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	<title>Patrick ZIELKE - Artiste - Forum Opéra</title>
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	<title>Patrick ZIELKE - Artiste - Forum Opéra</title>
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		<title>WAGNER, Das Rheingold &#8211; Bayreuth</title>
		<link>https://www.forumopera.com/spectacle/wagner-das-rheingold-bayreuth/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Christine Ducq]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 17 Aug 2025 04:00:00 +0000</pubDate>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>Peut-on prétendre mêler nombrilisme scénique et génie interprétatif ? (Question rhétorique).<br />
Le Wotan (<strong>Tomasz Konieczny</strong>) de ce Ring obligé de jouer du vibrato (mais avec une technique très sûre, pour masquer les insuffisances des extrêmes de sa tessiture et parfois du médium, sans parler de la projection), est ici un riche industriel autoritaire, aux beaux restes, en short puis en costume clair. Voilà qui est à l’image de cette proposition scénique : presque impressionnante à l’extérieur, compliquée à lire mais vide à l’intérieur.<br />
Seul beau moment bouleversant de cette soirée : l’intervention d’Erda (superbe <strong>Anna Kissjudit</strong>) au quatrième tableau, (c’est tard) car soudain l’orchestre jusqu’ici souvent banal, se transcende, la suit et s’élève à la hauteur mythique du moment qu’on espérait vainement.<br />
Exit le mythe, place aux chamailleries et coups bas d’une famille, avec son avocat (le Loge d’un <strong>Daniel Behle</strong> en déficit de charisme et de projection), avec ses associés mafieux (Fafner et Fasolt), avec son personnel (Erda est l’assistante personnelle d’une Freia grande bourgeoise hagarde sous tranquillisants). Cette proposition se révèle au mieux absurde, entièrement influencée par les clichés du  <em>Regietheater</em> vus absolument partout depuis des décennies. L’admiration pour la réalisation technique s’impose tout de même avec la façon dont les panneaux du décor se combinent sur scène avec glissement, ellipses d’éléments apparaissant, disparaissant, et se superposant pour fabriquer cette petite scène écrasée à l’horizontale (cages, cubes, vitrines, voiture au garage (quelle originalité, quelle nécessité !) qui enferment les personnages. Pour la recension des topoï de cette esthétique qui eut parfois ses réussites dans le passé, notons les lumières hideuses, les costumes ringards, les perruques peu seyantes. Le tout assené avec un mâle pathétique, masquant mal une absence de vision roborative de l’œuvre. Comme les personnages tels qu’ils sont montrés ici (Fantasia chez les riches ploucs ou famille dysfonctionnelle façon « Festen »), la laideur et la caricature œuvrent au rapetissement et sont érigées en suprême étiologie des phénomènes. C’est fatigant de paresse intellectuelle – même si la prudence nous demande d’attendre la suite de cette tétralogie. Rassurons-nous : on devine que les éléments du décor sont recyclables, que tout cela est accompagné d’un discours très au point, séduisant. Pourtant, c’est l’ennui d’une lecture inutilement casuistique qui nous assomme.<br />
Ne demandez pas si les petites filles prisonnières d’une cage en verre chevauchant des jouets dans le 3e tableau (celui du Nibelheim, où les coups de pioche semblent ici des clés à molette qu’on entrechoque) sont les futures walkyries, si la petite fille sauvée par Erda est Sieglinde, si le sale garçonnet mal élevé et au comportement clairement pathologique (peut-être violé par Alberich ?) est Hunding ou Siegmund : on s’en moque. Tout ce prêchi-prêcha sans queue ni tête (car « librement inspiré du livret de R. Wagner » sic) est dispensable, même inspiré de photos réalistes prises à Croydon et autres villes anglaises ou américaines en déshérence dans les années 80.<br />
Bref où va-t-on ?<br />
