculer dans le monde du théâtre. Premier opéra-ballet à bénéficier d’un tel succès, il est abondamment repris à la ville comme à la cour enrichi d’airs italiens ou réduit à une ou deux entrées, généralement la 4<sup>e</sup>, jouée jusqu’à l’opéra de Hambourg. Pourquoi pareil engouement ? Sans doute grâce au parfait équilibre entre l’action et les divertissements (quand ces derniers dévorent <em>Le Carnaval de Venise</em> du même Campra), et aussi, fait nouveau, à des intrigues contemporaines et non mythologiques, comme c’était encore le cas du <em>Ballet des</em> <em>Saisons</em> de Colasse en 1695. Les variations amoureuses sont abordées avec simplicité et naturel, et pimentées par le jeu sur les types nationaux : une joute de Vénus et de la Discorde (prologue « Les Forges galantes de l’amour ») motive un parcours à travers une France à l’esprit volage, l’Espagne empreinte de dignité et de fidélité, les passions jalouses de l’Italie et une Turquie de fantaisie. Ce voyage est prétexte à divers tableaux pittoresques : scène pastorale, sérénade, bal de masques vénitiens, voluptueux sérail… Bien entendu, la fortune de cette <em>Europe galante</em> tient aussi à la qualité et la variété de la musique, et mille beautés pourraient être citées*.</p>
<p>L’œuvre a bénéficié de plusieurs reprises récentes : <a href="https://www.forumopera.com/leurope-galante-lherbergement-lue-a-quatre">Hugo Reyne s’y attaquait en 2017</a>, suivi par <strong>Sébastien d’Hérin</strong> (<a href="https://www.forumopera.com/leurope-galante-versailles-et-campra-inventa-leurovision">Guillaume Saintagne y était</a>) puis, en août dernier, Patrick Cohën-Akenine à Postdam. Avec <strong>Les Nouveaux Caractères</strong>, Sébastien d’Hérin offre des couleurs chaleureuses, de la vivacité rythmique et de magnifiques atmosphères, en particulier lorsque les bois se joignent aux cordes comme au début du IV et dans la nuit du II. Cependant, les entrées se déroulent en succession d’élégantes vignettes plutôt que comme de petits drames, et davantage de contrastes et de vigueur en auraient aiguisé l’intérêt, car il faut dresser le décor et dessiner des personnages en peu de temps.</p>
<p>C’est la principale difficulté pour les interprètes. Trois chanteuses se partagent les rôles écrits pour les fameuses Mlles Moreau, Desmatins et Rochois de l’Académie royale. <strong>Isabelle Druet</strong> a déjà laissé au disque une <a href="https://www.forumopera.com/cd/tancrede-isabelle-druet-alias-mademoiselle-de-maupin">bien belle Clorinde</a> dans le <em>Tancrède</em> du même Campra. Elle place ici la barre très haut : riche d’un bas-dessus homogène, elle offre à la Discorde l’entrée pompeuse que lui refuse l’orchestre et marque l’acte turc de sa remarquable éloquence. Dans la première entrée, elle n’intervient que le temps d’un récitatif conclusif, mais y fait sentir en quelques mots combien la Céphise de <strong>Heather Newhouse</strong> était plate. La soprano canadienne chante pourtant joliment, surtout l’air italien « Ad un cuore » ; plus que quelques dentales anglo-saxonnes, c’est le manque de saveur de la langue que l’on regrette chez elle. <strong>Caroline Mutel </strong>a plus de relief, avec des graves appuyés et un aigu aigre heureusement très peu sollicité. Son expression est inégale : Vénus a peu de charme, mais Olimpia et Roxane sont animées avec efficacité, sans déployer toutefois les trésors d’imagination de Druet. Les messieurs s’arrogent tous les rôles de leur tessiture respective, ce qui n’était pas le cas à la création où le fameux Dumesny n’était qu’Octavio, par exemple. Si la haute-contre d’<strong>Anders Dahlin</strong> a perdu en égalité et en force, elle reste flatteuse à l’oreille et conserve de fort belles manières. Le Suédois campe de vifs caractères tirant vers la préciosité, ce qui ne gêne pas dans ces miniatures teintées d’ironie. Auréolé de son succès dans les opéras romantiques, <strong>Nicolas Courjal</strong> revient à un répertoire ancien avec une gourmandise audible. Le timbre est somptueux, l’expression franche et contrastée, et ses trois incarnations – dont deux pensées pour le grand Thévenard – sont de grands atouts du disque.</p>
