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	<title>Léovanie RAUD - Artiste - Forum Opéra</title>
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	<description>Le magazine en ligne de l&#039;opéra</description>
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	<title>Léovanie RAUD - Artiste - Forum Opéra</title>
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		<title>Cole Porter in Paris – Rennes</title>
		<link>https://www.forumopera.com/spectacle/cole-porter-in-paris-rennes/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Catherine Jordy]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 31 Dec 2024 09:04:27 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Initialement présentée au Châtelet en 2021 et à l’époque chroniquée par Tania Bracq, la réjouissante création de Christophe Mirambeau, Cole Porter in Paris, est ici reprise à Rennes, mais hors les murs. C’est à quelques pas de l’Opéra, dans le Couvent des Jacobins, ancien édifice religieux devenu caserne et maintenant centre de Congrès doté d’une &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>Initialement présentée au Châtelet en 2021 et à l’époque chroniquée par <a target="_blank" rel="noopener noreferrer" href="https://www.forumopera.com/spectacle/cole-porter-in-paris-paris-chatelet-roaring-20s/">Tania Bracq</a>, la réjouissante création de <strong>Christophe Mirambeau</strong>, <em>Cole Porter in Paris</em>, est ici reprise à Rennes, mais hors les murs. C’est à quelques pas de l’Opéra, dans le Couvent des Jacobins, ancien édifice religieux devenu caserne et maintenant centre de Congrès doté d’une salle d’un bon millier de places, que le spectacle est proposé pour une série de cinq représentations en quatre jours. Évidemment, cette salle dépourvue de cintres n’est pas le Châtelet et il a fallu ajuster la mise en scène et les décors en trouvant de nouvelles solutions. Qu’à cela ne tienne, l’équipe de création a su tirer le meilleur du défi que représentait la configuration <em>in situ</em>. Le jour de la Première, quelques projecteurs de poursuites étaient à la traîne et les jeux d’éclairage restaient à parfaire mais l’ensemble est de très belle qualité. Cependant, le spectacle n’a pu être ici surtitré en anglais et en français comme à la création, ce qui ne nuit heureusement en rien à la compréhension de l’œuvre, quoique les surtitres auraient été les bienvenus pour apprécier toutes les subtilités des compositions du génial et prolifique Américain.</p>


<figure class="wp-block-image aligncenter size-large is-resized"><img fetchpriority="high" decoding="async" src="https://www.forumopera.com/wp-content/uploads/Cole-Porter-in-Paris-@gogojungle-©Frederic-Michot-10-1024x681.jpg" alt="" class="wp-image-180234" width="912" height="606"/><figcaption class="wp-element-caption"><sup>@gogojungle ©Frédéric Michot</sup></figcaption></figure>


<p>Fin connaisseur de Cole Porter, le plus francophile des Big Five de la Comédie musicale américaine, le metteur en scène Christophe Mirambeau lui a dédié cette comédie musicale à la française où il s’intéresse au séjour du musicien dans l’Hexagone, entre 1918 et 1929, en y intégrant des chansons écrites en France puis, dans la suite de sa carrière, inspirées par la France ou la décrivant. Trois artistes interprètent le rôle de Cole Porter, illustrant ces trois aspects mais également les différentes facettes de la personnalité du célèbre lyriciste. Il en résulte un spectacle qui ne se veut pas une biographie au sens strict du terme, mais une évocation de la richesse et du foisonnement de création d’un immense compositeur, tout en explorant ses liens et ses attaches avec la France et, de fait, la correspondance avec le style français. On oscille ainsi entre Broadway et les Folies-Bergère, le music-hall et le musical. Avec, on le sent, l’ambition de montrer qu’on sait, de ce côté de l’Atlantique, construire un spectacle à notre façon qui a de la tenue. Et il faut