Avec un Dieu fatigué, corrompu, saoul, (Wotan comme une sorte de Jeffrey Epstein), on revisite son Sigmund (Freud) laborieusement. Ne manquent dans l’intérieur de l’habitat divin ni le tableau pompier de la curée d’une chasse à courre, ni les photos d’enfants représentant (nous assure-t’on) les futurs jumeaux de « La Walkyrie » dans la chambre au confort suédois du dieu du Walhalla (nom propre qui ne désigne ici que le synonyme d’une super cuite à la fin).<br />
Alberich (formidable <strong>Olafur Sigurdarson</strong>, retors, d’une animosité souvent jubilatoire) est le frère, nous dit-on, jumeau de Wotan. Il lui a arraché un œil dans le ventre de sa mère (vidéo du Prélude, assez fade musicalement), ensuite il trempe dans un bassin avec les Filles du Rhin – en fait les nurses des enfants susnommés, un tantinet nymphomanes et impuissantes face au rapt dudit jeune garçon. Toute cette enfance représente le fameux or du titre qu’on veut s’approprier pour des orgies (sans doute) et pour la continuité de la race. On notera les performances de <strong>Marie-Antoinette Reinhold</strong> (Flosshilde) et de <strong>Natalie Skrycka</strong> (Wellgunde), au très beau mezzo. Cet enfant pour qui on se bat est un vrai sale gosse, constate-t’on dès le deuxième tableau, iconoclaste (sans doute <strong>Valentin Schwarz</strong> lui-même qui s’affiche en photo à neuf ans devant la partition de « Rheingold » avec la même coupe, la même casquette et le même casque d’écoute que le jeune figurant dans le programme destiné au public). Ce dernier va asperger la cage du Nibelheim de peinture rouge et jouer du revolver plusieurs fois comme son mauvais maître Alberich, nous empêchant avec cette agitation perpétuelle de profiter du récit de l’excellent Mime de <strong>Ya-Chung Huang</strong>.<br />
La Freia de <strong>Christina Nilsson</strong> et la Fricka de<strong> Christa Mayer</strong> offrent une interprétation hors pair (mais la seconde montre des signes de fatigue ou de refroidissement avec une voix un peu acidifiée au dernier tableau), quoique toujours réduites au commentaire.<br />
Fafner et Fasolt sont donc des nervis peu fascinants, même si les deux chanteurs font entendre un luxe de moyens parfois inégal : <strong>Tobias Kehrer</strong> résonne enfin dans le dernier tableau quand dès le premier tableau, <strong>Patrick Zielke</strong> a convaincu.<br />
Donner (<strong>Nicholas Brownlee</strong>) et Froh (<strong>Mirko Roschkowski</strong>) font le travail sans intéresser plus que ça le spectateur. La faute aux rôles que Valentin Schwarz leur assigne, totalement ternes.<br />
Alors si les dieux ne sont plus les dieux, puisque Wotan est un ploutocrate qui a perdu son charisme et sa lance taillée dans le frêne du monde, ne nous étonnons pas que l’orchestre, déjà cantonné à sa place d’élément parmi d’autres par le dispositif de la fosse souterraine de Bayreuth, ne soit guère passionnant non plus, à la pâte sonore ni suffisamment colorée, ni vraiment fuligineuse. Il n’est plus ce personnage comme nous en avons pris le goût dans d’autres théâtres et sous la baguette de chefs légendaires anciens ou modernes. Le discours musical est ici parfois illustratif sous la baguette de <strong>Simone Young</strong>, même si homogénéité des pupitres, parfaite adéquation entre fosse et chanteurs, et exactitude rythmique sont bel et bien au rendez-vous. Les instruments en intervention solo ou en tutti font parfois des miracles, vraies épiphanies de l’instant. À Bayreuth il faut des chefs d’exception. Pour conclure, le spectacle se révèle le plus souvent insipide, ce qui interroge pour les épisodes de cette reprise du cycle 2025 du Ring en ce mois d’août. Notons que la vision myope du jeune metteur en scène autrichien est très applaudie ce soir du 15 août – comme quoi le public ne sait pas ce qu’il veut après trois années de justes huées. Un enthousiasme aussi destiné aux chanteurs, me direz-vous.</p>
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		<title>WAGNER, Die Meistersinger von Nürnberg &#8211; Bayreuth</title>
