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	<title>Grégoire PONT - Artiste - Forum Opéra</title>
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	<description>Le magazine en ligne de l&#039;opéra</description>
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	<title>Grégoire PONT - Artiste - Forum Opéra</title>
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		<title>RAVEL, L&#039;Heure espagnole — Lyon</title>
		<link>https://www.forumopera.com/spectacle/lheure-espagnole-lyon-une-bande-dessinee-eblouissante/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Marcel Quillevere]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 14 Oct 2020 03:56:06 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Le dessinateur et cinéaste Grégoire Pont, passionné de films d’animation, a imaginé en 2016, pour l’Opéra de Lyon, une mise en scène de L’Enfant et les Sortilèges de Maurice Ravel en utilisant des projections sur grand écran. Le succès a été tel que, deux ans plus tard, il y réalise avec son équipe, une version &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>Le dessinateur et cinéaste <strong>Grégoire Pont</strong>, passionné de films d’animation, a imaginé en 2016, pour l’Opéra de Lyon, une mise en scène de <em>L’Enfant et les Sortilèges </em>de Maurice Ravel en utilisant des projections sur grand écran. Le succès a été tel que, deux ans plus tard, il y réalise avec son équipe, <a href="https://www.forumopera.com/lenfant-et-les-sortileges-lyon-un-cheveu-dor-et-les-debris-dun-reve">une version tout aussi fantastique de <em>l’Heure Espagnole</em></a>, du même compositeur. Une production que l’Opéra de Lyon a eu la bonne idée de programmer à nouveau, en lever de rideau de la dernière saison de son directeur Serge Dorny. Le spectacle n’a pas pris une ride et la magie opère toujours.</p>
<p>Ravel a choisi pour sa première œuvre lyrique une pièce de Franc Nohain, dont l’action se passe en Espagne au XVIIIe siècle et dont les personnages semblent tout droit sortis du <em>Tricorne</em> de Pedro Antonio de Alarcón. Avec, en plus, un zeste d’esprit coquin à la française et cette grivoiserie de bon aloi qu’on trouve dans les opérettes de l’écrivain et de son ami Alfred Jarry qui faisaient la joie des surréalistes. L’acteur et metteur en scène Michel Fau et de jeunes compagnies lyriques comme <em>Les Frivolités Parisiennes</em>, sont passés maîtres, aujourd’hui, dans ce genre de répertoire. <strong>Grégoire Pont</strong>, relève à son tour brillamment le défi et de manière très originale, en laissant le livret et la musique éveiller en lui un merveilleux livre d’images, une bande dessinée éblouissante projetée tout au long de la soirée sur un écran, derrière lequel joue l’orchestre qu’on entrevoit, tandis que les chanteurs évoluent à l’avant scène, en contact étroit avec les spectateurs. <strong>James Bonas</strong> les met en scène à un rythme trépidant. Il fait allègrement danser les horloges dans lesquelles la pétulante Concepción doit cacher ses prétendants et qu’un muletier robuste déménage pour elle avant de devenir un amant idéal. Ravel aurait beaucoup aimé l’Espagne de rêve dans laquelle nous entraîne le dessin animé si musical de  <strong>Grégoire Pont</strong>. C’est tellement poétique et captivant que la transposition des personnages dans le monde animal semble du coup superflue, car elle semble raconter une histoire accessoire et pousse le metteur en scène à forcer parfois le trait.</p>
<p><img fetchpriority="high" decoding="async" alt="" class="image-large" height="329" src="/sites/default/files/styles/large/public/rav4.jpg?itok=DvEnmuLq" title="© Opéra national de Lyon" width="468" /><br />
	© Opéra national de Lyon</p>
<p>Les jeunes chanteurs du Studio (la troupe permanente de l’Opéra de Lyon)  s’investissent avec un tel enthousiasme qu’ils emportent l’adhésion du public. <strong>Etienne Duhil de Bénazé</strong> est l’horloger Torquemada, <strong>Christian Andreas</strong> un Don Iñigo, barbon  bouffe à souhait, et le baryton <strong>Raoul Steffani</strong> un fringant muletier au timbre séduisant. Seul rescapé de la production de 2018, le ténor <strong>Quentin Desgeorges</strong> brûle les planches dans le rôle du poète Gonzalve. Ses aigus sont toujours aussi brillants et faciles, et il utilise une belle palette de nuances dont de magnifiques pianissimi. On en oublierait presque l’inénarrable Michel Sénéchal grand interprète du rôle ! A ses côtés la jeune mezzo-soprano germano-française <strong>Florence Losseau</strong> est une superbe Concepción, à la voix ample et très timbrée. Une excellente actrice à la diction impeccable qui, elle aussi, brûle les planches.</p>