dire que cela s’avère crânement réussi. Les décors et la scénographie de <strong>Casilda Desazars</strong>, notamment, sont à la fois minimalistes et très évocateurs des fantastiques années vingt, éléments graphiques à la Fernand Léger croisés avec des couleurs chatoyantes que n’auraient pas reniées Vincente Minnelli. Les costumes imaginés par la complice de Christophe Mirambeau sont spectaculaires. D’ailleurs, il faut ici souligner les qualités d’adaptation des artistes : avec une équipe d’habilleuses réduite, ils doivent se vêtir pour l’essentiel eux-mêmes, sachant qu’on a droit à un changement de toilette à peu près toutes les trois à quatre minutes&#8230; L’œil est à la fête. Les danseurs mettent harmonieusement en valeur les délicieuses chorégraphies de <strong>Caroline Roëlands</strong>, où les chanteurs ne sont d’ailleurs pas en reste, en particulier <strong>Léovanie Raud</strong> tout en grâce et en élégance, rivalisant avec le travesti <strong>Charlène Duval</strong>, magnifique Marlène à perruque rousse aux jambes interminables et au métier qu’on sent très solide. Si les numéros évoquent une grande variété de références (la danse des petits pains de la <em>Ruée vers l’or</em> ou les peaux de bêtes à la Keaton dans les <em>Trois Âges</em> pour n’en citer que deux) issues du cinéma américain ou français, nombreux sont également les parallèles avec le cabaret allemand (et, en général, l’univers des Années folles, entre Gatsby et Cocteau). L’ambiance musicale, quant à elle, présente une sonorité bien affirmée, véritable hommage à l’art savant et populaire à la fois de Cole Porter, grâce aux orchestrations des musiciens des <strong>Frivolités Parisiennes</strong>, avec un pétillant orchestre formé pour l’occasion de quatorze instrumentistes, dont un accordéoniste, pour une French Touch qui fait pétiller l’ensemble comme du champagne. Cela swingue, il y a du tap dance et on y lève la jambe comme au Moulin rouge.</p>


<figure class="wp-block-image aligncenter size-large"><img decoding="async" width="1024" height="683" src="https://www.forumopera.com/wp-content/uploads/baptistejayat©0100-1024x683.jpg" alt="" class="wp-image-180235"/><figcaption class="wp-element-caption"><sup>© Baptiste Jayat</sup></figcaption></figure>


<p>Mais par-delà l’apparente légèreté, on ressent une grande sensibilité doublée d’une tendresse infinie, mâtinée d’une certaine nostalgie chez des personnages bien loin de la supposée frivolité ambiante et dont la profondeur de sentiments comme de vues se fait régulièrement jour, sans parler des fêlures des personnages principaux. C’est là qu’interviennent les qualités d’acteurs des solistes chanteurs dont les voix correspondent essentiellement aux normes de la comédie musicale, à commencer par le trio qui interprète Cole Porter. <strong>Yoni Amar</strong>, par exemple, habitué du rôle de la Bête dans la <em>Belle et la Bête</em>, offre une vision fort séduisante d’un Porter à qui tout semble sourire. Le vibrato est un peu large, mais la technique est sûre. Plus proche de l’univers de l’opéra, <strong>Richard Delestre</strong> permet de saisir une personnalité plus intellectualisée&nbsp;; mais c’est <strong>Matthieu Michard</strong>, par ailleurs pianiste, qui réussit à intérioriser avec une délicatesse qui soulève l’empathie la complexité de Porter, ouvertement bisexuel et puisant dans ses expériences personnelles son inspiration. Son épouse, Linda Lee, est incarnée avec finesse par la soprano <strong>Marion Tassou</strong>, dotée d’un timbre riche au nuancier ondoyant. Elle parvient à merveille à faire saisir les affres de la jalousie et le désespoir de son personnage. À ses côtés, <strong>Léovanie Raud</strong> affiche une belle santé vocale, n’hésitant pas à pousser la voix en bonne routinière du musical.</p>
