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	<title>Daniel REUSS - Artiste - Forum Opéra</title>
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	<description>Le magazine en ligne de l&#039;opéra</description>
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	<title>Daniel REUSS - Artiste - Forum Opéra</title>
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		<title>Stabat Mater</title>
		<link>https://www.forumopera.com/cd-dvd-livre/poulenc-face-a-la-mort/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Pierre-Emmanuel Lephay]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 09 May 2014 12:19:16 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>  De nouvelles versions du Stabat Mater ne cessent de paraître depuis quelques mois. Après Stéphane Denève à Stuttgart (superbe version), Paavo Järvi à Paris (moins superbe), voici Daniel Reuss à Tallinn qui nous offre un disque passionnant. Car plutôt que d’associer classiquement ce Stabat Mater au Gloria (un couplage que Denève bousculait déjà en &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>           </p>
<p>			De nouvelles versions du Stabat Mater ne cessent de paraître depuis quelques mois. Après Stéphane Denève à Stuttgart (superbe version), Paavo Järvi à Paris (<a target="_blank" rel="noopener noreferrer" href="http://www.forumopera.com/index.php?mact=News,cntnt01,detail,0&amp;cntnt01articleid=5738&amp;cntnt01returnid=55">moins superbe</a>), voici <strong>Daniel Reuss</strong> à Tallinn qui nous offre un disque passionnant.</p>
<p>			Car plutôt que d’associer classiquement ce Stabat Mater au Gloria (un couplage que Denève bousculait déjà en proposant la rare version avec chœurs du ballet Les Biches), Daniel Reuss choisit les plus rares encore <em>Sept Répons de Ténèbres</em> dont il n’existe guère que le très bel enregistrement des Sixteen et celui, plus ancien, de Georges Prêtre. Ces Répons sont la dernière partition de Poulenc où le compositeur traduit à la fois la sérénité de la maturité et son angoisse de la mort, d’où un discours très contrasté, parfois étrange (la série dodécaphonique qui ouvre le Jesum tradidit impius), avec des réminiscences des <em>Dialogues des Carmélites</em>, récemment écrits, et où le « moine » l’emporte sur le « voyou », autant d’éléments qui rendent cette œuvre si personnelle, si touchante et dont Daniel Reuss excelle à traduire toute la profondeur.</p>
<p>			C’est à la lumière, ou plutôt à l’ombre, des <em>Répons </em>qu’il aborde ensuite le Stabat Mater, ce qui explique la profonde affliction caractérisant cette interprétation. On a connu lectures plus straviskiennes de l’œuvre mais peu en exaltent à ce point la douleur et la tristesse. Le soprano lumineux et magnifique de <strong>Carolyn Sampson </strong>n’en prend que davantage de relief. Mais ce qui frappe tout d’abord dans cet enregistrement, c’est la sonorité des chœurs (l’Estonian Philharmonic Chamber Choir et la Cappella Amsterdam) typiquement nordiques, avec des voix très « droites » et pures, qui donnent une lisibilité exceptionnelle à la riche écriture polyphonique de Poulenc (on regrettera d’autant plus un accord final du Stabat où les ténors peinent à s’accorder sur la quinte de l’accord). Les pages a capella sont ainsi absolument renversantes de beauté (fabuleux début du Sancta mater, istud agas par exemple). La crudité recherchée et le refus de brillance des sonorités du superbe Estonian National Symphony Orchestra vont dans le même sens. Aucune froideur pourtant mais, à l’image de la superbe photo de couverture représentant la chapelle de Ronchamp du Corbusier, une vision intense et sombre.</p>
<p>			Si les <em>Sept Répons </em>attendent toujours un enregistrement pour chœur d’hommes et de garçons tel que Poulenc l’a vraiment voulu, ce disque, original par son approche et magnifique quant à sa réalisation, n’en demeure pas moins absolument magistral.</p>
<p>			<strong>Francis POULENC</strong></p>
<p><strong>Sept Répons de Ténèbres<br />
			Stabat Mater</strong></p>
<p>
			Cappella Amsterdam<br />
			Estonian Philharmonic Chamber Choir<br />
			Estonian National Symphony Orchestra<br /><strong>Direction musicale</strong><br />
			Daniel Reuss</p>
<p>			Enregistré à l’Estonia Concert Hall de Tallinn en juin 2012</p>
<p>			1 CD Harmonia Mundi HMC 902149 – 62’12</p>
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		<title>Choeurs moraves</title>
		<link>https://www.forumopera.com/cd-dvd-livre/janacek-homme-de-choeurs/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Nicolas Derny]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 31 Jul 2012 23:57:15 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>    Encensé en tant que génie de l’opéra, auteur d’un singulier corpus instrumental et folkloriste renommé, on sait peu, dans nos contrées francophones, que Janáček fut un grand compositeur de musique chorale. Et pourtant… Le petit Leoš n’est qu’un enfant lorsqu’il est placé au monastère des Augustins de Brno où le moine-compositeur Pavel Křížkovský &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>           </p>
