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	<title>Alexandra PAPADJIAKOU - Artiste - Forum Opéra</title>
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	<description>Le magazine en ligne de l&#039;opéra</description>
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	<title>Alexandra PAPADJIAKOU - Artiste - Forum Opéra</title>
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		<title>Mort de la mezzo-soprano Alexandra Papadjiakou</title>
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		<dc:creator><![CDATA[La Rédaction]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 24 Dec 2025 10:05:43 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Michel Nahmias nous informe du décès de son épouse, la mezzo-soprano Alexandra Papadjiakou, survenu ce 21 décembre à Paris. Née à Chypre, Alexandra Papadjiakou avait étudié le piano et l’harmonie avant de se former au chant au Conservatoire de Paris auprès notamment d’Yvonne Lefébure. Lauréate de plusieurs concours internationaux, dont le prix Toti Dal Monte &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>Michel Nahmias nous informe du décès de son épouse, la mezzo-soprano Alexandra Papadjiakou, survenu ce 21 décembre à Paris.</p>
<p>Née à Chypre, Alexandra Papadjiakou avait étudié le piano et l’harmonie avant de se former au chant au Conservatoire de Paris auprès notamment d’Yvonne Lefébure. Lauréate de plusieurs concours internationaux, dont le prix Toti Dal Monte à Trévise, elle avait fait ses débuts en France et collaboré avec l’Opéra national de Grèce de 1975 à 1994. Sa carrière l’a conduite sur les grandes scènes en Europe et aux États-Unis dans quelques-uns des rôles emblématiques de sa tessiture, de Rosina du <em>Barbiere di Siviglia</em> à Carmen. Elle s’était ensuite consacrée à l’enseignement du chant lyrique. <em>YouTube</em> ne conserve le souvenir de sa voix qu’à travers le quatuor d’<em>Etienne Marcel </em>à Montpellier en juillet 1994.</p>
<p>Ses obsèques auront lieu le lundi 29 décembre à 15h30 au crématorium du Père Lachaise.</p>


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		<title>Montezuma</title>
		<link>https://www.forumopera.com/cd-dvd-livre/povero-carlo-enrico/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Laurent Bury]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 09 Oct 2012 07:49:48 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>  Carl Heinrich Graun est un compositeur dont la résurrection, pourtant maintes fois essayée, semble avoir joué de malchance jusqu’à très récemment. Dès 1966, sous la direction de Richard Bonynge, une Joan Sutherland très mal entourée enregistrait des extraits de son Montezuma. Cette tentative resta sans lendemain jusqu’à la série de représentations donnée par le &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>           </p>
<p>			Carl Heinrich Graun est un compositeur dont la résurrection, pourtant maintes fois essayée, semble avoir joué de malchance jusqu’à très récemment. Dès 1966, sous la direction de Richard Bonynge, une Joan Sutherland très mal entourée enregistrait des extraits de son <em>Montezuma</em>. Cette tentative resta sans lendemain jusqu’à la série de représentations donnée par le Deutsche Oper de Berlin, dont le présent DVD garde la trace. En 1990, l’œuvre fut interprétée en concert à Montpellier. Un enregistrement réalisé l’année suivante fut commercialisé en 1992 par Capriccio (et réédité en 2011) : instruments modernes et distribution très majoritairement mexicaine, tous les rôles de castrats étant tenus par des femmes. En 2010, pour fêter le bicentenaire de l’indépendance du Mexique, Gabriel Garrido entreprit avec l’ensemble Elyma une tournée qui démarra au Festival d’Edimbourg, avant Madrid ; un passage à l’Opéra de Versailles était prévu en février 2011, mais fut annulé, ce qu’il n’y a peut-être pas lieu de regretter au vu des critiques très négatives que s’était attirées ce spectacle. Enfin, en janvier 2012, <em>Montezuma </em>fut donné quasi simultanément en version scénique à Potsdam et en concert à Berlin, cette dernière interprétation réunissant des noms aussi connus que Vesselina Kasarova, Ann Hallenberg ou Kenneth Tarver, avec Michael Hofstetter dirigeant la Staatskapelle Berlin.</p>
