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	<title>Susan PATTERSON - Artiste - Forum Opéra</title>
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	<description>Le magazine en ligne de l&#039;opéra</description>
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		<title>Nabucco</title>
		<link>https://www.forumopera.com/cd-dvd-livre/whatever-works/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Jean-Philippe Thiellay]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 31 Jul 2009 11:03:51 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Produire sur scène des œuvres en langue vernaculaire reste, en 2009, pour certaines catégories de théâtres, une option défendable, malgré les surtitres presque généralisés et, du moins peut-on l’espérer, une connaissance croissante du répertoire. Si cette pratique a complètement disparu en France ou en Italie, elle reste vivace dans certains pays comme l’Allemagne, et plusieurs &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>          Produire sur scène des œuvres en langue vernaculaire reste, en 2009, pour certaines catégories de théâtres, une option défendable, malgré les surtitres presque généralisés et, du moins peut-on l’espérer, une connaissance croissante du répertoire. Si cette pratique a complètement disparu en France ou en Italie, elle reste vivace dans certains pays comme l’Allemagne, et plusieurs maisons d’opéra, comme la Komische oper de Berlin, l’English National Opera de Londres ou le New York City opera, cherchent ainsi à mettre à la portée du plus grand nombre les œuvres du répertoire, y compris les plus populaires, en supprimant l’obstacle de la langue et en faisant appel, en principe, à de jeunes chanteurs, parfois membres d’une troupe. On trouve au disque de nombreux témoignages de captations – et pas des moindres – de spectacles donnés, la plupart du temps avant les années 1950, dans la langue du pays.<br />
<br />
Produire, en 2009, un <strong><em>Nabucco</em></strong> en anglais avec une distribution en principe de niveau international est, en revanche, un choix curieux. Pour la majorité du public potentiellement intéressé (mais qui va acheter ce double cd ?), l’obstacle de la langue est ici réintroduit et non supprimé comme sur scène pour un spectacle outre-manche. Chantez-vous souvent sous la douche « Speed your journey, my thoughts and my longings », traduction du “Va pensiero” du poète Temistocle Solera ?</p>
<p>C’est pourtant le choix de la maison <strong>Chandos</strong>, sans doute en écho à des représentations données avec le soutien de la fondation Peter Moores par « Opera North », compagnie nationale anglaise basée dans le Nord du Pays.</p>
<p><strong>David Parry</strong>, bien connu des fans d’Opera Rara, ne démérite pas et donne, à la tête des forces d’<strong>Opera North,</strong> une lecture classique de l’oeuvre, jamais surprenante malheureusement, mis à part quelques aigus ajoutés ici et là par les solistes.</p>
<p>La distribution, reposant sur des chanteurs anglo-saxons pour l’essentiel, de deuxième ordre il faut bien le dire, présente le mérite de donner une lecture homogène de l’œuvre. Elle est dominée par le Zaccaria d’Alastair Miles, basse bien connue sur le circuit international mais plutôt rare en France. Nabucco est <strong>Alan Opie</strong>, habitué de l’English National Opera et du catalogue Chandos, dont le timbre sombre se démarque des barytons traditionnels programmés dans ce rôle, avec souvent une voix plus claire et qui l’ont marqué de leur empreinte si l’on songe à Cappuccilli, Bruson, Zancanaro, Milnes ou Nucci. Le résultat est honnête et on note un beau la bémol ajouté dans le duo avec Abigaille. La soprano américaine <strong>Susan Patterson</strong> elle aussi y va de son suraigu avec un contre mi-bémol surprenant…. Le rôle, pourtant redoutable, ne lui pose pas de difficultés excessives. Les graves sont toutefois plutôt discrets ce qui retire à son personnage une part de violence. Même si Abigaille n’est pas Lady Macbeth, c’est une limite sérieuse.</p>
