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	<title>François PARDAILHE - Artiste - Forum Opéra</title>
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	<description>Le magazine en ligne de l&#039;opéra</description>
	<lastBuildDate>Sat, 21 Mar 2026 22:15:24 +0000</lastBuildDate>
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	<title>François PARDAILHE - Artiste - Forum Opéra</title>
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		<title>PUCCINI, Manon Lescaut – Lyon</title>
		<link>https://www.forumopera.com/spectacle/puccini-manon-lescaut-lyon/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Yannick Boussaert]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 22 Mar 2026 17:02:00 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>L’Opéra de Lyon ouvre son festival printanier sur une représentation de Manon Lescaut en demi-teinte. Rien à redire sur le niveau musical, satisfaisant à bien des égards. Les choix interprétatifs interrogent en revanche. Ainsi l’orchestre dirigé par Sesto Quatrini jouit d’une bonne préparation et d’une cohésion d’ensemble qui ne se dément pas tout au long &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>L’Opéra de Lyon ouvre son festival printanier sur une représentation de <em>Manon Lescaut</em> en demi-teinte. Rien à redire sur le niveau musical, satisfaisant à bien des égards. Les choix interprétatifs interrogent en revanche.</p>
<p>Ainsi l’orchestre dirigé par <strong>Sesto Quatrini</strong> jouit d’une bonne préparation et d’une cohésion d’ensemble qui ne se dément pas tout au long de la soirée. Même si l’acoustique de la salle, peu réverbérante, n’aide pas à enrubanner la musique de Puccini, cette <em>Manon Lescaut</em> sonne tout de même bien sèche. Les quelques rubati disséminés çà et là n’y changeront rien : le final de l’acte de Géronte au lieu d’enfler se voit précipité ; l’intermezzo manque de liant comme si chaque ligne se superposait. Au moins, cette lecture maintient le dynamisme théâtral. Les chœurs, préparés par <strong>Benedict Kearns</strong> et <strong>Guillaume Rault</strong>, sont à la fête et s’intègrent activement dans les scènes de groupe du premier et du troisième acte notamment.</p>
<p>Le plateau vocal marie les chanteurs formés dans le studio vocal – ou des artistes du Chœur &#8211; aux solistes invités. Comme souvent à Lyon, ces comprimari se démarquent. <strong>Hugo Santos</strong> (l’aubergiste, le sergent des archers) saisit à chacune de ses courtes interventions par la puissance de son instrument et la plénitude de son timbre. <strong>Robert Lewis</strong> croque un Edmond jovial,<strong> Jenny Anne Flory</strong> (le musicien du deuxième acte) déploie une ligne charmante. Lescaut trouve en <strong>Jérôme Boutillier</strong> un interprète sonore et très à l’aise scéniquement dans une composition de proxénète inconséquent.</p>


<figure class="wp-block-image aligncenter size-large"><img fetchpriority="high" decoding="async" width="1024" height="683" src="https://www.forumopera.com/wp-content/uploads/ManonLescaut┬®JeanLouisFernandez-079-1024x683.jpg" alt="" class="wp-image-210384"/><figcaption class="wp-element-caption"><sup>© Jean-Louis Fernandez</sup></figcaption></figure>


<p><strong>Riccardo Massi</strong>, dont la carrière aura été émaillée de passages à vide, s’avère ce soir en grande forme. Son timbre conserve son brillant jusqu’à la dernière note et son squillo convient tout à fait au personnage de l’étudiant énamouré prêt à tout. Ligne et legato secondent une aisance vocale sur toute la tessiture. Dommage que son nuancier reste en deçà de toutes ces qualités. De même, <strong>Chiara Isotton</strong> sera bien avare de couleurs et nuances pendant trois actes, toute occupée à discipliner un format vocal démesuré eu égard au rôle. Pour ce personnage plus proche d’une Mimi <a href="https://www.forumopera.com/spectacle/puccini-la-fanciulla-del-west-lyon/">que d’une Minnie qu’elle chantait ici même avec succès</a>, elle ne peut qu’émettre des aigus <em>forte</em> et passe à côté de toutes les badineries et couleurs nécessaires au deuxième acte. Les troisième et quatrième actes, plus dramatiques, conviennent davantage à son instrument. « Sola, perduta, abbandonata » résonne comme un monologue de tragédienne.</p>