		<link>https://www.forumopera.com/spectacle/wagner-die-meistersinger-von-nurnberg-bayreuth/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Claude Jottrand]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 04 Aug 2025 04:01:00 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>La nouvelle production des Meistersinger, inaugurée le 25 juillet dernier, a été confiée au metteur en scène Matthias Davids, venu du monde du théâtre et qui a fait l’essentiel de sa carrière en Allemagne. Volontiers iconoclaste, rompu aux ficelles du métier, il impose ici une conception presqu’entièrement tournée vers la comédie, qu’il manie très habilement &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p><span class="relative"><span lang="FR">La nouvelle production des </span></span><strong><span lang="FR" style="font-weight: normal;"><em>Meistersinger</em>,</span></strong><span class="relative"><b> </b><span lang="FR">inaugurée le<b> </b></span></span><strong><span lang="FR" style="font-weight: normal;">25 juillet dernier, a été confiée au metteur en scène </span><span lang="FR">Matthias Davids</span></strong><strong><span lang="FR" style="font-weight: normal;">, venu du monde du théâtre et qui a fait l’essentiel de sa carrière en Allemagne. Volontiers iconoclaste, rompu aux ficelles du métier, il impose ici une conception presqu’entièrement tournée vers la comédie, qu’il manie très habilement mais pas toujours légèrement, au détriment d’une réflexion plus fondamentale – pourtant bien présente dans l’œuvre – sur le combat entre tradition et modernité. Dans une esthétique post-moderne, inspirée des jeux télévisés (nombreuses références à Intervilles) où débordent de toute part le grotesque, l’outrance et le kitsch assumé, il transpose l’œuvre dans un univers radicalement opposé à la tradition wagnérienne, son immobilisme et sa gravité.</span></strong></p>
<p><strong><span lang="FR" style="font-weight: normal;">Servie par un décor grandiose, (</span><span lang="FR">Andrew D. Edwards</span></strong><strong><span lang="FR" style="font-weight: normal;">) fait de plusieurs éléments tournant dont un escalier monumental, un amphithéâtre dont les éléments décoratifs sont repris de la salle du Festspielhaus elle-même (mêmes luminaires trilobés, mêmes soubassements de colonnes en appareillage de fausses pierre etc…), une ville de Nuremberg stylisée au deuxième acte, un magnifique et sobre atelier de Sachs et finalement un podium de festival rock, la mise en scène balade le spectateur d’une époque à l’autre, confrontant les générations dans un joyeux débordement très imaginatif. Les costumes d’une imagination sans borne contribuent grandement au désordre général, en particulier dans la scène finale qui semble bien réunir tout ce que l’époque moderne peut proposer de plus laid et de plus vulgaire (tout cela parfaitement assumé) mais aussi de plus joyeux et de plus festif.</span></strong></p>
<p><strong><span lang="FR" style="font-weight: normal;">Pour tape-à-l’œil qu’il soit, le spectacle n’en est pas pour autant dépourvu d’attraits, tant Matthias Davids excelle par mille et un détails à surprendre, à faire rire, à créer des décalages inattendus qui relancent sans cesse l’action et tiennent le spectateur en éveil. Cela tient tantôt du cirque, tantôt du boulevard, délibérément populaire, exagérément coloré, plein d’artifices, très premier degré, et pourtant les sentiments sont sincères, les situations sont justes et l’émotion finit par poindre là où il faut, en particulier au début du troisième acte. De cette pièce qui pourrait n’être qu’un simple divertissement, il fait un chef-d’œuvre comique, ce qui est en soi une prouesse. Cette transposition contemporaine ne permet cependant pas de résoudre certaines questions cruciales posées par le livret, et notamment la place des femmes dans cette intrigue surannée, tout juste bonnes à servir de trophée, de récompense au vainqueur sans identité propre, mais surtout sans que jamais la question de leur consentement soit seulement évoquée. Même si l’amour de Eva pour son Walther semble sincère, Davids semble passer à côté de ce sujet-là sans s’en apercevoir.</span></strong></p>