<p>Le reste de la distribution est anecdotique, avec en particulier le ténor italo-américain <strong>Leonardo Capalbo</strong>, produit de la Julliard School of Music de New York, systématiquement trop bas dans le rôle vraiment ingrat d’Ismaele.</p>
<p>Au final, dans un ouvrage où les mots ont souvent une portée théâtrale très forte (par exemple dans le duo Abigaille-Nabucco lorsque ce dernier se rend compte qu’il est prisonnier de sa « fille »), le résultat est curieux et même agaçant. La barrière de la langue est rédhibitoire et justifie mal cette nouvelle ligne dans une discographie très abondante.</p>
<p> <br />
<strong>                                Jean-Philippe Thiellay</strong></p>
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		<item>
		<title>Virginia</title>
		<link>https://www.forumopera.com/cd-dvd-livre/incandescente/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Yonel Buldrini]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 28 Mar 2009 08:14:12 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>On ne redira jamais assez les mérites de la Société Opera Rara qui reprit bon nombre d’œuvres dans les années 70, scéniquement ou en concert, puis en fit plus tard de solides enregistrements en studio. Virginia fut composée en 1851, six années avant le dernier opéra achevé par Mercadante, Pelagio, mais le sujet de cette &#8230;</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>          On ne redira jamais assez les mérites de la Société Opera Rara qui reprit bon nombre d’œuvres dans les années 70, scéniquement ou en concert, puis en fit plus tard de solides enregistrements en studio. <em>Virginia</em> fut composée en 1851, six années avant le dernier opéra achevé par Mercadante, <em>Pelagio</em>, mais le sujet de cette jeune Romaine réclamée comme esclave par un influent décemvir, et que son père préfère poignarder, occasionna de tels problèmes avec la censure que sa création n’eut lieu qu’en 1866. Entre temps, les problèmes de vue du malheureux compositeur s’étaient aggravés au point de le rendre complètement aveugle et l’accueil triomphal que le San Carlo réserva à sa <em>Virginia</em> lui fut un grand réconfort. Malgré ce beau succès, les productions s’estompèrent et <em>Virginia</em> s’endormit… jusqu’à la première reprise moderne, réalisée par Opera Rara, lors d’un concert à Belfast, le 27 novembre 1976. Elle sort à présent du studio et peut donc témoigner dans toute discothèque, de « ce que donne » un opéra italien composé en 1851… par un <em>autre</em> esprit que celui du « régnant » de l’époque, Giuseppe Verdi, offrant précisément en cette année rien moins que <em>Rigoletto </em>! Le style de Mercadante étant analysé dans <a href="http://www.forumopera.com/index.php?mact=News,cntnt01,detail,0&amp;cntnt01articleid=850&amp;cntnt01origid=57&amp;cntnt01detailtemplate=gabarit_detail_breves&amp;cntnt01lang=fr_FR&amp;cntnt01returnid=29">un article d’actualité</a>, nous ne parlerons ici que de l’interprétation de l’enregistrement.</p>
<p> </p>
<p>La Virginia de<strong> Susan Patterson</strong> peut se prévaloir d’un timbre corsé, déjà dramatique mais, revers de la médaille de ce type de soprano, les aigus ne sont pas toujours beaux et quelquefois forcés jusqu’au bord de l’étranglement. De même, les vocalises ardues hérissant la partie ne sont pas impeccables, et une prononciation « accrochant » parfois l’italien n’arrange pas les choses… En revanche, son <em>vibrato</em> émouvant rappelle celui de Janet Price en 1976, et si elle n’atteint pas à l’incandescence de cette dernière, elle dessine néanmoins une Virginia <em>vibrante</em>, précisément, et c’est essentiel.</p>
<p> </p>
<p>Quelque peu problématique s’avère le chant de<strong> Paul Charles Clarke</strong> qui s’exprime pourtant avec application, fougue et investissement, de son timbre non désagréable… mais sa voix « ne suit pas », bouge, s’écaille parfois, part en lambeau surtout dans l’aigu, malheureusement ouvert. Une mention fort positive est son effort de prononciation correcte et fluide de l’italien, que les duretés des voix anglo-saxonnes maltraitent parfois. </p>
