<?xml version="1.0" encoding="UTF-8"?><rss version="2.0"
	xmlns:content="http://purl.org/rss/1.0/modules/content/"
	xmlns:wfw="http://wellformedweb.org/CommentAPI/"
	xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/"
	xmlns:atom="http://www.w3.org/2005/Atom"
	xmlns:sy="http://purl.org/rss/1.0/modules/syndication/"
	xmlns:slash="http://purl.org/rss/1.0/modules/slash/"
	>

<channel>
	<title>Nils Jorgen RIIS - Artiste - Forum Opéra</title>
	<atom:link href="https://www.forumopera.com/artiste/riis-nils-jorgen/feed/" rel="self" type="application/rss+xml" />
	<link>https://www.forumopera.com/artiste/riis-nils-jorgen/</link>
	<description>Le magazine en ligne de l&#039;opéra</description>
	<lastBuildDate>Tue, 17 Oct 2023 15:24:57 +0000</lastBuildDate>
	<language>fr-FR</language>
	<sy:updatePeriod>
	hourly	</sy:updatePeriod>
	<sy:updateFrequency>
	1	</sy:updateFrequency>
	<generator>https://wordpress.org/?v=6.9.4</generator>

<image>
	<url>https://www.forumopera.com/wp-content/uploads/cropped-Favicon-32x32.png</url>
	<title>Nils Jorgen RIIS - Artiste - Forum Opéra</title>
	<link>https://www.forumopera.com/artiste/riis-nils-jorgen/</link>
	<width>32</width>
	<height>32</height>
</image> 
	<item>
		<title>Saul &#038; David</title>
		<link>https://www.forumopera.com/cd-dvd-livre/saul-david-israel-en-syrie/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Laurent Bury]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 02 Mar 2016 13:23:55 +0000</pubDate>
				<guid isPermaLink="false">https://www.forumopera.com/cd-dvd-livre/saul-david-israel-en-syrie/</guid>

					<description><![CDATA[<p>Toutes proportions gardées, Saul et David est aux Danois ce que Carmen est aux Français : c’est l’opéra national, emblématique. Evidemment, l’œuvre de Carl Nielsen est loin d’avoir fait le tour du monde, et les représentations en sont rares en dehors des frontières danoises. C’est d’ailleurs le versant comique de sa production lyrique qui a connu &#8230;</p>
<p class="read-more"> <a class="" href="https://www.forumopera.com/cd-dvd-livre/saul-david-israel-en-syrie/"> <span class="screen-reader-text">Saul &#38; David</span> Lire la suite »</a></p>
<p>L’article <a href="https://www.forumopera.com/cd-dvd-livre/saul-david-israel-en-syrie/">Saul &amp; David</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.forumopera.com">Forum Opéra</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Toutes proportions gardées, <em>Saul et David</em> est aux Danois ce que <em>Carmen </em>est aux Français : c’est l’opéra national, emblématique. Evidemment, l’œuvre de Carl Nielsen est loin d’avoir fait le tour du monde, et les représentations en sont rares en dehors des frontières danoises. C’est d’ailleurs le versant comique de sa production lyrique qui a connu en premier les honneurs du DVD, avec <em>Maskerade</em>, mis en scène en 2000 à Bregenz par <strong>David Pountney</strong> (Capriccio). Lors du 150<sup>e</sup> anniversaire de la naissance de Nielsen, le directeur du Welsh National Opera a également été sollicité par Copenhague pour mettre en scène <em>Saul et David</em>, mais avec beaucoup moins de bonheur. Il nous sert la transposition obligée vers une dictature militaire proche-orientale d’aujourd’hui, Israël ressemblant ainsi fort à la Syrie, par exemple, le soulèvement de David contre Saül devenant l’offensive de Daech contre le régime de Bachar el-Assad. Kalachnikovs, tenues camouflage et immeubles bombardés, voilà ce qui constitue donc l’identité visuelle d’un spectacle qui rappelle étrangement ce dont nous abreuvent les journaux télévisés. Loin de la grandeur épique voulue par Nielsen, c’est un quotidien sordide qui nous est donné à voir, le comble étant le logis de la sorcière d’Endor, capharnaüm digne de l’intérieur des Groseille dans <em>La Vie est un long fleuve tranquille</em>. La scène du sacrifice donne évidemment lieu à un des ces actes de salissure désormais inévitables : une sorte de vache-qui-rit en carton-pâte descend des cintres ; Saül y plonge un couteau, puis la main, et se macule de sang le visage et la poitrine. David Pountney utilise aussi les intermèdes orchestraux pour introduire une note comique, avec six danseurs incarnant des représentants à l’ONU qui palabrent vainement pour aboutir à d’illusoires résolutions.</p>
