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	<title>Nicolas KUNZELMANN - Artiste - Forum Opéra</title>
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	<title>Nicolas KUNZELMANN - Artiste - Forum Opéra</title>
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		<title>MONTEVERDI, ROSSI, Une Passion italienne &#8211; Ambronay</title>
		<link>https://www.forumopera.com/spectacle/monteverdi-rossi-une-passion-italienne-ambronay/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Yvan Beuvard]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 20 Sep 2026 04:01:16 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Parmi l’offre généreuse du Festival, qui souffle ses 47 bougies, nous avions retenu deux concerts quasi consécutifs dont le dernier, seul, fait intervenir des chanteurs. Cependant, comment passer sous silence l’ensemble d’instruments anciens, Coloquio 6, formé de six musiciens groupés par deux (clarinettes, cors et bassons), donnant un programme essentiellement consacré à des transcriptions d’opéras &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>Parmi l’offre généreuse du Festival, qui souffle ses 47 bougies, nous avions retenu deux concerts quasi consécutifs dont le dernier, seul, fait intervenir des chanteurs. Cependant, comment passer sous silence l’ensemble d’instruments anciens, <em>Coloquio 6</em>, formé de six musiciens groupés par deux (clarinettes, cors et bassons), donnant un programme essentiellement consacré à des transcriptions d’opéras de Mozart à Amélie de Saxe, en passant par Vicente Martin y Soler, Weber et Rossini ? Un constant bonheur : tout est là, miraculeusement, y compris le chant, le plus étonnant étant cet incroyable <em>Largo al factotum</em> arrangé par Gebauer pour les seuls deux bassons. Ce programme alléchant est à découvrir sur un CD Ambronay, qui sort simultanément.</p>
<p>Le concert suivant, à l’Abbatiale, assuré par <em>La Palatine</em>, promettait « une Passion italienne », associant Monteverdi et Rossi, une première, enregistrée par France Musique. Il s’ouvre par la transposition religieuse du <em>Lamento d’Ariana</em> (*) dans sa version polyphonique. Cette déploration déchirante de la Vierge à la crucifixion, confiée à cinq solistes, prend ce soir un tour quasi opératique tant le dramatisme en est intense, illustré par une formation aux basses virtuoses, mais surdimensionnées (orgue, deux violes, archiluth, harpe, contrebasse) par rapport aux deux violons, ponctuellement secondés du cornet jouant des flûtes. <strong>Guillaume Haldenwang</strong>, de son positif, anime l’ensemble avec intelligence, efficacité et dynamisme. Ses chanteurs et instrumentistes ne font qu’un : la précision des attaques, de l’articulation, les modelés, la justesse sont au rendez-vous. Un moment d’une réelle intensité, comme le sera le <em>Beatus vir</em>, également emprunté aux <em>Selva morale e spirituale</em>. C’est ce que l’on retiendra de cette soirée, avec l’oratorio de Luigi Rossi, sur lequel s’achèvera la soirée. La succession de pièces disparates qui les relient sent l’artifice, regroupées pour figurer la douloureuse réminiscence par la Vierge, de l’Annonciation à la Passion (en passant par la Nativité, la fuite en Egypte et les noces de Cana). Une (belle) passacaille de Falconieri, puis sa singulière <em>Battaglia de Barabaso yerno de Satanas</em>, si séduisante soient-elles, abondent le ressenti d’une sorte de patchwork musical. L’<em>Ave Maria</em> de Riccio, a cappella, renvoie à Palestrina. Sans tout énumérer, la reprise d’un madrigal du quatrième livre de Monteverdi par Aquilino Coppini, assorti d’un texte renouvelé, illustrant la Nativité, relève de la curiosité.</p>
<p>L’oratorio singulier attribué à Luigi Rossi (**), à lui seul, méritait le déplacement. Ecrit en langue vulgaire – l’italien – certainement le tout premier consacré à la Passion, il ne comporte pas de narrateur (Evangéliste, ou Testo). Loin des évangiles qui nourrissent ensuite les livrets des Passions, il fait intervenir la foule (turba), Pilate, le Démon et le chœur des démons dans sa première partie, centrée sur la condamnation de Jésus, la Vierge s’ajoutant dans la seconde pour déplorer le sort réservé à son fils. <strong>Mathieu Gourlet</strong> nous vaut un Pilate impressionnant d’autorité, servi par une voix sonore, profonde, ronde, parfaitement conduite. <strong>René Ramos Premier</strong>, baryton cubain, campe un remarquable Démon, servi par des moyens vocaux et dramatiques peu communs, une découverte (***).  La Vierge de <strong>Marie Théoleyre</strong> n’est pas moins convaincante, dont le chant est chargé d’émotion. Quant aux chœurs, confiés le plus souvent à trois chanteurs, il sonne parfaitement, que l’écriture soit homophone ou contrapuntique : ensemble d’une parfaite homogénéité, d’une précision millimétrée. Sa souplesse, sa linéarité, même sous-tendue par des métriques parfois dansantes, est un régal. Comment ne pas citer <strong>Marie Piroli</strong>, dont la voix se marie parfaitement à celle de l’autre Marie, du beau contreténor de <strong>Nicolas Kuntzelmann</strong>, et du brillant ténor de <strong>Jordan Mouaïssia</strong> ? Avec la reprise du <em>Beatus vir</em>, pour répondre aux acclamations d’un public conquis, une fin somptueuse pour ce concert quelque peu déroutant.</p>
<pre>(*) De 1608, publiée sous cette forme dans la <em>Selva morale e spirituale</em> de 1640. 
(**) Maintenant bien connu pour ses séjours parisiens, à l’invitation de Mazarin, comme pour son <em>Orfeo</em>, et <em>Il palazzo incantato</em>, donnés régulièrement.
(***) Après avoir participé aux <em>Métaboles</em>, de Léo Warynski<strong>, </strong>il a bénéficié de l’enseignement de Mary Saint-Palais et d’autres avant d’amorcer une carrière prometteuse.

</pre>
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