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	<title>Antoine PHILIPPOT - Artiste - Forum Opéra</title>
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	<description>Le magazine en ligne de l&#039;opéra</description>
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	<title>Antoine PHILIPPOT - Artiste - Forum Opéra</title>
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		<title>, Mam’zelle Nitouche — Montpellier</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Maurice Salles]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 25 Nov 2018 07:14:39 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Prenez un couvent où des jeunes filles portant des noms à particule sont préparées à leur vie future d’épouses, de mères et de femmes du monde par l’exercice de la piété et l’apprentissage de la musique. A sa tête une aristocrate qui veille à la permanence de cette éducation pour assurer celle de sa caste. &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>Prenez un couvent où des jeunes filles portant des noms à particule sont préparées à leur vie future d’épouses, de mères et de femmes du monde par l’exercice de la piété et l’apprentissage de la musique. A sa tête une aristocrate qui veille à la permanence de cette éducation pour assurer celle de sa caste. Une des pensionnaires, Denise de Flavigny, observatrice et déterminée, a découvert le secret du maître de musique : il mène une double vie. Organiste asexué le jour dans le saint lieu , il fréquente le soir le lieu profane de toutes les débauches, un théâtre. Les circonstances aidant, elle s’y rendra de son plein gré, sera amenée à remplacer au pied levé une diva capricieuse, et remportera un vif succès. Est-ce le début d’une nouvelle vie, en rupture éclatante avec son milieu ?</p>
<p><img fetchpriority="high" decoding="async" alt="" class="image-large" height="312" src="/sites/default/files/styles/large/public/mg2_5503_nitouche.jpg?itok=wPeEqphi" title="Philippe Girard (le major) et Lara Neumann (Denise / Mam'zelle Nitouche) © dr" width="468" /><br />
	Philippe Girard (le major) et Lara Neumann (Denise / Mam&rsquo;zelle Nitouche) © dr</p>
<p>On pourrait le croire, à prendre à la lettre le panneau qui accueille les spectateurs : il représente <em>La Liberté guidant le peuple</em> d’après Delacroix et une inscription affirme que <em>Mam’zelle Nitouche</em> est une œuvre révolutionnaire. Mais si les ingrédients précités relèvent d’abord des conventions en usage chez la comtesse de Ségur pour bifurquer ensuite chez Balzac, la conclusion nous ramène au statu quo : l’aventure sera sans lendemain. Revenue au couvent, l’héroïne se jette dans les bras du beau militaire qu’elle a conquis : non seulement il est lui aussi issu de la caste mais de surcroît  il n’est autre que celui que ses parents avaient choisi ! N’est-il pas abusif de parler de révolution ?</p>
<p>Ce penchant à l’approximation outrancière, nous le percevons aussi dans la mise en scène. En faisant succéder l’univers sulfureux du théâtre à l’ambiance collet monté du couvent, le livret organise un contraste piquant. Mais si le couvent est peuplé, comme on nous le montre, de pensionnaires dissipées qu’une chorégraphie répétitive à l’air de déjà-vu fait se trémousser en gesticulant au moindre prétexte rythmique, l’effet de contraste est raté et la singularité de Denise est noyée dans la masse. On a évité la représentation conventionnelle du monde conventuel mais on l’a remplacée par une autre convention : le Couvent des Hirondelles est devenu celui de Sister Act. Pourtant le livret est clair : la référence, c’est Molière, que Célestin/Florimond invoque quand la présence d’esprit de Denise les sauve de l’inquisition de la Mère Supérieure.</p>
<p>Ainsi, la mise en scène de <strong>Pierre-André Weitz</strong> grossit le trait et alourdit inutilement l’œuvre. <strong>Olivier Py</strong> tombe dans ce travers quand son avatar, Miss Knife, campe une Mère Supérieure dont les vociférations semblent laborieusement et vainement chercher à être drôles. Du coup, sa Corinne semblera presque sobre, et au moins les citations d’opéra dont elle truffe son discours font mouche et provoquent le sourire. Même son Loriot évite intelligemment la caricature du comique troupier. Le spectacle porte du reste sa marque, avec l’aspect cabaret et la thématique de l’ambigüité du genre par la présence de travestis et de transformistes, mais Pierre-André Weitz est un de ses collaborateurs attitrés.</p>
<p>Les autres personnages, par bonheur, ne sont pas trop chargés. Si la gouaille de Denise ne nous semble pas nécessaire, même dans les chansons à onomatopées, elle reste supportable et le talent de <strong>Lara</strong> <strong>Neumann</strong> lui permet de passer de l’espièglerie du couvent à l’abattage du corps de garde avec une voix remarquable de fraîcheur. <strong>Damien Bigourdan</strong> s’acquitte avec brio du rôle de l’homme à la double vie, saint homme le jour et débauché le soir. <strong>Philippe Girard</strong> campe la complexité de la baderne sensible que Corinne cocufie.  Silhouettes plus que personnages, <strong>Antoine Philippot</strong>, <strong>Clémentine Bourgoin</strong>, <strong>Ivanka Moisan</strong> – remarquable danseuse – <strong>Pierre Lebon</strong> et <strong>David Ghilardi</strong> se montrent infatigables, bien qu’ayant enchaîné les représentations. Le comique de la sœur tourière est exploité par <strong>Sandrine Sutter. Samy Camps</strong>, enfin, incarne avec élégance l’impatience d’un jeune homme sentimental à qui le cynisme est étranger.</p>