<p>Le spectacle est ainsi plein d’allant, avec de brefs dialogues parlés évoquant la vie parisienne d’un Américain aux premières loges des caf’conc&rsquo; et autres lieux qui comptent aux côtés du tout Paris de l’époque. Les numéros s’enchaînent, alternant quelques « tubes », à commencer par « I love Paris », avec des chansons moins connues, ce qui donne une envie irrésistible de réviser son Cole Porter, qu’on ne connaît finalement pas forcément si bien que ça. C’est l’une des grandes qualités de cette œuvre dont l’<a target="_blank" rel="noopener noreferrer" href="https://www.forumopera.com/cd-dvd-livre/cole-porter-in-paris-easy-listening/">enregistrement</a> est également disponible. En sortant, gageons que d’aucuns se précipiteront pour revoir les <em>Girls </em>ou <em>Silk Stockings</em>, à moins de rechercher les plus rares <em>Can-Can </em>ou <em>Fifty Million Frenchmen.</em></p>
<p>S’il restait, le jour de la Première, des places pour la Dernière du spectacle, gageons qu’avec le bouche-à-oreille, ce vivifiant et attrayant spectacle devrait faire salle comble d’ici là.</p><p>L’article <a href="https://www.forumopera.com/spectacle/cole-porter-in-paris-rennes/">Cole Porter in Paris – Rennes</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.forumopera.com">Forum Opéra</a>.</p>
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		<title>Cole Porter in Paris</title>
		<link>https://www.forumopera.com/cd-dvd-livre/cole-porter-in-paris-easy-listening/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Christophe Rizoud]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 12 Nov 2022 05:00:00 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Certains logiciels informatiques seraient-ils doués de prescience ? C’est dans le genre « easy listening » qu’iTunes range le dernier album des Frivolités Parisiennes : Cole Porter in Paris. Quel meilleur choix tant l’album s’écoute facilement ? Enregistrées live au Châtelet fin décembre 2021, vingt-et-une songs réunies par Christophe Mirambeau racontent le séjour en France dans les années 1920 du &#8230;</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Certains logiciels informatiques seraient-ils doués de prescience ? C’est dans le genre « easy listening » qu’iTunes range le dernier album des Frivolités Parisiennes : <em>Cole Porter in Paris</em>. Quel meilleur choix tant l’album s’écoute facilement ?</p>
<p>Enregistrées <em>live</em> au Châtelet fin décembre 2021, vingt-et-une <em>songs </em>réunies par <strong>Christophe Mirambeau</strong> racontent le séjour en France dans les années 1920 du célèbre compositeur américain de comédies musicales. Quelques <em>hits – </em>« I love Paris » évidemment – entrecoupés de dialogues et mis en scène formaient un spectacle que l’on imagine réjouissant. « 1918, <em>life is beautiful</em> et je suis à Paris ! », tout un programme. Transposé sur galette de polycarbonate, le show demeure distrayant en dépit de l’absence de fil narratif.  Cette musique, que l’on aurait tort de ne pas penser savante – Cole Porter étudia avec le compositeur Vincent d&rsquo;Indy, à la Schola Cantorum – respire une joie de vivre communicative. C’est que l’époque était encore belle.</p>
<p>L’orchestre des Frivolités Parisiennes swingue comme au temps du <em>Bœuf sur le toit</em>. Voix de comédie musicale – <strong>Yoni Amar</strong>, <strong>Leovanie Raid</strong> – côtoient sans complexe des chanteurs de formation lyrique – <strong>Marion Tassou</strong>, <strong>Richard Delestre</strong> –, ce qui peut déconcerter l’amateur d’opéra. « Ce projet marque aussi un tournant dans l’histoire de la compagnie puisque nous changeons légèrement de cap », expliquent <strong style="font-size: 14px;">Benjamin El Arbi </strong>et <strong style="font-size: 14px;">Mathieu Franot, </strong>les fondateurs des Frivolités Parisiennes, « on se dirige vers un style plus jazzy et swing, sans pour autant devenir un <em>big band </em>mais en élargissant nos horizons en termes de répertoire au-delà des opéras comiques ou opéras bouffes du XIXe siècle. Avec <em>Cole in Paris</em>, on s’installe dans le répertoire du premier XXe siècle, et on s’y sent bien ». <em>Coup de roulis</em> d’André Messager et <em>Ô mon bel inconnu</em> à l’Athénée cette saison devraient nous le confirmer.</p>
