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	<title>Marina RUIZ - Artiste - Forum Opéra</title>
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	<description>Le magazine en ligne de l&#039;opéra</description>
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	<title>Marina RUIZ - Artiste - Forum Opéra</title>
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		<title>OFFENBACH, Apothicaire et Perruquier &#038; Un Mari à la Porte – Paris (L’Auguste Théâtre)</title>
		<link>https://www.forumopera.com/spectacle/offenbach-apothicaire-et-perruquier-un-mari-a-la-porte-paris-lauguste-theatre/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Christian Peter]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 28 Jan 2026 05:47:31 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Pour son nouveau spectacle, la Compagnie Fortunio a mis à l’affiche deux opérettes en un acte de son compositeur fétiche, Offenbach. Créée en 2012, cette troupe, qui s’est donné pour mission de faire redécouvrir des ouvrages oubliés du répertoire français d’opérette et d’opéra-comique, a remis à l’honneur des compositeurs fêtés en leur temps, tels Yvain &#8230;</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Pour son nouveau spectacle, la Compagnie Fortunio a mis à l’affiche deux opérettes en un acte de son compositeur fétiche, Offenbach. Créée en 2012, cette troupe, qui s’est donné pour mission de faire redécouvrir des ouvrages oubliés du répertoire français d’opérette et d’opéra-comique, a remis à l’honneur des compositeurs fêtés en leur temps, tels Yvain (<em><a href="https://www.forumopera.com/spectacle/la-haut-paris-lauguste-theatre-deux-heures-de-bonheur/">Là-haut</a></em> en 2021),  Audran (<em><a href="https://www.forumopera.com/spectacle/gillette-de-narbonne-paris-convies-par-le-plaisir/">Gillette de Narbonne</a> </em>en 2022), Terrasse (<em><a href="https://www.forumopera.com/spectacle/terrasse-la-botte-secrete-paris/">La Botte secrète</a></em> en 2023) ou Roger (<em><a href="https://www.forumopera.com/spectacle/roger-josephine-vendue-par-ses-soeurs-paris/">Joséphine vendue par ses sœurs</a></em> en 2025), autant de spectacles hilarants, interprétés avec enthousiasme par les fidèles de la troupe dont certains sont présents depuis sa création. Mais il est un nom qui revient à intervalles réguliers dans les programmes de la Compagnie, c’est bien sûr le maître incontesté de l’opérette, Jacques Offenbach, avec notamment <em>Bagatelle</em> en 2017, <em><a href="https://www.forumopera.com/spectacle/le-voyage-de-mm-dunanan-pere-et-fils-paris-ranelagh-nous-avons-fait-un-beau-voyage/">Le Voyage de MM Dunanan Père et fils</a></em> en 2019, ainsi qu’<em>Un Souper chez Offenbach </em>en 2014, fantaisie culinaire de Geoffroy Bertran sur des musiques du compositeur.</p>
<p>Créé En 1861 au Théâtre des Bouffes Parisiens, <em>Apothicaire et Perruquier</em> est un pastiche de musiques du dix-huitième siècle, comme en témoigne l’air d’entrée de Boudinet, ornementé à la manière de Gluck. L’intrigue, qui se situe sous le règne de Louis XV, repose sur un quiproquo qui va occasionner une succession de situations burlesques jusqu’au dénouement, heureux comme il se doit : Boudinet, un bourgeois de Carpentras récemment installé à Paris, a accepté de donner sa fille Sempronia en mariage au fils de son vieil ami Plumoizeau, Lorsque le rideau se lève il attend son futur gendre qu’il n’a encore jamais vu, ainsi que le perruquier qui doit coiffer la future mariée. Celui-ci se présente en premier au domicile de Boudinet qui, le prenant pour le jeune Plumoiseau, l’accueille chaleureusement sans lui laisser placer un mot tandis que sa fille reconnaît en lui l’inconnu dont elle s’était éprise à Carpentras. En revanche lorsque le vrai Plumoiseau arrive, Boudinet croyant avoir affaire au coiffeur, l’accable de reproches pour son retard. A la fin, tout rentrera dans l’ordre et les jeunes amoureux pourront convoler avec l’accord de Boudinet. L’œuvre comporte des airs, des duos et deux quatuors virtuoses dont celui qui conclut l’ouvrage, particulièrement éblouissant.</p>