<p>Dans la fosse <strong>Christophe Grapperon</strong> dirige l’orchestre dans une optique plus favorable, par l’éclat des cuivres et les tempi adoptés, à l’ambiance tapageuse d’un café-concert qu’au lyrisme que l’ouverture semblait promettre. L’impact sur le public est indéniable et déclenche au final les applaudissements rythmés, qui entraînent un bis, et ainsi de suite. Peut-on pour autant parler de réussite ? Cette représentation inflige à une œuvre peu connue le prisme des préoccupations du metteur en scène et d’Olivier Py. Etait-ce une priorité ?   </p>
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		<title>, Les Chevaliers de la Table ronde — Massy</title>
		<link>https://www.forumopera.com/spectacle/les-chevaliers-de-la-table-ronde-massy-un-peu-trop-copieux/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Jean-Marcel Humbert]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 05 Dec 2015 06:56:26 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>« Opéra bouffe où l’on ne mange pas », annonce le rideau de scène, « Opéra-bouffe lourd à digérer » analyse Christophe Rizoud dans sa récente critique, « Nous avons pris beaucoup de plaisir et cela est bien l&#8217;essentiel » précise un couple de lecteurs de Forum Opéra… Nous ne reviendrons sur la querelle entre puristes et adaptateurs que pour préciser &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>« <em>Opéra bouffe où l’on ne mange pas</em> », annonce le rideau de scène, « <em>Opéra-bouffe lourd à digére</em>r » analyse Christophe Rizoud dans <a href="/les-chevaliers-de-la-table-ronde-bordeaux-opera-bouffe-lourd-a-digerer">sa récente critique</a>, « <em>Nous avons pris beaucoup de plaisir et cela est bien l&rsquo;essentiel</em> » précise un couple de lecteurs de Forum Opéra… Nous ne reviendrons sur la querelle entre puristes et adaptateurs que pour préciser trois choses. Tout d’abord, qu&rsquo;il est regrettable que la délicieuse ouverture soit occultée par l’agitation frénétique qui se déroule sur scène. Ensuite que les réductions d’orchestre – souvent de meilleure qualité que celle-ci –, sont monnaie courante pour Offenbach sans que quiconque s’en formalise. Enfin que le public, qui rit de bon cœur tout au long du spectacle et applaudit tous les airs, fait un triomphe aux interprètes au rideau final, avec plus d’une douzaine de rappels.</p>
<p>Parler de « chef d’œuvre » à propos des <em>Chevaliers de la table ronde</em> n’est-il pas un peu exagéré ? Car malgré quelques airs entraînants (« Quand le vin pétille… »), de savantes roucoulades et des pastiches du grand opéra, on n’arrive jamais au niveau d’originalité, de variété et de la science du public d’un Offenbach. Le livret, fait de saynettes collées bout à bout, n’a en fait, comme il est souligné dans le programme, que peu d’importance, et là aussi constitue une des grandes différences avec son illustre rival. De fait, il s’agit plus d’une opérette que d’un opéra bouffe dans le sens offenbachien. Le « Soldat de plomb » de Mam’zelle Nitouche apparaît déjà en plusieurs endroits de la partition (notamment dans l’air « Le plus joli métier du monde… »), et un clin d’œil supplémentaire y est ajouté ici avec le pensionnat de jeunes filles que dirige Merlin. Quant au non sens d’Hervé qui ravit tant les Anglais lors de la période londonienne du compositeur, il est très certainement à la base de certaines des idées musicales de Sullivan, comme par exemple l’air ultra rapide « Si l’existence est de ces choses ». Les deux danseurs épisodiquement présents font penser aux Anglais Wilson &amp; Keppel (and Betty), encore une référence britannique laissant à penser que cette production ferait un tabac Outre-Manche.</p>
<p><img decoding="async" alt="" height="312" src="http://www.forumopera.com/sites/default/files/styles/large/public/330.jpg?itok=Cego5o3h" width="468" /><br />
	© Guillaume Bonnaud</p>
<p>Sans doute le spectacle, qui reste toutefois bien long à se mettre en route, s’est-il bonifié depuis sa première représentation à Bordeaux. La diction tant parlée que chantée n’appelle que peu de critiques, et l’ensemble paraît plutôt uniforme, sans trop d’effets ni de dérapages sonores. Il n’en reste pas moins qu’au bout d’une heure, on a fait le tour des procédés de mise en scène de <strong>Pierre-André Weitz</strong>, et tout paraît limite ennuyeux. Mais l’ensemble est sauvé par des chanteurs acteurs de grand talent, qui composent une galerie de personnages irrésistibles. La duchesse Totoche d’<strong>Ingrid Perruche</strong> est merveilleusement délirante et ce soir vocalement tout à fait convaincante,  sa fille <strong>Lara Neumann</strong> (que l’on a déjà appréciée par le passé, comme beaucoup d’autres, dans la troupe des Brigands) fofolle à souhait, et <strong>Damien Bigourdan</strong> (le duc) à la fois fort drôle et pivot de la distribution. On ne peut citer tous les interprètes, mais ceux-ci montrent qu’avec ces voix habituées aux grandes salles et au grand opéra, ce spectacle peut prétendre s’adapter aux espaces les plus divers. <strong>Antoine Philippot</strong> (Sacripant) et <strong>Manuel Nuñez Camelino</strong> (Médor) sont également excellents, mais il ne faudra pas manquer, en 2016, deux prises de rôle qui promettent : respectivement Flannan Obé et Mathias Vidal.</p>
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