<?xml version="1.0" encoding="UTF-8"?><rss version="2.0"
	xmlns:content="http://purl.org/rss/1.0/modules/content/"
	xmlns:wfw="http://wellformedweb.org/CommentAPI/"
	xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/"
	xmlns:atom="http://www.w3.org/2005/Atom"
	xmlns:sy="http://purl.org/rss/1.0/modules/syndication/"
	xmlns:slash="http://purl.org/rss/1.0/modules/slash/"
	>

<channel>
	<title>Pietro PICONE - Artiste - Forum Opéra</title>
	<atom:link href="https://www.forumopera.com/artiste/picone-pietro/feed/" rel="self" type="application/rss+xml" />
	<link>https://www.forumopera.com/artiste/picone-pietro/</link>
	<description>Le magazine en ligne de l&#039;opéra</description>
	<lastBuildDate>Tue, 17 Oct 2023 15:25:19 +0000</lastBuildDate>
	<language>fr-FR</language>
	<sy:updatePeriod>
	hourly	</sy:updatePeriod>
	<sy:updateFrequency>
	1	</sy:updateFrequency>
	<generator>https://wordpress.org/?v=6.9.4</generator>

<image>
	<url>https://www.forumopera.com/wp-content/uploads/cropped-Favicon-32x32.png</url>
	<title>Pietro PICONE - Artiste - Forum Opéra</title>
	<link>https://www.forumopera.com/artiste/picone-pietro/</link>
	<width>32</width>
	<height>32</height>
</image> 
	<item>
		<title>VERDI, Jérusalem — Liège</title>
		<link>https://www.forumopera.com/spectacle/jerusalem-liege-jerusalem-delivree-par-liege/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Cedric Manuel]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 25 Mar 2017 05:33:18 +0000</pubDate>
				<guid isPermaLink="false">https://www.forumopera.com/spectacle/jrusalem-dlivre-par-lige/</guid>

					<description><![CDATA[<p>De son propre aveu, le directeur de l’opéra royal de Wallonie et metteur en scène de cette nouvelle production – en partenariat avec le Teatro Regio de Turin –, Stefano Mazzonis di Pralafrera, doit sa découverte du Jérusalem de Verdi au musicologue Paolo Isotta. Ce dernier fait en effet partie des défenseurs passionnés de cette &#8230;</p>
<p class="read-more"> <a class="" href="https://www.forumopera.com/spectacle/jerusalem-liege-jerusalem-delivree-par-liege/"> <span class="screen-reader-text">VERDI, Jérusalem — Liège</span> Lire la suite »</a></p>
<p>L’article <a href="https://www.forumopera.com/spectacle/jerusalem-liege-jerusalem-delivree-par-liege/">VERDI, Jérusalem — Liège</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.forumopera.com">Forum Opéra</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>De son propre aveu, le directeur de l’opéra royal de Wallonie et metteur en scène de cette nouvelle production – en partenariat avec le Teatro Regio de Turin –, <strong>Stefano Mazzonis di Pralafrera, </strong>doit sa découverte du <em>Jérusalem</em> de Verdi au musicologue Paolo Isotta. Ce dernier fait en effet partie des défenseurs passionnés de cette œuvre rare et quelque peu oubliée du compositeur parmesan, ce dont témoigne une analyse détaillée et scrupuleuse en complément du programme de salle. Selon lui,<em> Jérusalem</em> est non seulement bien davantage qu’une seconde pression des <em>Lombardi alla prima crociata</em> (1843) pour l’Opéra de Paris, mais un authentique chef d’œuvre autonome. Voici en effet plus de 150 ans que les exégètes verdiens se disputent sur ce point et il est inutile de faire ici écho à cette querelle. <em>Jérusalem</em> reprend bien des morceaux – parmi les meilleurs – de son modèle, mais le réécrit grandement. L&rsquo;ouvrage, ui qui ne manque pas d’un vrai souffle, est malheureusement quelque peu alourdi et souffre incontestablement de longueurs. L’Opéra royal de Wallonie a néanmoins fait le pari de lui rendre  un lustre qu’elle n’a jamais conquis depuis sa création à Paris en 1847. L&rsquo;indifférence avec laquelle il fut accueilli s’est poursuivie jusqu’à nos jours puisqu’à part quelques rares disques pirates, une intégrale moderne dirigée par Fabio Luisi il y a 20 ans et le DVD d’un spectacle dirigé par l’inattendu Michel Plasson à l’opéra de Gènes, il n’y a guère d’occasions de l’entendre.</p>