<p>Les silhouettes des divertissements sont confiées aux trois principales chanteuses, s’agissant des morceaux les plus consistants, mais aussi à des solistes du chœur. Le livret ne précise malheureusement pas qui chante quoi de <strong>Lise Viricelle</strong>,<strong> Edwige Parat</strong> et <strong>Marie Picaut</strong>. À l’exception d’une bergère bien trop verte, leurs interventions sont méritantes à défaut d’avoir tout le piquant nécessaire. La haute-contre <strong>Romain Champion</strong> sait mieux imposer un caractère et capter l’attention, et le baryton <strong>Jérémie Delvert</strong> s’amuse en bostangi, qui pourrait être un peu moins clair néanmoins. Le chœur, qui a fort à faire dans une œuvre de ce type, est intelligible et expressif.</p>
<p> </p>
<p>* Notons que trois joyaux sont signés du jeune Destouches, qui avait cédé le livret à son maître Campra avec la promesse que soient conservés « Paisibles lieux » (I), « Nuit soyez fidèle » (II) et « Mes yeux » (III). En compensation, Houdar de La Motte confia <em>Issé </em>à Destouches.</p>
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		<title>CAMPRA, L&#039;Europe galante — Versailles</title>
		<link>https://www.forumopera.com/spectacle/leurope-galante-versailles-et-campra-inventa-leurovision/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Guillaume Saintagne]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 16 Nov 2017 05:18:54 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Lorsqu’à la fin du XVIIe siècle, la France peinait toujours à trouver un successeur au tandem formé par Lully et Quinault, elle voulut voir en Campra son nouveau génie. Mais génie musical seulement pour cette Europe Galante, qui lança le genre de l’opéra-ballet, car on ne peut pas dire que le livret soit mémorable. Voulu comme &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p class="rtejustify">Lorsqu’à la fin du XVII<sup>e</sup> siècle, la France peinait toujours à trouver un successeur au tandem formé par Lully et Quinault, elle voulut voir en Campra son nouveau génie. Mais génie musical seulement pour cette <em>Europe Galante</em>, qui lança le genre de l’opéra-ballet, car on ne peut pas dire que le livret soit mémorable. Voulu comme un tour d’Europe de l’art d’aimer, la France, l’Espagne, l’Italie et la Turquie voient s’enchainer les mêmes platitudes et les mêmes maladroites imitations du modèle précédent. La musique justifie-t-elle vraiment le succès incomparable que connut l’œuvre durant tout le siècle suivant ? Osons le dire, pas vraiment ; à nos oreilles modernes du moins. Car de Campra, on connait des opéra-ballets plus brillants (<a href="https://www.forumopera.com/les-fetes-venitiennes-paris-favart-viens-dans-mon-comic-strip-viens-faire-des-bulles"><em>Les Fêtes vénitiennes</em></a> par exemple), et surtout Rameau est venu transformer l’essai du genre. Pas tant dans <em>Les Indes Galantes</em> d’ailleurs qui souffrent de la même irrégularité musicale et pauvreté de livret, que dans <em>Les Fêtes d&rsquo;Hébé</em>.</p>
