<?xml version="1.0" encoding="UTF-8"?><rss version="2.0"
	xmlns:content="http://purl.org/rss/1.0/modules/content/"
	xmlns:wfw="http://wellformedweb.org/CommentAPI/"
	xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/"
	xmlns:atom="http://www.w3.org/2005/Atom"
	xmlns:sy="http://purl.org/rss/1.0/modules/syndication/"
	xmlns:slash="http://purl.org/rss/1.0/modules/slash/"
	>

<channel>
	<title>Michel PIQUEMAL - Artiste - Forum Opéra</title>
	<atom:link href="https://www.forumopera.com/artiste/piquemal-michel/feed/" rel="self" type="application/rss+xml" />
	<link>https://www.forumopera.com/artiste/piquemal-michel/</link>
	<description>Le magazine en ligne de l&#039;opéra</description>
	<lastBuildDate>Wed, 24 Jul 2024 20:48:28 +0000</lastBuildDate>
	<language>fr-FR</language>
	<sy:updatePeriod>
	hourly	</sy:updatePeriod>
	<sy:updateFrequency>
	1	</sy:updateFrequency>
	<generator>https://wordpress.org/?v=6.9.4</generator>

<image>
	<url>https://www.forumopera.com/wp-content/uploads/cropped-Favicon-32x32.png</url>
	<title>Michel PIQUEMAL - Artiste - Forum Opéra</title>
	<link>https://www.forumopera.com/artiste/piquemal-michel/</link>
	<width>32</width>
	<height>32</height>
</image> 
	<item>
		<title>Festival de Glanum – Saint-Rémy-de-Provence</title>
		<link>https://www.forumopera.com/spectacle/festival-de-glanum-saint-remy-de-provence/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Julian Lembke]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 25 Jul 2024 04:00:00 +0000</pubDate>
				<guid isPermaLink="false">https://www.forumopera.com/?post_type=spectacle&#038;p=169322</guid>

					<description><![CDATA[<p>S’il n’y avait pas eu le hiatus de 2020, le Festival de Glanum aurait célébré cette année sa dixième édition. Fondé par l’homme d’affaires Dominique Oger, qui avait l’indéniable don de rassembler des gens de talent et de passion, « Les Antiques de Glanum » (nom original de l’événement) n’étaient au début qu’une rencontre amicale &#8230;</p>
<p class="read-more"> <a class="" href="https://www.forumopera.com/spectacle/festival-de-glanum-saint-remy-de-provence/"> <span class="screen-reader-text">Festival de Glanum – Saint-Rémy-de-Provence</span> Lire la suite »</a></p>
<p>L’article <a href="https://www.forumopera.com/spectacle/festival-de-glanum-saint-remy-de-provence/">Festival de Glanum – Saint-Rémy-de-Provence</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.forumopera.com">Forum Opéra</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>S’il n’y avait pas eu le hiatus de 2020, le Festival de Glanum aurait célébré cette année sa dixième édition. Fondé par l’homme d’affaires Dominique Oger, qui avait l’indéniable don de rassembler des gens de talent et de passion, « Les Antiques de Glanum » (nom original de l’événement) n’étaient au début qu’une rencontre amicale entre musiciens et mélomanes. Un seul concert était alors au programme, faisant toutefois appel à des artistes de premier plan : le compositeur et pianiste Karol Beffa ainsi que la mezzo-soprano Karine Deshayes ont fait partie de la distribution.</p>
<p>Depuis, le festival n’a cessé de prendre de l’ampleur. Aujourd’hui, il accueille jusqu’à huit cents personnes sur le merveilleux site romain de Glanum à Saint-Rémy-de-Provence. Pendant trois jours – suivis de deux jours de <i>Glanum Off </i>– des vedettes internationales et des jeunes musiciens prometteurs se donnent rendez-vous dans les Alpilles. Après la démission d’Henri Demarquette en décembre dernier, le chef d’orchestre et altiste Mathieu Herzog vient seulement de prendre ses fonctions. Dans <a href="https://www.forumopera.com/mathieu-herzog-il-y-a-pour-la-musique-classique-un-grand-interet-a-croiser-des-chemins/">un entretien accordé à Forumopera</a>, il s’est confié sur sa vision et ses préoccupations artistiques, qui comprennent le renouvellement du répertoire et le mélange des genres.</p>