<p>Dans ce énième exemple de l’opéra comme la défaite des femmes, faire appel à <strong>Emma Dante</strong> pouvait faire mouche : marchandisation du corps des femmes, dissection des rapports de force entre classes sociales… le propos liminaire de la metteure en scène dans le programme de salle est prometteur. Las, elle s’ingénie à faire l’exacte inverse de ce qu’elle annonce. Les trois premiers actes sont systématiquement traités avec une distance grotesque qui obère tout pathos. Les chorégraphies sont omniprésentes, les ressorts comiques préviennent toute empathie avec les personnages et même ce « male gaze » qu’elle veut pointer du doigt tombe à plat. Ce sont les figurants et danseurs qui portent les masques porcins et ne regardent jamais vraiment Manon. L’idée de laisser les robes à l’état de crinolines pour donner à voir la pauvreté finit par transformer la scène en cabaret kitsch. Dans ce fatras, Manon finit dépeinte quasi uniquement en femme volage, qui finalement, l’a bien cherché. Reste un quatrième acte – où le décor unique disparait pour laisser place au proscenium vide, lent couloir vers la mort – qui basculent dans un symbolisme élégant et permet enfin une direction d’acteur plus subtile et sensible.</p><p>L’article <a href="https://www.forumopera.com/spectacle/puccini-manon-lescaut-lyon/">PUCCINI, Manon Lescaut – Lyon</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.forumopera.com">Forum Opéra</a>.</p>
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		<title>OFFENBACH, La Belle Hélène &#8211; Dijon</title>
		<link>https://www.forumopera.com/spectacle/jacques-offenbach-la-belle-helene-dijon/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Yvan Beuvard]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 21 May 2025 04:00:00 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Pour carcéral que soit l’accès à la salle, pour spartiate que soit le confort des sièges (mais, n’allions-nous pas à Sparte ?), faut-il pour autant ignorer les activités lyriques qui ont les Zénith pour cadre ? Ces institutions, qui hébergent des tournées très populaires (à des tarifs souvent supérieurs à ceux pratiqués par les salles lyriques), sont &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>Pour carcéral que soit l’accès à la salle, pour spartiate que soit le confort des sièges (mais, n’allions-nous pas à Sparte ?), faut-il pour autant ignorer les activités lyriques qui ont les Zénith pour cadre ? Ces institutions, qui hébergent des tournées très populaires (à des tarifs souvent supérieurs à ceux pratiqués par les salles lyriques), sont ouvertes aux plus larges publics, que leur capacité exceptionnelle permet de rassembler. Une honorable <a href="https://www.forumopera.com/spectacle/bizet-carmen-dijon/"><em>Carmen</em></a> avait essuyé les plâtres, il y a deux ans. Fort de cette première expérience, le <em>Labopéra Bourgogne</em> offre <em>La Belle Hélène</em>. Si les principaux acteurs se retrouvent à cette occasion, les leçons ont été tirées, et le spectacle relève maintenant d’un professionnalisme exigeant, la distribution ne comportant par ailleurs aucune faiblesse. Toutes les compétences des établissements d’enseignement ont été réunies, en plus de la nombreuse équipe de bénévoles sans qui le projet aurait été vain. La réussite est incontestable.</p>
<p><img decoding="async" src="https://www.forumopera.com/wp-content/uploads/BH-2-1294x600.jpeg" alt="" /></p>
<p>Avec quelques clins d’œil ajoutés (dont deux très brefs, bienvenus, citant <em>Carmen</em>), c’est la loi du genre, le livret est scrupuleusement respecté. Illustrée avec fidélité et brio, il en va de même de la partition. Au service exclusif de l’ouvrage, la mise en scène classique et festive d’<strong>Ismaël Gutiérrez </strong>tire heureusement parti du volume extraordinaire de l’espace scénique, tout en limitant les sollicitations : toujours les protagonistes retiennent l’attention, d’autant que la direction d’acteur s’avère soignée et efficace. Aucune gesticulation caricaturale, c’est toujours léger, de bon goût, abouti. Les décors, monumentaux, nous invitent dans cette Grèce antique en technicolor, conventionnelle, proche du <em>peplum</em>. Le refus délibéré d’actualisation s’avère d’autant mieux venu que le public, peu familier