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	<title>Marc PANTUS - Artiste - Forum Opéra</title>
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	<title>Marc PANTUS - Artiste - Forum Opéra</title>
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		<title>De ontmaskering van Peter de Grote — Haarlem</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Laurent Bury]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 10 Jan 2019 22:05:10 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Pierre le Grand à l’opéra ? L’Etoile du nord, de Meyerbeer, dira-t-on. Oui, certes, mais pas seulement. Même si on le connaît très mal en France, malgré un succès qui ne se dément pas en Allemagne, l’opéra-comique Zar und Zimmermann (1837) d’Albert Lortzing inclut le tsar dans son titre même, ce Pierre qui se fit charpentier &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>Pierre le Grand à l’opéra ? <em>L’Etoile du nord</em>, de Meyerbeer, dira-t-on. Oui, certes, mais pas seulement. Même si on le connaît très mal en France, malgré un succès qui ne se dément pas en Allemagne, l’opéra-comique <em>Zar und Zimmermann</em> (1837) d’Albert Lortzing inclut le tsar dans son titre même, ce Pierre qui se fit charpentier aux Pays-Bas. Cette histoire avait inspiré en 1818 une pièce de théâtre française, <em>Le Bourgmestre de Saardam, ou les deux Pierre</em>, déjà adaptée en opéra en 1827 par Donizetti. Et ce n’est pas tout ! Bien avant tous ces messieurs, Grétry avait écrit en 1790 un <em>Pierre le Grand</em>, que Pierre Jourdan avait remonté à Compiègne en 2001, et que le Théâtre Helikon de Moscou avait également monté à la même époque. Fondatrice de la compagnie BarokOpera, <strong>Frédérique Chauvet</strong> a eu l’excellente idée de réunir ces trois œuvres rares pour raconter en un seul spectacle les mésaventures que valut au tsar son séjour incognito en Europe. Contrairement au vice-roi du Pérou imaginé par Meilhac et Halévy, ce n’est pas pour « aller chez les petites femmes » que le jeune Pierre dissimule son identité, mais pour s’instruire, et notamment pour apprendre le métier de charpentier sur un chantier naval, comme il le fit à Zaandam en 1697 ; du moins en est-il ainsi chez Lortzing et Donizetti, dont les œuvres nourrissent la première moitié du spectacle. Après l’entracte, où Grétry domine, le tsar un peu plus âgé est de retour en son pays et, toujours incognito, toujours sur un chantier naval, il s’éprend de la jeune Catherine, une paysanne qu’il épousera en deuxièmes noces en 1712.</p>
<p>Evidemment, les librettistes ont pris de grandes libertés avec l’Histoire, d’où l’idée de construire la soirée sur l’idée de <em>fake news</em>, ou <em>infox</em> comme il faudrait le dire en bon français (à condition que le terme entre vraiment dans la langue). Une présentatrice de télévision russe se charge donc de narrer les événements, de donner la version officielle des faits, tandis que les personnages jouent ce qu’elle raconte. Et bien entendu, tous les compositeurs n’ont pas choisi la même tessiture pour leurs personnages : si Pierre est ténor chez Grétry, il est baryton chez les deux autres. Et pour pimenter le jeu, il a été décidé que le baryton de Lortzing ne serait pas le baryton de Donizetti. D’où un jeu constant avec les quelques éléments de costume permettant d’identifier chacun : Pierre arbore un gilet à rayures que les chanteurs se prêtent à tour de rôle, tandis que « l’autre Pierre », le déserteur russe également présent, arbore une chapka, le bourgmestre de Saardam étant reconnaissable à sa perruque et à sa robe de chambre, accessoires qui passent eux aussi d’une tête et d’un corps à l’autre. La mise en scène de <strong>Nynke van den Bergh</strong> est avant tout légère et ludique, pour un spectacle destiné à être donné dans une vingtaine de salles très différentes. Le décor se limite à une sorte de paravent tournant dans lequel des silhouettes sont découpées, mais cet objet n’apporte pas grand-chose, contrairement à la présence de deux « circassiens » dont les mouvements et jongleries animent judicieusement toute la première partie ; après l’entracte, leur fonction se borne surtout à apporter longuement sur scène des bocaux remplis de bébés en plastique, allusion à ces fœtus monstrueux que collectionnait le tsar.</p>