<p>Un projet de danse consacré à <i>Carmen </i>inaugure l’édition 2024. La musique de Bizet, vue à travers le prisme de celle de Rodion Shchedrin et du jeune compositeur Ivan Julliard, épouse une chorégraphie éclectique de Julien Lestel, qui s’associe à la jeune soprano Lise Nougier. Si des propositions interdisciplinaires, traversant les genres, s’invitent régulièrement à Glanum, c’est la musique du monde qui est à l’honneur cet été. L’ensemble Tsuzamen, sous la direction de Michel Piquemal, conçoit un concert pluriculturel, qui fait dialoguer la musique juive, arménienne et tzigane.</p>


<figure class="wp-block-image aligncenter size-large"><img fetchpriority="high" decoding="async" width="682" height="1024" src="https://www.forumopera.com/wp-content/uploads/Festival-Glanum-Pretty-Yende-David-Richalet-140-682x1024.jpg" alt="" class="wp-image-169333"/><figcaption class="wp-element-caption"><sup>Pretty Yende (c)David Richalet</sup></figcaption></figure>


<p>Un temps fort de la programmation est sans aucun doute le récital de la soprano sud-africaine Pretty Yende, qui fait revivre les plus belles pages du <i>Bel Canto</i>. Entre Donizetti, Bellini, Rossini, Gounod – et une escapade particulièrement charmante dans la <i>Veuve joyeuse</i> – le public émerveillé acclame une chanteuse très émue. L’année dernière, elle a été obligée de reporter le spectacle suite au décès de sa mère. Au gré des airs, elle module sa voix claire et souple. Avec beaucoup de virtuosité, elle lui confère tantôt plus de poids, tantôt de la légèreté, quel que soit le registre. Cela lui permet de rendre effervescentes les notes les plus aiguës, alors que le grave reste riche et texturé. Parfois, la mélodie semble flotter sur un souffle. Grâce à ses qualités de comédienne, un seul extrait d’opéra suffit à évoquer toute l’œuvre.</p>
<p>L’orchestre Appassionato, sous la baguette de Mathieu Herzog, fait preuve d’une grande transparence, qui se marie parfaitement au timbre de la soliste. Les moindres détails et astuces d’orchestration sont perceptibles. L’élégance et la précision distinguent la direction. Parfois, les gestes nets d’Herzog s’effacent devant son orchestre auquel il fait confiance, avant de réinjecter juste ce qu’il faut d’énergie, et de reprendre l’initiative. La soirée est rythmée par quelques interventions orchestrales, dont un <i>Intermezzo</i> aérien de <i>Cavalleria Rusticana</i>, qui appartient aux œuvres que le chef emporterait sur une île déserte, comme il l’avoue aux spectateurs. Cette expérience musicale dans un site protégé est rendue possible entre autres par <i>Soundscape</i>, un ingénieux système de sonorisation qui permet de créer des salles de concert virtuelles en plein air.</p>
<p>Le lendemain, <i>Glanum Off </i>investit la chapelle Saint-Paul de Mausole. Lise Nougier est de retour et présente le spectacle « Ma première lettre d’amour » aux côtés du pianiste Ramon Theobald. Un prétendu chagrin d’amour incite la chanteuse, ancienne membre de l’Académie de l’Opéra de Paris, à relire les lettres de son amant, en créant un récit musical à travers des œuvres lyriques qui répondent à cette situation : <i>Werther</i>, <i>Eugène Onéguine</i>, <i>La Traviata</i>, mais aussi les opérettes de Jacques Offenbach ainsi que des chansons de Barbara et d’Anne Sylvestre. La <i>Lettre à Élise</i>, parfois caricaturée, sert de fil rouge. La voix ample et puissante de Nougier se prête particulièrement bien au répertoire dramatique de Gounod ou Tchaïkovsky, tout en épousant – avec un malin plaisir – la chanson française. Soudain, des nuances plus tendres apparaissent. Ce goût du caprice, au service d’une grande musicalité, s’observe aussi dans les escarmouches gentilles entre elle et son pianiste.<span class="Apple-converted-space"> </span></p>
