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	<title>Aleksandra OLCZYK - Artiste - Forum Opéra</title>
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	<description>Le magazine en ligne de l&#039;opéra</description>
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	<title>Aleksandra OLCZYK - Artiste - Forum Opéra</title>
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		<title>MOZART, Die Zauberflöte &#8211; Paris (TCE)</title>
		<link>https://www.forumopera.com/spectacle/mozart-die-zauberflote-paris-tce/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Yves Jauneau]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 15 Nov 2023 06:32:17 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>On connaît l’amour que Cédric Klapisch porte à la danse, ne serait-ce qu’à travers l’émouvant film En corps ou le documentaire sur les adieux au Ballet de l’Opéra de Paris d’Aurélie Dupont. C’est ce soir à un autre défi que s’attelle le cinéaste français : mettre en scène un opéra, et non des moindres puisqu’il &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p><span style="font-weight: 400;">On connaît l’amour que </span><b>Cédric Klapisch</b><span style="font-weight: 400;"> porte à la danse, ne serait-ce qu’à travers l’émouvant film </span><i><span style="font-weight: 400;">En corps</span></i><span style="font-weight: 400;"> ou le documentaire sur les adieux au Ballet de l’Opéra de Paris d’Aurélie Dupont. C’est ce soir à un autre défi que s’attelle le cinéaste français : mettre en scène un opéra, et non des moindres puisqu’il s’agit ni plus ni moins de l’un des principaux chefs-d&rsquo;œuvre du répertoire lyrique. Cédric Klapisch a souhaité souligner l’aspect humaniste de l&rsquo;œuvre, et le rapport de l’homme à la nature, au regard de préoccupations actuelles. « Le nucléaire, le dérèglement climatique, l’addiction aux écrans, la surindustrialisation, nous sauvent et nous effraient tout à la fois », signale-t-il  dans sa </span><a href="https://www.atelierlyriquedetourcoing.fr/la-flute-enchantee-9-et-10-12-23/" target="_blank" rel="noopener"><span style="font-weight: 400;">note d’intention</span></a><span style="font-weight: 400;">.</span></p>
<p><span style="font-weight: 400;">La mise en scène présente l&rsquo;acte I comme une immersion dans une jungle luxuriante, peuplée d&rsquo;arbres imposants et de lianes. L&rsquo;illustrateur</span><b> Stéphane Blanquet</b><span style="font-weight: 400;"> donne vie au serpent et aux animaux, animés par les élèves de l&rsquo;école d&rsquo;animation de Sèvres, transformant progressivement la forêt à l’approche du Temple de Sarastro. Le passage de l&rsquo;obscurité, représentant le monde de la Reine de la Nuit, à la lumière, celui de Sarastro, est habilement orchestré. À l&rsquo;acte II, la scénographie dévoile une architecture monumentale, illustrant la transition vers un monde moderne et aseptisé, où la nature est maîtrisée. Les costumes de </span><b>Stéphane Rolland</b><span style="font-weight: 400;">, les maquillages colorés s&rsquo;intègrent harmonieusement à cette esthétique d’ensemble.</span></p>
<p><span style="font-weight: 400;">La grande force de ce spectacle est sa lisibilité, et son respect constant de l’écriture musicale. Ainsi, le groupe des Trois Dames est remarquablement chorégraphié, sans que jamais l’équilibre vocal du trio en soit gêné. De même, si l’on peut contester le choix d’avoir traduit en français (et largement adapté) les dialogues parlés, force est de reconnaître que cela est fait avec élégance et humour. Finalement, la proposition de Cédric Klapisch, délicieusement naïve, parfaitement éclairée par </span><b>Alexis Kavyrchine</b><span style="font-weight: 400;">, apparaît comme un bel équilibre entre une certaine tradition (pas de réécriture, ni de transposition du livret) et un désir d’aller au près du spectateur actuel. Au moment où les débats font rage entre anciens et modernes quant aux mises en scène d’opéra, on peut saluer cette réussite, même s&rsquo;il y a évidemment mille autres façons de présenter <em>La Flûte enchantée</em>.</span></p>


<figure class="wp-block-image aligncenter size-full is-resized"><img fetchpriority="high" decoding="async" src="https://www.forumopera.com/wp-content/uploads/20231110-62VP.jpg" alt="" class="wp-image-150622" width="900" height="600"/><figcaption class="wp-element-caption"><sup>© Vincent Pontet</sup></figcaption></figure>