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<p>					Encensé en tant que génie de l’opéra, auteur d’un singulier corpus instrumental et folkloriste renommé, on sait peu, dans nos contrées francophones, que Janáček fut un grand compositeur de musique chorale. Et pourtant… Le petit Leoš n’est qu’un enfant lorsqu’il est placé au monastère des Augustins de Brno où le moine-compositeur Pavel Křížkovský le prend sous aile. Et les propres chœurs de ce dernier d’imprégner de manière patente les premiers essais de Janáček en la matière. Au fil des ans, de ses activités à la tête de groupes vocaux et de l’évolution de son esthétique dans les autres genres, l’écriture se modifie, se raffine, se singularise. Et c’est par sa musique chorale que la France fait la « connaissance » de Janáček en 1908… probablement sans s’en rendre compte car les trois pages entendues alors sont noyées dans un vaste programme regroupant un panel d’œuvres tchèques présentées pêle-mêle par la Société Chorale des Instituteurs Moraves lors d’une tournée passant par Paris. Il faut se souvenir que jusqu’en 1916 et le triomphe praguois de<em> Jenůfa</em>, ses propres compatriotes ne considère le compositeur que comme un collecteur provincial de musique populaire. Aucune chance, donc, pour que le Morave se fasse remarquer chez nous – et la monographie que lui consacre Daniel Muller en 1930 (Rieder) n’y changera strictement rien.</p>
<p>
					C’est chez František Sušil, premier grand folkloriste morave, qu’Antonín Dvořák puise les textes de ses fameux duos de l’op. 32 dont Janáček transcrit six extraits adaptés pour le chœur de la Beseda brněnská en l’année 1877. Drôle d’idée que de commencer le programme de ce disque par cet échantillon non-original, pense-t-on dans un premier temps. Toutefois, force est de constater qu’il n’en existe aucun autre enregistrement digne de ce nom et que les forces de Daniel Reuss sont absolument idéales pour en rendre toutes les couleurs.</p>
<p>					Contrairement à ce que note un peu à l’emporte-pièce Nicolas Duteufel dans la notice du disque, nous ne considérons pas véritablement <em>Kačena divoká</em> [La cane sauvage] et <em>Vlčí stopa</em> [La trace du loup] comme des « ersatz d’opéra ». Certes, la comparaison est tentante car ces pages possèdent d’authentiques progressions dramaturgiques et/ou un contenu lyrico-psychologique qui n’est sans évoquer <em>La Petite Renarde rusée </em>mais si au moment de leur composition (la première guerre mondiale), Janáček cherche effectivement à s’imposer sur les scènes de théâtre, ces petits chefs-d’œuvre représentent une étape à part entière de l’évolution de son écriture chorale à ne pas « fondre » trop rapidement dans le genre opératique. Si l’interprétation de chacune de ces partitions est exemplaire de beauté plastique, de souplesse, de musicalité et parfaite quant à la prononciation du tchèque, on admire surtout le travail sur le recueil <em>Říkadla</em> [Comptines], qui exige l’approche la plus idiomatique possible (ce qui n’est pas forcément acquis d’avance pour une formation néerlandaise&#8230;). Et pourtant, Reuss et ses troupes tirent la quintessence de ces miniatures enfantines composées en 1926 (à l’âge de… 73 ans !) d’après des contes bohémiens, moraves et ruthènes. Certes, la loufoquerie de certains textes appelle peut-être à quelque chose de plus débridé – que, peut-être, seuls les enfants du chœur Severáček ont atteint au disque (Studio Matouš) – mais le public « occidental » s’attend à quelque chose de plus « policé », ce qu’il trouvera ici. Les vents du Radio Blazers Ensemble participent activement à la réussite de cette gravure pleine de fraîche poésie.</p>
<p>					Le fameux<em> Otčenáš</em> (Notre Père) – dont il s’agit ici de la première version, avec harmonium (1901) – est une page où s’exprime un compositeur patriote citant le fameux choral hussite<em> Ktož jsú boží bojoníci </em>[Vous qui êtes les combattants de Dieu], emblématique de la lutte des Tchèques contre les envahisseurs et oppresseurs successifs*. La progression dramatique de cette pièce longue de 16 minutes est là aussi admirablement rendue par les interprètes. Voici en somme le disque idéal pour entrer dans le monde choral de Janáček et commencer une exploration que l’on vous assure passionnante.</p>
<p>					* L’immense majorité des compositeurs tchèques ont cité ce choral. Smetana (dans Tabor et Blánik du célèbre cycle Má vlast), Dvořák, Suk, Novák, Martinů jusqu’aux compositeurs de la seconde moitié du XXe siècle (Hůsa, Kabeláč), opprimé par le régime communiste. Kryštof Mařatka l’utilise encore en 2009 dans son chef-d’œuvre Praharphona, récemment enregistré (Dux). En ce qui le concerne, Janáček l’utilise entre autres dans le seconde partie des Excursions de Mr. Brouček.</p>
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<p>					<strong>Sur qobuz :</strong></p>
<p>					<a href="http://www.qobuz.com/album/cappella-amsterdam-and-daniel-reuss-leos-janacek-choral-works/3149020209721" target="_blank" rel="noopener">Leos Janácek : Œuvres chorales | Leos Janacek par Cappella Amsterdam</a></p>
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