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	<title>Angélique POURREYRON - Artiste - Forum Opéra</title>
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	<description>Le magazine en ligne de l&#039;opéra</description>
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	<title>Angélique POURREYRON - Artiste - Forum Opéra</title>
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		<title>De Villon à Carmen, l&#8217;amour à mort à Clermont-Ferrand</title>
		<link>https://www.forumopera.com/breve/de-villon-a-carmen-lamour-a-mort-a-clermont-ferrand/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Roland Duclos]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 23 May 2016 10:35:38 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Ensorcelante danse macabre, provocante et chtonienne pantomime traversée de tensions magnifiées, d’hypnotiques et véhémentes fixités : le Requiem François Villon de Gilles Raynal donné samedi soir 21 mai à l’Opéra de Clermont, s’anime et colonise l’espace en d’inquiétantes saturations. Savamment élaborée à partir de reptiliennes progressions, son écriture des plus complexes en fait une œuvre éminemment &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>Ensorcelante danse macabre, provocante et chtonienne pantomime traversée de tensions magnifiées, d’hypnotiques et véhémentes fixités : le <em>Requiem François Villon</em> de <strong>Gilles Raynal</strong> donné samedi soir 21 mai à l’Opéra de Clermont, s’anime et colonise l’espace en d’inquiétantes saturations. Savamment élaborée à partir de reptiliennes progressions, son écriture des plus complexes en fait une œuvre éminemment plastique et visuelle. Sous la conduite sans concession du compositeur, cordes et vents du Symphonique des Dômes en totale intelligence avec cette page aux puissantes fragrances, se surprennent même à imiter le souffle de la voix dans un Gloria organique. Ils déroulent une fresque sans référencement et pourtant prodigue en images comme dans ce Dies irae sur des trompettes aux accents circassiens qu’enchaînent d’herrmanniens ostinati que n’aurait pas renié Hitchcock dans <em>Psychose</em>. Le comédien <strong>Bruno Marchand</strong> déborde salutairement son rôle de récitant avec sa gueule à la Artaud, son verbe âpre et son timbre rugueux. Il fait danser l’infernale farandole de la <em>Ballade des Pendus</em> avec une morgue et une impudence jouissivement blasphématoires. La Grande Vocale et le Chœur de Chambre de Clermont tirent avec un égal brio leur épingle du jeu. La présence habitée du baryton <strong>Hugues Georges</strong> répond en parfaite adéquation au sentiment d’angoisse en apnée que nourrit la supplique d’un Kyrie au hiératisme séraphique de la mezzo <strong>Angélique Pourreyron</strong>. Elle habille la suavité de ses graves d’une moire fluide et émouvante comme elle s’éprend en seconde partie avec une même passion des Airs de <em>Carmen</em>. Une héroïne de Bizet aux aigus d’une lumineuse tenue et au timbre tout en sensualité et grâce féminine, loin des clichés de la gitane complaisamment provocante.</p>
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		<item>
		<title>La serva padrona&#124;Nélée et Myrtis — Clermont-Ferrand</title>
		<link>https://www.forumopera.com/spectacle/il-faut-sauver-le-soldat-rameau/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Roland Duclos]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 27 Feb 2014 13:11:17 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>  Ravivée ou éteinte « La Querelle des Bouffons » le temps d’une représentation ? A l’Opéra de Clermont-Ferrand, le Centre Lyrique d’Auvergne avait pris pour intitulé de son dernier spectacle la fameuse Guerre des Coins ayant opposé au XVIIIe siècle les partisans d’un renouveau musical venu d’Italie à ceux de la grande tragédie lyrique &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>           </p>