<p> </p>
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		<title>Frivol&#039;s Club</title>
		<link>https://www.forumopera.com/cd-dvd-livre/frivols-club-laissez-vous-faire/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Christophe Rizoud]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 19 Feb 2022 05:00:00 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Rien qu’un baiser, Baratin, Irma la Douce, Simone est comme ça ou encore Lulu – non d’Alban Berg mais de Philippe Parès et Georges Van Parys. Autant d’opérettes et de comédies musicales oubliées qui témoignent d’années que l’on a dites folles. A raison. Sous l’influence américaine, le music-hall supplante le caf’ conc’ ; l’opérette se dévergonde ; &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p><em>Rien qu’un baiser, Baratin</em>, <em>Irma la Douce</em>, <em>Simone est comme ça</em> ou encore <em>Lulu </em>– non d’Alban Berg mais de Philippe Parès et Georges Van Parys. Autant d’opérettes et de comédies musicales oubliées qui témoignent d’années que l’on a dites folles. A raison.</p>
<p>Sous l’influence américaine, le music-hall supplante le caf’ conc’ ; l’opérette se dévergonde ; les rythmes se métissent. C’est dans ce Paris pétillant de l’entre-deux guerres que nous propulse Frivol’s Club, le nouvel album des Frivolités Parisiennes.</p>
<p>La compagnie, fondée en 2012 par <strong>Benjamin El Arbi</strong> et <strong>Mathieu Franot</strong>, continue de cultiver ses singularités, entre musique savante et jazz, entre salle de concert et cabaret, entre Richard Wagner et Moises Simons – compositeur, pianiste et chef d&rsquo;orchestre cubain, né à La Havane en 1889, mort à Madrid en 1945, auquel on doit le folâtre « Adieu Paris ! », extrait de l’opérette <em>Toi, c&rsquo;est moi</em> (1934).</p>
<p>Wagner ? Absolument. Au détour d’un couplet de <em>Je suis swing</em>, un titre chanté par Johnny Hess où pour la première fois fut employé le mot « Zazou », on respire l’accord de <em>Tristan</em> comme un parfum de tubéreuse dans une cave enfumée de Saint-Germain-des-Prés.</p>
<p>Ce n’est pas la seule surprise que réserve un programme conçu comme un concert, qui brasse allégrement dans le désordre tous les styles pour se conclure sur une version biguine de La Barcarolle des <em>Contes d’Hoffmann</em>. Avec son <em>J’ai deux amours</em> écrit en 1930 à l’intention de Joséphine Baker pour la revue <em>Paris qui remue</em>, Vincent Scotto coudoie Loulou Gasté, Henri Debs et Marguerite  Monnot dont la comédie musicale <em>Irma la douce</em>, créée en 1956 à Paris, connut un succès tel qu’elle traversa l’Atlantique pour être adaptée au cinéma par Billy Wilder.</p>
<p>La même année – 1956 –, Louis Prima faisait un tabac en réunissant <em>I Ain&rsquo;t Got Nobody</em>, une chanson de Spencer Williams, à <em>Just a gigolo</em>, à l&rsquo;origine un tango viennois daté de 1929, repris la même année en français par Damia, la « Tragédienne de la chanson », et réorchestré, comme tous les titres de l’album, au format de l’orchestre des Frivolités Parisiennes – quinze instrumentistes au total. Quel <em>melting-pot</em> !</p>
<p>Une joyeuse confusion règne aussi au sein des chanteurs, certains d’essence lyrique – <strong>Sandrine Buendia</strong> et <strong>Philippe Brocard</strong> –, d’autres non – <strong>Léovanie Raud</strong> et <strong>Vincent Heden</strong> –, mais tous dans le ton et l’esprit de textes qui aiment souvent jouer sur les mots – n’est-ce pas Monsieur le Duc ? De la bonne humeur, de l’électricité, une énergie positive qui circule d’un numéro à l’autre et surtout une manière d’appréhender chacun de ces titres avec un naturel réjouissant, sans en faire des tonnes &#8211; ce répertoire ne le supporterait pas. Loin des guerres de chapelles, des ayatollah de l’atonalisme et de la condescendance affichée par certains dès qu’il s’agit de musique légère, il suffit comme le chantait Suzy Delair dans <em>Atoll K </em>de se laisser faire, « vous n&rsquo; le r&rsquo;gretterez pas ! »</p>