<p class="rtejustify">Mais, trêve de sévérité, Il y a tout de même beaucoup de passages à sauver dans cette Europe Galante. Si, comme pour l’actuel concours de l’Eurovision, le style est assez constant, Campra truffe tout de même chaque acte de morceaux folkloriques locaux : les airs en espagnol, puis en italien puis le chœur en sabir méditerranéen à défaut de turc. C’est d’ailleurs ce dernier et ses volutes arabisantes qui séduisent le plus, avec les très beaux airs ensommeillés du ténor puis du baryton au crépuscule espagnol. Ironie, ces deux numéros sont des hommages appuyés à Lully (turquerie du <em>Bourgeois gentilhomme</em> et air du sommeil d’<em>Atys</em>). Le reste de l’œuvre est plus convenu, très agréable mais rien d’impérissable. On notera tout de même la grande richesse des percussions : enclume dès le prologue (bien avant Verdi dans <em>Le Trouvère</em> !), castagnettes, tambourin, tambour, grelots, pas étonnant que l’on a fait appel à une spécialiste comme <strong>Marie-Ange Petit</strong> pour gérer tout cet attirail ! Contrairement à ce qui est annoncé au public, l’enregistrement sur le vif réalisé ce soir-là n&rsquo;est pas vraiment la première intégrale : d’abord parce que Marc Minkowski l’a déjà fait en 1993 (même malgré lui, c&rsquo;est une <a href="http://premiereopera.net/product/leurope-galante-by-campra-versailles-1993/">publication pirate</a>) et ensuite parce que l’air de Vénus à la fin du Prologue a été coupé (mais peut-être sera-t-il enregistré à posteriori). Etonnamment, l’air de la bergère française passe au berger et l’air espagnol de la Troisième entrée est déplacé en début de séquence. L’œuvre a connu tellement de reprises que le livret fourni dans le programme de salle n’est peut-être pas exactement celui de la partition originale.</p>
<p class="rtejustify">Pour défendre les couleurs de ces différentes nations, on peut se réjouir d’entendre un orchestre si consistant, mais qui a sans doute manqué de répétitions. <strong>Les Nouveaux Caractères</strong> nous avaient habitués à mieux : les attaques sont souvent molles, les violons ont quelques problèmes d’unisson et les vents manquent parfois de justesse. Heureusement le rythme est toujours soigné, en grande partie grâce à l’énergie que le très agité chef, <strong>Sébastien d’Hérin</strong>, insuffle en permanence à son ensemble.</p>
<p class="rtejustify">De plus, nous pouvons compter ce soir sur un excellent chœur, toujours compréhensible et dont la souplesse fait merveille dans les morceaux les plus dynamiques. Certains solistes en sortent régulièrement et on remarque particulièrement le superbe et très en verve ténor, <strong>Romain Champion</strong>. Tous font preuve d’un remarquable sens de la danse qui manque un peu alentour.</p>
<p class="rtejustify">Chez <strong>Heather Newhouse</strong> d’abord. Elle est certes très soucieuse des consonnes mais beaucoup moins des accents toniques, ce qui la rend très peu intelligible, surtout dans les airs, car l’écriture des récitatifs la guide davantage. La voix nous semble ce soir assez sèche et bizarrement projetée. <strong>Caroline Mutel</strong> ensuite déçoit en Vénus : sa voix peu colorée s’accommode mal des formes de la déesse de l’amour. Manquant de chair et d’ambitus son souci méticuleux d’articulation entre en conflit avec la musicalité de la ligne de chant. Par contre les accents outragés de l’italienne et de la turque lui vont à ravir et tous les défauts précédemment cités disparaissent. La statue parnassienne nous laissait de marbre, les femmes de chair et de sang brulent les planches.</p>
<p class="rtejustify">Avec <strong>Anders J. Dahlin</strong> on retrouve un timbre et une allure éternellement juvéniles, un style impeccable et une grande délicatesse de phrasé. Mais à part chez les espagnols, il n’est ce soir pas très inspiré, et l’Italie le voit aussi scolaire que peu concerné. C’est encore plus flagrant si on le compare à <strong>Nicolas Courjal</strong> qui caracole autrement. Il joue de ses graves caverneux et très sonores sans jamais sacrifier la prononciation et fait preuve d’un entrain scénique aussi gourmand que ses personnages sont libidineux.</p>