<p>			Ravivée ou éteinte « La Querelle des Bouffons » le temps d’une représentation ? A l’Opéra de Clermont-Ferrand, le Centre Lyrique d’Auvergne avait pris pour intitulé de son dernier spectacle la fameuse Guerre des Coins ayant opposé au XVIIIe siècle les partisans d’un renouveau musical venu d’Italie à ceux de la grande tragédie lyrique à la Française. Pergolèse versus Rameau. Rousseau soutenu par le sulfureux baron Grimm et les encyclopédistes contre Rameau défendu par le coin du roi. S’il revient en première partie à <em>La Serva Padrona</em> de Pergolèse de rallumer le débat, qui d’autre que Rameau pouvait être habilité à fermer le ban ? Ce qui fut fait avec <em>Nélée et Myrthis</em>, un acte de ballet dont la seule représentation connue remonte à une quarantaine d’années à l’opéra de Melbourne (!) soit quelque deux siècles après la date présumée de sa composition, tant la genèse de ce petit joyau ramiste demeure mystérieuse.</p>
<p>			Si l’on avait à se déterminer par rapport à l’une et l’autre interprétation, il est incontestable que Pergolèse coifferait Rameau – soyons fairplay – sur le poteau. Autrement dit, d’une courte tête. Léger écart que l’on attribuera à la défection de dernière minute de Chantal Santon-Jeffery, souffrante et remplacée au pied levé par <strong>Camille Poul</strong>. On peut penser que la première, aguerrie dans le répertoire de Rameau, était susceptible de maîtriser avec plus de pertinence les fragiles subtilités du personnage de Myrthis.<br />
			En ce qui concerne la Serpina de Camille Poul, sa jubilatoire malice et son intelligence comédienne ne peuvent que susciter une adhésion pleine et entière. Elle fait montre d’une pétulance ironique et d’un naturel expressif parfaitement en phase avec le rôle. Rôle pour lequel on apprécie tout particulièrement son étendue vocale depuis des graves de velours d’une élégante souplesse jusqu’aux aigus mutins, scintillants sans agressivité. Que l’Uberto de <strong>Marc Labonnette</strong> lui apporte l’idéale répartie ne prête pas à polémique. Ces deux-là sont drolatiquement complémentaires. A l’impertinence espiègle joliment timbrée de l’une répond la truculence bon enfant de l’autre. Et les deux font montre d’un bel abattage. Le baryton maîtrise magnifiquement son sujet dans le plus pur style bouffe. La fermeté et la souplesse de son émission et la verve de sa diction nous livrent un Uberto infiniment attachant et convainquant, en tout cas loin de la caricature du balourd sans nuance où on l’enferme si souvent. Loin d’être complètement dupe, il prend un malin plaisir à jouer au chat et à la souris au point que l’on se demande qui manipule vraiment l’autre. Tous deux trouvent en <strong>Pablo Pavon</strong>, vitaminant l’<strong>Orchestre Musica Mediante</strong>, un parfait complice. Il mène le jeu d’une battue enlevée mais toujours stylée, avec un entrain sans faille que soutient un goût pour les couleurs chatoyantes jamais démentie.</p>
<p>			 </p>
<p>			On retrouve les mêmes interprètes pour <em>Nélée et Myrthis</em>. Le bon point de Camille Poul est qu’elle ne se départit pas un instant de ce naturel du vécu et de cette conviction de ton qui font son charme. Mais l’enchantement et la volupté qui caractérisent Rameau lui font un rien défaut. Comme si elle n’avait pas tout à fait quitté Serpina pour pleinement embrasser une Myrthis qui réclame un frisson d’émotion teinté d’une nécessaire préciosité en même temps qu’une théâtralité plus incarnée. Toutes qualités pour lesquelles <strong>Angélique Pourreyron</strong>, hélas limitée à une trop brève apparition dans le rôle de Corinne, apparaît incontestablement mieux armée. La jeune soprano illustre avec une vitalité inspirée cet art si particulier et délicat de l’ornementation à la française. Sans déchoir, le Nélée de Marc Labonnette déconcerte quelque peu, pour des raisons similaires à celles de Camille Poul avec laquelle il peine à s’harmoniser. Aux côtés d’un orchestre ne manquant ni de nerf ni de tenue rythmique, le chœur Musica Mediante plein de vaillance et d’homogénéité s’impose par ailleurs comme la bonne surprise de ce Rameau ressuscité.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>Les Chemins de Broadway</title>
		<link>https://www.forumopera.com/cd-dvd-livre/de-londres-a-new-york-via-berlin/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Roland Duclos]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 28 Dec 2012 12:01:38 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>  Si les voies du Seigneur sont impénétrables, les voix qui mènent à Broadway sont loin d’être aussi hermétiques. A fortiori lorsque la sensibilité d’une Angélique Pourreyron se fait la messagère de ces Chemins de Broadway. Le pari de la jeune soprano n’en est pas moins risqué eu égard à l’hétérogénéité esthétique des œuvres et &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>           </p>