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		<title>YVAIN, Gosse de riche — Paris</title>
		<link>https://www.forumopera.com/spectacle/gosse-de-riche-paris-avec-lfp-jamais-de-rates/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Laurent Bury]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 19 Apr 2017 08:31:57 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Au fil des saisons, on en vient à se poser cette question existentielle : l’ensemble Les Frivolités Parisiennes serait-il capable de ne pas réussir un spectacle ? Après le succès d’entreprises aussi téméraires ou improbables que la résurrection de Don César de Bazan de Massenet, du Farfadet d’Adolphe Adam ou du Petit Duc de Lecocq, on finit &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>Au fil des saisons, on en vient à se poser cette question existentielle : l’ensemble Les Frivolités Parisiennes serait-il capable de ne pas réussir un spectacle ? Après le succès d’entreprises aussi téméraires ou improbables que la résurrection de <a target="_blank" rel="noopener noreferrer" href="http://www.forumopera.com/don-cesar-de-bazan-paris-il-surgit-tout-arme-ou-presque"><em>Don César de Bazan</em> de Massenet</a>, du <a target="_blank" rel="noopener noreferrer" href="http://www.forumopera.com/breve/le-farfadet-par-lfp-a-ne-pas-manquer"><em>Farfadet </em>d’Adolphe Adam</a> ou du <a target="_blank" rel="noopener noreferrer" href="http://www.forumopera.com/le-petit-duc-paris-friandise-delicieusement-acidulee"><em>Petit Duc</em> de Lecocq</a>, on finit par se demander s’il est possible qu’un jour « LFP » nous déçoive.</p>
<p>En effet, la dernière création du groupe dirigé par Mathieu Franot et Benjamin El Arbi s’inscrit dans une liste toujours plus longue de spectacles suprêmement réjouissants. Et les heureux mélomanes qu’avait ravis <em>Yes !</em> <a target="_blank" rel="noopener noreferrer" href="http://www.forumopera.com/breve/yes-indeed-yes-we-can-a-paris">au Café de la Danse en janvier 2016</a> pouvaient se douter que <em>Gosse de riche</em> du même Maurice Yvain promettait de semblables délices. Cette comédie musicale de 1924 se situe chronologiquement entre <em>Ta bouche </em>(1922) et <em>Pas sur la bouche</em> (1925). Avec son complice Henri Falk, Jacques Bousquet (scénariste des adaptations cinématographiques de <em>Mam’zelle Nitouche </em>et de <em>Dédé</em>) devait à nouveau collaborer avec le compositeur en 1929 pour <em>Jean V</em>. S’ils n’égalent pas la verve d’un Albert Willemetz, ces deux librettistes n’en surent pas moins offrir à Maurice Yvain une très bonne pièce de boulevard sur laquelle greffer airs et ensembles. Quant à la musique, si elle n’inclut aucun des tubes qui ont fait le succès planétaire de <em>Là-haut</em>, elle est toujours entraînante et, dans les passages sentimentaux, elle égale ce dont était capable Messager à la même époque. Dirigé avec vigueur par <strong>Jean-Yves</strong> <strong>Aizic</strong>, qui officiait déjà au piano pour <em>Yes !</em>, le Frivol’ Ensemble assure dans la fosse (ou plutôt au pied de la scène, à la place des premiers rangs d’orchestre).</p>
<p>Sur la très petite scène du Théâtre Trévise, où le spectacle est arrivé après sa création à Saint-Dizier, port d’attache régulier des Frivolités, le décor est réduit à sa plus simple expression, mais l’on apprécie les charmants costumes de <strong>Daniella Telle</strong>, qui transportent l’œuvre dans les années 1950 ; le texte utilisé semble d&rsquo;ailleurs être le fruit d’une révision datant de l’après-guerre, car il inclut quelques allusions qui semblent plus liées aux <em>fifties</em> qu’aux Années Folles, à moins que ces adaptations ne soient l’œuvre du dramaturge <strong>Christophe Mirambeau</strong>. Dénuée de toute vulgarité malgré la pantalonnade de l’intrigue, la mise en scène fait mouche : elle est signée <strong>Pascal Neyron</strong>, à qui l’on devait déjà la réussite du <em>Farfadet</em>. Il faut préciser qu’elle s’appuie sur une excellente équipe de chanteurs-acteurs grâce auxquels les dialogues parlés passent comme une lettre à la poste.</p>