<p><strong><span lang="FR" style="font-weight: normal;">A la direction musicale du spectacle, </span><span lang="FR">Daniele Gatti</span></strong><strong><span lang="FR" style="font-weight: normal;"> se lance à corps perdu dans l’aventure, avec plus d’entrain et d’enthousiasme que de précision ou de souci du détail. Comme emporté par le caractère débridé et foutraque du plateau, l’orchestre propose beaucoup d’ardeur, réussit quelques prouesses – la scène de la bagarre généralisée au deuxième acte est parfaitement en place – , se reprend quand il le faut et termine la soirée, près de cinq heures de musique tout de même, sans fatigue apparente.</span></strong></p>
<p><strong><span lang="FR" style="font-weight: normal;">La production bénéficie d’une distribution magnifique, dominée magistralement par </span><span lang="FR">Michael Spyres</span></strong><strong><span lang="FR" style="font-weight: normal;"> dans le rôle de Walther von Stolzing. S’il n’a plus tout à fait l’âge d’un jeune premier, il a la voix idéale pour le rôle, charpentée, puissante et claire, et incarne ce personnage de bon garçon sympathique avec une aisance déconcertante. Tout aussi impressionnant, mais dans un autre registre, le Hans Sachs de </span><span lang="FR">Georg Zeppenfeld</span></strong><span class="relative"><span lang="FR"> fait preuve d’une humanité profonde, d’une grande maturité confinant à la sagesse. Son timbre imposant, sa haute stature et sa présence scénique font beaucoup pour nourrir le rôle. Le jeune ténor suisse allemand <b>Matthias Stier</b> dans le rôle de David a fait l’effet d’une révélation. Sa voix magnifiquement timbrée et pleine de charme semble tout à fait naturelle ; il donne au rôle une spontanéité et une sincérité déconcertantes. <b>Christina Nilsson</b>, soprano suédoise qui prête sa voix claire et puissante à Eva, a fait forte impression également, se révélant fine musicienne et d’une efficacité remarquable au troisième acte. A ses côtés, <b>Christa Meyer</b> dans le rôle plus modeste et moins flamboyant de Magdalena remplit parfaitement son office. Tous les cinq ont donné une magnifique version du célèbre quintette du troisième acte, musicalement très pure et scéniquement très émouvante. Beckmesser est chanté par <b>Michael Nagy</b>, baryton d’origine hongroise né à Stuttgart, qui tente de contourner le ridicule du personnage par une certaine froideur et fait beaucoup rire. Un peu en deçà de ses partenaires, <b>Jongmin Park</b> montre peu de charisme en Pogner malgré la profondeur de la voix. Les membres de la confrérie sont traités par la mise en scène de façon indifférenciée ; ils forment une cohorte homogène de fort bonne qualité, <b>Martin Koch</b> en Vogelsang, <b>Werner Van Mechelen</b> en Nachtigall, <b>Jordan Shanahan</b> en Kothner, <b>Daniel Jenz</b> en Zorn, <b>Matthew Newlin</b> très drôle en Eisslinger, <b>Gideon Poppe</b> en Moser, <b>Alexander Grassauer</b> en Ortel, <b>Tijl Faveyts</b> en Schwarz et <b>Patrick Zielke</b> en Foltz. Citons encore <b>Tobias Kehrer</b> qui incarne un veilleur de nuit redoutable, muni d’un impressionnant cor des Alpes. Les chœurs dirigés par <b>Thomas Eitler-de Lint</b>, nombreux et fort sollicités par la mise en scène, semblent avoir apprécié l’importance qui leur est ici accordée et répondent avec entrain, précision et spontanéité à toutes les injonctions de la partition.</span></span></p>
<p><span class="relative"><span lang="FR">Tous seront récompensés à la fin du spectacle par des applaudissements extrêmement nourris et bien mérités, la performance vocale et le caractère enjoué du spectacle emportant finalement l’adhésion du plus grand nombre.</span></span></p>
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		<item>
		<title>WAGNER, Die Walküre – Cologne</title>