<figure class="wp-block-image aligncenter size-large"><img fetchpriority="high" decoding="async" width="1024" height="683" src="https://www.forumopera.com/wp-content/uploads/Geoffroy-Bertran-et-Xavier-Meyrand-Photo-Pascal-Goncz-1024x683.jpg" alt="" class="wp-image-207231"/><figcaption class="wp-element-caption"><sup>Geoffroy Bertran, Charlotte Mercier et Lou Benzoni Grosset © Pascal Goncz</sup></figcaption></figure>


<p>Créé deux ans plus tôt dans le même Théâtre <em>Un Mari à la porte</em>, est musicalement plus conforme au style habituel d’Offenbach. L’intrigue repose sur une situation digne d’un vaudeville, Suzanne, une jeune mariée, quitte le bal pour se retirer dans sa chambre en compagnie de son amie Rosita. Là, elles tombent sur Florestan, un compositeur d’opérette criblé de dettes qui, ayant fui ses créanciers par le toit, est arrivé en tombant dans la cheminée. La situation se corse lorsque le mari de Suzanne vient frapper à la porte de son épouse qui, paniquée, refuse de lui ouvrir. Tout finira pourtant par s’arranger après quelques péripéties réjouissantes. Un même décor, représentant un salon élégant avec une porte, des fenêtres, une cheminée et une table dressée, sert aux deux ouvrages.</p>


<figure class="wp-block-image aligncenter size-large"><img decoding="async" width="1024" height="683" src="https://www.forumopera.com/wp-content/uploads/Brice-Poulot-Derache-Charlotte-Merier-et-Lou-Benzoni-Grosset-Photo-Pascal-Goncz-1024x683.jpg" alt="" class="wp-image-207228"/><figcaption class="wp-element-caption"><sup>Brice Poulot Derache, Charlotte Merier et Lou Benzoni Grosset © Pascal Goncz</sup></figcaption></figure>


<p>Annoncée souffrante, <strong>Marina Ruiz</strong> incarne pourtant avec aplomb et une technique sans faille une Sempronia volontaire face à <strong>Xavier Meyrand</strong>, hilarant en perruquier amoureux. Tous deux parviendront à leurs fins grâce à un coup de théâtre inespéré. Dans <em>Un Mari à la porte</em>, <strong>Charlotte</strong> <strong>Mercier</strong> et <strong>Lou Benzoni Grosset</strong> forment un duo réjouissant qui mène la danse tout au long de l’intrigue, leurs deux voix, l’une corsée, l’autre claire et limpide, s’unissent harmonieusement, et leur complicité sur le plateau est tout à fait irrésistible. Face à elles, <strong>Brice Poulot Derache</strong> qui incarnait Plumoiseau dans <em>Apothicaire et Perruquier</em>, possède une voix sonore et bien projetée que le rôle de Florestan met davantage en valeur. Quant à <strong>Geoffroy Bertran</strong>, fondateur de la Compagnie Fortunio, il est tout aussi convaincant en vieux père têtu et bedonnant qu’en jeune marié fringant. De plus, il est l’auteur du décor, de la mise en scène, remarquablement réglée, des chorégraphies ainsi que des costumes qu’il a imaginés avec la complicité de <strong>Marina Ruiz</strong>.</p>
<p><strong>Romain Vaille,</strong> qui accompagne depuis des années les spectacles de la Compagnie, déroule sous les voix des chanteurs un tapis harmonieux et chatoyant qui constitue l’un des atouts majeurs de ce spectacle. Ses ouvertures, en particulier celle d’<em>Un mari à la porte</em>, mettent en valeur sa virtuosité sans faille et l’élégance de son toucher.</p>
<p>Ce spectacle revigorant sera repris à la Comédie Saint Michel à Paris, les 7 février (17h45), 7 mars (17h45), 16 avril (21h15), 7 mai (21h15) et 13 juin 17h45).       </p><p>L’article <a href="https://www.forumopera.com/spectacle/offenbach-apothicaire-et-perruquier-un-mari-a-la-porte-paris-lauguste-theatre/">OFFENBACH, Apothicaire et Perruquier &amp; Un Mari à la Porte – Paris (L’Auguste Théâtre)</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.forumopera.com">Forum Opéra</a>.</p>
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		<title>ROGER, Joséphine vendue par ses sœurs &#8211; Paris</title>
