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	<title>Elena OBRAZTSOVA - Artiste - Forum Opéra</title>
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	<title>Elena OBRAZTSOVA - Artiste - Forum Opéra</title>
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		<title>Discothèque idéale : VERDI – Luisa Miller (Maazel, DGG – 1979)</title>
		<link>https://www.forumopera.com/breve/discotheque-ideale-verdi-luisa-miller-maazel-dgg-1979/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Christian Peter]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 23 Feb 2026 17:00:00 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Pourtant l’ouvrage ne manque pas d’atouts, une intrigue solide, inspirée d’une pièce de Schiller (Kabale und Liebe), une musique qui porte en elle les germes qui vont éclore dans les ouvrages postérieurs et qui recèle bon nombre de pages inspirées, dont l’un des plus beaux airs de ténor écrits par Verdi, et un rôle de &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Pourtant l’ouvrage ne manque pas d’atouts, une intrigue solide, inspirée d’une pièce de Schiller (<em>Kabale und Liebe</em>), une musique qui porte en elle les germes qui vont éclore dans les ouvrages postérieurs et qui recèle bon nombre de pages inspirées, dont l’un des plus beaux airs de ténor écrits par Verdi, et un rôle de soprano aux affects variés, propre à mettre en valeur les capacités vocales de son interprète. </strong></p>
<p>Longtemps la version de Fausto Cleva (RCA,1964, avec Moffo et Bergonzi) a constitué l’unique référence, puis vinrent s’ajouter celles de Peter Maag (Decca, 1975) et Maazel (DG,1979). En 91, Sony publie un enregistrement remarquablement dirigé par James Levine avec un Domingo vieillissant et une Aprile Milo dont la voix imposante peine à évoquer une jeune paysanne. Enfin en 2017, paraît sous le label BR Klassik une gravure qui vaut surtout pour l’éblouissante Luisa de Marina Rebeka.</p>
<p>Parmi ces intégrales, la plus équilibrée est assurément celle dirigée par <strong>Lorin Maazel</strong> que l’on n’attendait pas dans ce répertoire mais qui confère à l’ouvrage une unité de style et un climat d’une grande intensité dramatique. Contrairement à la version de Maag qui aligne des stars (Caballé, Pavarotti, Milnes) qui semblent chanter chacune pour soi, Maazel et ses principaux interprètes, à l’exception d’Elena Obraztsova, ont gravé leur intégrale dans la foulée d’une série de représentations au ROH. Il en résulte un esprit d’équipe et une urgence théâtrale perceptibles dans leurs prestations.  <strong>Wladimiro Ganzarolli</strong> campe un Wurm machiavélique à souhait, <strong>Renato Bruson</strong>, qui séduit par son élégant phrasé, incarne un Miller introverti et touchant. <strong>Placido Domingo</strong> est tout à fait convaincant en jeune homme romantique, la voix est solide, l’aigu glorieux. Si <strong>Obraztsova</strong> a tendance à noircir le trait, <strong>Katia Ricciarelli</strong>, captée dans ses meilleures années, est une Luisa proche de l’idéal, timbre brillant, aigus lumineux, demi-teintes exquises et coloratures impeccables. La cabalette « A brani, a brani » lui arrache des accents poignants.</p>
<p><em>Katia Ricciarelli (Luisa), Placido Domingo (Rodolfo), Renato Bruson (Miller), Wladimiro Ganzarolli (Wurm), Elena Obraztsova (Federica), Gwynne Howell (Il Conte di Walter), Chœurs et Orchestre du Royal Opera House. Direction Lorin Maazel. Parution : Deutsche Grammophon, 1979.</em></p>


<figure class="wp-block-image size-large"><a href="https://www.forumopera.com/dossier/la-discotheque-ideale-de-lart-lyrique/"><img fetchpriority="high" decoding="async" width="1024" height="355" src="https://www.forumopera.com/wp-content/uploads/vers-la-discotheque-ideale-2-1024x355.png" alt="" class="wp-image-207785"/></a></figure>