des canons de l’opéra contemporain, attend cette imagerie souriante, colorée : les drapés des péplos du peuple, les chlamydes d’Agamemnon et Ménélas, les costumes d’hoplites (Achille, les deux Ajax et Oreste), sont autant de bonheurs, particulièrement soignés (ceintures, agrafes&#8230;). Plus de 400 lycéens, filles et garçons, ont réalisé ces costumes comme les décors et accessoires, sans oublier les maquillages. Leur adhésion au projet les aura marqués à jamais d’un souvenir indélébile. Tout comme la centaine de choristes, jeunes et moins, qui se sont pleinement engagés dans ce projet. Sans oublier les 14 danseurs, dont deux éblouissantes solistes au professionnalisme avéré (1).</p>
<p>Les éclairages, classiques, de <strong>Nicolas Cointot</strong> sont efficaces. Il faut saluer le travail d’orfèvre de <strong>Franck Guinfoleau</strong>, dont le traitement du son s’avère remarquable : la clarté d’émission, les balances nous font oublier que l’amplification est la règle dans ce grand vaisseau.</p>
<p>L’orchestre fédère des professionnels reconnus, sous l’autorité de <strong>Steve Duong</strong>. La direction de <strong>Maxime Pitois</strong>, toujours attentif à la souplesse de la narration, insuffle une dynamique collective tout en se montrant soucieuse des solistes et du chœur. De l’énergie, du rythme, comme de la délicatesse, de la poésie (2). Jamais les équilibres ni la cohésion ne sont compromis, ce qui relève de l’exploit, compte tenu de la dimension du plateau. On a plaisir à percevoir le jeu de chacun des bois, du piccolo au basson, et l’homogénéité des cordes, assise sur de belles basses est appréciée.</p>
<p>Une distribution homogène, très professionnelle, sans faiblesse, où chaque chanteur est comédien, dont l’intelligibilité est la règle, va captiver l’auditoire. Pas de sur-titrage, dont on n’a nul besoin.</p>
<p><strong>Ahlima Mhamdi</strong>, familière de cette Hélène « aux multiples égarements de jeunesse », pourrait être meneuse de revue. Blonde cette fois (3), elle sert son personnage avec panache, d’une voix ronde, aux graves capiteux comme aux aigus insolents. La santé vocale est évidente et l’engagement dramatique constant. <strong>Mathilde Lemaire</strong>, l’autre mezzo, campe un Oreste juvénile, pétillant. La sûreté des moyens, la fraîcheur de l’émission, la conduite de la ligne, la diction magistrale, tout est là. Le Pâris de <strong>Raphaël Jardin </strong>est une belle découverte. Son assurance, l’élégance raffinée de son émission, chaleureuse, la volubilité de ses traits, c’est un régal. Ménélas, sous les traits de <strong>François Pardailhé</strong>, est irrésistible, drôle, pleutre et touchant. Sans plus d’emphase que nécessaire, le Calchas de<strong> Ronan Nédélec </strong>en impose, à la diction parfaite, et au jeu captivant. <strong>Olivier Grand</strong> a la stature du roi des rois et son Agamemnon possède l’autorité attendue. Le savoureux « trio patriotique » est particulièrement réussi.</p>
<p><img decoding="async" src="https://www.forumopera.com/wp-content/uploads/BH-6-1294x600.jpg" alt="" /></p>
<p>Pour mineures que soient leurs interventions chantées, il faut mentionner l’excellent Achille, cocasse, de<strong> Nicolas Rether, </strong>et les impayables deux Ajax (<strong>Hugo Fabrion</strong> et <strong>Franck Sixdenier</strong>).</p>
<p>On imagine que le chœur a dû travailler intensément, tant pour s’approprier sa partie que ses déplacements et sa gestuelle : précis, bien projeté, intelligible, à la hauteur des enjeux, c’est un plaisir que de l’écouter comme de le voir dans ses diverses déclinaisons.</p>
<p>Outre le bonheur à découvrir cette nouvelle <em>Belle Hélène</em> si bien servie, il faut redire celui à communier avec un public dont l’adhésion a été constante. Remplir le Zénith avec une telle programmation, à deux reprises, relevait déjà de l’exploit. Avoir entraîné chacun dans cette joyeuse fête, d’un goût très sûr, pour sortir le cœur léger, fredonnant tel ou tel air, la réussite est manifeste et appelle non seulement la poursuite du projet, mais aussi sa diffusion (4) en d’autres régions.</p>
<pre>(1) L’introduction qui ouvre le deuxième acte nous vaut une scène associant Ménélas à une démonstration de pole dance parfaitement intégrée à la trame narrative. 