<p>Disons le d’emblée, le pari est réussi, même s’il ne permettra sans doute pas d’inverser le jugement de l’Histoire. Cette réussite est incontestablement et avant tout due à la direction musicale de <strong>Speranza Scappucci, </strong>dont <a href="http://www.forumopera.com/actu/cinq-questions-a-speranza-scappucci">le récent entretien</a> accordé à Catherine Jordy montre tout l’intérêt qu’elle porte à cette œuvre rare. Sans concession, sa direction ne cherche pas à masquer les effets voulus par la partition, brillante et parfois grandiloquente, mais à souligner l&rsquo;inépuisable invention mélodique, à la capacité toute verdienne de galvaniser une salle. Energique et parfois un peu pressée, elle n’hésite pas à déchainer les décibels. Mais la jeune chef d’orchestre sait aussi faire chanter et respirer tous les pupitres et les cordes de l’orchestre liégeois – tout particulièrement les violoncelles – font merveille. Si on ne peut nier une tendance à couvrir les voix, la fosse donne le meilleur d’elle-même et les musiciens wallons offrent une prestation de tout premier ordre.</p>
<p>Speranza Scappucci a d’abord été chef de <strong>chœur</strong>. Elle n’a pas ménagé sa peine pour que ce dernier retrouve son homogénéité dangereusement menacée dans sa première intervention, peut-être malmené par ses mouvements de scène, mais qui s’est heureusement vite repris tant il constitue un personnage à part entière. Les ensembles, y compris en coulisse, sont souvent très réussis et même tout à fait impressionnants, en particulier là où on attend le chœur : « Jérusalem ! » ou le bref finale notamment. Mais il faut aussi reconnaître une réelle faiblesse dans sa partie féminine, cruellement évidente dans un « Ô belle captive » presqu’inaudible, même des premiers rangs. Il faut dire que chanter en jouant à se lancer des ballons tout en jetant un œil à la directrice musicale n’est pas forcément évident.</p>
<p>La mise en scène de <strong>Stefano Mazzonis di Pralafrera</strong> n’est sans doute pas ce qu’on retiendra de plus marquant, même si elle a le mérite de ne pas chercher midi à quatorze heures. Elle a l’efficacité de la simplicité, elle est lisible, épurée et ne passe heureusement pas la direction d’acteurs par pertes et profits. On se trouve donc dans une description qui se veut réaliste et fidèle au livret, même si les costumes bien peu seyants de <strong>Fernand Ruiz</strong> font parfois penser que l’on est tombé dans un avatar de <em>Star Trek</em>… A noter l’emprunt plutôt bienvenu pour le combat du dernier acte de la scène de la bataille sur le lac gelé du <em>Alexandre Nevski</em> d’Eisenstein</p>
<p>Les rôles principaux tiennent parfaitement leur rang et leur bon niveau, tout à fait adapté à une salle de cette taille, rend justice à la partition. Le Gaston du liégeois <strong>Marc Laho</strong> est remarquable et sa diction absolument parfaite. Il se joue des variations redoutables de son rôle, en particulier dans les aigus, qu’il affronte sans trembler, bien qu’il soit moins audible dans les ensembles. L’Hélène <strong>d’Elaine Alvarez</strong> nous a donné quelques frayeurs d’entrée de jeu : voix peu placée, engorgée, instable, elle ne semble d’abord courir qu’après les <em>forte</em> pour montrer avant tout sa puissance, bien réelle. Fort heureusement, la soprano cubano-américaine se reprend rapidement et réussit à imposer sa présence et sa force, avec beaucoup plus de précision et de netteté dans ses aigus notamment. Mais on entend un chant sans grandes nuances et avec un défaut rédhibitoire qui détonne avec tout le reste de la distribution : on ne comprend pas un traître mot de ce qu’elle chante.</p>
<p>On attendait le Roger de <strong>Roberto Scianduzzi</strong>, vieux routier des scènes internationales qui avait participé à l’enregistrement précité de Fabio Luisi pour Philips. C’est peu dire qu’il écrase toute la distribution de son autorité et de sa présence scénique. Si ses aigus se tendent quelque peu, ses graves sont saisissants et tenus, sans le vibrato parfois très prononcé qu’on lui a déjà entendu. Quelle maîtrise dans sa ligne de chant, quelle noblesse dans ses accents, quelle facilité apparente dans l’émission, quel éventail des nuances et, pour lui aussi, quelle diction ! L’ovation qui l’accueille aux saluts est on ne peut plus méritée. Très bonne prestation également du comte de Toulouse d’<strong>Ivan Thirion</strong>, baryton sonore et très clair, lui aussi parfaitement compréhensible dans ses moindres interventions. Les comprimari sont remarquables, du Raymond de Pietro Picone à l’Isaure de <strong>Natacha Kowalski</strong>, avec une mention spéciale aux membres du choeur de l’opéra royal de Wallonie qui endossent çà et là quelques rôles très brefs avec beaucoup de brio (Benoît Delvaux et Alexei Gorbatchev en tête). Seul <strong>Patrick Delcour,</strong> en Adémar de Montheil, déçoit par des interventions certes très sonores, mais monochromes et avec un grave assez instable qui finit par se briser.</p>
