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	<title>Teodora OPRISOR - Artiste - Forum Opéra</title>
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	<title>Teodora OPRISOR - Artiste - Forum Opéra</title>
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		<title>Heidelberger Frühling Liedfestival &#8211; Heidelberg</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Maxime de Brogniez]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 27 Jun 2024 04:00:00 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Centre d’excellence consacré au Lied, le Heidelberger Frühling Liedzentrum a pour ambition de promouvoir le genre par l’organisation de concerts, mais aussi par la formation des jeunes chanteurs, que ce soit via le Concours «&#160;Das Lied&#160;» ou la Liedakademie dirigée par Thomas Hampson. Autre émanation du Liedzentrum, le Heidelberger Frühling Liedfestival offrait une programmation où &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p style="font-weight: 400;">Centre d’excellence consacré au Lied, le <em>Heidelberger Frühling Liedzentrum</em> a pour ambition de promouvoir le genre par l’organisation de concerts, mais aussi par la formation des jeunes chanteurs, que ce soit <em>via </em>le Concours «&nbsp;Das Lied&nbsp;» ou la Liedakademie dirigée par <strong>Thomas Hampson</strong>. Autre émanation du Liedzentrum, le <em>Heidelberger Frühling Liedfestival</em> offrait une programmation où chanteurs confirmés et étudiants se retrouvaient pour interpréter, questionner, réinventer le Lied. Ainsi, à côté de plusieurs masterclass publiques dispensées par Thomas Hampson, le <strong>Lied.LAB</strong> – forme de performance-promenade-concert conçue par <strong>Teodora</strong> <strong>Opri</strong><strong>șor </strong>(alumnus de la Liedakademie) – répondait à une dynamique expérimentale, tandis que le concert de clôture du festival clôturait comme en apothéose cette grande fête du Lied.</p>
<p style="font-weight: 400;">Dans le cadre singulier du Völkerkundemuseum, charmant îlot niché entre la vieille ville et le Neckar, le Lied.LAB consistait en une déambulation musicale dans un musée où les animaux fantastiques évoqués au répertoire dialoguaient tantôt avec les animaux singuliers – inventés, transformés – peuplant le bâtiment, tantôt avec de vrais oiseaux qui, dans le jardin, apportaient un contrechant harmonieux. Heureux hasard. Guidé dans le musée au son étonnant de la flûte de pan (<strong>Amalia Nicolau</strong>), le public rencontrait un vaste bestiaire où se côtoyaient Ravel, Barber, Debussy, Schubert, Schumann, Wolf, Offenbach, Mahler, Mendelssohn…. Accompagnés tantôt au piano (<strong>Jong Sun Woo </strong>et<strong> Teodora</strong> <strong>Opri</strong><strong>șor</strong>), tantôt à l’accordéon (<strong>Nico Gutu</strong>), <strong>Katja Maderer</strong> (soprano) et <strong>Giacomo Schmidt</strong> (baryton, alumnus de l’Académie) formaient des guides et des musiciens convaincants, tant sur le plan vocal que sur le plan expressif. Le baryton en particulier, outre un timbre texturé et prometteur, se distinguait par une approche narrative particulièrement aboutie et une prononciation du français irréprochable (ce n’est pas sa langue maternelle).</p>


<figure class="wp-block-image size-large"><img fetchpriority="high" decoding="async" width="1024" height="768" src="https://www.forumopera.com/wp-content/uploads/4096-3072-max-1-1-1024x768.jpg" alt="" class="wp-image-167031"/></figure>


<p style="font-weight: 400;">Le concert de clôture de la Liedakademie marquait en même temps la fin du Liedfestival, signe de la place centrale que ce dernier accorde à la formation des jeunes chanteurs et chanteuses. Du reste, si des masterclass étaient dispensées au cours du festival, le travail de la Liedakademie n’est pas restreint à la durée du festival mais occupe les étudiants une année entière. Aussi, ils ont l’occasion d’aborder le Lied dans une complexité qui inclut les aspects musicaux et des aspects historiques ou littéraires, permettant ainsi une interprétation au sens le plus complet du terme.</p>


<figure class="wp-block-image aligncenter size-large"><img decoding="async" width="1024" height="683" src="https://www.forumopera.com/wp-content/uploads/2362-1575-max-1-1-1024x683.jpg" alt="" class="wp-image-167027"/></figure>