(2) Les mélodrames sont autant de bijoux, où tout s’anime, autant de respirations de cette partition endiablée. 
(3) Olivier Desbordes, il y a un an, la voulait brune, dans une toute autre mise en scène. 
(4) Une captation a été réalisée par France.tv, qui fera l'objet de plusieurs diffusions et sera consultable sur la plate-forme.</pre>
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		<title>POULENC, Dialogues des Carmélites &#8211; Liège</title>
		<link>https://www.forumopera.com/spectacle/poulenc-dialogues-des-carmelites-liege/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Christophe Rizoud]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 23 Jun 2023 04:00:00 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Autant certains opéras offrent aux metteurs en scène une marge confortable d’interprétation, autant Dialogues des Carmélites laisse peu de place a l’imagination. Difficile de s’écarter de la lettre d’un livret inspiré de l’histoire véridique des seize carmélites de Compiègne condamnées à mort par le Tribunal Révolutionnaire et exécutées le 17 juillet 1794. A défaut, Marie &#8230;</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Autant certains opéras offrent aux metteurs en scène une marge confortable d’interprétation, autant <em>Dialogues des Carmélites</em> laisse peu de place a l’imagination. Difficile de s’écarter de la lettre d’un livret inspiré de l’histoire véridique des seize carmélites de Compiègne condamnées à mort par le Tribunal Révolutionnaire et exécutées le 17 juillet 1794. A défaut, <strong>Marie Lambert-Le Bihan</strong> expérimente à Liège quelques idées nouvelles sans convaincre de leur réel intérêt, telle la relation incestueuse entre Blanche et son frère suggérée au début de l’opéra puis abandonnée dans le duo du 2e acte, tel dans ce même duo le Chevalier éclopé car blessé au combat, telles aussi ces boules noires qui envahissent le décor, supposées représenter la montée progressive de l’angoisse au sein du Carmel. Plus intéressants nous semblent le refus du clair-obscur et le travail sur le mouvement, destinés l’un et l’autre à briser le carcan hiératique dans lequel l’œuvre est trop souvent camisolée, ainsi que la représentation du tableau final – la montée à l’échafaud des religieuses si souvent inaboutie. On n’en dira pas plus pour ne pas divulgâcher cette dernière scène.</p>
<pre><img decoding="async" class="aligncenter" src="https://www.forumopera.com/wp-content/uploads/Dialogues-c-ORW-Liege_J-Berger-1294x600.jpg" />© ORW-Liege J Berger</pre>
<p>Directrice musicale de l’Opéra Royal de Wallonie-Liège jusqu’à l’année dernière, <strong>Speranza Scappuci</strong> épouse le parti d’une lecture rapide et âpre dont l’efficacité dramatique s’exerce au détriment de la dimension spirituelle de la partition, voire du texte – l’orchestre couvre trop souvent les voix.</p>
<p>Nonobstant le respect scrupuleux de la prosodie, le choix des chanteurs peut dérouter si l’on prend pour mètre étalon l’enregistrement historique de Pierre Dervaux, réalisé avec les interprètes de la création française en 1958. Ainsi, <strong>Alexandra Marcellier</strong> dont l’ampleur, le relief et les couleurs pourpres du soprano composent une Blanche tourmentée, orgueilleuse, indomptable, moins « petit lièvre » apeuré en quête d’une improbable grâce que jeune femme révoltée, au medium solide et à l’aigu cinglant. Ainsi <strong>Julie Boulianne</strong>, Mère Marie à l’intransigeance, l’autorité et la soif d’absolu émoussées par la délicatesse du chant et la lumière douce du registre supérieur, loin du modèle d’Amnéris que Poulenc avait en tête lorsqu’il composa le rôle. Ainsi <strong>Claire Antoine</strong> – un nom à suivre – dont la pureté d’émission et la noblesse du phrasé apportent un démenti à la simplicité rustique