		<link>https://www.forumopera.com/spectacle/roger-josephine-vendue-par-ses-soeurs-paris/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Christian Peter]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 14 Jan 2025 10:42:52 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Nous l’attendions avec impatience, le nouveau spectacle de la Compagnie Fortunio qui, depuis plus de dix ans, nous régale chaque année en ressuscitant une opérette qui a eu son heure de gloire en son temps avant de tomber dans l’oubli à mesure que le genre passait de mode, ce qui nous a valu de véritables &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>Nous l’attendions avec impatience, le nouveau spectacle de la Compagnie Fortunio qui, depuis plus de dix ans, nous régale chaque année en ressuscitant une opérette qui a eu son heure de gloire en son temps avant de tomber dans l’oubli à mesure que le genre passait de mode, ce qui nous a valu de véritables pépites comme <em><a href="https://www.forumopera.com/spectacle/la-haut-paris-lauguste-theatre-deux-heures-de-bonheur/">Là-haut !</a></em> de Maurice Yvain, <em><a href="https://www.forumopera.com/spectacle/gillette-de-narbonne-paris-convies-par-le-plaisir/">Gillette de Narbonne</a></em> d’Audran ou la récente <em><a href="https://www.forumopera.com/spectacle/terrasse-la-botte-secrete-paris/">Botte secrète</a></em> de Terrasse. Cette année Geoffroy Bertran et sa troupe se sont lancés dans un projet plus ambitieux, en l’occurrence <em>Joséphine vendue par ses sœurs</em>, un véritable opéra-comique en trois actes, défendu par treize solistes qui se répartissent la vingtaine de personnages que comporte l’ouvrage.</p>
<p>Né en 1853, Victor Roger a connu une popularité notable à la fin du dix-neuvième siècle grâce à ses ballets ses chansons et ses opérettes parmi lesquelles,<em> Les vingt-huit Jours de Clairette</em>, son plus grand triomphe, en 1892. Quelques années plus tôt, en 1886, <em>Joséphine vendue par ses sœurs</em> fut son premier vrai succès. Le livret est une parodie de l’opéra <em>Joseph et ses frères</em> de Méhul, lui-même inspiré de la <em>Genèse</em>. L’héroïne, Joséphine, rêve de devenir chanteuse lyrique et pour cela fréquente le conservatoire en compagnie de Montosol, un jeune baryton dont elle est éprise. Objet de toutes les attentions de sa mère, concierge de son état, Joséphine suscite la jalousie de ses sœurs qui ourdissent une machination afin de la pousser à accepter la proposition d’Alfred Pacha qui, désireux de la conquérir, souhaite l’engager à l’Opéra du Caire. Le deuxième acte se situe à la cour du Pacha dont Joséphine refuse les avances. Sa famille la rejoint bientôt en Egypte, ainsi que Montosol. A la suite de diverses péripéties, le plus souvent hilarantes, tout le monde se retrouve à la fin à Paris pour célébrer le dénouement heureux. La musique alerte et vive, aligne des airs, des duos et des ensembles à un rythme soutenu, ponctués par des dialogues savoureux. On y perçoit quelques réminiscences musicales, ici un ensemble de <em>La Fille du régiment</em>, là un air de <em>La Favorite</em>, ainsi qu’une parodie du texte de l’air de Mignon qui devient « Connais-tu le pays où fleurit L’Ptit Journal » (quotidien dans lequel écrivait Victor Roger).</p>


<figure class="wp-block-image aligncenter size-large"><img decoding="async" width="1024" height="768" src="https://www.forumopera.com/wp-content/uploads/Josephine-et-les-almees-Photo-Estelle-Daniere-2-1024x768.jpg" alt="" class="wp-image-180871"/><figcaption class="wp-element-caption"><sup>Joséphine et les almées © Estelle Danière</sup></figcaption></figure>


<p><strong>Geoffroy Bertran</strong> a effectué une retranscription ingénieuse de la partition afin de l’adapter aux effectifs de sa troupe et de concentrer l’action sur un nombre moins important de personnages. De plus, cette année, en plus du piano, une flûte vient enrichir notablement l’accompagnement musical.</p>