<p><b>Aleksandra Olczyk</b><span style="font-weight: 400;"> est déjà, malgré son jeune âge, une des spécialistes du rôle de la Reine de la Nuit, qu’elle a déjà chanté entre autres à New York, Dresde, Londres ou Berlin. Peut-être dans un mauvais jour, la soprano ne convainc pas ce soir : si la projection vocale, notamment dans le suraigu, est appréciable, les difficultés du rôle ne sont pas maîtrisées (contre-fa presque faux dans « Der Hölle Rache », vocalises savonnées dans le premier air). </span></p>
<p><span style="font-weight: 400;">Pour le reste, la distribution, jeune et homogène, ne comporte aucun point faible et s’intègre parfaitement dans la mise en scène, notamment car les dialogues parlés sont excellemment déclamés. </span><span style="font-weight: 400;">Investie et précise, la Pamina de </span><b>Regula Mühlemann</b><span style="font-weight: 400;">&nbsp; s’avère également émouvante dans les </span><i><span style="font-weight: 400;">pianissimi</span></i><span style="font-weight: 400;"> aigus de « Tamino mein ! », ou encore dans un « Ach, ich fühl&rsquo;s » habité. Dominant sans peine la tessiture de Tamino, </span><b>Cyrille Dubois</b><span style="font-weight: 400;"> incarne un prince délicat, admirable musicalement, qui ornemente avec inventivité et panache la partition. Très à l’aise scéniquement et vocalement, le Papageno de </span><b>Florent Karrer </b><span style="font-weight: 400;">est gouailleur et drôle à souhait, face à la Papagena piquante de </span><b>Catherine Trottmann</b><span style="font-weight: 400;">. </span><b>Jean Teitgen </b><span style="font-weight: 400;">en Sarastro captive le public par une voix profonde et une interprétation à la fois empreinte de solennité et de grâce. Quelle excellente idée d’avoir confié le rôle de Monostatos à </span><b>Marc Mauillon</b><span style="font-weight: 400;"> : le baryton français, irrésistible en Maure SM, y fait merveille, ne faisant qu’une bouchée de son aria « Alles fühlt der Liebe Freuden ». Remarquablement coordonnées, vocalement bien équilibrées, les trois Dames de </span><b>Judith van Wanroij</b><span style="font-weight: 400;">, </span><b>Isabelle Druet</b><span style="font-weight: 400;"> et </span><b>Marion Lebègue</b><span style="font-weight: 400;"> sont un régal. Enfin, les trois enfants de la </span><b>Maîtrise des Hauts-de-Seine</b><span style="font-weight: 400;"> livrent enfin une prestation vocale émouvante, et tous les seconds rôles sont parfaitement campés et chantés (</span><b>Ugo Rabec</b><span style="font-weight: 400;">, </span><b>Blaise Rantoanina</b><span style="font-weight: 400;"> et </span><b>Josef Wagner</b><span style="font-weight: 400;">).&nbsp;</span></p>
<p><span style="font-weight: 400;">Quelques semaines plus tôt dans ce même théâtre, on avait admiré une puissante </span><i><span style="font-weight: 400;">Symphonie Jupiter</span></i><span style="font-weight: 400;">&nbsp;dirigée par </span><b>François-Xavier Roth</b><span style="font-weight: 400;">. On retrouve ce soir les mêmes qualités dans la fosse d&rsquo;orchestre.</span> <span style="font-weight: 400;">François-Xavier Roth, lorgne comme d’habitude davantage vers Berlioz que vers une lecture chambriste. S’il privilégie une conception architecturale d’ensemble ainsi que la beauté des équilibres sonores, bien loin d’une lecture baroqueuse de l’œuvre, le chef ne s’interdit pas une certaine liberté : intervention de certains instruments </span><i><span style="font-weight: 400;">soli</span></i><span style="font-weight: 400;"> (basson, violon), changements de rythme. Les instrumentistes des </span>Siècles<span style="font-weight: 400;">, jouant sur des copies d’instruments viennois au diapason d’époque à 430 Hz, sont quant à eux excellents de précision. Saluons pour terminer la belle prestation du </span>Chœur Unikanti<span style="font-weight: 400;">, précis et solennel dans « O Isis und Osiris ».</span></p><p>L’article <a href="https://www.forumopera.com/spectacle/mozart-die-zauberflote-paris-tce/">MOZART, Die Zauberflöte &#8211; Paris (TCE)</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.forumopera.com">Forum Opéra</a>.</p>
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		<title>Glyndebourne annonce son programme 2024</title>