<p>			Si les voies du Seigneur sont impénétrables, les voix qui mènent à Broadway sont loin d’être aussi hermétiques. A fortiori lorsque la sensibilité d’une <strong>Angélique</strong> <strong>Pourreyron </strong>se fait la messagère de ces <em>Chemins de Broadway</em>. Le pari de la jeune soprano n’en est pas moins risqué eu égard à l’hétérogénéité esthétique des œuvres et aux couleurs et atmosphères aussi diverses que contrastées qu’elles requièrent. Un album où l’originalité et la pertinence du programme le dispute à l’éclectisme inspiré des auteurs et aux influences qui les ont nourri. Mais l’intelligence interprétative n’a ici d’égale que le talent qui la crédite. Deux vertus que l’interprète a pu cultiver en étant à bonne école. Notamment outre-Atlantique où elle s’initie aux subtilités du jazz et de la comédie musicale à la High School for the Performing and Visual Arts à Houston avant d’intégrer le Conservatoire supérieur d’Amsterdam et d’être aujourd’hui membre de l’ensemble vocal Aedes.</p>
<p>
			Angélique Pourreyron développe aussi bien une sensualité opératique aux purs aigus de porcelaine chez Horn qu’elle est capable de jouer de tendresses sopranistes flirtant avec les troubles séductions d’un timbre androgyne pour incarner le jeune marin de Britten. On ne peut qu’être confondu par la richesse d’une telle variété d’accents ainsi que par le bonheur de l’émission et du phrasé qui ne cherchent jamais la performance. Angélique Pourreyron n’a par exemple nul besoin de recourir à des artifices de détimbrages pour forcer l’empathie notamment dans la redoutable « Complainte de Mackie Messer ». Elle demeure fidèle à l’évidence de la mélodie, sans emphase, dans sa spontanéité native. Chez elle, l’émotion vécue lui épargne les écueils de la complaisance et les déséquilibres d’une surexposition dans la projection. Notamment dans le célèbre mais redoutable « I Feel Pretty » du <em>West Side Story</em> de Bernstein. Une page aux trompeuses facilités superbement enlevée jusque dans les franchissements d’octaves dont cette artiste prend manifestement plaisir à se moquer des difficultés ! L’éloquence est servie par une diction rayonnante d’aisance et les raffinements d’une technique qui confèrent à son émission, homogénéité, élégance et tenue.</p>
<p>			L’autre bonheur de ce programme habilement pensé et articulé est de nous réserver quelques belles découvertes. A l’image de ces délicieuses romances anglaises d’Alexander Lee et de Charles Edward Horn. Ou de nous remettre en mémoire la jubilatoire fantaisie de <em>Cabaret</em> de Kander, ou la délicate nostalgie d’ « Over the Rainbow » de Harold Arlen. Il fallait sans doute la sensibilité d’une telle artiste à l’engagement sincère et sans affectation pour nous rappeler une nouvelle fois qu’il ne saurait y avoir de répertoires dits légers ou de série B : il suffit d’en comprendre les ressorts émotionnels et d’en réveiller les subtilités d’écritures. Angélique Pourreyron possède au superlatif les capacités à trouver le juste ton pour chaque pièce et à en mettre en exergue les singularités. Il faut souligner qu’elle est en ce sens on ne peut mieux entourée. La trop discrète Béatrice Bern s’affirme une fois de plus s’il en était besoin comme l’une des clarinettistes les plus douées de sa génération. Quant à Jean-Pierre Billet, ancien élève de Lagoya, il ne lui cède en rien s’agissant de l’intelligence du jeu. Ce qui nous vaut quelques soli magistraux et surtout un « Abschiedsbrief » de Weill pour clarinette et guitare d’une rare poésie.</p>
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		<item>
		<title>PURCELL, The Fairy Queen — Clermont-Ferrand</title>
		<link>https://www.forumopera.com/spectacle/un-vrai-conte-de-fait/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Roland Duclos]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 11 Mar 2012 09:57:32 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>  Shakespeare suffit à Purcell et l’Orphée britannique se suffit à lui-même, autrement dit, à ceux qui savent l’inventer sans prétendre en faire l’inventaire. A Pablo Pavon pour ne pas le nommer. Alors rendons grâce à l’élève surdoué de Michel Corboz de ne pas avoir oublié les leçons du très inspiré helvète : sans exigence et rigueur, &#8230;</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>           </p>