<p>Dans la fosse, <strong>Michael Schønwandt</strong> dirige avec amour une partition qu’il connaît bien et dont il met en relief les qualités d&rsquo;écriture, mais doit se contenter d’une distribution vocale elle aussi moins héroïque qu’on ne le voudrait. Silhouette à la Demis Roussos, <strong>Niels Jørgen Riis</strong> possède un timbre clair qui convient au personnage juvénile de David, mais paraît moins à l’aise dans les passages plus tendus d’un rôle finalement assez lourd. Il y a vingt ans, on l’aurait peut-être plutôt distribué en Jonathan, où son confrère <strong>Michael Kristensen</strong> fait de son mieux pour compenser par une articulation expressive le manque de puissance de sa voix. Les Senta, les Elisabeth et les Isolde qui composent son répertoire permettent à <strong>Ann Petersen</strong> d’assumer sans faiblir le rôle de Mikal, dont l’impériosité vocale ne coïncide pas forcément avec le personnage de jeune femme voilée et effacée qu’on lui fait jouer. Sorcière d’Endor basculée dans le quart-monde, <strong>Susanne Resmark</strong> en fait scéniquement des tonnes sans que cela affecte heureusement sa voix. Qu’il soit en vie, agonisant sur un lit d’hôpital et sous perfusion, ou revenu d’entre les morts, le Samuel de <strong>Morten Staugaard</strong> est passablement grisonnant et trémulant, ce qui lui enlève une bonne partie de son côté redoutable (David Pountney voit pourtant en lui un intégriste fanatique). Quant au Saül de <strong>Johan Reuter</strong>, ses qualités d’acteur impressionnent sans doute davantage que ses pures forces vocales, mais il n’en compose pas moins un mémorable personnage ravagé par le doute et la jalousie.</p>
<p>L’article <a href="https://www.forumopera.com/cd-dvd-livre/saul-david-israel-en-syrie/">Saul &amp; David</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.forumopera.com">Forum Opéra</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>PUCCINI, Il trittico&#124;Il tabarro&#124;Suor Angelica&#124;Gianni Schicchi — Copenhague</title>
		<link>https://www.forumopera.com/spectacle/il-trittico-copenhague-approximations-et-absolu/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Maurice Salles]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 17 Jan 2016 08:33:49 +0000</pubDate>
				<guid isPermaLink="false">https://www.forumopera.com/spectacle/approximations-et-absolu/</guid>

					<description><![CDATA[<p>Cette production du Trittico signée Damiano Michieletto laisse à la fois séduit et partagé, comme nombre des spectacles signés par le talentueux metteur en scène. Partant du constat que dans Il Tabarro comme dans Suor Angelica le manque d’un enfant, parce qu’il est mort ou que son absence et son silence prolongés font craindre qu’il &#8230;</p>
<p class="read-more"> <a class="" href="https://www.forumopera.com/spectacle/il-trittico-copenhague-approximations-et-absolu/"> <span class="screen-reader-text">PUCCINI, Il trittico&#124;Il tabarro&#124;Suor Angelica&#124;Gianni Schicchi — Copenhague</span> Lire la suite »</a></p>