<p>
			Si l’œuvre de Graun fut plusieurs fois donnée à Potsdam dans un passé très récent (en 2010, Mireille Delunsch y fut Eupaforice, un enregistrement ayant ensuite été publié par la firme Celestial), c’est parce que le livret de cet opéra est dû au roi de Prusse en personne. Frédéric II avait écrit un livret en français, qui fut traduit en italien par le poète de cour Tagliazucchi. Et, c’est là que le bât commence à blesser, ce texte fut – forcément – traduit en allemand pour que <em>Montezuma </em>puisse être représenté au Deutsche Oper à la fin de l’année 1981 (puis repris en 1989). La mise en scène avait été confiée au regretté <strong>Herbert Wernicke</strong> (1946-2002), décorateur qui pratiquait depuis peu la mise en scène. Esthète cultivé, Wernicke transposa l’histoire de ce souverain humaniste perdu par sa bonté à la cour de Frédéric II, s’amusant notamment, au lever de rideau, à recréer le célèbre tableau de Menzel, <em>Un concert de flûte à Sanssouci</em> (1852). Même après ce « tableau vivant », l’ensemble est passablement statique, les bras et les mains des solistes adoptant des positions censées évoquer la rhétorique scénique de l’âge classique. Mais s’il se montra soucieux de beauté visuelle, Wernicke se rendit musicalement coupable d’un invraisemblable tripatouillage, commis avec la complicité du prétendu « conseiller musicologique » Hellmut Kühn !</p>
<p>			S’il reste aujourd’hui parfaitement légitime de recourir à des voix féminines pour se substituer aux castrats, on ne peut accepte le grand chambardement ici imposé à la répartition des rôles : suite à la décision arbitraire que les Aztèques seraient chantés par des femmes et les Espagnols par des hommes (ce qui peut être un parti pris intéressant sur le plan théâtral), Cortès, créé par l’alto Porporino, devient une basse, son lieutenant Narvès, rôle de castrat soprano, devient ténor, cependant que le rôle de Pilpatoè, général de Montezuma, écrit pour un ténor, devient soprano et que, d’alto, Tezeuco, devient soprano colorature. Ne conservent leur tessiture originale que les deux personnages féminins et Montezuma, écrit pour un castrat mezzo-soprano. Autres temps, autres mœurs, et ce ne sont pas seulement trois décennies qui nous séparent de l’année 1982, mais la révolution introduite par les baroqueux. La recréation de l’œuvre en 1936 à Sarrebruck aurait difficilement pu être plus musicologiquement absurde.</p>
<p>			Il ne faut pas attendre autre chose qu’une battue pesante et monotone de <strong>Hans Hildorf</strong>, qui avait été l’assistant de Karl Böhm pour <em>Wozzeck </em>et <em>Lulu </em>; déjà en ce temps-là, le monde baroque et l’univers contemporain se rejoignaient. Par exemple, <strong>Catherine Gayer</strong>, soprano colorature américaine, avait été découverte en 1960 dans <em>Intolleranza </em>de Nono ; comme son timbre acide la disqualifiait en partie pour un répertoire plus classique, elle était régulièrement programmée dans la musique ancienne, hélas pour nos oreilles qui doivent la subir en chambellan-Voltaire de Montezuma-Frédéric II. <strong>Barbara Vogel</strong> fait moins de dégâts et vocalise nettement mieux. A défaut de tout à fait maîtriser le style requis, <strong>Alexandra</strong> <strong>Papadjiakou </strong>prête au rôle-titre un timbre dense et réussit à émouvoir dans ses airs de désespoir du dernier acte. Sans avoir forcément le profil vocal dont on rêve pour Eupaforice, <strong>Sophie Boulin</strong>, alors très présente à Berlin, charme lorsque, après un récitatif dont on lui fait dire quelques bribes en français, elle interprète son premier air dans l’original italien ! La voix atteint néanmoins ses limites dans le grand air « Non han calma » qui conclut le premier acte, où Sutherland régnait en souveraine. Si l’on ajoute que la qualité de l’image et de la prise de son est celle d’une vidéo remasterisée, on comprend qu’il n’y a finalement pas grand-chose à sauver dans ce DVD dont l’intérêt s’avère surtout historique : voilà comment on osait monter un opéra de 1755 en 1982. Dans ces conditions, comment s’étonner qu’il y ait eu des gens pour juger médiocre cette musique ?</p>
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