<p class="rtejustify">L’étoile de la soirée, c’est comme souvent <strong>Isabelle Druet</strong> : même lorsqu’elle ne chante pas, elle capte l’attention (les grimaces de la Discorde, l’embuscade de Doris), et dès qu’elle ouvre la bouche, c’est l’évidence même de tout ce répertoire. Diseuse impayable, évoluant avec virtuosité sur la frontière entre le parlé et le chanté, sachant aussi bien donner dans le grotesque qu’émouvoir par la sincérité de sa tristesse amoureuse. Celle qui n’était que Zaïde sur cette même scène en 2005 devient ce soir la reine des métamorphoses.</p>
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		<title>BRITTEN, The Turn of the Screw — Strasbourg</title>
		<link>https://www.forumopera.com/spectacle/the-turn-of-the-screw-strasbourg-jai-reve-lautre-nuit-que-je-retournais-a-bly/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Laurent Bury]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 25 Sep 2016 01:14:49 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Une histoire située dans une grande demeure britannique, où le passé fait retour à travers des personnages morts mais plus présents que les vivants ? Pour un admirateur de Hitchcock comme Robert Carsen, il allait sans doute de soi que la clef du Tour d’écrou était un détour par la Rebecca de Daphné du Maurier : Bly, &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>Une histoire située dans une grande demeure britannique, où le passé fait retour à travers des personnages morts mais plus présents que les vivants ? Pour un admirateur de Hitchcock comme <strong>Robert Carsen</strong>, il allait sans doute de soi que la clef du <em>Tour d’écrou</em> était un détour par la <em>Rebecca</em> de Daphné du Maurier : Bly, c&rsquo;est évidemment Manderley, et la Gouvernante, c’est donc forcément Joan Fontaine dans le film que « Hitch » tira du roman de sa compatriote. Pour ce premier spectacle où le metteur en scène canadien se chargeait aussi des décors et des costumes, monté d’abord en 2011 au Theater an der Wien, tout se passe dans les années 1930 (plutôt que dans ces <em>fifties</em> qui lui sont chères), exclusivement à l’intérieur du manoir, série de pièces où s’ouvrent de très hautes portes et de très hautes fenêtres à guillotine. Le gris est la couleur unique des costumes et des décors, sculptés par des éclairages latéraux, rasants, où les personnages ont l’étrange netteté des modèles du portraitiste mondain Meredith Frampton. La référence à Hitchcock a néanmoins deux inconvénients : le recours aux projections prive le chant de son immédiateté, notamment lorsque la toute première intervention de la Gouvernante est transformée en monologue intérieur, la soprano étant remplacée par un film où son visage exprime infiniment moins d’émotion que sa voix. Deuxième inconvénient à prendre pour inspiration un film où il n’y a pas vraiment de fantôme (Rebecca obsède la nouvelle Mme de Winter, mais elle ne revient jamais de l’au-delà) : le fantastique perd de son inquiétante étrangeté. Peter Quint n’existe sans doute que dans la tête de la Gouvernante, puisque sa physionomie est celle de l’employeur dont elle est éprise, et que Miles lui-même devient à la fin un double de Quint. Aux revenants se substituent d’abord des images projetées par-dessus un décor certes spectaculaire, le lit vu d’au-dessus, mais que Robert Carsen a déjà utilisé le plus à-propos pour sa <em>Femme sans ombre </em>viennoise (1996) et réutilisé pour <em>Roussalka</em> à Paris (2002). La menace, la perversion, ces données semblent étrangement absentes de cet univers très esthétique mais sur lequel le danger ne pèse guère.</p>
<p><img fetchpriority="high" decoding="async" alt="" class="image-large" height="247" src="/sites/default/files/styles/large/public/b_turnofscewonr_photoklarabeck_0378.jpg?itok=cK6cLKuy" title="© Klara Beck" width="468" /><br />
	© Klara Beck</p>