<p>Enfin, l’inévitable ballet, que Verdi n’aimait jamais écrire pour la « grande boutique » parisienne, et qui n’est pas le plus intéressant de ceux qu’il a réalisés, a au moins le mérite de nous donner à voir une chorégraphie originale et audacieuse. Résolument moderne, elle se rapproche çà et là de la <em>street dance</em>, avec quelques danseurs remarquables de virtuosité et d’endurance, malgré des costumes qui, là encore, n’ont pas dû les aider.</p>
<p>Au final, un très beau spectacle pour la dernière représentation à Liège de cet opéra oublié qui a d’abord besoin qu’on le prenne à bras-le-corps pour lui rendre justice. L’équipe de l&rsquo;Opéra royal de Wallonie-Liège n’y a pas manqué, avec une évidente générosité qu’on ne peut que saluer. </p>
<p>L’article <a href="https://www.forumopera.com/spectacle/jerusalem-liege-jerusalem-delivree-par-liege/">VERDI, Jérusalem — Liège</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.forumopera.com">Forum Opéra</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>MASSENET, Werther — Rome</title>
		<link>https://www.forumopera.com/spectacle/werther-rome-meli-melo/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Cedric Manuel]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 27 Jan 2015 09:04:52 +0000</pubDate>
				<guid isPermaLink="false">https://www.forumopera.com/spectacle/meli-melo/</guid>

					<description><![CDATA[<p>L’opéra de Rome reprend une production de Werther créée il y a 17 ans à Amsterdam et qui a sillonné les scènes lyriques depuis (Genève, Barcelone, Francfort, Naples). Willy Decker y donne libre court à son goût des espaces clos : la chambre de Charlotte qui s’ouvre, derrière un immense panneau coulissant, sur un unique paysage, &#8230;</p>
<p class="read-more"> <a class="" href="https://www.forumopera.com/spectacle/werther-rome-meli-melo/"> <span class="screen-reader-text">MASSENET, Werther — Rome</span> Lire la suite »</a></p>
<p>L’article <a href="https://www.forumopera.com/spectacle/werther-rome-meli-melo/">MASSENET, Werther — Rome</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.forumopera.com">Forum Opéra</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>L’opéra de Rome reprend une production de <em>Werther</em> créée il y a 17 ans à Amsterdam et qui a sillonné les scènes lyriques depuis (Genève, Barcelone, Francfort, Naples). <strong>Willy Decker</strong> y donne libre court à son goût des espaces clos : la chambre de Charlotte qui s’ouvre, derrière un immense panneau coulissant, sur un unique paysage, une petite colline fauve agrémentée de maisonettes façon Monopoly, puis qui blanchit sous la neige au dernier acte. L’atmosphère, chez le Bailli et dans le village, est assez lourde et les rires enfantins ou la candeur de Sophie n’y changent rien. Les vêtements, tous d’un bleu sombre, feraient plutôt penser à quelque communauté un peu sectaire. Les seules exceptions à cette uniformité angoissante sont Werther, vêtu de couleurs vives, et Johann et Schmidt, véritables croque-morts. Or, et c’est là une idée intelligente, Johann et Schmidt seront quasiment omniprésents, sorte d’agents du destin qui poussent Werther vers l’issue fatale, comme s’ils écartaient de la communauté celui qui ne peut y entrer, Charlotte devant épouser un membre de celle-ci. Les deux larrons, à mi-chemin entre les fossoyeurs de Lucky Luke et Dupont et Dupond, mi inquiétants, mi-burlesques, arrangent les situations, les provoquent, les manipulent. Ce sont eux, d’ailleurs, qui annoncent le retour d’Albert, c’est à eux que Albert fait remettre par Charlotte les fameux pistolets.  Pour ce qui est du chant des deux compères, le Johann sonore <strong style="font-size: 14px;line-height: 21px">d’Alessandro Spina</strong> l’emporte aisément sur le ténor parfois un peu hésitant de <strong style="font-size: 14px;line-height: 21px">Pietro Picone</strong>. Et puis il y a le portrait de la mère de Charlotte, lui aussi omniprésent, qui obsède tous les vivants et qui symbolise le passage de Charlotte à un âge adulte arrivé trop tôt.</p>