<p><img fetchpriority="high" decoding="async" alt="" class="image-large" height="308" src="/sites/default/files/styles/large/public/18_12_04-7746.jpg?itok=6WbGsuPw" title="S. Garbe Huesdo, J. de Faber, V. Tishina, F. van Loon, P. Hiendriks, M. Pantus, N. Schiltknecht © DR" width="468" /><br />
	S. Garbe Huesdo, J. de Faber, V. Tishina, F. van Loon, P. Hiendriks, M. Pantus, N. Schiltknecht © DR</p>
<p>Dans la fosse, huit musiciens interprètent une version réduite des extraits choisis dans les trois partitions, auxquels s’ajoutent quelques mélodies populaires russes, la soirée s’ouvrant sur un pot-pourri réunissant des thèmes empruntés aux <em>Tableaux d’une exposition</em>, au <em>Lac des cygnes</em> et à <em>Shéhérazade</em>, pour nous transporter d’emblée en Russie. Sur le plateau, les cinq chanteurs sont presque constamment présents et doivent se plier à l’exercice difficile consistant à chanter dans quatre langues et dans des styles fort divers. Très sollicitée en tant que « présentatrice », <strong>Varvara Tishina</strong> brille particulièrement dans les extraits en italien, la tessiture de la Marietta de Donizetti lui correspondant le mieux et lui offrant le plus d’occasions de briller. Elle ne démérite pas dans Grétry, mais son français, bien que correct, pourrait s’améliorer, surtout pour la prononciation des e muets. Les deux ténors offrent des profils nettement différenciés : <strong>Falco van Loon</strong> se rapproche de la haute-contre à la française, ce qui est très bien pour Grétry, mais plus problématique chez les compositeurs de la première moitié du XIX<sup>e</sup> siècle, et la voix manque de puissance au point d’être couverte par la poignée d’instruments qui constituent l’orchestre. Le timbre de <strong>Jacques de Faber</strong> a plus de consistance et l’on aimerait l’entendre davantage mais il est peut-être celui des solistes qu’on a le moins d’occasion d’écouter seul. <strong>Pieter Hendriks </strong>s’impose par sa truculence et par son excellente diction, et impressionne dans l’air du tsar de Lortzing (« Verraten ! »), tandis que <strong>Marc Pantus</strong> se montre aussi convaincant en bourgmestre ridicule dans <em>Zar und Zimmermann</em> qu’en tsar dans <em>Il borgomastro di Saardam</em>. Après sa tournée aux Pays-Bas, ce <em>Tsar démasqué</em> est attendu à Dinard cet été.</p>
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		<title>HAENDEL, Acis and Galatea — Utrecht</title>
		<link>https://www.forumopera.com/spectacle/acis-and-galatea-utrecht-les-teletubbies-chez-bob-wilson/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Laurent Bury]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 12 Feb 2017 06:44:16 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>On connaît un peu en France l’ensemble BarokOPera Amsterdam, qui est parfois passé par Paris au cours de ses tournées : on garde ainsi le souvenir d’un hilarant King Arthur donné à l’Athéne-Louis Jouvet. Directrice artistique de cet orchestre, notre compatriote Frédérique Chauvet, flûtiste et chef, confirme ses affinités avec la musique d’outre-Manche en abordant  Acis &#8230;</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>On connaît un peu en France l’ensemble <strong>BarokOPera Amsterdam</strong>, qui est parfois passé par Paris au cours de ses tournées : on garde ainsi le souvenir d’un hilarant <em>King Arthur</em> donné à l’Athéne-Louis Jouvet. Directrice artistique de cet orchestre, notre compatriote <strong>Frédérique Chauvet</strong>, flûtiste et chef, confirme ses affinités avec la musique d’outre-Manche en abordant  <em>Acis and Galatea</em>, petit chef-d’œuvre de Haendel, où le compositeur déploie tout son art au service d’un format moins ambitieux que ces grands opéras, mais pour une réussite incontestable. La douzaine d’instrumentistes que compte l’orchestre suffit à rendre justice à cette partition plusieurs fois remaniée : on soulignera notamment la belle volubilité des deux hautbois qui contribuent ici à évoquer l’élément liquide si présent dans l’intrigue, puisque Galathée, nymphe des eaux, finira par transformer Acis en source limpide.</p>