<p><img decoding="async" alt="" class="image-large" height="191" src="/sites/default/files/styles/large/public/visuel_gosse_de_riche-1-m-c_behue.jpg?itok=eNH4PIdy" title="A. Martin-Varroy, D. Lorthiois, C. Duval, G. Paire, A. Pirie, L. Raud, O. Podesta  © M.-C. Behue" width="468" /><br />
	A. Martin-Varroy, D. Lorthiois, C. Duval, G. Paire, A. Pirie, L. Raud, O. Podesta  © M.-C. Behue</p>
<p>Bien sûr, on retrouve ici quelques artistes associés aux Frivolités Parisiennes depuis plusieurs spectacles. Pour une fois, <strong>Charlène Duval</strong> hérite d’un rôle dénué de toute extravagance, auquel son interprétation donne malgré tout une grande saveur. On est ravi de revoir <strong>Olivier Podesta</strong>, déjà irrésistible dans <em>Yes !</em>, et qui confère au personnage de Léon Mézaize le maximum de relief. <strong>Alexandre Martin-Varroy</strong> faisait lui aussi partie de la distribution de <em>Yes ! </em>et l’on apprécie à nouveau son timbre grave dans ce rôle de père dont il n’a pourtant pas l’âge. Applaudie notamment dans la revue <a target="_blank" rel="noopener noreferrer" href="http://www.forumopera.com/paris-cheries-paris-que-cest-bon-detre-frivole"><em>Paris Chéries</em></a>, <strong>Léovanie Raud </strong>impose une aisance confondante, et une diction qui permet de ne pas perdre une syllabe de ce qu’elle chante.</p>
<p>Les nouveaux-venus ne passent pas inaperçus. Surtout entendue dans un répertoire sérieux (<em>Armida</em> de Haydn, <em>Don Giovanni&#8230;</em>), <strong>Dorothée Lorthiois</strong> possède un timbre d’une délicieuse fraîcheur et une présence scénique ; dommage seulement que son texte ne soit pas toujours totalement intelligible. Simple comparse dans <em>La Grande-duchesse de Gérolstein </em>adaptée en 2013 par Les Brigands, le baryton <strong>Guillaume Paire </strong>se montre tout à fait à la hauteur d’une musique plus exigeante qu’il n’y paraît. Mais nous avons gardé le meilleur pour la fin : si l’on ne craignait le risque de blasphème envers les dieux du théâtre, on écrirait que la stupéfiante <strong>Ariane Pirie</strong> est la réincarnation de Pauline Carton. Extraordinaire baronne Skatinkolovitz, elle fait de chacune de ses interventions un sommet, et l’on n’est pas près d’oublier « Avez-vous compris » ou « Combine », par exemple. Espérons que les Frivolités Parisiennes la réengageront bientôt pour d’autres personnages du même acabit !</p>
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			</item>
		<item>
		<title>Paris Chéri(es) — Paris</title>
		<link>https://www.forumopera.com/spectacle/paris-cheries-paris-que-cest-bon-detre-frivole/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Laurent Bury]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 05 Jan 2017 06:53:32 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>La saison dernière, Les Frivolités Parisiennes avaient élu domicile dans l’extrême intimité du Théâtre Trévise pour y ressusciter Le Farfadet d’Adolphe Adam. Cette année, on leur rendra bientôt grâces de nous restituer Le Petit Duc de Lecocq, jadis un des titres les plus populaires du répertoire léger français. Non content d’œuvrer pour l’opérette ou l’opéra-comique &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>La saison dernière, <strong>Les Frivolités Parisiennes</strong> avaient élu domicile dans l’extrême intimité du Théâtre Trévise pour y ressusciter <a target="_blank" rel="noopener noreferrer" href="http://www.forumopera.com/breve/le-farfadet-par-lfp-a-ne-pas-manquer"><em>Le Farfadet</em> d’Adolphe Adam</a>. Cette année, on leur rendra bientôt grâces de nous restituer <em>Le Petit Duc</em> de Lecocq, jadis un des titres les plus populaires du répertoire léger français. Non content d’œuvrer pour l’opérette ou l’opéra-comique – quand, autrement, on aurait pu revoir <em>Don César de Bazan</em>, de Massenet ? –, Les Frivolités Parisiennes redorent aussi le blason de la comédie musicale à la française : l’an dernier, <a target="_blank" rel="noopener noreferrer" href="http://www.forumopera.com/breve/yes-indeed-yes-we-can-a-paris"><em>Yes !