<p>			Shakespeare suffit à Purcell et l’Orphée britannique se suffit à lui-même, autrement dit, à ceux qui savent l’inventer sans prétendre en faire l’inventaire. A <strong>Pablo Pavon</strong> pour ne pas le nommer. Alors rendons grâce à l’élève surdoué de Michel Corboz de ne pas avoir oublié les leçons du très inspiré helvète : sans exigence et rigueur, l’imagination n’est que pâle cosmétique, cache-misère qui ne saurait tromper son monde. S’agissant du Purcell de <em>The Fairy Queen</em> plus que pour tout autre ouvrage. Le directeur musical de Musica Mediante a surtout hérité de son maître cet art d’équilibrer un plateau vocal, d’en faire un ensemble organique cohérent, vocalement viable. Crédible, ce conte de fées ? Mieux, contagieux ! Un vrai compte de fait : derrière l’organisation et la gestion sans concession de la matière sonore, il y a l’enthousiasme, une foi qui exclut le doute. Car chez ce chef éminemment cultivé, croire c’est savoir. C’est parce qu’il croit en ses musiciens et qu’il s’expose en ne transigeant pas et en prenant tous les risques que la musique le suit. Comment résister à cette discipline chorale toute en reliefs dynamiques et contrastes chromatiques, à ces formidables respirations des pupitres orchestraux conjuguant surgissement et mesure ? C’est en ce sens que Pavon est shakespearien. Et que l’on mesure combien Purcell est moins baroco-compatible dans un parti pris de hiératisme que rhétoriquement pris à parti par ses propres soulèvements internes, légitimé par ses exaltants conflits intrinsèques et assumés.</p>
<p>			 </p>
<p>			L’effectif choral tout entier acquiert ainsi la dimension et l’autorité d’un choryphée face aux solistes et à un orchestre hyper réactif et concentré. Toute l’habileté du chef consiste à canaliser les flux dynamiques des protagonistes afin de mieux mettre en exergue solistes vocaux et pupitres d’instruments et d’en souligner les subtilités.</p>
<p>			Côté solistes, là encore on ne peut que se féliciter de la connivence assumée entre des personnalités vocales toujours délicates à concilier dans un tel ouvrage. En jouant par exemple sur l’inattendue complémentarité entre le contre-ténor <strong>Sébastien Fournier </strong>et le ténor <strong>Patrick Garayt</strong> aux troublants aigus. Tous deux contrôlent en effet l’art du passage à la perfection. Divine surprise que le « Come all » du second, ouvrant l’acte II avec un timbre soutenant la poétique de la diction sans excès de pathos. Y répond la fluidité d’un Sébastien Fournier à la projection claire et impliquée qui ne force jamais le haut du registre qu’il colore et soutient avec aisance aussi à l’aise dans la voix de tête que dans le bas médium ou les basses de « Yes Daphne ». Leur duo « Let the files » est exceptionnel d’équilibre complice et de partage bien vécu. <strong>Philippe Cantor</strong> se garde lui, de sur-jouer le personnage du poète ivre qui eût déstabilisé l’assise psychologique du plateau vocal dans ses rapports avec le chœur et l’orchestre, insufflé par Pablo Pavon. On peut lui être reconnaissant de ne se laisser déborder par un excès de théâtralité et d’atteindre à l’émotion en restant pudique. On en voudra pour preuve le « Hush, no more » et un « No Winter » ultra tragédien.</p>
<p>			La soprano <strong>Marion Monier</strong> à l’évidence tient ses promesses : sensibilité naturelle des inflexions, clarté et ductilité des nuances. Sa performance est d’autant plus notable qu’elle partageait l’avant-scène avec <strong>Angélique Pourreyron</strong>. Si comme on pouvait s’y attendre, la jeune soprano rayonne littéralement et sans conteste, ce n’est jamais au détriment des autres acteurs : à aucun moment elle ne les écrase. Des aigus souples et déliés dans « See, even Night », soutiennent la beauté et la transparence de la ligne suspendue sans effort. L’éclat du timbre habite l’espace sans le saturer. Suprême séduction, elle drape ses phrasés de cette lumière si particulière qui est sa signature et donne une intensité tour à tour dramatique ou enjouée, d’une rare puissance évocatrice. Comment revivre désormais un « Ye gentle spirits » sans se remémorer la sincérité de l’émotion et l’intensité de sa prière, la noblesse de son ton, le grain pathétique de son « O let me weep » ?<br />
			<strong> </strong></p>
<p>			 </p>
<p>			 </p>
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