		<link>https://www.forumopera.com/spectacle/wagner-die-walkure-cologne/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Yves Jauneau]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 26 Mar 2024 06:11:02 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Le programme de recherches « Wagner &#8211; Lesarten », lancé en 2018, vise à produire une interprétation historiquement informée de L’Anneau du Nibelung, en mettant l’accent sur la reconstruction de la pratique instrumentale, vocale et linguistique de l’époque de Wagner. Comme l’a indiqué Kent Nagano, directeur artistique du projet, il s’agit de proposer une lecture &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>Le programme de recherches <a href="https://wagner-lesarten.de/project.html" target="_blank" rel="noopener">« Wagner &#8211; Lesarten »</a>, lancé en 2018, vise à produire une interprétation historiquement informée de <i>L’Anneau du Nibelung</i>, en mettant l’accent sur la reconstruction de la pratique instrumentale, vocale et linguistique de l’époque de Wagner. Comme l’a indiqué <b>Kent Nagano</b>, directeur artistique du projet, il s’agit de proposer une lecture parmi d’autres, non pas de prétendre jouer le <em>Ring</em> ultime. Le périple a démarré en 2021, avec <a href="https://www.forumopera.com/spectacle/rheingold-amsterdam-coup-declat-pour-lor-du-rhin/">une série de représentations</a> de l’<i>Or du Rhin</i> sur instruments d’époque, ce qui ne représentait pas une nouveauté en tant que tel puisque Simon Rattle avait déjà dirigé l&rsquo;œuvre en 2004 avec l’Orchestra of the Age of Enlightenment. Pour <i>La Walkyrie</i>, il s’agit en revanche d’une première.</p>
<p>Sur la scène de l&rsquo;immense Philharmonie de Cologne, tout l’<i>instrumentarium</i> voulu par Wagner est là. Les soixante-quatre instruments à cordes, dont la moitié de violons, sont tous montés avec cordes en boyau tandis que les violoncellistes jouent sans pique. Les flûtes sont en bois, les quatre <i>Tuben</i> sont bien sûr présents, tout comme le <em>Stierhorn</em> représentant Hunding lors de son combat avec Siegmund (joué du balcon) et six harpes à pédale Erard (pour l’<i>Or du Rhin, </i>il avait fallu se contenter de quatre !). Tout cela ne serait toutefois qu’anecdotique si cette débauche de curiosités ne se traduisait par un réel renouvellement en termes d’interprétation et d&rsquo;équilibre sonore. À ce titre, on observe en particulier que le recours parcimonieux des cordes au vibrato donne du relief aux passages où ce dernier est utilisé, le vibrato étant alors employé comme moyen d’expression plutôt que par tradition. Les couleurs renouvelées des bois et des cuivres apportent par ailleurs du piquant à certains passages, de la douceur à d’autres, et, en début de troisième acte, font étinceler une Chevauchée des Walkyries irrésistible d’éclat. Dans une œuvre où ils sont constamment exposés, saluons l’excellence des musiciens du <b>Concerto Köln</b> et du <b>Dresdner Festspielorchester</b>, en particulier <b>Alexandre Scherf</b> (violoncelle solo) ainsi que <b>Lorenz Eglhuber</b> et <b>Robert Oberaigner</b> aux magnifiques <i>soli</i> de cor anglais et de clarinette.</p>
<p>Dès les premières mesures, dans une tension à couper le souffle, <b>Kent Nagano</b> guide avec maestria les forces orchestrales présentes vers l’extase sonore. Le chef américain sait parfaitement doser ses effets, suscitant des émotions surprenantes à chaque tournant : ainsi des crescendos finaux des deux premiers actes qui sont portés à des sommets vertigineux, éveillant un frisson irrépressible chez le public.</p>
<p>En contraste avec ce profond renouvellement orchestral, la partie vocale de cette <i>Walkyrie</i> s’inscrit dans une certaine continuité de l&rsquo;interprétation de l&rsquo;œuvre. L’effectif orchestral et sa disposition &#8211; sur scène et non en dessous comme le souhaitait Wagner &#8211; obligent les chanteurs à faire preuve de la même puissance que pour une représentation classique. Deux paramètres sont toutefois nouveaux :  un diapason un peu plus bas que d’habitude (435 Hz) permettant aux chanteurs un peu plus d’aisance dans l’aigu, et un recours au chant <i>parlando</i>, comme par exemple lors du discours haletant de Hunding au premier acte.</p>