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		<item>
		<title>Piotr Tchaikovsky, Romances, Complete Collection, Special Edition</title>
		<link>https://www.forumopera.com/cd-dvd-livre/piotr-tchaikovsky-romances-complete-collection-special-edition-18-17-103/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Laurent Bury]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 19 Jan 2016 06:10:06 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Ami mélomane slavophile, attention. Sur le boîtier de cette intégrale des mélodies de Tchaïkovski figurent les noms de six chanteurs. Pourtant, lorsqu’on creuse un peu, on découvre que ces six disques Melodia réunissent en fait dix-huit chanteurs, qu’accompagnent dix-sept pianistes ! Les six retenus sont donc les plus connus ? Certes, encore qu’on puisse se demander si &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>Ami mélomane slavophile, attention. Sur le boîtier de cette intégrale des mélodies de Tchaïkovski figurent les noms de six chanteurs. Pourtant, lorsqu’on creuse un peu, on découvre que ces six disques Melodia réunissent en fait dix-huit chanteurs, qu’accompagnent dix-sept pianistes ! Les six retenus sont donc les plus connus ? Certes, encore qu’on puisse se demander si <strong>Muslim Magomayev</strong> fut vraiment célèbre hors d’URSS, voire de son Azerbaïdjan natal. Seule leur notoriété vaut à ces six noms leur place privilégiée, car sur les cent trois « romances » composées par Tchaïkovski, ils en interprètent moins d’un tiers : deux pour Vladimir Atlantov, cinq pour Irina Arkhipova, quatre pour le susdit Magomayev, sept pour Elena Obraztsova et Tamara Milachkina, et huit pour Sergueï Lemechev.</p>
<p>Pourtant, cette diversité – cet émiettement ? – est l’une des clefs de la réussite, car pour composer cette intégrale, le label russe a pu puiser dans un immense réservoir d’enregistrements, et c’est ce qui permet d’éviter totalement l’écueil par trop fréquent dans ce genre d’entreprise : on ne s’ennuie pas un instant, même quand l’inspiration du compositeur se relâche un peu, puisqu’une voix différente apparaît presque à chaque nouvelle plage. Les gravures en question ont été réalisées sur trois décennies, et près d’un demi-siècle s’étend entre la naissance du plus ancien et du plus jeune des artistes réunis ! Les uns ont vu le jour avant la Révolution d’octobre, les autres au lendemain du deuxième conflit mondial. En dehors des deux vétérans qu’étaient en 1962 Lemechev (né en 1902) et Choumskaya (née en 1905), la majorité des interprètes étaient nés entre les deux guerres : Doloukhanova en 1918, Petrov en 1920, Tougarinova et Arkhipova en 1925, Serbekayev en 1926, Pichtchaiev en 1927, Issakova en 1928, Mazourok en 1931, Lissovsky en 1932, Milachkina en 1934, Voïtes en 1936, Fomina en 1937, Obraztsova et Atlantov en 1939, Magomayev en 1942. La plus récemment enregistrée (en 1990), Nadejda Krasnaya, est née en 1947, ce qui fait aussi d’elle la benjamine du groupe. Par-delà le parcours chronologique dans l’œuvre d’un compositeur qui livre dès 1869 quelques-unes de ses plus belles pages, c’est donc le maintien et l’évolution de toute une école de chant que ce coffret donne à entendre.</p>
<p>Curieusement, les basses, catégorie dont l’école russe a pourtant toujours été prodigue, sont ici exclusivement représentées par <strong>Ivan Petrov</strong>, et seulement pour trois mélodies. Les voix graves ne sont pourtant pas négligées. Quel superbe baryton que <strong>Youri Mazourok</strong>, sans aucune de ces intonations de méchants qui entachent l’art de certains de ses compatriotes ! Celui qui fut notamment au disque Onéguine ou Scarpia aux côtés de Milachkina et Atlantov s’exprime ici avec toute l’élégance qui sied dans un genre beaucoup moins dramatique.</p>
