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	<title>Nicholas PHAN - Artiste - Forum Opéra</title>
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	<title>Nicholas PHAN - Artiste - Forum Opéra</title>
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		<title>HAENDEL, Ariodante — Paris (TCE)</title>
		<link>https://www.forumopera.com/spectacle/ariodante-paris-tce-stratospherique/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Jean Michel Pennetier]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 10 Nov 2022 05:01:30 +0000</pubDate>
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										<content:encoded><![CDATA[<p><em>Ariodante </em>n&rsquo;est pas l&rsquo;opéra le plus joué de Georg Friedrich Haendel à l&rsquo;époque contemporaine, peut-être en raison d&rsquo;un rôle-titre qui écrase les autres solistes et qui réclame des moyens exceptionnels. Le concert est dominé par l’interprétation de <strong>Franco Fagioli</strong> dont on ne sait plus trop que louer en premier. Vocalises ultrarapides, fioritures incroyables et précision de l’émission. Au premier acte, son air&nbsp;« Con l&rsquo;ali di costanza&nbsp;» est une véritable leçon de belcanto baroque. Le temps est ensuite suspendu pour son «&nbsp;Scherza infida&nbsp;» d’une musicalité et d’une subtilité inégalées. Sa réapparition à l’acte III est plus dramatique, trop peut-être pour ne pas affecter momentanément les moyens du chanteur. Il faut dire que les dates de la tournée sont peut-être fort rapprochées (le 3 à Barcelone, le 5 à Essen et le 7 à Paris…). On retrouve Fagioli à nouveau au sommet de son art pour un époustouflant «&nbsp;Dopo notte, atra e funesta&nbsp;» qui balaie toutes réserves. Par ailleurs, si le timbre nous a semblé un peu moins coloré que par le passé, le chanteur a encore gagné en ambitus, avec des aigus stratosphériques et des graves profonds.</p>
<p><strong>Melissa Petit </strong>dispose d’une excellente technique belcantiste. La voix est agréable, mais le timbre est un peu blanc. Les airs virtuoses sont parfaitement exécutés, mais c’est surtout dans son lamento «&nbsp;Il mio crudel martoro&nbsp;» qu’elle emporte l’adhésion par la grande émotion de son chant. On pourra toutefois trouver un peu trop systématique la répétition de notes volontairement tirées ou fausses pour exprimer le désespoir.</p>
<p><strong>Luciana Mancini</strong> offre une projection vaillante couplée à une vocalisation impeccable, même dans les passages les plus rapides. L’ambitus est également remarquable. Toutefois, ces spectaculaires grands écarts se font au prix d’une émission un brin hétérogène, le mezzo donnant parfois l’impression de jongler avec trois voix. Le timbre est chaud et assez personnel. La caractérisation dramatique est très réjouissante, la chanteuse prenant visiblement beaucoup de plaisir à camper ce personnage de méchant.</p>
<p>Dans le rôle un peu sacrifié de Dolinda, la jeune <strong>Sarah Gilford</strong>, finaliste du concours BBC Cardiff Singer of the World en 2021, offre un timbre pulpeux et un aigu rayonnant. Les vocalises sont toutefois un peu plus laborieuses. On sent ici une belle mozartienne encore en devenir.</p>
<p>Le Lurcanio de <strong>Nicholas Phan</strong> dispose d’une rare agilité pour un ténor de ce répertoire et il dispose d’un bel ambitus. L’émission des notes les plus aigües est toutefois un peu surprenante&nbsp;: la voix change alors de position, s’ouvrant davantage afin d’échapper au plafonnement que connaissent beaucoup de ténors d’école strictement mozartienne. Le chanteur dispose également d’une bonne projection.</p>
<p>Le jeune <strong>Alex Rosen</strong> campe un roi d’Ecosse tout à fait satisfaisant, avec des graves particulièrement profonds et impressionnants et une belle prestance&nbsp;: une voix à suivre.</p>
<p><strong>George Petrou</strong> dirige Il Pomo d&rsquo;Oro avec fougue, précision, élégance (et aussi avec quelques coupures&nbsp;!). Le tempo est vif, mais sans précipitation. Les chanteurs sont parfaitement accompagnés dans leurs exploits vocaux. Comme d’habitude, la phalange est impeccable. Les cordes offrent de belles sonorités. On regrettera des interventions trop rares des instruments à vent, par ailleurs excellents.&nbsp;</p>
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		<title>Still falls the rain</title>
		<link>https://www.forumopera.com/cd-dvd-livre/seul-face-a-peter-anthony-philip-et-ian/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Laurent Bury]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 31 Dec 2012 08:43:18 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>  Vu en Lindoro dans L’Italienne à Alger en 2007 à Lille, remarqué dans la tournée de l’Ariodante dirigé par Alan Curtis, gratifié d’un petit rôle dans l’Olimpiade en patchwork entendue ici et là au cours de la saison dernière, le ténor américain Nicholas Phan revient pour Still Falls the Rain à sa langue et &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>           </p>