<p>L’intrigue est transposée dans les années 50. La loge de la mère Jacob avec ses murs jaunes, son carrelage et sa nappe à carreaux rouges et blancs est typique de cette époque. Le Palais d’Alfred Pacha est astucieusement évoqué par une toile de fond qui représente une porte orientale s’ouvrant sur des pyramides et un palmier. Au premier plan, une salle décorée de tentures aux murs et de tapis au sol, où trône une méridienne bleue. La mise en scène épouse avec habileté le rythme soutenu de l’action tout au long de la représentation et les chorégraphies subtiles d’<strong>Estelle Danière </strong>ajoutent une touche de fantaisie au spectacle qui n’en manque pas.</p>
<p>La distribution, d’une bonne humeur communicative, n’appelle que des éloges jusque dans les plus petits rôles : <strong>Marina Ruiz</strong>, que l’on a déjà applaudie dans <em>Gillette de Narbonne</em> et <em>La Botte secrète</em> est une Joséphine énergique à la voix sonore et au timbre délicatement ambré. <strong>Dorothée Thivet</strong> est une Mère Jacob truculente à souhait, dotée d’une <em>vis comica</em> réjouissante, notamment dans ses savoureuses répliques parlées, et servie par une voix solide et bien projetée. Son esquisse de danse du ventre au début du troisième acte est particulièrement irrésistible. <strong>Lou Benzoni Grosset</strong> est une délicieuse Benjamine, déterminée à conquérir le cœur de Putiphar, neveu grognon d’Alfred Pacha. Son aisance sur le plateau et sa fraîcheur vocale captent durablement l’attention. Putiphar est campé par <strong>Xavier Meyrand</strong>, ténor à la voix haut perchée et grand habitué de la troupe depuis sa création, qui excelle à incarner ce personnage bougon dont les mimiques sont particulièrement hilarantes. Doté d’une voix chaude qui en impose,<strong> Brice Poulot Derache</strong>, joyeux égoutier dans <em>La Botte secrète</em> l’an passé, incarne ici avec un sens aigu du second degré ce personnage d’amoureux éconduit, imitation burlesque du Pacha Selim de <em>L’Enlèvement au sérail</em>. Enfin, <strong>Geoffroy Bertran</strong>, grand maître d’œuvre de ce spectacle revigorant, campe avec sa classe habituelle et son irréprochable legato, un Montosol de bon aloi au timbre suave. Saluons également, l’excellente prestation des sœurs de Joséphine, dont les ensembles, parfaitement en place sont particulièrement jubilatoires.</p>
<p>Comme à l’accoutumée, l’excellent <strong>Romain Vaille</strong>, propose un accompagnement au piano tonique et sans faille secondé par la flûte imaginative de <strong>Gaëlle Amice</strong>.</p><p>L’article <a href="https://www.forumopera.com/spectacle/roger-josephine-vendue-par-ses-soeurs-paris/">ROGER, Joséphine vendue par ses sœurs &#8211; Paris</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.forumopera.com">Forum Opéra</a>.</p>
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		<item>
		<title>TERRASSE, La Botte secrète &#8211; Paris</title>
		<link>https://www.forumopera.com/spectacle/terrasse-la-botte-secrete-paris/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Christian Peter]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 16 Oct 2023 04:00:00 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Comme chaque année en début de saison depuis sa fondation en 2012, la Compagnie Fortunio présente son nouveau spectacle et pour la troisième année consécutive, après Là-Haut et Gillette de Narbonne, les représentations ont lieu à l’Auguste Théâtre dans le XIe arrondissement. Cette fois la troupe créée par Geoffroy Bertran propose La Botte secrète de &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>Comme chaque année en début de saison depuis sa fondation en 2012, la Compagnie Fortunio présente son nouveau spectacle et pour la troisième année consécutive, après <em>Là-Haut</em> et <em>Gillette de</em> <em>Narbonne</em>, les représentations ont lieu à l’Auguste Théâtre dans le XIe arrondissement. Cette fois la troupe créée par <strong>Geoffroy Bertran</strong> propose <em>La Botte secrète</em> de Claude Terrasse. Surnommé en son temps « le prince de l’opérette française », ses œuvres qui ont enchanté la Belle Époque, ont connu un énorme succès jusqu’à la fin de la première guerre avant de tomber dans un oubli relatif. Son librettiste