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	<title>Philippe NICOLLE - Artiste - Forum Opéra</title>
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	<description>Le magazine en ligne de l&#039;opéra</description>
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	<title>Philippe NICOLLE - Artiste - Forum Opéra</title>
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		<title>Chamonix — Rennes</title>
		<link>https://www.forumopera.com/spectacle/chamonix-rennes-randonnee-en-absurdie/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Tania Bracq]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 05 Jan 2023 05:00:00 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Pour les Fêtes de fin d&#8217;année, fidèle à sa trajectoire d&#8217;ouverture, l&#8217;Opéra de Rennes s&#8217;associe à l&#8217;incontournable festival des Tombées de la Nuit pour une proposition délicieusement branquignole portée par la compagnie 26 000 couverts suivant son ADN de théâtre de rue. Voilà 4000 ans que les « Céciliens » traversent l&#8217;immensité vide du cosmos vers la Terre &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p align="LEFT">Pour les Fêtes de fin d&rsquo;année, fidèle à sa trajectoire d&rsquo;ouverture, l&rsquo;<strong>Opéra de Rennes</strong> s&rsquo;associe à l&rsquo;incontournable <strong>festival des Tombées de la Nuit</strong> pour une proposition délicieusement branquignole portée par la compagnie <strong>26 000 couverts</strong> suivant son ADN de théâtre de rue.</p>
<p align="LEFT">Voilà 4000 ans que les « Céciliens » traversent l&rsquo;immensité vide du cosmos vers la Terre Promise, la planète Chamonix. Une avarie les forcent à mettre pied à Terre, sur la planète de leur origine. Une descente dans « l&rsquo;intra-monde » leur permettra de rencontrer leur improbable – et répugnant – ancêtre puis de répondre à cette lancinante question : l&rsquo;humanité mérite-t&rsquo;elle de survivre ?</p>
<p><img fetchpriority="high" decoding="async" alt="" class="image-large" height="312" src="/sites/default/files/styles/large/public/26000_chamonix_221119_0002_co_raynaud_de_lage.jpg?itok=DHI83lPS" title=" ©  Christophe Raynaud de Lage" width="468" /><br />
	 ©  Christophe Raynaud de Lage</p>
<p style="margin-bottom: 0cm"><font face="Arial, sans-serif"><font size="2" style="font-size: 11pt">La</font></font> scénographie de <strong><font face="Arial, sans-serif"><font size="2" style="font-size: 11pt">Patrick Girot, </font></font>Julien Lett, Michel Mugnier et </strong><strong>Laurence Rossignol</strong> encadre les trouvailles loufoques de <strong>Philippe Nicolle </strong>et<strong> Gabor Rassov.</strong> D&rsquo;un vaisseau spatial-marionnette de <strong>Carole Allemand</strong> jusqu&rsquo;au « suppositage » comme arme de destruction massive en passant par l&rsquo;hilarant Crédo au Saint Prospectus d&rsquo;un golf 18 trous, nous vous laissons découvrir par vous -même la place prépondérante de l&rsquo;apéricube dans tout cela.</p>
<p align="LEFT">« Space-operette », pourquoi pas, mais opérette vraiment ? Si la soirée associe effectivement musique, danse, théâtre et que l&rsquo;objectif en est le divertissement, mâtiné d&rsquo;une réflexion sur nos errements, cet OTNI – objet théâtral non identifié – ne semble pas relever du registre de l&rsquo;opérette puisqu&rsquo;il n&rsquo;y a pas d&rsquo;alternance réelle entre les numéros parlés et chantés. La musique n&rsquo;est ici qu&rsquo;accessoire. Pas d&rsquo;orchestre en dépit d&rsquo;un prometteur accord symphonique avant le lever de rideau, mais neufs comédiens couteaux-suisses qui chantent avec autant de justesse que de conviction les textes les plus absurdes et s&#8217;emparent au fil du récit, d&rsquo;une guitare, d&rsquo;un saxophone, d&rsquo;un clavier ou d&rsquo;une batterie.</p>
<p><img decoding="async" alt="" class="image-large" height="312" src="/sites/default/files/styles/large/public/26000_chamonix_221119_0354_co_raynaud_de_lage.jpg?itok=DwU9s1ft" title=" ©  Christophe Raynaud de Lage" width="468" /><br />
	 ©  Christophe Raynaud de Lage</p>
<p align="LEFT">En revanche, le clin d&rsquo;oeil à la tradition du théâtre de tréteaux – à l&rsquo;origine de l’opérette – est patent avec une indéniable dimension parodique, satirique et ces quelques chansons qui reprennent chacune un univers musical à la mode, de la variété au rap en passant par le hard rock. De même, les loufoqueries de Florimond Rongé dit Hervé, sont convoquées lorsque l&rsquo;un des personnages décède et revient sur scène sous les oripeaux de son jumeau. Voilà une amusante – et peut-être involontaire – allusion à l&rsquo;époque où il était interdit aux comédiens de la foire d&rsquo;écrire une musique originale ou de faire paraître plus de deux ou trois protagonistes sur scène. Le « compositeur toqué » usait alors de subterfuges comme de tuer un personnage pour mieux le faire revenir sur le plateau en fantôme.</p>