<p>Le festival se clôt par un concert de l’<em>Almere Youth Symphony Orchestra</em>, en partenariat avec le Festival International des Orchestres de Jeunes en Provence. La transmission et le soutien de jeunes artistes sont deux aspects que Mathieu Herzog souhaite développer dans les années à venir. Glanum connaîtra par ailleurs une suite hors festival et proposera quelques concerts au centre de Saint-Rémy en début d’année prochaine. L’édition 2024 s’est soldée par plusieurs soirées complètes. Cela est de bon augure pour l’avenir d’un événement qui réserve d’ores et déjà quelques surprises au public.</p><p>L’article <a href="https://www.forumopera.com/spectacle/festival-de-glanum-saint-remy-de-provence/">Festival de Glanum – Saint-Rémy-de-Provence</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.forumopera.com">Forum Opéra</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Demandez le programme des festivals d’été ! #16 – Glanum</title>
		<link>https://www.forumopera.com/breve/demandez-le-programme-des-festivals-dete-16-glanum/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Julian Lembke]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 01 Jul 2024 04:31:49 +0000</pubDate>
				<guid isPermaLink="false">https://www.forumopera.com/?post_type=breve&#038;p=167305</guid>

					<description><![CDATA[<p>Pour sa neuvième édition du 18 au 22 juillet, le Festival de Glanum continue d’accueillir le public sur le site archéologique du même nom à Saint-Rémy-de-Provence. Cette ambiance poétique aux vestiges romains, grecs et celtes fournit le cadre à une programmation qui ne cesse de se renouveler, mélangeant les cultures et les genres musicaux. L’esprit &#8230;</p>
<p class="read-more"> <a class="" href="https://www.forumopera.com/breve/demandez-le-programme-des-festivals-dete-16-glanum/"> <span class="screen-reader-text">Demandez le programme des festivals d’été ! #16 – Glanum</span> Lire la suite »</a></p>
<p>L’article <a href="https://www.forumopera.com/breve/demandez-le-programme-des-festivals-dete-16-glanum/">Demandez le programme des festivals d’été ! #16 – Glanum</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.forumopera.com">Forum Opéra</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Pour sa neuvième édition du 18 au 22 juillet, le Festival de Glanum continue d’accueillir le public sur le site archéologique du même nom à Saint-Rémy-de-Provence. Cette ambiance poétique aux vestiges romains, grecs et celtes fournit le cadre à une programmation qui ne cesse de se renouveler, mélangeant les cultures et les genres musicaux. L’esprit des musiques du monde s’empare alors des Bouches-du-Rhône. Ainsi, l’année dernière, le pianiste <strong>Thomas Enhco</strong> brouillait les limites entre jazz et musique classique lors d’un hommage à George Gershwin.</p>
<p>Avec <strong>Mathieu Herzog</strong>, le festival vient tout juste de nommer un nouveau directeur, qui sera à la hauteur de ces enjeux. Le chef d’orchestre de renommée internationale est également altiste et un orchestrateur accompli.<span class="Apple-converted-space">&nbsp;</span></p>
<p>Au cours de cinq concerts, le public découvrira entre autres un projet de danse consacré à <i>Carmen</i>. La musique de Bizet, vue à travers le prisme de celle de <strong>Rodion Shchedrin</strong> et du jeune compositeur <strong>Ivan Julliard</strong>, viendra épouser une chorégraphie de Julien Lestel. L’ensemble Tsuzamen, sous la direction de <strong>Michel Piquemal</strong>, proposera un concert pluriculturel, faisant dialoguer la musique juive, arménienne et tzigane – un geste politique bienvenu par les temps qui courent. La soprano sud-africaine <strong>Pretty Yende</strong> donnera un nouveau souffle au plus beaux airs de Donizetti et Bellini, avant que le récital de la soprano <strong>Lise Nougier</strong> n’évoque « Ma première lettre d’amour ». L’événement se terminera par un spectacle gratuit en partenariat avec le Festival International des Orchestres de Jeunes en Provence, associé au Almere Youth Symphony Orchestra qui comprend non moins de quatre-vingt-dix jeunes musiciens néerlandais.</p>