<p>			Vu en Lindoro dans <em>L’Italienne à Alger</em> en 2007 à Lille, remarqué dans la tournée de l’<em>Ariodante</em> dirigé par Alan Curtis, gratifié d’un petit rôle dans l’<em>Olimpiade</em> en patchwork entendue ici et là au cours de la saison dernière, le ténor américain<strong> Nicholas Phan</strong> revient pour <em>Still Falls the Rain</em> à sa langue et à un compositeur qui lui a réussi. Son premier album solo réunissait en effet déjà des mélodies de Britten, avec le cycle <em>Winter Words</em>, op. 52, et les <em>Sept sonnets de Michel-Ange</em>, op. 22. Pourquoi ce disque parle-t-il de la pluie ? Parce que <em>The Heart of the Matter</em> s’articule autour du troisième des cinq <em>Canticles </em>de Britten, sur un poème intitulé « Still Falls the Rain ». Cette pièce est en fait la réduction posthume d’une soirée mêlant musique et poésie donnée en 1956 festival d’Aldeburgh. L’auteur des textes, Edith Sitwell, les avait alors lus elle-même, entre deux fanfares pour cor, et le compositeur avait ajouté à son <em>Canticle </em>quelques courtes interventions du ténor, afin de constituer un programme suffisant pour un concert. En 1983, Peter Pears en arrangea une version réduite qu’il donna au Wigmore Hall, et c’est sous cette forme qu’on trouve la pièce enregistrée ici : neuf plages au total, dont quatre confiées à un récitant sans accompagnement musical, le <em>Canticle III </em>en septième position, la seule véritable nouveauté vocale étant les numéros 1, 5 et 9 (le 3 est une « Fanfare » pour cor seul). On ne trouvera sans doute dans ces menus ajouts rien d’impérissable du point de vue du corpus brittenien. A cette version augmentée de « Still Falls the Rain », Nicholas Phan a souhaité adjoindre le <em>Canticle V</em>, pour ténor et piano ; il aurait pu aussi enregistrer le premier, qui requiert le même effectif (les <em>Canticle II</em> et <em>IV</em> nécessitent une mezzo, un contre-ténor et un baryton en plus du ténor).</p>
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			Le choix de <em>The Heart of the Matter</em> peut se justifier dans la mesure où, sauf erreur, c’est seulement la deuxième fois que cette oeuvre est enregistrée. Jusqu’ici, elle ne figurait que sur le disque gravé en 1996 par une équipe d’excellents chanteurs anglophones dirigés par Steuart Bedford (Philip Langridge, Jean Rigby, Derek Lee Ragin et Gerald Finley). A la voix excessivement blanche de Langridge, qui se décolore jusqu’au falsetto, on pourra légitimement préférer le timbre de Nicholas Phan qui a peut-être moin de personnalité, mais qui est plus jeune, plus rond. Pour les textes déclamés, l’accent écossais et la diction théâtrale d’<strong>Alan Cumming</strong> séduiront peut-être moins que la voix féminine et le style plus naturel de Judi Dench dans la version Bedford. Pour le cinquième Canticle, en revanche, la concurrence est rude : outre l&rsquo;enregistrement historique de Peter Pears en personne (Decca, accompagné par le compositeur), il faut signaler la version léguée par Anthony Rolfe-Johnson en 1992 pour Hyperion et le disque Virgin réunissant Ian Bostridge, David Daniels et Christopher Maltman. L’expérience de la musique baroque sert ici Nicholas Phan, la souplesse indispensable à un répertoire qui sollicite la virtuosité s’avérant précieuse chez Britten également.</p>
<p>			Par ailleurs, ce qui fait l’intérêt et la cohérence de ce disque, c’est son programme, puisqu’on entend ici du Britten très tardif : <em>A Birthday Hansel</em> est son dernier cycle vocal, composé pour le 75e anniversaire de la Reine Mère sur un bouquet de sept poèmes de Robert Burns (le terme écossais <em>hansel </em>désigne une sorte de cadeau porte-bonheur). On trouvait jadis cette œuvre en complément de programme des Canticles enregistrés chez Decca par Peter Pears – à la fois combien moins suave ! – avec le harpiste Ossian Ellis, qui l’inspira à Britten. Motivés par le même instrumentiste, les huit <em>Folk Songs</em> pour voix et harpe comptent aussi parmi les dernières œuvres du compositeur et s’ajoutent aux nombreux arrangements du même type, mais pour voix et piano, auxquels Britten s’amusa tout au long de son carrière. Outre l’expressivité indispensable pour faire exister le chanteur dans ces pièces où toute l’inventivité de Britten se réfugie nécessairement dans la partie créée pour l’instrument, Nicholas Phan accomplit la prouesse de chanter en gallois, chose qui n’a sans doute rien d’immédiat chez un natif du Connecticut d’origine asiatique. Et le fil conducteur de ce disque est la présence affirmée des instrumentistes qui s’ajoutent ou se substituent à la pianiste <strong>Myra Huang</strong>, la corniste<strong> Jennifer Montone</strong> et le harpiste <strong>Sivan Magen</strong>. Un beau programme et de bien beaux artistes, pour un centenaire Britten qui s’annonce sans doute mieux honoré que celui de la mort de Massenet.</p>