<p>Le spectacle présenté depuis début janvier et jusqu’à la mi-mars à travers différentes villes des Pays-Bas a été créé en Bretagne en juillet 2016, avant d’être proposé en Suisse en novembre. Pour la tournée néerlandaise, la distribution a été presque entièrement renouvelée depuis les représentations données à Dinard. On découvre ainsi en Galathée la jeune soprano française <strong>Elodie Kimmel</strong>, à qui Raphaël Pichon avait fait en 2013 un cadeau empoisonné : remplacer Gaëlle Arquez dans <em>Hippolyte et Aricie</em>, lourde responsabilité qui avait alors empêché de juger cette chanteuse à sa juste valeur. Quatre ans plus tard, l’artiste paraît infiniment plus convaincante et compose une attachante néréide, dont le timbre se pare de couleurs fort bienvenues. En Acis,<strong> Jan-Willem Schaafsma</strong> est exactement le type de ténor que l’on attend dans ce répertoire, mais il lui manque parfois un peu de puissance, qui lui permettrait d’émettre plus franchement des notes qu’il semble se contenter d’effleurer. <strong>Marc Pantus</strong> est un Polyphème plus baryton que basse : même s’il atteint sans difficulté le bas de la tessiture du rôle, on aimerait une voix plus sombre, qui rend le cyclope plus effrayant. On salue enfin la prestation des cinq chanteurs complétant la distribution : une soprano, trois ténors et un baryton, effectif réduit qui donne un caractère madrigalesque aux interventions du chœur. S’en détache pour quelques airs la piquante <strong>Salomé Zangerl</strong> et l’émouvant <strong>Falco van Loon</strong>, pour un étrange partage du personnage de Damon : si la plupart de ses premiers airs sont confiés à la soprano, le dernier, « Consider », revient au ténor (les enregistrements disponibles dans le commerce optent tantôt pour l’une – Patricia Petibon dans la version de William Christie 1999 – tantôt pour l’autre – Paul Agnew, Acis dans la susdite intégrale, devient Damon dans le DVD Opus Arte capté en 2009 à Covent Garden). Et l’on sursaute quand tout un rend de spectateurs se met à jouer les choristes pour un des numéros de la partition : qui sont-ils ? de talentueux amateurs venus en renfort ? Mystère.</p>
<p>Hélas, ce qui est proposé à l’œil est un peu moins enthousiasmant que ce qui est donné à entendre, et la mise en scène réglée par <strong>Julien Chavaz</strong> semble tiraillée entre différentes orientations possibles sans parvenir à choisir entre elles. L’action est située dans un décor d’un dépouillement extrême, comme il convient à un spectacle amené à beaucoup tourner, dépouillement très bobwilsonien, dont les éclairages rappellent étrangement certaine <em>Passion selon saint Jean </em>ou <em>Tétralogie</em> vue au Châtelet. Cette esthétique est tout à fait défendable, mais on est un peu surpris de voir les cinq membres du chœur, vêtus de layette beige qui les transforme en moutons, faire des galipettes à travers ce décor et se comporter comme les Teletubbies, héros de la télévision pour nourrissons. Les autres costumes ne manquent pas non plus de surprendre : que le berger Acis porte une cape laineuse, on peut le comprendre, mais il était moins importun de le coiffer d’une perruque évoquant Sylvie Vartan dans les années 1970. Monsieur Muscle habillé de cailloux, Polyphème devient ici un personnage exclusivement ridicule. Galathée est tout de bleu vêtue et maquillée, pour signifier son attachement à l’élément liquide, et sa perruque rappelle la photographie de Man Ray <em>Femme aux cheveux longs</em> : le personnage y perd une bonne partie de son humanité, et ses mouvements de danseuse se heurtent à la démarche à la Aldo Maccione qu’adopte le cyclope.</p>
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