<p>L’article <a href="https://www.forumopera.com/spectacle/il-trittico-copenhague-approximations-et-absolu/">PUCCINI, Il trittico|Il tabarro|Suor Angelica|Gianni Schicchi — Copenhague</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.forumopera.com">Forum Opéra</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Cette production du <em>Trittico </em>signée <strong>Damiano Michieletto</strong> laisse à la fois séduit et partagé, comme nombre des spectacles signés par le talentueux metteur en scène. Partant du constat que dans <em>Il Tabarro </em>comme dans <em>Suor Angelica</em> le manque d’un enfant, parce qu’il est mort ou que son absence et son silence prolongés font craindre qu’il le soit, tourmente indéfiniment des personnages, il lie les deux actes sans solution de continuité, grâce à la métamorphose quasi instantanée du décor conçu par son partenaire habituel <strong>Paolo Fantin</strong>, rendue possible par la machinerie sophistiquée de l’Opéra Royal de Copenhague et par la précision des éclairages d’<strong>Alessandro Carletti. </strong>On passe ainsi directement du lieu indéfini où s’entassent des containers à l’institution gérée par des religieuses. Après l’entracte une autre métamorphose fera des mêmes volumes le décor surchargé de la demeure de Buoso Donati, jusqu’au dénouement où en se refermant sur les personnages les murs redeviendront parois de container, recréant en partie le décor initial. La réalisation du dispositif et la mise en scène sont si étroitement imbriquées qu’on ne peut qu’admirer le tour de force et l’ingéniosité de la conception.</p>
<p>Pourtant des réserves s’imposent. Damiano Michieletto se soucie, nous disait-il à Venise, de ceux qui ne sont jamais venus à l’opéra. Sans nul doute son travail éclaire la douleur des personnages ou la cupidité qui les damne, et peut prétendre ne pas trahir le sens des œuvres. Après tout, si Suor Angelica se suicide, qu’importe qu’elle s’ouvre les veines au lieu de s’empoisonner avec les plantes dont elle connaît les vertus curatrices ? Qu’importe si le décor urbain de Paris a disparu ? Pour la linéarité du récit, en effet, il importe peu. Mais ces options privent l’hypothétique spectateur néophyte d’intentions poétiques voulues par le compositeur. Puccini était sensible à l’atmosphère parisienne des bords de Seine ; l’escamoter revient à négliger la symbiose existant entre le sujet – choisi par le compositeur – et les passages musicaux qui accompagnent l’évocation nostalgique de la vie d’avant, à Belleville. De même, faire de Michele un père inconsolable qui cache dans ses poches les jouets et les chaussures de son enfant mort est une trouvaille dont l’impact pathétique est indiscutable. Mais cela rationalise le désamour entre lui et Giorgetta, alors que la question : pourquoi ne s’aime-t-on plus ? reste sans réponse précise dans l’œuvre,  indétermination qui participe de sa modernité. De même encore, choisir de flanquer la tante de Suor Angelica d’un garçonnet qui serait le fils de la recluse n’augmente pas la cruauté de la première mais vide l’œuvre du mystère relatif à la vie ou à la mort de l’enfant. Si Suor Angelica souffre constamment, c’est du silence des siens. En rajouter en faisant du couvent un lieu infernal où les pensionnaires sont brutalisées constamment par un encadrement sadique crée un climat de tension oppressant mais ne tient clairement pas compte de ce que la musique suggère, où Puccini a probablement mis ses propres souvenirs du couvent dont sa sœur était supérieure. Quant à montrer Nella cherchant le testament de Buoso Donati entre les fesses du défunt, le gag amuse le public mais enrichit-il la compréhension du débutant à l’opéra ? Ou le croit-on incapable de se satisfaire de l’ironie grinçante du livret ?</p>
<p><img fetchpriority="high" decoding="async" alt="" class="image-large" height="312" src="/sites/default/files/styles/large/public/il_trittico_copyright_miklos_szabo.jpg_7.jpg?itok=DiqO-eCz" title="Elizabeth Llewellyn (Giorgetta) et Niels Jorgen Riis (Luigi) © Miklos Szabo" width="468" /><br />
	Elizabeth Llewellyn (Giorgetta) et Niels Jorgen Riis (Luigi) © Miklos Szabo</p>