<p>Plus d’informations <a href="https://www.festivaldeglanum.com">ici</a>.</p>
<p>L’article <a href="https://www.forumopera.com/breve/demandez-le-programme-des-festivals-dete-16-glanum/">Demandez le programme des festivals d’été ! #16 – Glanum</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.forumopera.com">Forum Opéra</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Avec Michel Piquemal, une « Création » de salon</title>
		<link>https://www.forumopera.com/breve/avec-michel-piquemal-une-creation-de-salon/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Laurent Bury]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 10 May 2016 09:50:14 +0000</pubDate>
				<guid isPermaLink="false">https://www.forumopera.com/breve/avec-michel-piquemal-une-creation-de-salon/</guid>

					<description><![CDATA[<p>Qui dit oratorios de Haydn a longtemps dit effectifs pléthoriques, tant pour l’orchestre que pour les chœurs. En Angleterre comme en Allemagne, on aimait donner La Création avec plusieurs milliers de participants : ils étaient cent vingt musiciens et soixante chanteurs en 1799 à Vienne, mais l’on sait qu’au XIXe siècle, un concert à Londres rassembla &#8230;</p>
<p class="read-more"> <a class="" href="https://www.forumopera.com/breve/avec-michel-piquemal-une-creation-de-salon/"> <span class="screen-reader-text">Avec Michel Piquemal, une « Création » de salon</span> Lire la suite »</a></p>
<p>L’article <a href="https://www.forumopera.com/breve/avec-michel-piquemal-une-creation-de-salon/">Avec Michel Piquemal, une « Création » de salon</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.forumopera.com">Forum Opéra</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Qui dit oratorios de Haydn a longtemps dit effectifs pléthoriques, tant pour l’orchestre que pour les chœurs. En Angleterre comme en Allemagne, on aimait donner <em>La Création</em> avec plusieurs milliers de participants : ils étaient cent vingt musiciens et soixante chanteurs en 1799 à Vienne, mais l’on sait qu’au XIX<sup>e</sup> siècle, un concert à Londres rassembla 2500 choristes… Très loin de ces masses, <strong>Michel Piquemal</strong> a choisi de proposer une version particulièrement dégraissée, puisque l’orchestre y est réduit aux dimensions d’un quintette à cordes (plus un clavecin pour les récitatifs), selon la transcription réalisée en 1805 par Anton Wranitzsky, élève du compositeur. C’est cette version qui était donnée hier au Collège des Bernardins, et qu’on pourra à nouveau écouter ce soir. Outre quelques instrumentistes solistes de l’Orchestre Pasdeloup et l’Ensemble vocal Michel Piquemal, elle offre la possibilité d’entendre trois solistes de renom : la soprano <strong>Sophie Marin-Degor</strong>, Micaëla très demandée, le ténor <strong>Philippe Do</strong>, qu’on n’avait plus revu à Paris depuis <em>Amadis de Gaule</em> en 2012, et la basse <strong>Julien Véronèse</strong>, familier des productions du Palazzetto Bru Zane et que l’on espère pouvoir applaudir bientôt dans des rôles de premier plan.</p>
<p>L’article <a href="https://www.forumopera.com/breve/avec-michel-piquemal-une-creation-de-salon/">Avec Michel Piquemal, une « Création » de salon</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.forumopera.com">Forum Opéra</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Dies Irae</title>
		<link>https://www.forumopera.com/cd-dvd-livre/dies-irae-que-cest-triste-detre-riche/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Laurent Bury]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 11 Mar 2015 06:08:25 +0000</pubDate>
				<guid isPermaLink="false">https://www.forumopera.com/cd-dvd-livre/dies-irae-que-cest-triste-detre-riche/</guid>