<p>C’est donc surtout de la musique que viendra le frisson. Et on le ressent parfaitement, grâce à la netteté, grâce à l’objectivité clinique avec laquelle <strong>l’Orchestre symphonique de Mulhouse</strong> traduit les combinaisons instrumentales inventées par Britten pour rendre l’oppression créée par Henry James, <a href="http://www.forumopera.com/actu/henry-james-a-lopera">pour la première fois où le romancier était transposé sur une scène lyrique</a>. Cette exactitude, ce tranchant admirable des sonorités rend d’autant plus sensible un moment comme la lettre que la Gouvernante adresse à son employeur, où elle laisse son faible pour lui prendre le dessus, bouffée quasi puccinienne au milieu d’une musique beaucoup plus âpre. A ceux qui connaîtraient seulement l’ardent défenseur de l’opéra français du XIX<sup>e</sup> siècle, <strong>Patrick Davin </strong>montre ici toutes ses affinités avec la musique de notre temps, qu’il avait déjà prouvées notamment en dirigeant <em>Doctor Atomic </em>de John Adams <a href="http://www.forumopera.com/spectacle/une-terrible-beaute-est-nee">à la tête du même orchestre</a>.</p>
<p>De la distribution viennoise en 2011, <strong>Nikolai Schukoff </strong>est le seul rescapé. Il est intéressant d’entendre le rôle de Quint interprété non par un ténor typiquement « brittenien », d’école britannique, mais au contraire par un chanteur qui se produit aussi dans un répertoire plus traditionnel, plus lourd ; cela va aussi dans le sens d’une vision moins spectrale, puisque ce revenant ne s’exprime pas seulement dans le registre de l’aigu insinuant. Ce fantôme-là a les pieds par terre, il impose (lorsqu’il n’est pas remplacé par un film) une présence tout à fait physique. Elina Makropoulos à Strasbourg en 2011, <strong>Cheryl Barker </strong>est, de son côté, une Miss Jessel très sensuelle, même si l’on regrette que son vibrato transforme un peu les aigus forte en hululements. <strong>Heather Newhouse</strong>, déjà titulaire du rôle <a href="http://www.forumopera.com/spectacle/psychose-ou-ceremonie-de-linnocence">à Lyon en 2014</a>, offre à la Gouvernante une voix claire et précise, et compose une héroïne bien moins visiblement névrosée que d’autres, fébrile certes, mais surtout tourmentée par son désir amoureux pour l’employeur, et donc pour un Quint fantasmé, et finalement ici pour Miles. Si l’on a connu des Mrs Grose au timbre plus sombre, <strong>Anne Mason</strong> n’en est pas moins à sa place dans cette distribution équilibrée. Les enfants, ce jour-là <strong>Philippe Tsouli </strong>et <strong>Odile Hinderer</strong>, se distinguent par la justesse de leurs interventions et par la qualité de leur anglais. Une belle pierre s’ajoute ainsi à l’édifice carsénien élaboré par Marc Clémeur au fil de ses saisons strasbourgeoises, avant la reprise de <em>La Petite Renarde rusée </em>en décembre prochain.</p>
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		<title>BRITTEN, The Turn of the Screw — Lyon</title>
		<link>https://www.forumopera.com/spectacle/psychose-ou-ceremonie-de-linnocence/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Fabrice Malkani]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 11 Apr 2014 21:59:38 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>  Pour le deuxième volet du festival Britten, après Peter Grimes, l’Opéra de Lyon présente Le Tour d’écrou, dans une mise en scène spectaculaire de Valentina Carrasco, dont on connaît les travaux passés avec le collectif catalan La Fura dels Baus. Pour cet opéra de chambre, intimiste et ambigu, qui vise à la concentration et &#8230;</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>           </p>