et aux élans maternels de Madame Lidoine. Ainsi la première prieure de <strong>Julie Pasturaud</strong>, écrasée sous le poids d’un rôle dont elle peine à épouser les contours abyssaux. Ainsi <strong>Patrick Bolleire,</strong> Marquis de la Force héroïque prêt à en découdre avec les fantômes d’un passé douloureux. Plus conformes à une certaine tradition, <strong>Bogdan Volkov</strong> coiffe le Chevalier d’une perruque homogène à l’élégance mozartienne ; en Constance, la fraîcheur dénuée de mièvrerie de <strong>Sheva Tehoval</strong> offre un contraste bienvenu à la Blanche ombrageuse d’Alexandra Marcellier ; et <strong>François Pardailhé</strong> trempe son aumônier dans l’eau bénite d’une voix de ténor trial doucereuse.</p>
<p>Encore quatre représentations jusqu’au 29 juin et en rediffusion sur Musiq3 samedi 8 juillet à 20 heures.</p>
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		<item>
		<title>OFFENBACH, La Périchole — Montpellier (Festival)</title>
		<link>https://www.forumopera.com/spectacle/la-perichole-montpellier-festival-le-vice-roi-est-a-la-fete/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Yvan Beuvard]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 11 Jul 2018 08:10:51 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Après avoir donné la version originale de 1868 de La Périchole, en deux actes, au Festival de Pentecôte à Salzbourg, et avant la réalisation scénique promise à Bordeaux (du 13 au 16 octobre), Marc Minkowski propose ce soir la version de 1874, plus aboutie avec un acte ajouté, où l&#8217;on retrouve le pauvre Piquillo jeté &#8230;</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Après avoir donné la version originale de 1868 de <em>La Périchole</em>, en deux actes, au Festival de Pentecôte à Salzbourg, et avant la réalisation scénique promise à Bordeaux (du 13 au 16 octobre), <strong>Marc Minkowski</strong> propose ce soir la version de 1874, plus aboutie avec un acte ajouté, où l&rsquo;on retrouve le pauvre Piquillo jeté en prison et délivré par sa chère Périchole. Dire qu’il aime et conduit cette musique avec un engagement total est faible : servi remarquablement par ses Musiciens du Louvre, comme par le chœur de l’Opéra National de Bordeaux, il anime la partition comme jamais. Son souci permanent des voix, sa connaissance intime de l’ouvrage lui permettent des phrasés, une souplesse, une vivacité, des dynamiques rares. Les couleurs de l’orchestre sont superbes et confirmeraient si besoin était les qualités d’orchestrateur d’Offenbach. Le grotesque y côtoie la sensibilité, et Marc Minkowski sait arracher des tempi endiablés comme ciseler de délicates phrases, avec toute la subtilité requise. Dès l’ouverture et le chœur de femmes invitant au cabaret des Trois cousines, on est dans l’ambiance. L’alternance des dialogues parlés, des interventions de l’orchestre, du chant, des chœurs, dans des registres allant de la franche bouffonnerie à des scènes chargées d’émotion donne à l’ouvrage cette respiration, ce rythme qui nous captivent.</p>
<p><img decoding="async" alt="" class="image-large" height="312" src="/sites/default/files/styles/large/public/perichole_fo_tb.jpg?itok=khpmhz1e" title="Philippe Talbot (Piquillo) et Aude Extrémo (La Périchole) © Marc Ginot - Ferstival Radio France Occitanie Montpellier" width="468" /><br />
	Philippe Talbot (Piquillo) et Aude Extrémo (La Périchole) © Marc Ginot &#8211; Ferstival Radio France Occitanie Montpellier</p>