<p align="LEFT">Le concept de <em>Chamonix </em>est cocasse, la trame étonnamment cohérente à partir du moment où l&rsquo;on accepte son excentricité. Chaque élément qui semble parfaitement loufoque en début de représentation trouve finalement sa justification au dénouement. L&rsquo;intrigue, d&rsquo;ailleurs, a plus de corps que bien des bluettes des livrets lyriques. Manque malheureusement le petit grain de folie qui emporterait la totale adhésion du spectateur. Le rythme pourrait être plus enlevé en raccourcissant un peu une soirée qui s&rsquo;avère distrayante sans être hilarante. Après cette création rennaise, Dijon, Chalon-sur-Saône, Cergy-Pontoise, Tarbes, Rouen, Corbeil-Essonnes, Châlons-en-Champagne, Gap, Vesoul, Draguignan accueilleront successivement le spectacle. Cette importante tournée sera, espérons-le, l&rsquo;occasion de resserrer l&rsquo;action pour plus d&rsquo;efficacité humoristique.</p>
<p align="LEFT"> </p>
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		<title>TERRASSE, Au temps des croisades — Paris (Athénée)</title>
		<link>https://www.forumopera.com/spectacle/rires-et-chansons/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Christophe Rizoud]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 22 Dec 2009 06:22:21 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Parce qu’en temps de crise le rire est le meilleur des remèdes, les Brigands ont décidé cette année d’être encore plus drôles que les années précédentes en faisant équipe avec 26000 couverts, une compagnie théâtrale tellement déjantée qu’elle ferait presque passer nos joyeux compères pour de dignes philologues.   Par leur fantaisie conjuguée, Au temps &#8230;</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>          Parce qu’en temps de crise le rire est le meilleur des remèdes, les Brigands ont décidé cette année d’être encore plus drôles que les années précédentes en faisant équipe avec 26000 couverts, une compagnie théâtrale tellement déjantée qu’elle ferait presque passer nos joyeux compères pour de dignes philologues. </p>
<p> </p>
<p>Par leur fantaisie conjuguée, <em>Au temps des croisades</em>, un opéra bouffe de Claude Terrasse et de Franc-Nohain (le librettiste de <em>L’heure espagnole</em>), un peu bancal tant musicalement que dramatiquement, se transforme en un vaste délire qui n’est pas sans évoquer Les Deschiens (dans <em>Les Brigands</em> d’Offenbach précisément) et encore plus les Monthy Python. <em>Sacré Graal</em> ou plutôt ici « sacré pal » en référence à <em>L’Etoile</em> de Chabrier, l’un des nombreux clins d’œil dispensés par un spectacle qui n’hésite pas à multiplier les effets de paupières. L’histoire de Dame Bertrade, jeune châtelaine attendant fébrilement depuis trois ans le retour de son époux parti pour la croisade le lendemain de ses noces, n’est en fait que prétexte à une succession de gags. Les exposer serait les déflorer. Il suffit de savoir que l’on rit souvent et fort durant les deux heures que dure la pièce. Avec peu de moyens – une toile peinte en guise de décor unique – mais beaucoup d’idées, <strong>Philippe Nicolle</strong>, le metteur en scène et fondateur de 26 000 couverts, trouve le rythme et le ton, se jouant des conventions avec un humour décapant, souvent proche de l’absurde, dont la première des qualités est de ne jamais prêter flanc à la vulgarité et ce, malgré un sujet on ne peut plus scabreux (l’essentiel de l’intrigue repose sur le droit de cuissage avec en guise d’accessoire, l’inévitable ceinture de chasteté et, plus original, l’oliphant – désopilant – de Roland). Mieux, entre les éclats de rire parviennent à se glisser des bouffées de poésie bienvenues, notamment un bel effet d’ombre chinoise pour raconter une histoire de chat, d’oiseau, de cage et de clé, qui là encore, n’était l’intelligence de la mise en scène, aurait pu flirter avec le mauvais goût. </p>
<p> </p>
<p>Ainsi revigorés, les Brigands plongent avec délectation dans un univers médiéval qui leur est familier, depuis <em>Geneviève de Brabant</em> en 2002 jusqu’à <em><a href="http://www.forumopera.com/index.php?mact=News,cntnt01,detail,0&amp;cntnt01articleid=625&amp;cntnt01detailtemplate=gabarit_detail_breves&amp;cntnt01dateformat=%25d-%25m-%25Y&amp;cntnt01lang=fr_FR&amp;cntnt01returnid=54">La cour du roi Pétaud</a></em> l’an passé<em>, </em>même si musicalement l’on est un peu moins à la fête que d’habitude. L’œuvre d’une part comprend plus de texte que de notes. Les mélodies, délicieuses au demeurant dans leur facture belle-époque, ne sont pas légion. Tout au plus retient-on la chanson du faucon (tontaine tonton), les refrains de la Palestine, une valse des pêchés savoureuses et un duo du sommeil d’une tendre délicatesse. D’autre part, l’équipe, dont l’esprit souffle allègrement tout au long de la représentation, se préoccupe davantage de théâtre que de chant. Exception faite d’<strong>Emmanuelle Goizé</strong>, toujours excellente dans un rôle qui met en valeur sa musicalité, et de <strong>Flannan Obé</strong>, dont l’impact vocal n’a rien à envier à la présence scénique. <strong>Christophe Grapperon</strong> fait sonner la musique de Claude Terrasse, même réduite à dix musiciens, avec un entrain communicatif, nous rappelant quel baryton il sait être, le temps d’un air parodique délicieusement boulevardier (un allegro qui souhaite « gloire et victoire » à un onguent destiné à la toilette intime des dames, « le Coaltar saponiné Leboeuf »). Francis Poulenc et Pierre Bernac ne sont pas loin. Mais, une fois n’est pas coutume, c’est un musicien-percussionniste, <strong>Christophe Arnulf,</strong> aussi talentueux qu’imaginatif, qui vole la vedette à tout ce petit monde, parachevant, de grognements en borborygmes, une impayable croisade contre la morosité.</p>
<p> </p>
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