<p>   </p>
<p>On notera la particularité de cet opéra, comportant un autre rôle de ténor, important dramatiquement et musicalement, même s’il ne possède pas d’aria propre. Distribuer <em>Virginia</em> signifie trouver des timbres de ténor différenciés et <strong>Charles Castronovo</strong> est un Icilio à la voix stable et posée comme le personnage, légèrement plus sombre que celle du dictateur survolté et du ténor choisi pour Appio. Par souci de comparaison, on peut signaler qu’aux côtés de cet Icilio bien correct, celui de <strong>Maurice Arthur</strong> — au timbre pourtant<em> blanc</em>, à l’anglaise — ne pâlit guère, grâce à une douceur d’émission et à son interprétation suave.</p>
<p>  </p>
<p>Le touchant personnage de Virginio est bien rendu vivant par <strong>Stefano Antonucci</strong>, au timbre chaleureux « de père », et Dieu sait que les pères sont présents et importants dans l’opéra italien du XIXe siècle ! Ici, Stefano Antonucci sait alterner l’autorité digne et la douleur pathétique du personnage qui préfère tuer de sa propre main sa fille chérie, plutôt que de la voir devenir maîtresse-esclave du tyran détestable. On n’oublie pas non plus <strong>Christian Du Plessis</strong>, incontournable baryton des résurrections d’Opera Rara en ces années bénies, et qui savait si bien mettre de l’intensité dans son chant.</p>
<p>L’habituel <strong>Geoffrey Mitchell Choir </strong>assume avec une belle efficacité les parties chorales imperturbables dont on sait que rien ne les abrégera…</p>
<p> </p>
<p><strong>Maurizio Benini</strong> fait sonner son orchestre avec éclat, compensant la froideur typique des formations anglaises, empirée par la fâcheuse réverbération des lieux d’enregistrement choisis par Opera Rara. Sa direction certes nuancée, évite aussi l’impression de « tout casser » (que l’on reproche à d’autres chefs engagés par la même firme), car on a affaire, avec <em>Virginia</em>, à un opéra plus tardif et donc comportant une orchestration renforcée, selon l’évolution de l’opéra italien.</p>
<p>  </p>
<p>Par rapport à l’également intéressante direction de James Judd, en 1976, une différence notable frappe d’emblée la mémoire auditive du passionné : le tempo de la <em>stretta</em> finale du duo Icilio-Virginia (acte II). Cette <em>stretta</em> frémissante en 1976, palpitante d’exaltation et en cela fidèle à l’indication concernée de <em>Agitato</em>, est ici suave et d’une tendre poésie à l’émotion contenue. L’effet, charmant, est des plus heureux et va bien aux paroles communes de cet unique instant de bonheur pour les amoureux de l’histoire : « La joie de mon âme / N’est pas une joie terrestre !… / Je sens une douceur inconnue / Me parcourir chaque veine !… ». Complément appréciable à ce moment gracieux, l’énergique charge orchestrale terminant le morceau est clairement menée, au lieu du « cafouillage » de 1976, que les cymbales peinent à suivre en mesure (mais <em>en concert</em>, on ne peut reprendre et recommencer).</p>
<p> </p>
<p>Cette première <em>Virginia</em> en studio, ne détrônera peut-être pas dans le cœur des passionnés la valeureuse première reprise moderne, mais elle permettra de connaître cette belle œuvre à ceux qui n’ont pu se procurer le précédent enregistrement, <em>parallèlement</em> diffusé du fait de la célèbre mention-couverture justificative que les disques en vinyle portent sur l’étiquette : <em>Private records—Not for sale</em>(1) !</p>
<p> </p>
<p> </p>
<p> </p>
<p>(1) « Disques privés non destinés à la vente », euphémisme pour désigner ces fameux « <em>disques pirates</em> », auxquels, par ailleurs, le public peut être redevable d’avoir préservé des exécutions d’opéras rarement donnés, ou des distributions exceptionnelles.</p>
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