		<link>https://www.forumopera.com/breve/glyndebourne-annonce-son-programme-2024/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Jean Michel Pennetier]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 23 Aug 2023 04:18:00 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Alors que son édition 2023 s’achève, le festival annonce son programme pour 2024. Carmen ouvrira le bal dans une production signée par Diane Paulus. L’ouvrage sera donné pour 21 représentations avec deux distributions : Rihab Chaieb (Carmen) et Dmytro Popov (Don José) chanteront sous la baguette du directeur musical, Robin Ticciati à la tête du &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>Alors que son édition 2023 s’achève, le festival annonce son programme pour 2024. <em>Carmen</em> ouvrira le bal dans une production signée par Diane Paulus. L’ouvrage sera donné pour 21 représentations avec deux distributions : Rihab Chaieb (Carmen) et Dmytro Popov (Don José) chanteront sous la baguette du directeur musical, Robin Ticciati à la tête du London Philharmonic Orchestra, et laisseront place pour les représentations d’août à Aigul Akhmetshina et Evan LeRoy Johnson dirigés par Anja Bihlmaier. <em>The Merry Widow</em> sera ensuite donnée dans une nouvelle traduction anglaise et dans une production de Cal McCrystal sous la direction de John Wilson. Danielle de Niese sera Hanna Glawari, Germán Olvera chantera Danilo, le vétéran Thomas Allen interprétera le Baron Mirko Zeta et Soraya Mafi incarnera Valencienne. Le festival reprendra également 3 productions. <em>Giulio Cesare</em> (2005) mis en scène par David McVicar avec Laurence Cummings à la tête de l’Orchestra of the Age of Enlightenment affichera Aryeh Nussbaum Cohen en Cesare et Louise Alder en Cleopatra. <em>Die Zauberflöte</em> (Barbe &amp; Doucet, 2019) sera défendu Paul Appleby en Tamino, Lauren Snouffer en Pamina, Aleksandra Olczyk en Reine de la Nuit et Rodion Pogossov en Papageno. Constantin Trinks dirigera l’Orchestra of the Age of Enlightenment. Enfin, <em>Tristan und Isolde</em> (Nikolaus Lehnhoff) sera interprété par Stuart Skelton, Miina-Liisa Värelä dans les rôles-titres, sous la direction de Robin Ticciati.</p>
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		<title>MOZART, Die Zauberflöte — Lille</title>
		<link>https://www.forumopera.com/spectacle/die-zauberflote-lille-la-flute-dynamitee/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Yannick Boussaert]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 30 Apr 2019 06:37:30 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Il est des spectacles qui ne peuvent pas laisser indifférent ! Conspuée ou encensée et surtout débattue très largement dans la presse et ici même lors de sa création bruxelloise, la production de la Flute enchantée, vue par Romeo Castellucci fait partie de ceux-là. A Lille où le spectacle arrive en coproduction, l’Opéra a retenu &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>Il est des spectacles qui ne peuvent pas laisser indifférent ! Conspuée ou encensée et <a href="https://www.forumopera.com/die-zauberflote-bruxelles-la-monnaie-schikaneder-assassine">surtout débattue très largement dans la presse et ici même</a> lors de sa création bruxelloise, la production de <em>la Flute enchantée</em>, vue par <strong>Romeo Castellucci </strong>fait partie de ceux-là. A Lille où le spectacle arrive en coproduction, l’Opéra a retenu certaines leçons des erreurs faites à Bruxelles et ajoute clairement sur le programme et les affiches du spectacle un sous-titre à l’œuvre de Mozart « ou le chant de la Mère » et associe le nom de <strong>Claudia Castellucci</strong>, auteure des dialogues de la deuxième partie, aux restes du livret de Schikadener dont ne subsistent que les paroles chantées. On renverra sur <a href="https://www.forumopera.com/die-zauberflote-bruxelles-la-monnaie-schikaneder-assassine">le compte rendu de notre collègue</a> qui décrit point par point avec minutie le spectacle, ce qu’il retranche, ce qu’il ajoute, quels décors il choisit. On se contentera de rejoindre son avis dans la réussite de cette proposition, d’autant plus qu’elle est désormais présentée sans ambiguïté, et d’en expliquer les raisons.  </p>