<p>Au final, c’est au magnifique orchestre de l’Opéra de Lyon que le public réserve une ovation et à son chef <strong>Vincent Renaud </strong>: quelle palette de couleurs et d’envolées lyriques sous sa direction !</p>
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		<title>RAVEL, L&#039;Enfant et les Sortilèges — Limoges</title>
		<link>https://www.forumopera.com/spectacle/lenfant-et-les-sortileges-limoges-o-vision-o-reve/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Laurent Bury]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 24 Jan 2020 22:06:29 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Adieu, costumes de fauteuil ou d’arbres, adieu, déguisements de tasse ou de théière, adieu, accessoires censés transformer les chanteurs en batraciens ou en insectes ! En remontant la production de L’Enfant et les sortilèges créée en 2016 à l’Opéra de Lyon, c’est un véritable rêve éveillé qu’aura permis l’Opéra de Limoges. Sans autre élément de décor &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>Adieu, costumes de fauteuil ou d’arbres, adieu, déguisements de tasse ou de théière, adieu, accessoires censés transformer les chanteurs en batraciens ou en insectes ! En remontant la production de <em>L’Enfant et les sortilèges </em>créée en 2016 à l’Opéra de Lyon, c’est un véritable rêve éveillé qu’aura permis l’Opéra de Limoges. Sans autre élément de décor que quelques caisses, et avec des blouses grises pour tout costume, <strong>James Bonas </strong>et <strong>Grégoire Pont</strong> parviennent à faire opérer toute la magie du livret de Colette. Comment ? Par un moyen désormais presque banal, mais rarement utilisé avec autant d’intelligence et de sensibilité : les projections vidéo. La « fantaisie lyrique » de Ravel devient une sorte de grand dessin animé auquel se superpose des artistes vivants, en un émerveillement de chaque instant, où l’œil est à la fête et où la gorge se noue. Tandis que les solistes bien visibles évoluent à l’avant-scène, l’orchestre et le chœur restent derrière un tulle tendu, où sont projetées les images, d’abord en blanc sur noir, pour la première partie qui se déroule dans la maison (avec néanmoins une soudaine irruption de couleur pour le feu), puis multicolores pour le jardin et son grouillement de bestioles. Malgré tout, ces projections savent rester dans le domaine de la suggestion : si elles indiquent parfois un paysage entier, elles n’imposent pas une visualisation toute faite mais proposent avant tout des lignes, des mouvements comme autant de pistes pour l’imagination du spectateur. Et les chanteurs ne sont pas cantonnés à faire de la figuration, loin de là : leur présence physique et leurs gestes sont des éléments indispensables à la réussite de ce qui doit être une véritable prouesse technique (bravo à la régie et aux machinistes !).</p>
<p><img decoding="async" alt="" class="image-large" height="312" src="/sites/default/files/styles/large/public/enfant4.jpeg?itok=yqTK3ohk" title="© Opéra de Limoges" width="468" /><br />
	Jennifer Courcier, Catherine Trottmann © Opéra de Limoges</p>
<p>Evidemment, tout fascinant qu’il soit, l’aspect visuel du spectacle ne suffirait peut-être pas à l’enchantement si le versant musical n’était également réussi. Là aussi, l’Opéra de Limoges a fait le bon choix, en engageant des artistes qui, jeunes encore, n’en excellent pas moins dans ce répertoire. <strong>Catherine Trottmann </strong>campe un réjouissant Gavroche, dont les premières minutes laisseraient presque craindre une voix trop lyrique pour l’Enfant, mais cette impression se dissipe très vite et l’on savoure la parfaite adéquation de l’interprète avec le rôle. <strong>Jennifer Courcier</strong> brûle incontestablement les méchants et sait aussitôt après trouver toute la douceur de la Princesse, même si – ce n’est qu’un détail – quelques aigus de cette dernière gagneraient à être plus suspendus. Après un Pâtre chaleureux, <strong>Marie Kalinine</strong> miaule à ravir et tousse délicieusement son Ecureuil. <strong>Aline