<p><b>Derek Welton</b> est un Wotan éblouissant de puissance et de présence, dont les qualités de déclamation se marient à merveille au tapis sonore de l’orchestre dans ses adieux déchirants au dernier acte. En Brünnhilde, <b>Christiane Libor</b>, habituée des scènes wagnériennes allemandes, subjugue dès ses cris d’entrée, agrémentés de trilles comme Wagner le prévoit dans la partition. Si la voix de la soprano allemande reste un peu dure aux deux extrêmes de la tessiture, Libor réussit à l’alléger et livre un très émouvant troisième acte. Moins héroïque que de nombreux Siegmund, <b>Ric Furman</b> incarne le personnage avec vaillance et un aigu naturellement facile. Il aborde ainsi son « Chant du printemps » tel un lied romantique, avec légèreté et équilibre. En Sieglinde, <b>Sarah Wegener</b> est une tornade de volupté et de lyrisme, toujours au bord de l’extase. Impressionnant en Hunding, <b>Patrick Zielke</b> complète à merveille cette belle distribution, tout comme la Fricka digne de <b>Claude Eichenberger</b> ainsi qu’un groupe de Walkyries d’une belle prestance.</p>
<p>Pour ceux qui souhaiteraient découvrir ce début de Ring hors du commun, il est possible d’écouter des retransmissions de la représentation de la <i>Walkyrie</i> donnée le 16 mars à Amsterdam <a href="https://www.nporadio4.nl/concerten/86c4507a-f3fd-4db5-af8d-677e6f394df8/kent-nagano-brengt-authentieke-walkure" data-wplink-edit="true">sur le site</a> de la radio néerlandaise NPO, ainsi que de celle de <a href="https://www.nporadio4.nl/uitzendingen/ntr-zaterdagmatinee/858999eb-5377-43b2-81b8-5af84d3e1867/2022-07-23-ntr-zaterdagmatinee-wagners-das-rheingold-door-kent-nagano-en-concerto-koln"><i>L’Or du Rhin</i></a> captée en 2021. Par ailleurs, et heureusement pour nous, cette Tétralogie sera enregistrée au disque, et comble du bonheur, les Parisiens pourront découvrir la prochaine étape : <i>Siegfried </i>sera en effet donné en 2025 à la Philharmonie.</p>
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		<title>HAYDN, Il mondo della luna — Baden-Baden</title>
		<link>https://www.forumopera.com/spectacle/il-mondo-della-luna-baden-baden-objectif-lune-non-atteint/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Catherine Jordy]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 20 Mar 2016 07:22:46 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Comme chaque année, à côté de la superproduction du festival de Pâques, initié la veille avec un très attendu Tristan und Isolde à la distribution prestigieuse donné dans l’immense Festspielhaus de Baden-Baden, un opéra de chambre est proposé dans le ravissant petit théâtre à l’italienne de la ville, celui-là même où Hector Berlioz créa Béatrice et &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>Comme chaque année, à côté de la superproduction du festival de Pâques, initié la veille avec un très attendu <a href="http://www.forumopera.com/tristan-und-isolde-lame-de-fond"><em>Tristan und Isolde</em></a> à la distribution prestigieuse donné dans l’immense Festspielhaus de Baden-Baden, un opéra de chambre est proposé dans le ravissant petit théâtre à l’italienne de la ville, celui-là même où Hector Berlioz créa <em>Béatrice et Bénédict </em>en 1862<em>. </em>Et comme par le passé, ce sont les jeunes solistes du Berliner Philharmoniker qui officient.</p>
<p>À peine remis des émotions de la veille et de l’excellence du plateau vocal, difficile de passer en moins de 24h de l’univers de Wagner servi par des interprètes chevronnés à celui de Haydn revu et corrigé pour de jeunes professionnels, avec des moyens limités tant en effectifs (20 musiciens, 5 chanteurs et une comédienne) qu’en moyens (le décor est plus que minimaliste). Il serait pourtant facile de s’adapter à cette œuvre à la musique si charmante et maîtrisée si le spectacle tenait ses promesses. Or, le délicat et poétique opéra de Haydn est simplifié à l’extrême, dans une version édulcorée où, entre autres, deux rôles sont sacrifiés. Le barbon Bonafede qui avait deux filles à marier n’en a plus qu’une et seuls deux couples s’unissent au lieu des trois initialement prévus. Rien de bien gênant en soi, a priori, mais le parti pris de mise en scène et de traitement de l’ouvrage en souffrent. Si des coupes ont été opérées, le spectacle n’en est pas plus court pour autant et c’est là où le bât blesse, car les airs sont trop nombreux, entrecoupés de récitatifs et scènes silencieuses qui ralentissent considérablement l’action.</p>