<p>La proposition de Romeo Castellucci s’appuie sur deux ressorts : la dialectique et l’empathie. La première, éminemment théâtrale fonctionne sur les conventions artistiques, sur la connaissance fine de la musique et surtout sur un postulat que <em>la Flûte enchantée</em> fait partie d’un patrimoine partagé par tous, un acquis qui dispense le metteur en scène de tout aspect narratif dans sa mise en scène. Il a donc les mains libres pour assembler les deux actes comme il l&rsquo;entend. La dialectique justement vient de l’opposition entre ces deux parties. La première, ultra artificielle, dans une esthétique 18e siècle où tout est exacerbé, chorégraphié au millimètre, jusque dans la conception des décors même, jetés d’un bloc chirurgical à l’imprimante 3D, s’oppose une seconde partie qui n’a rien à voir avec le théâtre. L’empathie de ce deuxième acte ne viendra pas d’un procédé d’identification théâtrale. C’est impossible. Ces femmes aveugles et ces corps aux brûlures montrées et racontées avec pudeur déclenchent autre chose, tant pour le spectateur que pour chacun des artistes présents sur scène. Cette empathie simplement humaine pulvérise de l’intérieur le théâtre même et l’œuvre de Mozart (un procédé déjà éprouvé au Théâtre de la Villette&#8230; juste après les attentats de Paris par pur hasard). Le tour de force ultime vient du fait que ce dynamitage de l’œuvre finit par toucher au cœur ce qu’elle a de plus fort. Les symboles maçonniques et l’humanisme reviennent sous d’autres traits : le feu et les brûlures d’amour, les épreuves initiatiques de Pamina et Tamino ne sont jamais qu’une version poétisée de celles des dix femmes et hommes venues témoigner de leur parcours. Surtout en assassinant Schikadener, toute la misogynie de son texte passe à la trappe, d’où la présence de ces femmes allaitantes, d’où le rôle de guide dévoué à la Reine de la Nuit, devenue une figure positive de mère nourricière en opposition à l’idéal irradiant et totalitaire de Sarastro. L’opéra finissant comme il finit, la Reine de la Nuit n’a d’autre choix que de gâcher le lait maternel dans une image finale terrifiante.</p>
<p><img decoding="async" alt="" class="image-large" height="311" src="/sites/default/files/styles/large/public/20190426_lafluteenchantee_iovino_0857.jpg?itok=cL44Kofg" title="© Frederic Iovino" width="468" /><br />
	© Frederic Iovino<br />
	 </p>
<p>Nos seules réserves concernent plutôt l’aspect musical. La direction d&rsquo;<strong>Eivind Gullberg Jensen</strong> varie fortement dans les tempi qu’elle retient sans qu’on arrive à y voir une quelconque cohérence. L’orchestre national de Lille y concède quelques scories et présente par moment des faiblesses dans ses équilibres, si bien que le contrepoint peine à se faire entendre. Difficile d’évaluer les chœurs, cantonnés par la mise en scène, au fond de la fosse d’orchestre. </p>
<p>	De l’équipe vocale bruxelloise, il reste la Pamina lumineuse et exemplaire de<b> Ilse Eerens</b> sans qui, l’ensemble de la distribution a été renouvelée. <strong>Tijl Faveyts</strong> assume le double emploi du Sprecher et de Sarastro. Il possède un beau phrasé doublé d’une excellente diction à laquelle il ne manque qu’un surcroit d’épaisseur dans le bas de la tessiture pour assoir complètement le personnage. <strong>Klemens Sander</strong> possède toute l’aisance requise pour le rôle Papagano. Dommage que le chant ne dépasse pas ce bel exposé et qu’il peine à faire ressortir la facétie de son personnage, quand bien même la mise en scène ne s’y prête guère. Le même problème se retrouve chez <strong>Tatiana Probst</strong>, qui privée de récitatif, n’apparait que le temps de leur duo, un numéro réduit au pur exercice de style. <strong>Tuomas Katajala</strong> propose un Tamino vaillant à la ligne toute mozartienne mais un rien trémulant dès qu’il fait montre de puissance vocale. <strong>Mark Omvlee</strong> compose un Monostatos à la couleur vocale idoine. Les trois Dames sont bien différenciées entre le soprano piquant de <strong>Sheva Tehoval</strong>, les mezzo rond pour <strong>Caroline Meng</strong> et onctueux pour <strong>Ambroisine Bré</strong>. <strong>Aleksandra Olczyk</strong> réalise une demi-performance. « Der Holle Rache » est exemplaire de projection et d’insolence dans la vocalise, alors que l’air de colère devient un air de révolte dans la mise en scène. Le premier récitatif et l’exhorte à Tamino sont eux quelques plus savonnés et conclus par un fa trop bas. Saluons enfin la performance fantastique des danseuses et danseurs du premier acte, dont la chorégraphie en miroir est proprement fascinante de perfection et saluons surtout le courage de ces dix témoins non professionnels qui nous font toucher une autre vérité au-delà du truchement de la scène.  </p>
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