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	<title>Jan PEERCE - Artiste - Forum Opéra</title>
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	<description>Le magazine en ligne de l&#039;opéra</description>
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	<title>Jan PEERCE - Artiste - Forum Opéra</title>
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		<title>Rigoletto</title>
		<link>https://www.forumopera.com/cd-dvd-livre/rigoletto-des-bossus-warren-est-le-boss/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Sylvain Fort]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 22 Nov 2014 06:46:19 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>C’est là la réédition d’un enregistrement qui assurément appartient à l’histoire du disque, puisque ce Rigoletto fut la première intégrale d’opéra de RCA Victor, en 1950. Toutefois le microsillon n’avait été réédité en CD, sauf erreur, que chez Preiser et Naxos, dans une qualité moyenne. Ici, la restauration est admirable. En particulier, on a rarement &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p class="rtejustify">C’est là la réédition d’un enregistrement qui assurément appartient à l’histoire du disque, puisque ce <em>Rigoletto</em> fut la première intégrale d’opéra de RCA Victor, en 1950. Toutefois le microsillon n’avait été réédité en CD, sauf erreur, que chez Preiser et Naxos, dans une qualité moyenne. Ici, la restauration est admirable.</p>
<p class="rtejustify">En particulier, on a rarement entendu aussi proche le timbre sombre et incroyablement ductile de <strong>Leonard Warren</strong>, que d’autres captations font passer pour granitique. De même, les couleurs chaleureuses du RCA Victor Orchestra dirigé avec entrain par <strong>Renato Cellini</strong> ressortent avec une chatoyance toute particulière. Partout on sent la main du chef, remarquable artisan qui sait doser les effets, notamment dans les scènes d’ensemble (tout le bal). C’est, il est vrai, une certaine conception de Verdi qui prévaut ici : celle d’un Verdi tout de drame, dont les finesse d’atmosphère ne seraient pas le fort. Cellini n’est ni Serafin ni Giulini mais regarde avec talent vers Toscanini. C’est donc là un <em>Rigoletto </em>résolu, puissant, et qui va de l’avant.</p>
<p class="rtejustify">Le cast y est pour beaucoup : c’est le grand luxe RCA d’alors. Leonard Warren, on le redit, n’est pas un baryton seulement robuste, c’est un diseur et un acteur, sa présence est étonnamment inquiétante, menaçante même, sans certes les failles qu’y mettra peu de temps après un Tito Gobbi ni même son génie du verbe – mais il en remontre à plus d’un et l’on sait où le grand Milnes est allé chercher son inspiration (jusque dans des similitudes de timbre parfois troublantes). Les deux autres protagonistes sont sans doute un peu moins réjouissants, mais là aussi la restauration sonore leur rend des couleurs.<strong> Erna Berger</strong> perd de son piquant au profit d’une patine de timbre intéressante, même si elle n’est pas la Gilda rêvée – assez extérieure à ces émotions, elle leur confère tout ce qu’elle peut de galbe et de tendresse, ce qui est déjà considérable. <strong>Jan Peerce</strong> quant à lui paraît moins serré de timbre, mais toujours aussi nasal. Ce qui frappe c’est son côté énergumène : toujours déchaîné, il est un Duc intrépide et sur-hormoné, une vraie tête à claques. Formidable – dans son genre. Les seconds plans sont admirables, avec une <strong>Nan Merriman</strong> sensuelle en diable et surtout, surtout, un <strong>Italo Tajo </strong>murmurant ou tonnant, déglingué, effrayant.</p>
<p class="rtejustify">Ce qui peut-être nous éloigne de cet enregistrement, c&rsquo;est la vision plus complexe de l&rsquo;oeuvre que devait imposer peu après  la version Callas-Gobbi-Serafin, suivie par la lignée des Kubelik-Bergonzi-Fischer Dieskau ou Giulini-Domingo-Cotrubas-Cappucilli. Telle quelle, avec son énergie, sa théâtralité, sa qualité propre, cette version est un moment important de la discographie rigolettienne, qui retrouve ici une réjouissante fraîcheur. </p>
<p> </p>
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		<title>If I were a rich man</title>