					<description><![CDATA[<p>Le malheur de Martial Caillebotte fut incontestablement d’être riche. S’il avait tiré le diable par la queue, ne se serait-il pas donné plus de mal pour faire jouer ses œuvres ? N’aurait-il pas composé davantage ? Hélas, la fortune familiale permit à Martial et à son célèbre frère aîné Gustave de mener une existence de dilettantes, passée &#8230;</p>
<p class="read-more"> <a class="" href="https://www.forumopera.com/cd-dvd-livre/dies-irae-que-cest-triste-detre-riche/"> <span class="screen-reader-text">Dies Irae</span> Lire la suite »</a></p>
<p>L’article <a href="https://www.forumopera.com/cd-dvd-livre/dies-irae-que-cest-triste-detre-riche/">Dies Irae</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.forumopera.com">Forum Opéra</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Le malheur de Martial Caillebotte fut incontestablement d’être riche. S’il avait tiré le diable par la queue, ne se serait-il pas donné plus de mal pour faire jouer ses œuvres ? N’aurait-il pas composé davantage ? Hélas, la fortune familiale permit à Martial et à son célèbre frère aîné Gustave de mener une existence de dilettantes, passée à collectionner les timbres, à pratiquer la photographie ou à s’adonner l’un à la musique, l’autre à la peinture. Né à Paris en 1853, mort à Paris en 1910, Martial Caillebotte composa pendant toute sa vie adulte mais ne laisse qu’une petite vingtaine d’œuvres. En 2011, le baryton Mario Hacquard proposait un premier disque révélant ce Caillebotte compositeur, infiniment moins connu que son frère peintre : quinze minutes, dont une poignée de mélodies. Malgré sa brièveté, il semble que ce CD suscita bientôt des vocations, ou du moins des découvertes et d’autres enregistrements. En 2012, <strong>Michel Piquemal</strong> gravait la <em>Messe solennelle de Pâques</em>. Et voilà qu’il récidive avec un disque réunissant deux pièces de musique d’Eglise et la curieuse suite de « Scènes pour orchestre » intitulée <em>Une journée</em>.</p>
<p>Fondée sur sept poèmes d’Edouard Blau, librettiste du <em>Cid</em> et de <em>Werther</em> pour Massenet, du <em>Roi d’Ys</em> pour Lalo (sans oublier <em>Le Paradis perdu</em> de Théodore Dubois), cette dernière œuvre révèle un orchestrateur talentueux, une réelle inspiration mélodique et des harmonies assez audacieuses, magnifique exemple de wagnérisme à la française. Il n’était peut-être pas indispensable de faire enregistrer les poèmes qui, s’ils figurent en exergue de chaque numéro, n’appellent pas forcément la lecture à haute voix (et pourquoi ne pas avoir enregistré le cinquième morceau, « La Forge » ?).</p>
<p>Restent donc les deux morceaux religieux, qui se rattachent à toute une production extrêmement abondante dans le dernier quart du XIX<sup>e</sup> siècle. Ce que compose Martial Caillebotte est très proche de ce qu’écrivaient ses meilleurs contemporains dans le même registre, à la différence près qu’il s’agit ici incontestablement du reflet d’une piété sincère. Pourquoi Caillebotte, libre de toute contrainte financière, aurait-il laissé une messe, un psaume et un <em>Dies Irae</em> s’il n’était pas animé par la foi ? Cette musique ne néglige pas l’effet, mais n’a pas le clinquant théâtral qu’on peut reprocher à d’autres compositeurs de la même époque. Premier des solistes à se faire entendre, le ténor <strong>Philippe Do </strong>brille par son timbre clair et sa déclamation limpide. Dans le « Quid sum miser », <strong>Karine Deshayes</strong> se présente ici comme soprano, à en croire le livret d’accompagnement. Sa partie descend assez bas mais exige aussi des capacités dans l’aigu ; si elle n’est pas destinée à une mezzo, elle appelle au moins un solide soprano dramatique. Quoi qu’il en soit, Karine Deshayes se jette avec conviction dans le <em>Dies Irae </em>auquel elle prête de beaux élans. En comparaison, le timbre de <strong>Clémentine Margaine</strong>, présente uniquement dans un numéro du <em>Psaume 132</em>, sonne beaucoup plus sombre, avec une onctuosité on ne peut plus appropriée pour le « Sicut unguentum ». Protagoniste essentiel de ces œuvres, le <strong>Chœur Vittoria</strong> est chez lui dans ce type de musique, où Martial Caillebotte montre en outre une belle maîtrise de l’écriture chorale.</p>