Martin</strong> sait traduire aussi bien la douleur de la Chauve-Souris que l’insolence de la Tasse chinoise. Belles découvertes avec <strong>Suzanne Taffot</strong>, impérieuse Bergère, et <strong>Clémentine Bourgoin</strong>, autoritaire Chauve-souris. Du côté des messieurs, <strong>Raphaël Brémard</strong> confirme toutes ses promesses dans les trois extraordinaires rôles que Ravel a réservé au ténor, et excelle en Rainette bondissante, en Théière boxeuse ou en redoutable Arithmétique. Après son Landry Salle Favart, <strong>Philippe-Nicolas Martin</strong> offre une Horloge aussi lyrique que possible et un Chat débordant d’énergie sensuelle. <strong>Thibault de Damas</strong> a dans la voix toute la noirceur souhaitable pour l’Arbre comme pour son Fauteuil très vieille France. Le <strong>Jeune Chœur de Paris</strong> se montre particulièrement admirable dans le grand chœur final, et l’on reste pantois devant l’unité et la précision du Chœur d’enfants <strong>OperaKids</strong>.</p>
<p>Derrière le tulle, l’Orchestre de l’Opéra de Limoges donne lui aussi le meilleur de lui-même, dirigé avec amour par <strong>Philippe Forget</strong>, soulignant tout le génie ravélien dans l’alchimie des timbres et des rythmes. S’il n’était pas indispensable, l’ajout de deux <em>Gymnopédies</em> de Satie orchestrées par Debussy en 1897 est d’autant plus recevable que le nasillement des bois, dans la 3<sup>e</sup> surtout, préfigure les sonorités du prélude de <em>L’Enfant et les sortilèges</em>.</p>
<p>Il se dit que la vie de ce spectacle ne s’arrêtera pas là, puisqu’il sera repris prochainement sur les lieux de sa naissance. Puisse-t-il alors jouir d’une aussi belle distribution !</p>
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		<title>RAVEL, L&#039;Enfant et les Sortilèges — Lyon</title>
		<link>https://www.forumopera.com/spectacle/lenfant-et-les-sortileges-lyon-un-cheveu-dor-et-les-debris-dun-reve/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Fabrice Malkani]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 02 Nov 2016 09:32:55 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Assez régulièrement donné sur les scènes lyriques de France, L’Enfant et les Sortilèges fait partie de ces œuvres brèves dont l’apparente simplicité ne saurait masquer la profonde subtilité. L’alliance improbable de Colette et de Ravel, en dépit – ou en raison – des dix années qui séparent l’écriture du texte de la composition de cette &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>Assez régulièrement donné sur les scènes lyriques de France, <em>L’Enfant et les Sortilèges</em> fait partie de ces œuvres brèves dont l’apparente simplicité ne saurait masquer la profonde subtilité. L’alliance improbable de Colette et de Ravel, en dépit – ou en raison – des dix années qui séparent l’écriture du texte de la composition de cette <em>Fantaisie lyrique en deux parties</em>, donne à l’ensemble une nature hybride qui place l’auditeur/spectateur dans une incertitude constante. Le passage, voulu par Ravel, d’un style musical à l’autre peut apparaître comme une joyeuse traversée des époques, pastiche ou parodie plaisante, ou bien comme le constat d’une impossibilité de la pérennité d’un genre. Si le chant donne corps, avec brio, aux jeux de mots et aux caricatures verbales de Colette (la Théière et la Tasse chinoise, le Petit Vieillard, les Rainettes), il amplifie aussi l’angoisse, la tristesse et la souffrance présentes dans le texte (les Pâtres et Pastourelles, les Arbres, la Libellule, la Chauve-Souris). Quoi d’étonnant, dès lors, que Ravel ait pu dire, selon Colette : « N’est-ce pas, c’est amusant ? », tandis qu’un « nœud de larmes » « serrait la gorge » de l’écrivaine ?</p>
<p>C’est ce sentiment d’insondable mélancolie qui se dégage avant tout du spectacle présenté à l’Opéra de Lyon, dans une formule originale puisque <em>L’Enfant et les sortilèges</em>, d’une durée de moins d’une heure, est donné seul et non couplé, comme c’est le généralement le cas, avec une autre œuvre lyrique (souvent <em>L’Heure espagnole</em> – mais <a href="http://www.forumopera.com/spectacle/enfant-mechant-cruelle-infante">en 2012</a> l’Opéra de Lyon, audacieusement, lui avait associé <em>Le Nain</em> de Zemlinsky). Résolument décidée à ouvrir l’Opéra à de nouveaux spectateurs, et en particulier à un jeune public, l’institution lyonnaise a programmé ce court spectacle à 19h00, ce qui permet aux enfants, venus nombreux, de ne pas veiller trop tard puisqu’ils peuvent repartir dès 20h00.</p>