		<link>https://www.forumopera.com/cd-dvd-livre/lower-east-side-story/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Jean-Philippe Thiellay]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 25 Apr 2011 22:04:27 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Pour les artistes lyriques qui ont fait carrière aux Etats-Unis dans les années 50 et 60, ce que l’on appelle aujourd’hui le cross over, le mélange des genres, entre art lyrique, chansons populaires et music-hall a assuré une importante notoriété, tous continents confondus, que d’importants legs discographiques permettent souvent de mesurer. Robert Merrill et Cesare &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>          Pour les artistes lyriques qui ont fait carrière aux Etats-Unis dans les années 50 et 60, ce que l’on appelle aujourd’hui le <em>cross over</em>, le mélange des genres, entre art lyrique, chansons populaires et music-hall a assuré une importante notoriété, tous continents confondus, que d’importants legs discographiques permettent souvent de mesurer. Robert Merrill et Cesare Siepi sont de ceux-là. Le ténor new-yorkais <strong>Jan Peerce</strong> également et un film d’une heure diffusé par les éditions Euroarts dresse son portrait, avec l’aide de son ami Isaac Stern. Cette collection a déjà diffusé plusieurs DVD de ce genre consacrés à Claudio Arrau, Elisabeth Schwartzkopf ou encore Montserrat Caballe.</p>
<p><strong> </strong></p>
<p>Né Jacob Pincus Perelmuth en 1904, dans le Lower East Side que ses parents avaient choisi en quittant leur village de Biélorussie, « Pinky » a fait ses premières armes musicales à la synagogue. Les fêtes de la bonne société new-yorkaise lui ont ensuite permis de gagner quelques sous, surtout au violon, jusqu’au moment où sa voix a été découverte, lors d’un concert de gala, par l’impresario Roxy Rothafel qui lui donne son nom d’artiste. Pendant les années 1930, Peerce fait alors les beaux jours du Radio City Music Hall et acquiert une vaste renommée.</p>
<p> </p>
<p>Une carrière est faite de rencontres, jadis comme maintenant. Et lorsque Toscanini l’entend chanter à la radio une page de Wagner, il tient « son » ténor. Les engagements suivent, à Carnegie Hall puis au Met (l’ancien !) où il débute en 1941 en Alfredo. Plus de 300 représentations suivront dans une douzaine de rôles différents (Cavaradossi, Duc de Mantoue, Pinkerton, Rodolfo, Faust…). Premier artiste américain à chanter au Bolshoï en 1956, voyageur au long cours avec son épouse Alice, Jan Peerce était aussi et surtout une vedette dans sa ville, New-York, où il débute à Broadway en 1971. Il donne même de nombreux concerts et récitals en tous genres jusqu’à la veille de sa mort, en 1984.</p>
<p> </p>
<p>Le fil conducteur du film est une conversation de Peerce et d’Isaac Stern. Parcours, anecdotes mais aussi brèves réflexions sur la technique du chanteur comparée à celle du violoniste, sont entrecoupés d’extraits musicaux sur fond de photos d’époque et de films. On mesure la rareté de l’instrument du ténor : timbre de bronze clair, <em>squillo</em> impressionnant, même à un âge avancé, on comprend le rayonnement de l’artiste, même si sa prononciation de l’italien et, souvent, son goût, apparaissent discutables. Dans les extraits proposés, le brillant de la voix, exceptionnel, sort bien davantage qu’un sens du legato souvent pris en défaut. Doté d’un charisme certain, d’une aisance acquise sans aucun doute au contact du public en tout genre, Jan Peerce nous laisse une très importante discographie. Découvrir son parcours et sa personnalité est du plus grand intérêt. On aurait tout de même aimé croiser les témoignages, sentir davantage l’ambiance du Met des années 60 et entendre les collègues (dont son beau-frère Richard Tucker !). Les non anglophones regretteront aussi que le film ne soit pas sous-titré.</p>
<p> </p>
<p>L’immigration, aux Etats-Unis, a produit du rêve. On peut aujourd’hui, en visitant Ellis Island, songer que le destin d’un des grands ténors du siècle s’est joué là, lorsque ses parents ont débarqué. Lower East Side Story, en quelque sorte.</p>
<p> </p>
<p><strong>Jean-Philippe THIELLAY</strong></p>
<p><strong> </strong></p>
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