</em> de Maurice Yvain</a> revivait miraculeusement au Café de la Danse, porté notamment par la délicieuse Sandrine Buendia. En ce mois de janvier, en attendant <em>Gosse de riche</em> (1924), du même Maurice Yvain, la compagnie dirigée par Mathieur Franot et Benjamin El Arbi s’associe à nouveau à l’association AREPO – Les Grands Boulevards pour proposer un pot-pourri d’airs composés entre 1905 et 1955, sur un sujet que le titre du spectacle dissimule un peu. <em>Paris Chéri(es) !</em> ne le laisse pas forcément deviner, mais la plupart des airs interprétés dans cette « fantaisie-revue » tournent autour de l’amour. Ou même franchement du sexe, autant le dire. Evidemment, il y a de quoi faire, l’esprit gaulois s’étant toujours distingué en la matière.</p>
<p>Seulement deux titres antérieurs à la Première Guerre mondiale, mais inévitables : « La Raie », créée par Dranem, et la polka burleque « Ah les Cénobites », que le public est invité à reprendre en chœur. C’est de l’entre-deux-guerres que date la majorité des chansons réunies dans le spectacle. Quelques titres relèvent clairement de l’opérette : même si Yvonne Printemps ne l’a pas enregistré, « C’est un tout petit quelque chose » vient bien de <em>Trois Valses</em> d’Oscar Strauss. D’autres viennent de revues, comme on en donnait au Moulin-Rouge. Et la majeure partie sont extraits de comédies musicales comme en programmait désormais cet ex-temple de l’opérette, Les Bouffes Parisiens, avec Albert Willemetz pour les paroles, souvent, et des noms aussi familiers que Vincent Scotto ou Georges Van Parys pour la musique, et des interprètes comme Jean Gabin ou Berthe Sylva. L’après-guerre livre une poignée de chansons coquines, destinées à Suzy Delair ou Line Renaud, avec pas mal de rythmes sud-américains.</p>
<p>Toutes ces partitions ont été arrangées par goût et un véritable art du « à la manière de », notamment par <strong>Jean-Yves Aizic</strong>, qui assure également la direction musicale, et <strong>Christophe Mirambeau</strong>, concepteur et metteur en scène du spectacle. Devant un orchestre de seize musiciens, le Frivol’ Ensemble, cinq artistes (sonorisés) chantent et dansent tambour-battant ces quelque vingt-cinq chansons. Metteur en scène du <em>Farfadet </em>l’an dernier, <strong>Pascal Neyron</strong> assume avec brio le rôle de meneur de revue, chargé de présenter la plupart des numéros, non sans en chanter aussi quelques-uns. <strong>Alexis Meriaux</strong>, vu en Petermann dans un <em>Monsieur Choufleuri </em>qui continue à tourner un peu partout en France, et <strong>Guillaume Beaujolais </strong>interprètent en solo divers titres assez croquignolets (« A Bouffémont » ou « Ma p’tite canne à la main »…) puis unissent leurs voix pour un « Jésus la Caille » où Francis Carco inspire à Joseph Kosma une partition proche de Kurt Weill. Vue l’an dernier dans <em>Yes !</em>, <strong>Léovanie Raud</strong> distille, l’air de rien, les grivoiseries qu’on lui a réservées. Mais évidemment, et comme dans <em>Yes!</em>,<em> </em>l’incroyable et increvable <strong>Charlène Duval</strong> triomphe plus que jamais, dans « Si vous aimez les poitrines » de Cole Porter, « La plus jolie fille de Melbourne », « Je veux », « Les Ananas » et d’autres titres encore qui sont autant d’irrésistibles sommets. Surtout ne vous en privez pas, ce spectacle se donne encore jusqu’au 14 janvier.  </p>
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