<p>La distribution ne comporte pas la moindre faiblesse, qu’il s’agisse du chant, des textes parlés comme du jeu dramatique. Les qualités de comédiens de nos chanteurs surprennent heureusement. Leur français est exemplaire et point n’est besoin de lire le surtitrage. Ils ne sont pas moins engagés que le chef et ses Musiciens du Louvre, comme le Chœur de l’Opéra National de Bordeaux. L’apparition d’<strong>Alexandre Duhamel</strong>, despote masqué, incognito, mais que chacun a reconnu, augure bien de la bouffonnerie : se dissimulant dans une cape qui laisse apparaître ses pieds nus, celle-ci s’entrouvre pour nous montrer le souverain en caleçon, vêtu d’un peignoir court. Inventive, usant de tous les comiques pour illustrer un livret qui s’y prête à merveille. La mise en espace de <strong>Romain Gilbert</strong> est une réussite parfaite. Rien ne la distingue d’une mise en scène aboutie, sinon l’absence de décors. Les chanteurs- acteurs y sont dirigés de main de maître.</p>
<p> La tendresse d’Offenbach à l’endroit des musiciens affamés est manifeste et c’est à eux et à leurs duos qu’il réserve ses airs où l’émotion affleure le plus souvent.  <strong>Aude Extrémo</strong>, dont c’est la première apparition au Festival, fait forte impression. Telle la Manon de l’abbé Prévost, lorsqu’elle écrit sa lettre à Piquillo, notre Périchole nous touche par ses accents sincères, par sa simplicité. Comment ne pas sourire à sa griserie, si bien traduite par son chant, en relation avec l’ébriété des notaires et l’ivresse de Piquillo ? Comment résister à «Tu n’es pas beau, tu n’es pas riche », à « Je t’adore… si je suis folle » ? La voix est ample, longue et chaude et gagnera en expression jusqu’au finale, où elle s’épanouira pleinement. Son jeu, toujours juste, participe également à notre bonheur. <strong>Philippe Talbot</strong>, Piquillo, n’est pas en reste. « L’Espagnol et la jeune Indienne », les couplets « les femmes, il n’y a que ça », l’air du 3ème acte « On me proposait d’être infâme », sont autant d’occasions pour notre pauvre et tendre ténor de faire la démonstration de sa vaillance. Belle voix, claire et colorée, égale dans tous les registres, conduite avec goût et assurance, tout est là. Ses duos avec la Périchole, le dernier « Ecoutez, peupl’ d’Amérique » tout particulièrement, sont autant de réussites, nous offrant une large palette expressive. Quant à <strong>Alexandre Duhamel</strong>, c’est le roi de la soirée. Sa voix puissante, bien timbrée, toujours intelligible est connue. Il campe un Vice-roi truculent, grotesque, toujours juste, avec une énergie incroyable, jusqu&rsquo;au geôlier du IIIe acte. Que ses textes soient chantés ou dits, c’est le même bonheur. Gabriel Bacquier en athlète séduisant.</p>
<p>Les trois cousines forment un trio exemplaire de connivence et d’harmonie, qui se fera quatuor avec l’arrivée d&rsquo; <strong>Adriana Bignani Lesca</strong>, la quatrième dame d’honneur, beau mezzo, chaleureux et sonore. Les compères au service du Vice-roi, <strong>Eric Huchet</strong> et <strong>Romain Dayez</strong>, font montre de dons réels pour la comédie, mais n’en sont pas moins d’excellents chanteurs. <strong>Enguerrand de Hys</strong>, premier notaire bondissant, et son confrère <strong>François Pardailhé</strong> forment un duo tout aussi  remarquable.</p>
<p>Aucun doute : la production bordelaise ne pourra que renouveler ce  bonheur.</p>
<p>L’article <a href="https://www.forumopera.com/spectacle/la-perichole-montpellier-festival-le-vice-roi-est-a-la-fete/">OFFENBACH, La Périchole — Montpellier (Festival)</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.forumopera.com">Forum Opéra</a>.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>Première édition du Concours International de Chant de Marseille</title>