<p>Maintenant qu’il paraît avéré que Martial Caillebotte fut, bien que riche et oisif, l’un des meilleurs compositeurs de son temps, se serait-il pas temps, après avoir privilégié le versant religieux de sa production, de se pencher sur son œuvre lyrique profane ? Que vaut l’opéra <em>Roncevaux</em>, sur un livret d’Edouard Blau ? A quoi ressemble <em>L’Eventail</em>, opéra-comique écrit en 1875 ? Et le poème dramatique <em>Don Paez</em>, d’après Musset ? La plupart de ces partitions furent publiées chez Hartmann, l’éditeur de Massenet, et doivent donc être accessibles. Mais que fait le Palazzetto Bru Zane ?</p>
<p>L’article <a href="https://www.forumopera.com/cd-dvd-livre/dies-irae-que-cest-triste-detre-riche/">Dies Irae</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.forumopera.com">Forum Opéra</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>HALÉVY, Le Dilettante d&#039;Avignon — Avignon</title>
		<link>https://www.forumopera.com/spectacle/viva-il-palazzetto/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Laurent Bury]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 18 Apr 2014 15:06:23 +0000</pubDate>
				<guid isPermaLink="false">https://www.forumopera.com/spectacle/viva-il-palazzetto/</guid>

					<description><![CDATA[<p>  Si le Centre de musique romantique française n’existait pas, il faudrait très vite l’inventer. Il fut un temps où l’ORTF se chargeait de programmer des titres oubliés, qui revenait sur le devant la scène à l’occasion d’un concert radiodiffusé. Dans un passé relativement récent, on put ainsi entendre à la Maison de la Radio &#8230;</p>
<p class="read-more"> <a class="" href="https://www.forumopera.com/spectacle/viva-il-palazzetto/"> <span class="screen-reader-text">HALÉVY, Le Dilettante d&#039;Avignon — Avignon</span> Lire la suite »</a></p>
<p>L’article <a href="https://www.forumopera.com/spectacle/viva-il-palazzetto/">HALÉVY, Le Dilettante d&#039;Avignon — Avignon</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.forumopera.com">Forum Opéra</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>           </p>
<p>			Si le Centre de musique romantique française n’existait pas, il faudrait très vite l’inventer. Il fut un temps où l’ORTF se chargeait de programmer des titres oubliés, qui revenait sur le devant la scène à l’occasion d’un concert radiodiffusé. Dans un passé relativement récent, on put ainsi entendre à la Maison de la Radio <em>Le Rêve</em> d’Alfred Bruneau ; certains de ces concerts furent même commercialisés en disque par la suite. Malheureusement, il y a belle lurette que cela ne se fait plus. Heureusement, le Palazzetto Bru Zane a vu le jour, grâce auquel – on l’a déjà dit, mais on ne le répétera jamais assez – notre connaissance de la musique française est radicalement transformée. Certaines résurrections ont surtout un intérêt historique, mais l’on déniche parfois des trésors, et <em>Le Dilettante d’Avignon</em> est un petit bijou qu’il aurait été dommage de laisser caché plus longtemps dans l’ombre des bibliothèques. Un an après l’échec de <em>Clarì </em>(pourtant créé par Maria Malibran, et recréé il y a peu par Cecilia Bartoli), Halévy remporta un brillant succès avec cet opéra-comique qui connut une centaine de représentations à Paris et fut très souvent donné dans le reste de la France. Le compositeur, auquel on avait reproché un manque d’italianité pour son premier opéra, sur un livret en italien, y prenait la plus spirituelle des revanches en parodiant les excès d’une certaine musique italienne. Trente ans après, Offenbach ne ferait pas autrement dans <em>Monsieur Choufleuri restera chez lui</em> : là encore, un jeune homme se fera passer pour un ténor ultramontain afin de s’introduire auprès de sa