<p style="font-weight: 400;">Lors de ce concert, intitulé «&nbsp;Heidelberger Wunderhorn&nbsp;», trois sopranos (<strong>Aiko Bormann</strong>, <strong>Michèle Bréant</strong> et <strong>Leonie Paulus</strong>), quatre mezzosopranos (<strong>Luzia Ernst</strong>, <strong>Catalina Geyer</strong>, <strong>Sina Günther </strong>et <strong>Maria Tilibtsev</strong>), un baryton (<strong>David Kennedy</strong>) et trois pianistes (<strong>Anna Gebhardt</strong>, <strong>Lucas Huber Sierra</strong> et <strong>Wan-Yen Li</strong>) ont gratifié le public d’un programme principalement allemand – Lied oblige –, avec quelques incursions en France, aux Etats-Unis, ou encore en Russie. Globalement, la soirée est d’excellente tenue. Quelques saillances sont à signaler : le « Widmung » de Sina Günther révèle une belle maîtrise du texte et du placement de celui-ci au service d’un son homogène et rond ; le « Unbewegete laue Luft » de Luzia Ernst est très intériorisé mais s’anime subtilement, notamment grâce à l’excellent accompagnement d’Anna Gebhardt ; dans « An die Nacht », Leonie Paulus révèle des aigus colorés, riches, voire chatoyants et une maîtrise parfaite de sauts d’intervalles périlleux ; le « Violon » de Catalina Geyer surprend par une interprétation qui glisse comme l’archet sur les cordes ; le « Frühlingsfluten » de Maria Tilibtsev est somptueux, le timbre se révèle ici riche en harmoniques, comme un feu d’artifice néanmoins raffiné et maîtrisé ; en plus d’un timbre clair et d’une projection sûre, David Kennedy se révèle facétieux dans un « The Compleat Virtuoso » dont la réussite tient d’abord aux qualités narratives qui y sont déployées…&nbsp;</p>
<p style="font-weight: 400;">La soirée se clôt par un second bis collectif, «&nbsp;Ich hab’ mein Herz in Heidelberg verloren&nbsp;». C’est dire l’attachement des jeunes chanteuses et chanteur pour une ville qui, désormais, symbolise peut-être davantage l’avenir du Lied que son histoire.</p><p>L’article <a href="https://www.forumopera.com/spectacle/heidelberger-fruhling-liedfestival-heidelberg/">Heidelberger Frühling Liedfestival &#8211; Heidelberg</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.forumopera.com">Forum Opéra</a>.</p>
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		<title>Carte Postale</title>
		<link>https://www.forumopera.com/cd-dvd-livre/carte-postale-je-vous-ecris-de-ma-petite-abbaye/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Christophe Rizoud]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 06 Feb 2021 05:03:26 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>« Du live et rien d’autre » : le principe fondateur du label B Records devait un jour ou l’autre motiver une collaboration avec l’Académie Orsay-Royaumont, créée en 2018 pour diffuser le répertoire de la mélodie et du lied auprès d’un public plus large. L’idée était aussi, au fil des éditions, de repérer et former des duos chanteurs-pianistes. &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>« Du live et rien d’autre » : le principe fondateur du label B Records devait un jour ou l’autre motiver une collaboration avec l’Académie Orsay-Royaumont, créée en 2018 pour diffuser le répertoire de la mélodie et du lied auprès d’un public plus large. L’idée était aussi, au fil des éditions, de repérer et former des duos chanteurs-pianistes. En 2019, un enregistrement intitulé « Le promenoir des amants » donnait à entendre les lauréats de la première promotion. C’est sous le titre « carte postale » que se présentent au disque les binômes de l’édition suivante, enregistrés lors d’un concert à l’Abbaye de Royaumont en juillet 2020.</p>
<p>Conçu à la manière de quatre cartes de visite, le programme ne peut qu’être hétérogène. C’est là son moindre défaut. Il n’est pas toujours évident de passer sans transition d’un compositeur à l’autre, des brumes mystérieuses de « Nacht und Träume » composé par Schubert dans les années 1820 à la fantaisie goguenarde des <em>Chansons villageoises</em> mises en musique par Poulenc en 1942. Voilà qui peut décourager de réitérer l’écoute si l’on aime s’immerger dans un album comme on contemple un paysage d’un seul regard – ce que suppose l’usage du singulier dans le titre de l&rsquo;album.</p>
<p>Relever ensuite la complicité entre chanteur et pianiste s’apparente à un truisme. Il serait regrettable qu’à l’issue d’une année d’études conjointes encadrées par certains des plus « grands récitalistes de la scène internationale », le résultat ne soit pas audible. On aimerait d’ailleurs pour mesurer les bienfaits de la formation procéder à une écoute comparée de ces mêmes pages interprétées par ces mêmes artistes avant leur entrée à l’Académie.</p>
<p>Le reste est surtout affaire de goût. Il ne faudrait pas dans cette entreprise dissocier le chanteur du pianiste mais peut-on échapper à son tropisme lyrique ? On avoue avoir été davantage séduit par les voix masculines que féminines : le baryton de <strong>Fabian Langguth</strong>, si clair qu’il pourrait se prétendre ténor ; celui, plus timbré, de <strong>Michael Rakotoarivony</strong>, dont on a du mal à croire qu’il soit d’origine malgache tant son français coule de source. Au-delà de leur identité vocale, on aime du premier la lumière douce qu’il dépose sur les six Lieder extraits de <em>Schwanengesang</em>, et du second la manière vigoureuse d’empoigner les <em>Chansons villageoises</em> et d’en assumer les humeurs changeantes avant d’entonner les <em>Chansons de Don Quichotte à Dulcinée</em> . Là fait merveille ce naturel essentiel au genre mélodique – mais chez Ravel où le rythme est fondamental, plus encore que chez Poulenc, c’est d’abord la pianiste, <strong>Teodora Oprisor</strong>, qui conduit le récit.</p>
<p>Des quatre chanteurs, <strong>Victoire Bunel</strong> est peut-être celle dont le nom nous est le plus familier. Diplômée du CNSMDP, la mezzo-soprano faisait équipe avec Anne-Catherine Gillet en 2019 le temps d’un <a target="_blank" rel="noopener noreferrer" href="https://www.forumopera.com/instant-lyrique-anne-catherine-gillet-paris-elephant-paname-sur-le-fil">INSTANT LYRIQUE</a> délicieux. Se pose pour celle qui interprète ici des mélodies de Hahn, Chausson et Poulenc l’éternel dilemme du mélodiste : son ou sens, il faut choisir avec dans le cas présent, une préférence pour la beauté ronde des notes, dût le texte passer au second plan. Tout autre est l’approche expressive d’<strong>Elena Harsányi</strong>, dont on peut être apprécier dans Wolf et Schubert l’intensité rougeoyante de son soprano, ou pas.</p>
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