<p>Avec <strong>Sergueï Lemechev</strong>, inoubliable Lenski, ici capté à soixante ans, on tend aussitôt l’oreille quand surgit cette voix reconnaissable entre tous, cette façon très slave d’ouvrir les syllabes, avec notamment une très réjouissante mélodie en italien, « Pimpinella ». Nettement moins connu, et doté d’un timbre moins caractéristique, <strong>Kontantin Lissovski</strong> n’en eut pas moins une carrière très respectable, et son chant à la fois stylé et généreux justifie sa forte présence sur les six disques (dix-neuf mélodies à lui seul). A <strong>Vladimir Atlantov</strong> on reprochera seulement de se croire un peu trop sur scène, mais les deux pièces qu’il interprète, composées l’année de la mort de Tchaïkovski, se prêtent à ce genre d’excès, qu’aggrave une prise de son très réverbérée pour l’ultime plage du dernier disque.</p>
<p>Parmi les mezzos, il suffit de quelques notes à la grande <strong>Elena Obraztsova</strong> pour imposer l’autorité impérieuse de ce timbre à la densité unique. Bien qu’ici qualifiée à tort de « soprano », <strong>Irina Akhipova </strong>appartient à la même typologie vocale, avec un tempérament un peu moins volcanique, cependant.</p>
<p>Chez les sopranos, enfin, <strong>Tamara Milachkina </strong>fut la star du Bolchoï dans les années 1960 et 1970, mais ses consœurs moins illustres peuvent elles aussi se prévaloir de voix limpides et expressives. Dans un registre plus léger, on remarque notamment le timbre d’Yniold de la soprano colorature <strong>Margarita Voïtes</strong> (de manière symptomatique, elle n’a été sollicitée que pour « Un canari », dans les <em>Six romances</em> de 1874).</p>
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		<title>Décès d&#8217;Elena Obraztsova</title>
		<link>https://www.forumopera.com/breve/deces-delena-obraztsova/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Christophe Rizoud]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 12 Jan 2015 13:36:25 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Si une voix est russe, c&#8217;est bien la sienne : capiteuse, charnelle, excessive dans ses joies comme ses colères, brûlante comme le thé dans le samovar, fruste aussi, non pas au sens de grossier mais rude comme il faut l&#8217;être quand on vit dans un pays où les températures descendent régulièrement en dessous de zéro. &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>Si une voix est russe, c&rsquo;est bien la sienne : capiteuse, charnelle, excessive dans ses joies comme ses colères, brûlante comme le thé dans le samovar, fruste aussi, non pas au sens de grossier mais rude comme il faut l&rsquo;être quand on vit dans un pays où les températures descendent régulièrement en dessous de zéro. La mezzo-soprano <strong>Elena Vassilievna Obraztsova </strong>s’est éteinte aujourd’hui, lundi 12 janvier. Dès la fin de la guerre, encore enfant, elle avait commencé à montrer de l&rsquo;intérêt pour la musique et rêvait de devenir diva. Ce rêve s’est réalisé. Du conservatoire de Leningrad au Bolchoi, il y a une paire de premiers prix qu’elle emporte haut la main (Helsinki en 1962, Moscou 1963). <em>Boris Godounov</em>, <em>La Dame de pique</em>,<em> Guerre et paix</em>… Son répertoire est comme sa voix fondamentalement russe, ce qui ne l’empêche pas de triompher en Azucena en 1975 à San Francisco aux côtés de Luciano Pavarotti et Joan Sutherland, en Charlotte à Milan en 1976 ou en Amneris au Met dont elle devient une des invités régulière. Plus d’une vingtaine de rôles au total forme son répertoire.  Dalila en est le fleuron. Une fois retirée des scènes, elle est nommée en 2007 directrice artistique au théâtre Michel à Saint-Pétersbourg et s’emploie à former les jeunes talents. Elena Obraztsova avait 75 ans.</p>
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