Franck-Nohain était l’un des principaux représentants de l’école fantaisiste. Père de l’animateur Jean Nohain et du comédien Claude <em>Dauphin</em>, il est connu des amateurs d’opéra pour avoir signé le livret de <em>L’heure espagnole </em>de Ravel. L’action de <em>La Botte secrète</em> se déroule également dans une boutique mais il s’agit cette fois d’un magasin de chaussures où un prince russe et sont épouse sont à la recherche du propriétaire d’une botte aux dimensions impressionnantes qui a commis un double forfait, botter les fesses du prince en laissant l’empreinte de sa semelle sur son pantalon et flatter au passage la croupe de la princesse qui en est restée tout émoustillée. Le coupable n’est autre qu’un égoutier qui rêve de devenir un homme du monde. L’arrivée d’un séducteur qui poursuit la princesse de ses assiduités provoque une succession de quiproquos burlesques émaillés de jeux de mots volontiers égrillards, jusqu’au dénouement, heureux comme il se doit. La musique vive et alerte se situe tout à fait dans la lignée d’Offenbach, dont Terrasse était considéré comme le digne successeur. Airs, duos, trios, quatuors alternent avec bonheur sans le moindre temps mort pour la plus grande joie du public.</p>


<figure class="wp-block-image aligncenter size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="683" src="https://www.forumopera.com/wp-content/uploads/MYL7828_DxO_1-Mylene-Majdalani-Natour-1024x683.jpg" alt="" class="wp-image-143352"/><figcaption class="wp-element-caption"><sup>© Mylène Majdalani Natour </sup></figcaption></figure>


<p><strong>Joël Roesse</strong>l campe avec conviction et une indéniable présence un marchand de chaussures effaré, dépassé par les événements. <strong>Xavier Meyrand</strong> est irrésistible en séducteur snob et maniéré qui poursuit de ses avances la princesse Natacha, tandis que <strong>Brice Poulot Derache</strong> incarne avec une voix chaude et sonore un égoutier rustre et balourd, non dépourvu de charme cependant. Savoureux sont ses couplets «&nbsp;Moi qui suis égoutier&nbsp;», plus savoureux encore son duo sur un rythme de valse avec la princesse qui lui déclare «&nbsp;Sur ta barque légère ô égoutier va donc […] Les égouts de Paris c’est Venise chez soi.&nbsp;» C’est <strong>Marina Ruiz qui</strong> incarne cette princesse décidée et volontaire qui ne s’en laisse pas conter, servie par une voix ample et claironnante. Le rôle du Prince est dévolu à <strong>Geoffroy Bertran</strong> qui a également signé la mise en scène et les décors. Son timbre de baryton léger et l’élégance de sa ligne de chant font merveille dans ce rôle de monarque outragé qui ne soupçonne pas ce qui se trame autour de lui, tout occupé qu’il est à trouver le coupable du coup de pied fatidique. Le magasin de chaussures qu’il a imaginé est à la fois sobre et de bon goût, quant à sa direction d’acteurs, astucieuse et inventive, elle participe largement au succès du spectacle. Au piano, <strong>Romain Vaille</strong> propose un accompagnement fluide et contrasté. Dès l&rsquo;ouverture, à rideau fermé on est conquis par son toucher raffiné et son jeu délicat et précis qui compense largement l&rsquo;absence d&rsquo;orchestre.&nbsp;</p><p>L’article <a href="https://www.forumopera.com/spectacle/terrasse-la-botte-secrete-paris/">TERRASSE, La Botte secrète &#8211; Paris</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.forumopera.com">Forum Opéra</a>.</p>
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		<item>
		<title>AUDRAN, Gillette de Narbonne — Paris</title>