<p>			Pour le deuxième volet du festival Britten, après <a href="http://www.forumopera.com/index.php?mact=News,cntnt01,detail,0&amp;cntnt01articleid=6410&amp;cntnt01origid=57&amp;cntnt01lang=fr_FR&amp;cntnt01returnid=54"><em>Peter Grimes</em></a>, l’Opéra de Lyon présente <em>Le Tour d’écrou</em>, dans une mise en scène spectaculaire de <strong>Valentina Carrasco</strong>, dont on connaît les travaux passés avec le collectif catalan La Fura dels Baus. Pour cet opéra de chambre, intimiste et ambigu, qui vise à la concentration et au dépouillement, on peut se poser la question de la pertinence d’un tel déploiement d’effets scéniques : décor de grilles et de cages, cordes qui tombent des cintres et bientôt tissent une gigantesque toile d’araignée, meubles, objets et fantômes, pris dans les rets, qui s’élèvent dans les airs, plateau entier qui monte comme un ascenseur et dévoile un paysage onirique fait de plantes et de fleurs se déroulant depuis le plancher devenu plafond. Mais indéniablement, cela fonctionne : les images sont belles et fortes, utilisant habilement des archétypes de films d’épouvante, et donnant le sentiment de découvrir dans les décors de <strong>Carles Berga</strong> les strates enfouies de la psyché des personnages. Dans un accord constant avec la musique, cette scénographie donne à beaucoup à voir. Utilisant aussi la vidéo (<strong>Fabrice Coton</strong>) et des jeux de lumières fascinants (<strong>Peter Van Praet)</strong>, elle éclaire sans cesse divers aspects de la composition. D’ailleurs, dans la fosse, l’effectif réduit d’instrumentistes de l’Opéra de Lyon sonne avec beaucoup de volume sous la baguette de<strong> Kazushi Ono</strong>, mettant en valeur la richesse des timbres, l’inventivité harmonique et rythmique, les emprunts au dodécaphonisme de cette partition si prenante.</p>
<p>
			Parmi les cordes qui se tendent, dans cette toile qui se resserre, illustrant le tour de vis qu’évoque le titre de l’opéra, les personnages semblent lisses : sans s’imposer par un caractère affirmé, mais de manière plus subtile, chacun des personnages « réels » – les enfants, Mrs Grose, la Gouvernante – semble vouloir jouer cette « cérémonie de l’innocence » dont Miss Jessel et Peter Quint énoncent la fin dans le vers du poème de Yeats cité au début du deuxième acte : « The ceremony of innocence is drowned ».</p>
<p>			Le ténor britannique <strong>Andrew Tortise </strong>est très convaincant, tant en narrateur qu’en Peter Quint. Le timbre est clair, les aigus semblent aisés, et la prestance est aussi impeccable que le chant, faisant de ce Quint une projection idéale tout autant qu’un inquiétant fantôme.<strong> Heather Newhouse</strong> s’inscrit parfaitement dans le cadre fixé par la mise en scène : gouvernante confrontée à des apparitions qui la dépassent, elle incarne dans son chant parfaitement calibré et dans son jeu une normalité sans failles, sauf à la toute fin de l’opéra, où l’émotion surgit soudain, lorsqu’elle reprend la chanson de Malo en berçant le corps sans vie de Miles.</p>
<p>			Miss Jessel trouve en <strong>Giselle Allen</strong> une interprète de choix, dont la voix ne s’abandonne jamais aux excès tentants de ses moments de fureurs, rendant le personnage plus inquiétant encore par la maîtrise de ses interventions, bien qu’elle apparaisse dans un costume évoquant, au milieu de la toile, une araignée géante. Mrs Grose est incarnée avec justesse et talent par Katharine Goeldner, et les enfants de la Maîtrise de l’Opéra de Lyon sont remarquables : <strong>Loleh Pottier </strong>est une Flora affirmée, sachant bien projeter sa voix, <strong>Remo Ragonese</strong> un Miles au chant assuré et nuancé.</p>
<p>			Conçu pour impressionner plus que pour émouvoir, le spectacle laisse admiratif, tant de la musique de Britten que de la construction savante du livret.<br />
			.</p>
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<p>			 </p>
<p>			 </p>
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