bien aimée dont le père admire la musique sans parler un mot d’italien. Le livret, commencé dans les années 1790 par ce François-Benoît Hoffman qu’on connaît mieux pour la <em>Médée </em>de Cherubini ou la <em>Stratonice </em>de Méhul, fut terminé par Léon Halévy, le père du futur librettiste d’Offenbach : on y ridiculise notamment la façon dont l’opéra italien construit des morceaux entiers sur la répétition de quelques mots. Prenant les deux vers parfaitement stupides qu’on attribue au père Malebranche – « Il fait en ce beau jour le plus temps du monde, / Pour aller à cheval sur la terre et sur l’onde » – le compositeur construit une sorte de grand final rossinien où il introduit même la mélodie de <em>Malbrouck s’en va-t-en guerre</em>, pour terminer sur un accelerando. On chante un « duo à trois voix » où le ténor dialogue tantôt en italien avec une soprano, tantôt en français avec une autre. On entend une déclaration d’amour à l’italienne, suivie d’une autre à la française. Tout cela est assez hilarant, et n’empêche pas Halévy de composer de la très belle musique, avec une économie de moyens qui force l’admiration, comme dans la première partie de l’air d’Elise, « Si tendre martyre il chante les tourments… », où l’on entend déjà le grand air de Rachel, « Il va venir », un des grands moments de<em> La Juive</em> à venir en 1835.</p>
<p>
			Et comme un bonheur ne vient jamais seul, au plaisir de la redécouverte s’adjoint celui d’entendre cette musique admirablement interprétée. Avec son Chœur Régional Provence-Alpes-Côte d’Azur, <strong>Michel Piquemal</strong> s’est pleinement investi dans l’opération, qu’on lui sait gré d’avoir mené à bien avec tout le professionnalisme nécessaire, à la tête de l’Orchestre Régional Avignon-Provence. Quant à la brochette de chanteurs réunis, ils ne réservent que des satisfactions. Paradoxalement, <strong>Arnaud Marzorati</strong> a été ici convié à interpréter un rôle de pur théâtre, où il n’a rien à chanter : en matière de bouffonnerie, il n’a de leçons à recevoir de personne, et il donne une vie étonnante à ce Monsieur Maisonneuve, directeur de l’opéra d’Avignon, qui se fait appeler Casanova par pur italianisme. Le grand triomphateur de la soirée, c’est incontestablement <strong>Mathias Vidal</strong>, que l’on n’avait encore jamais vu aussi en verve, jouant à merveille de la voix de tête pour les notes les plus aiguës, jonglant sans cesse avec les styles français et italien. Sa performance a été justement saluée par le public. A ses côtés, la soprano <strong>Mélody Louledjian</strong> révèle qu’elle est capable de bien davantage que les rôles de virtuosité auxquelles on l’a un peu vite cantonnée. En entendant la richesse de son médium et la facilité de ses graves, on se dit que sa présence dans le rôle du Feu de <em>L’Enfant et les sortilèges</em> à l&rsquo;Opéra de Paris relevait de l’erreur de distribution, et l’on a hâte de l’entendre dans un répertoire où ses qualités seront aussi bien exploitées que chez Halévy. Avec un timbre nettement différent, plus percutant mais plus acidulé, <strong>Virginie</strong> <strong>Pochon </strong>s’impose dans le rôle (à peine) secondaire de Marianne, tandis que le désormais incontournable <strong>Julien Véronèse</strong> ne fait qu’une bouchée du personnage de Valentin, très présent au début de l’œuvre mais ensuite inexplicablement sacrifié : après son air « Ceux qui se disent connaisseurs ne sont pas ceux qui s’y connaissent », il n’a pour ainsi dire plus rien à chanter. Une chose est sûre : des résurrections de ce calibre, on voudrait en entendre tous les jours !</p>
<p>			 </p>
<p>			 </p>
<p>L’article <a href="https://www.forumopera.com/spectacle/viva-il-palazzetto/">HALÉVY, Le Dilettante d&#039;Avignon — Avignon</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.forumopera.com">Forum Opéra</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
	</channel>
</rss>