		<link>https://www.forumopera.com/spectacle/gillette-de-narbonne-paris-convies-par-le-plaisir/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Christophe Rizoud]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 11 Oct 2022 04:00:00 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Né en 1840, mort en 1901, Edmond Audran est connu pour avoir composé La Mascotte, dont le succès a éclipsé ses autres œuvres. Gillette de Narbonne par exemple, créée deux ans plus tard en 1882 au Théâtre des Bouffes-Pariens. « Prétentieuse et banale », poignarde la critique au lendemain des premières représentations, après avoir reproché à la &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>Né en 1840, mort en 1901, Edmond Audran est connu pour avoir composé <em>La Mascotte</em>, dont le succès a éclipsé ses autres œuvres. <em>Gillette de Narbonne</em> par exemple, créée deux ans plus tard en 1882 au Théâtre des Bouffes-Pariens. « Prétentieuse et banale », poignarde la critique au lendemain des premières représentations, après avoir reproché à la partition de ne pas avoir « la bonne humeur et l’entrain de <em>La Mascotte</em> ». Le jugement, sévère, doit être replacé dans le contexte d’une époque biberonnée à la musique d’Offenbach dont Audran se pose en successeur. L’hommage à Vénus dans les couplets d’Olivier au premier acte, l’emploi de « Turlututu », « Pan » et autres onomatopées au deuxième trahissent l’influence de l’aîné sur le cadet, la fantaisie en moins. Par son livret inspiré du <em>Décaméron</em>, par son écriture sinon « prétentieuse » du moins ambitieuse, par son esprit sinon « banal » du moins sage, l’ouvrage s’inscrit dans la veine sentimentale qui amorce durant la IIIe république le déclin de l’opéra-comique, genre auquel se rattache encore <em>Gillette de Narbonne</em>.</p>
<p>Sigisbée de ce répertoire, la Compagnie Fortunio en offre la joyeuse démonstration à L’Auguste Théâtre jusqu’au 16 octobre. La sobriété des moyens employés pour exhumer une œuvre qui n’avait pas été représentée depuis 1935 à Paris ne s’exerce jamais au détriment de la qualité du spectacle. A la mise en scène, <strong>Geoffroy Bertran</strong> et <strong>Pénélope Driant</strong> ont fait de la belle ouvrage, avec au 3e acte un clin d&rsquo;oeil savoureux à la Belle au bois dormant façon Walt Disney. Le décor unique, qu’une toile peinte en fond de scène adapte aux différents lieux de de l’intrigue, a été astucieusement pensé pour favoriser les inévitables chassés-croisés. Les costumes respectent le caractère médiéval du livret. La flûte éloquente de <strong>Jacinthe Moreau</strong> colore le discours instrumental, confié au piano irréprochable de <strong>Romain Vaille</strong>. Pas un seul décalage, pas un seul écart à déplorer, la pièce va bon train servie par une troupe à la gaité contagieuse.</p>
<p><img loading="lazy" decoding="async" alt="" class="image-large" height="312" src="/sites/default/files/styles/large/public/gil2.jpg?itok=BYojcH4X" title="© Mylène Natour" width="468" /><br />
	© Mylène Natour</p>
<p>Aux noms familiers de <strong>Christophe Doînel</strong>, auquel le rôle sinistre de Griffardin permet de donner libre cours à sa <em>vis comica</em>, et de <strong>Xavier Meyrand</strong>, lui aussi désopilant en prince Olivier brushé et peroxydé, s’ajoute un chœur de huit voix, essentiel dans les nombreux ensembles. Membre de la Compagnie Fortunio depuis 2018, <strong>Lou Benzoni Grosset</strong> est une Rosita dont le soprano soyeux se démarque de celui, plus ambré, de <strong>Marina Ruiz</strong> – le rôle de Gillette était confié lors de la création à la mezzo Marie Montbazon. Et l’on ne sait que plus apprécier : le charme délicat des Couplets du dodo confiés à la première ou l’aplomb crâne de la Chanson du sergent Briquet empoignée par la seconde, non sans quelques duretés imputables à un tempérament généreux. Dommage que la partition, dans un geste rossinien, ne prévoit pas de duo entre les deux interprètes.</p>
<p>Mais Audran semble avoir réservé le meilleur de son inspiration au rôle de Roger de Lignolle, défendu vaillamment par Geoffroy Bertran. Et de la vaillance, il en faut pour s&#8217;emparer d&rsquo;une partition conçue à la mesure de Louis Morlet, baryton star pour lequel Varney ajouta deux airs à ses <em>Mousquetaires au couvent</em>. « Le plaisir nous convie » ou« Rappelez-vous nos promenades », le tendre duo avec Gillette, sont de ces mélodies que l’on fredonne, le cœur en fête, à la sortie du théâtre.</p>
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