		<link>https://www.forumopera.com/breve/premiere-edition-du-concours-international-de-chant-de-marseille/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Maurice Salles]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 12 Jun 2017 06:00:15 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Le jury* de la première édition du Concours International de Chant de Marseille a finalement retenu dix-neuf candidats sur les deux-cent-douze inscrits. Si aucun ne lui a semblé mériter le Grand Prix, toutes les autres récompenses ont été décernées. En catégorie Opéra le premier prix couronne le ténor polonais Maciej Kwasnikowski, dont la voix bien &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>Le jury* de la première édition du Concours International de Chant de Marseille a finalement retenu dix-neuf candidats sur les deux-cent-douze inscrits. Si aucun ne lui a semblé mériter le Grand Prix, toutes les autres récompenses ont été décernées. En catégorie Opéra le premier prix couronne le ténor polonais <strong>Maciej Kwasnikowski</strong>, dont la voix bien posée, la souplesse, la longueur, la tenue, la fermeté et l’intensité ont impressionné dans l’air de Don Ottavio « Il mio tesoro » et dans un extrait de <em>Dobrynya Nikitich</em>, opéra créé en 1903 au Bolchoï. La soprano française <strong>Cécile Achille </strong>reçoit le deuxième prix, après l’air de Leïla « Comme autrefois », d’une prenante musicalité, et un « No word from Tom » auquel ses ressources vocales donnent une résonance qui subjugue. Dans la catégorie Opérette le baryton canadien <strong>Geoffroy Salvas</strong> est l’élu logique du premier prix, pour un « Adieu je pars » tiré de <em>Véronique </em>et un piquant « Par Dieu ! C’est une aimable charge » dû à Offenbach dans <em>La jolie parfumeuse</em>, tandis que le deuxième prix échoit à la mezzo-soprano <strong>Claire Peron</strong>, excellente diseuse qui distille savamment « l’air de Diane » des <em>Aventures du Roi Pausole</em> d’Honegger et les couplets de « l’Aveu » de <em>La Périchole</em>. <strong>Claudia Sasso</strong>, soprano italienne, reçoit le prix du public, toujours sensible aux pyrotechnies de l’air des clochettes et probablement ému par un « No word from Tom » en phase avec la douceur d’Ann Trulove. Le jury a-t-il à discuter du prix décerné par le Centre Français de promotion Lyrique ? Le président de cette association remettra le prix à <strong>Charlotte Bonnet</strong>, soprano française, pour « Regnava nel silenzio » et l’air du poison de <em>Romeo et Juliette. </em>Pourquoi pas ? Nous aurions aussi bien récompensé le ténor <strong>François Pardailhe</strong>, dont la romance de Mylio et le « Frisch zum Kampfe » de L’Enlèvement au sérail portaient une jolie lumière. Enfin le prix de la « Meilleure interprétation française » échoit à <strong>Cecilia Arbel</strong>… éliminée en demi-finale mais dont la Manon avait su conquérir Renée Auphan, chargée par un mécène de choisir la destinataire. On regrette l’absence de la soprano<strong> Julie Goussot</strong>, dont la musicalité concentrée, dans « Embroidery aria » tiré de <em>Peter Grimes</em> et « Il est bon, il est doux » de Massenet nous avait profondément séduit. L’accompagnement était excellemment assuré par les pianistes <strong>Marion Liotard </strong>et <strong>Caroline Oliveiros. </strong>Pour l’édition 2018, dont la finale est fixée au 9 juin, l’orchestre de l’Opéra sera dans la fosse.</p>
<p><strong>*Membres du jury</strong><br />
Directeur général de l&rsquo;Opéra de Marseille et du Théâtre de l&rsquo;Odéon Maurice XIBERRAS &#8211; Présidente du jury Renée AUPHAN &#8211; Président du CFPL et conseiller artistique de l&rsquo;Opéra Grand Avignon Raymond DUFFAUT &#8211; Journaliste Roselyne BACHELOT <br />
	Artiste lyrique Béatrice URIA-MONZON &#8211; Agent artistique Dominique RIBER &#8211; Directeur général de l&rsquo;Opéra de Rouen Frédéric ROELS -Directeur d&rsquo;Opera Magazine Richard MARTET &#8211; Directeur général du Deutsche Oper de Berlin Christoph SEUFERLE <br />
	Directeur général du Capitole de Toulouse Jean-Jacques GROLEAU</p>
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