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		<item>
		<title>HAENDEL, Ariodante — Versailles</title>
		<link>https://www.forumopera.com/spectacle/eh-alan-cest-le-printemps/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Maximilien Hondermarck]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 15 Mar 2012 14:14:47 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>    On attendait un Ariodante de printemps, deux ou trois soleils auprès desquels se réchauffer, une flopée d’embrassades, des cordes onctueuses, un peu de l’été qui arrive. Las ! Alan Curtis nous a donné un Ariodante d’automne. Dès l’ouverture, on devine le ton de toute la soirée : c’est mollasson et asthénique, et les instrumentistes parfois &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<table align="center" border="0" cellpadding="0" cellspacing="15" style="width:100%" summary="">
<tbody>
<tr>
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					On attendait un <em>Ariodante</em> de printemps, deux ou trois soleils auprès desquels se réchauffer, une flopée d’embrassades, des cordes onctueuses, un peu de l’été qui arrive. Las ! <strong>Alan Curtis</strong> nous a donné un <em>Ariodante</em> d’automne. Dès l’ouverture, on devine le ton de toute la soirée : c’est mollasson et asthénique, et les instrumentistes parfois même à la limite de l’imprécision. Et alors qu’on s’exaspère de tempi désespérément uniformes, le « Scherza infida » est pris avec une vitesse inédite et clairement inopportune.</p>
<p>
					Cela n’aura pas suffi à gâcher les moments d’émotion pure que nous a réservé <strong>Sarah Connolly</strong>, remplaçante de luxe de Joyce DiDonato. Quand la seconde ornementait presque trop au disque, perdant en sincérité ce qu’elle gagnait en beauté plastique, la première joue l&rsquo;esquisse, le souligné, le pastel. C’est un chevalier de mesure, passionné mais point trop lyrique, une ligne riche mais jamais ostentatoire : un chant salvateur. On ne peut pas dire que <strong>Marie-Nicole Lemieux</strong> trace le même chemin. Son Polinesso est explosif et grimaçant, formidablement vivant sans doute, et la québecoise caractérise son méchant comme un vrai méchant de dessin animé. Même sans surtitres – comme ce soir là – personne ne pourrait se méprendre sur « qui-est-qui » : elle est la folie malveillante faite chant. Le public la suit à fond, mais l’on se permettra d’avoir quelques réserves sur une vocalité qui aura perdu au passage un peu de sa grâce. Au milieu, celle qui déchaine ces cœurs moyenâgeux se tient en retrait. Petite forme sans doute pour <strong>Karina Gauvin</strong> : sa Ginevra est bien chantante mais souvent limitée par on ne sait quel plafond de verre physique, la forçant à se concentrer sur sa partition lorsqu’il aurait fallut s’en détacher et porter au loin. Peu importe : on a tant de preuves de son insolent talent pour ne pas nous inquiéter.</p>
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					 </p>
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					Autour de ce trio amoureux, une belle compagnie de seconds rôles, qui n’hésitent pas à outrepasser la placidité de l’orchestre pour imposer leurs qualités. <strong>Matthew Brook</strong> domine son roi d’Ecosse, basse noble et souple. <strong>Nicholas Phan</strong> a les notes et le tempérament de Lurcanio. On le sent hésitant avant tel ou tel <em>da capo</em>, comme suspendu en haut d’une montagne russe, et pourtant rien à craindre : les notes s’enchaînent et la partition coule de source, avec la fraîcheur requise pour le rôle.<strong> Sabina Puértolas</strong> tire enfin l’épingle de son jeu de Dalinda, malgré un timbre auquel l’on est pas forcément immédiatement sensible. A noter la petite mesquinerie consistant à lui faire chanter également le rôle d’Odoardo, quitte à même supprimer son existence dans le programme de salle… Ni vu ni connu !</p>
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					Au final, un triomphe, deux bis et un public comblé. L’<em>Ariodante</em> de mi-saison a trouvé son été dans la salle.</p>
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</tr>
</tbody>
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