<p>Les airs sont chantés en italien mais les récitatifs ont été traduits en allemand et un rôle parlé a été ajouté, celui de l’épouse décédée de Bonafede. Cette idée est plutôt bien trouvée et la comédienne <strong>Birgit Bücker</strong> impressionne de justesse dans ce beau personnage qui nous vaut quelques-uns des purs moments d’émotion de l’œuvre, le fantôme officiant comme catalyseur entre le père et sa fille Clarice qui vient de le berner pour réussir à s’unir à celui qu’elle aime. Bonafede rêve de la lune et un faux astronome, Ecclitico, amoureux de Clarice, lui organise le voyage, avec la complicité active de la servante Lisetta et de son galant Cecco. Dans un décor de fantaisie que les quatre amoureux font passer pour la lune au barbon, on profite de la crédulité de Bonafede pour lui faire cautionner les deux mariages et le délester de son argent. Après une colère homérique du père floué, tout finit évidemment par s’arranger. De cette histoire pour le moins tarabiscotée et invraisemblable, le metteur en scène <strong>Jörg Behr</strong> et sa dramaturge <strong>Sylvia Roth</strong> se tirent plutôt bien ; la direction d’acteurs est bonne, les accessoires judicieusement employés, mais quelque chose dans le rythme ne fonctionne pas bien et la mayonnaise ne prend pas car l’ambiance hésite entre drame et comédie. On finit par s’ennuyer, ce qui est un comble.</p>
<p><img fetchpriority="high" decoding="async" alt="" class="image-large" height="312" src="/sites/default/files/styles/large/public/160318_mondo_gp_087_frei_klein.jpg?itok=oMniHcZs" title="© Jochen Klenk" width="468" /><br />
	© Jochen Klenk</p>
<p>Le plateau vocal est sympathiquement investi et ne démérite pas. <strong>Patrick Zielke</strong> a été gâté par la nature d’un puissant organe à faire s’effondrer le petit théâtre ; le chant manque encore un peu de nuances, mais la jeune basse est prometteuse. Ses qualités de comédien sont remarquables et son jeu de jambes excellent, ce qui tombe à pic pour interpréter le barbon Bonafede. Il entraîne à sa suite avec une frénésie débridée le reste de la troupe. Également remarquable, dotée d’un sourire ravageur, la soprano allemande <strong>Victoria Kunze</strong> est une Clarice idéale, très à l’aise dans les vocalises et les aigus. <strong>Moritz Kallenberg</strong> ne manque pas de panache dans le faussement cynique Ecclitico et son acolyte Cecco est incarné avec fraîcheur et charme par <strong>Nikolaus Pfannkuch</strong>. En revanche, la Lisetta de <strong>Joyce De Souza</strong> peine à convaincre, bien trop sage et manquant de piquant et de relief.</p>
<p>Dans la fosse, <strong>Stanley Dodds </strong>semble diriger sans grand enthousiasme – cela ne lui ressemble pas – la jeune formation de l’Orchester-Akademie du Berliner Philharmoniker. Le tout est propre mais trop lisse, très en deçà de la belle performance empreinte de fougue et d’énergie qu’avaient offerte les jeunes interprètes berlinois l’année passée avec <a href="http://www.forumopera.com/la-princesse-de-trebizonde-baden-baden-de-quoi-se-mettre-sous-la-dent"><em>La Princesse de Trébizonde</em></a>. Une déception, donc, celle de ne pas avoir eu droit à l’intégralité (ou ce qu’il en reste) de la partition et de découvrir un spectacle visiblement en rodage. On attend de découvrir ces jeunes interprètes d’ici quelque temps, quand ils auront acquis une maturité dont on ne doute pas qu’ils parviennent à l’atteindre. </p>
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