<p><strong>Grégoire Pont</strong> a imaginé un spectacle d’animation par projection de séquences vidéo peuplant de manière diverse l’espace de la scène, habillant, transformant et travestissant les interprètes au gré des variations textuelles et musicales, d’abord en noir et blanc, avec des images stylisées, puis lorgnant parfois du côté de Walt Disney (<em>Fantasia</em>) mais aussi de certaines séquences animées des films des Monty Python (comme la main géante projetée au début, figurant le personnage de Maman). De cette façon d’interpréter les « sortilèges », par le recours à des formes un peu désuètes, voire vieillotes, résulte une forme de nostalgie plutôt qu’un enchantement visuel. Dans la salle, les enfants sont silencieux, mais le duo miaulé, sensuellement interprété par <strong>Catalina Skinner-Moreno</strong> et <strong>Pierre Héritier</strong>, les fait beaucoup rire (preuve que Ravel avait raison d’interroger « gravement » Colette sur l’opportunité de remplacer un « mouao » par un « mouain »). L’effet comique d’un chien virtuel dont la queue s’agite de façon insolite sur le rideau de tulle remporte également un certain succès auprès des plus jeunes. Le reste est sans doute à la fois trop fugace et trop convenu pour les fasciner vraiment, d’autant que le propos, passée la scène initiale de révolte de l’enfant, reste peu compréhensible, noyé dans une débauche de traits de lumière esquissés qui se résorbent tout aussi rapidement.</p>
<p>Le choix de placer l’orchestre sur scène apparaît comme une fausse bonne idée, car il se trouve tout au fond, derrière le tulle servant aux projections vidéo, ce qui fait qu’on ne le voit pas vraiment, mais aussi, ce qui est plus ennuyeux, qu’on ne l’entend pas suffisamment. Avec une telle disposition, dans la grande salle de l’Opéra, une bonne part de la musique de Ravel est en effet perdue : on ne perçoit que trop lointainement les nuances pourtant distillées avec soin par l’<strong>Orchestre de l’Opéra de Lyon</strong> dirigé par l’excellent <strong>Martyn Brabbins</strong>.</p>
<p>Côté chant, les <strong>Solistes du Studio de l’Opéra de Lyon</strong> s’acquittent au mieux de leur rôle et des divers talents qu’exige la mise en espace de <strong>James Bonas</strong>, même si l’on regrette que les préparatifs et changements restent si visibles là où ils devraient s’effacer derrière l’illusion de la magie. On accordera toutefois une mention spéciale à <strong>Alix Le Saux</strong> (l’Enfant), à la voix claire et bien timbrée, en dépit du choix général d’un parlé-chanté qui met moins en valeur les passages lyriques (comme « Toi, le cœur de la rose »). Se distinguent également, parmi les solistes du Studio de l&rsquo;Opéra de Lyon, <strong>Pauline Rouillard</strong>, dont la projection insuffisante dans le rôle du Feu est compensée par ses interventions en Rossignol et surtout en Princesse parfaiement convaincante, et <strong>André Gass</strong>,  Théière, excellent Petit Vieillard et irrésistible Rainette, dont les voix se détachent avec netteté, rendant le texte toujours intelligible. Comme à l’accoutumée, les <strong>Chœurs de l’Opéra de Lyon</strong> sont excellents : leurs interventions restituent à la partition sa plénitude que l’on ne peut ailleurs que deviner.</p>
<p>La tristesse et la mélancolie qui imprègnent cette interprétation peuvent faire regretter que peu de place soit laissée à l’humour, à la drôlerie, au comique de l’œuvre. Le duo de la Théière et de la Tasse chinoise, très éloigné de la « terrifiante rafale de music-hall » censée, selon Colette écrivant à Ravel, « éventer la poussière de l’Opéra », ne tire pas le meilleur parti des calembours et clins d’œil du texte, ni de l’entrain de la musique. Les plaintes étirées des Arbres, le chœur affligé des animaux à la fin, menacent à tout moment de sombrer dans la mièvrerie pleurnicharde. Mais cette tonalité volontairement sombre, qui peut caractériser aussi une part (ou une vision ?) de l’enfance, n’a rien d’illégitime : après tout, n’est-il pas dit dans le livret que du conte de Fées, l’Enfant ne retrouve qu’« un cheveu d’or… et les débris d’un rêve… » ?</p>
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