<p>Les idées ne manquent donc pas, mais ne sont pas toujours aussi heureuses. La mort de Werther frise le grotesque, qui le fait courir d’un bout à l’autre du plateau en se laissant tomber çà et là, comme si, en ne voulant pas montrer la réalité du suicide, on cherchait à le symboliser sans aucune imagination. Dommage, car c’est à ce moment là que la tension dramatique est la plus forte dans la musique de Massenet, le décalage est flagrant.</p>
<p>L’orchestre, justement. On ne saurait faire grief à <strong>Jesús López-Cobos</strong> d’avoir du métier et de connaître son affaire. Il s’attache surtout à ne pas alourdir le pathos, à ne pas forcer le lyrisme de la partition, mais à marquer les contrastes, les brusques changements d’atmosphère, comme si nous étions dans la tête des personnages, leurs rêves et leurs orages intérieurs. Peut-être eût il fallu pour cela un orchestre moins brouillon au premier acte, et , ici ou là, des cordes plus appuyées. Et pourtant, l’intermède de la Nuit de Noël est particulièrement réussi. Mention spéciale pour les cuivres, rayonnants.</p>
<p>La distribution, unique pour l&rsquo;ensemble des représentations, est inégale.</p>
<p>Le <strong style="font-size: 14px;line-height: 21px">chœur d’enfants</strong> est remarquablement préparé et les comprimari tout à fait corrects. Le Bailli de <strong style="line-height: 1.5">Marc Barrard</strong> est irréprochable, stylé, à la fois plein d’autorité et émouvant, à la diction et à la projection impeccables.</p>
<p>Déception en revanche pour la Sophie <strong>d’Ekaterina Sadovnikova</strong>. Les mêmes fragilités qui ressortaient dans sa Gilda il y a quelques mois se retrouvent ici : fragilité dans l’émission, parfois peu audible malgré quelques aigus bien placés et fermes – notons toutefois que son français est très médiocre – elle ne parvient pas à rendre sa Sophie crédible. On ne croit pas vraiment à son  «<em> tout le monde est joyeux, le bonheur est dans l’air</em> » et elle n’insuffle pas à son personnage toute la fraîcheur et la joie de vivre que sait y mettre une Anne-Catherine Gillet par exemple.</p>
<p><strong>Jean-Luc Ballestra</strong> campe au contraire un Albert très crédible et de grande classe. Son beau baryton, très sonore, qui fait penser parois à Ludovic Tézier, se double d&rsquo;une diction remarquable et d&rsquo;un jeu certes un peu emprunté, mais pleinement adapté à la mise en scène : austère, sévère et même, finalement, impitoyable lorsqu’il vient assister, sans mot dire et sans un geste – sinon celui d’empêcher Charlotte de se suicider elle-même – , à la mort de Werther.</p>
<p><strong>Veronica Simeoni</strong> incarne Charlotte pleinement, intensément, sans pathos excessif, mais avec une sensibilité très perceptible jusque dans le moindre geste, comme la gaucherie pleine de gêne avec laquelle elle tend la main à Werther pour le saluer. On ressent sa propre tension, ses propres déchirements. Ces qualités dramatiques peuvent s’appuyer sur une voix chaleureuse quoique moins marquée que pour d’autres titulaires du rôle. A l’aise sur toute la tessiture – peut-être davantage dans l’aigu que dans le bas registre néanmoins –  elle semble parfois gênée par son français, correct sans plus.</p>
<p><strong>Francesco Meli</strong>, enfin, est le grand triomphateur de la soirée. De fait, c’est un festival de nuances qu’il réalise, avec de remarquables pianissimi, mais aussi un déchainement de puissance impressionnant. Son « Pourquoi me réveiller » est emblématique de ces contrastes, plein de style et d’autorité, sans effort apparent, et pourtant, quelle présence ! Car contrairement à ce qu’il a pu montrer dans les derniers Verdi dans lesquels il est apparu à l&rsquo;opéra de Rome, le ténor gênois incarne véritablement son personnage. Sa souffrance, sans excès ni lourdeur, se lit elle aussi sur son visage et dans ses gestes, mettant à nu tout son drame intérieur. « <em>Toute mon âme est là</em> ». Peut-être est ce aussi le cas pour Meli, qui finit la représentation visiblement éprouvé. Et nous, émus.</p>
<p>L’article <a href="https://www.forumopera.com/spectacle/werther-rome-meli-melo/">MASSENET, Werther — Rome</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.forumopera.com">Forum Opéra</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
	</channel>
</rss>