<p>Si ces libertés nous semblent ainsi excessives, cela tient peut-être à la force remarquable de l’interprétation. La troupe de l’Opéra Royal se montre d’une cohésion et d’une efficacité telles, peut-être augmentées au fil des représentations, que l’impact du spectacle est maximal. En vedettes, le baryton-basse <strong>Johan Reuter </strong>et la soprano <strong>Elizabeth Llewellyn</strong>, respectivement Michele et Gianni Schicchi, et Giorgetta et Suor Angelica. Le premier, hôte de Covent Garden et du Metropolitan, entre autres lieux prestigieux, montre sa versatilité dans les deux rôles si différents où il est également crédible, monolithe fissuré de l’intérieur ou esprit vif prêt à l’embrouille, avec pour Schicchi le jeu attendu et très réussi des voix modifiées. La seconde, d’origine britannique, après des débuts prometteurs avait dû abandonner la scène durant une décennie pour raisons de santé. Est-ce ce parcours singulier, ce souci de rattraper les années perdues qui donne à son chant et à son jeu cette intensité ? La voix n’est exceptionnelle ni par le timbre, ni par l’étendue, et pourtant sa Giorgetta et sa Suor Angelica, qu’elle enchaîne sans la moindre pause avec la même force de conviction  sont chargées d’une émotion contenue dont la justesse relève d’un art consommé. Parmi les membres de la troupe, <strong>Nils Jorgen Riis </strong>campe un Luigi vocalement très solide et crédible scéniquement, en homme simple qui n’aime ni l’ambigüité ni la duplicité, et <strong>Hanne Fisher</strong> une Frugola bien sonore<strong>. Johanne Bock </strong>est d’abord une Zia Principessa moins abrupte que d’autres, mais dont la dureté est peut-être plus blessante quand elle se révèle, puis une Zita dont son physique généreux explicite l’avidité. De son vison à son tailleur, <strong>Carla Teti </strong>l’habille en fonction de ce qu’est le personnage, comme du reste tous les autres, le tableau d’ensemble de <em>Gianni Schicchi </em>offrant à la costumière l’occasion de recréer une véritable collection. Elle habille Lauretta avec une discrétion qui semble annoncer une sainte nitouche, alors que <b>Kristina Mkhitaryan</b> exprimera la détermination du personnage avec une netteté gracieuse dont « O mio babbino caro » est la délicieuse expression. En Rinuccio <strong>Gert Henning-Jensen </strong>a conservé à peu près la silhouette et la fraîcheur vocale du temps où il était stagiaire à l’Accademia rossiniana mais l’ampleur se révèle un peu juste pour passer toujours la rampe sonore de l’orchestre. En coulisse les chœurs ont la résonance juste de la dévotion sincère, que la coercition représentée plus tôt teinte de mensonge.</p>
<p>L’orchestre, justement, se révèle d’une souplesse particulièrement remarquable, et dans l’acoustique chaleureuse sonne splendidement. Mais au-delà des remarques ponctuelles où l’on apprécie particulièrement tel trait, tel éclat des cuivres, telle plongée ou tel friselis des cordes, c’est la direction de <strong>Giuliano Carella</strong> qui donne à ce <em>Trittico </em>sa puissance émotionnelle. Amoureux de Puccini depuis toujours, c’est peu dire qu’il nourrit une dévotion véritable pour le compositeur, qui lui valut d’être appelé à diriger en novembre 2014 l’exécution d’inédits lors de la célébration du quatre-vingt-dixième anniversaire de la naissance du musicien. Il ne se lasse pas d’explorer sans cesse les moindres détails de partitions qu’il pourrait diriger les yeux fermés, toujours soucieux d’être au plus près des intentions du Maître qu’il vénère. Cela donne une lecture si ardente que l’on croit sentir monter, dans les vagues sonores, l’âme même du compositeur. Ce résultat si magnifique est probablement aussi le fruit des représentations déjà nombreuses qui ont permis à l’orchestre d’atteindre cette qualité. C’est un engagement si absolu et une telle réussite musicale que les approximations de la mise en scène en sont comme minimisées. Les images théâtrales étaient fortes, mais c’est la musique qui a comblé !</p>
<p>L’article <a href="https://www.forumopera.com/spectacle/il-trittico-copenhague-approximations-et-absolu/">PUCCINI, Il trittico|Il tabarro|Suor Angelica|Gianni Schicchi — Copenhague</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.forumopera.com">Forum Opéra</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
	</channel>
</rss>
