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	<title>Pauline SABATIER - Artiste - Forum Opéra</title>
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	<description>Le magazine en ligne de l&#039;opéra</description>
	<lastBuildDate>Mon, 14 Oct 2024 16:51:35 +0000</lastBuildDate>
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	<title>Pauline SABATIER - Artiste - Forum Opéra</title>
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	<item>
		<title>CACCINI, La liberazione di Ruggiero dall’isola d’Alcina &#8211; Toulouse</title>
		<link>https://www.forumopera.com/spectacle/caccini-la-liberazione-di-ruggiero-dallisola-dalcina-toulouse/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Thierry Verger]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 14 Oct 2024 05:59:00 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Le premier mérite de cette représentation unique de La liberazione di Ruggiero dell’isola d’Alcina (abrégé Alcina et à ne pas confondre avec celle de Haendel) au Théâtre du Capitole de Toulouse est sans conteste de nous permettre de découvrir une œuvre on ne peut plus rare (elle ne figure pas dans les 1001 opéras de &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>Le premier mérite de cette représentation unique de <em>La liberazione di Ruggiero dell’isola d’Alcina</em> (abrégé <em>Alcina</em> et à ne pas confondre avec celle de Haendel) au Théâtre du Capitole de Toulouse est sans conteste de nous permettre de découvrir une œuvre on ne peut plus rare (elle ne figure pas dans les <em>1001 opéras</em> de Piotr Kaminski, c’est dire !). On se souvient d’une représentation chroniquée par Forumopéra <a href="https://www.forumopera.com/spectacle/la-liberazione-di-ruggiero-dallisola-dalcina-bruxelles-lopera-ca-ne-simprovise-pas/">à Bruxelles en 2016</a>.<br />
On la doit, et c’est une deuxième caractéristique intéressante, à une compositrice : Francesca Caccini (1587-après 1641) était d’abord et avant tout chanteuse, luthiste, poétesse et professeur de musique italienne. Francesca Caccini, née à Florence, est la fille de Giulio Caccini et de Lucia di Filippo Gagnolandi, chanteuse. À sa naissance, son père est au service des Médicis et l’initie très jeune à la musique. Il lui apprend le chant, le clavecin, le luth, la théorie musicale et la composition. À l&rsquo;âge de vingt ans, elle est engagée comme musicienne sous l&rsquo;autorité du Grand-duché de Toscane.<br />
L’excellente réputation de Francesca l’a conduite à répondre à des propositions de la cour d’Henri IV ; c’est du reste au mariage de ce dernier avec Marie de Médicis que fut donné ce qui est considéré aujourd’hui comme le tout premier opéra, <em>Euridice</em>, composé par Jacopo Peri en 1600. Elle fait partie des premières chanteuses virtuoses qui sont alors l’objet d’une adulation « furieuse » de la part de la noblesse comme du clergé. Et elle était très généreusement défrayée, dit-on.<br />
Cette <em>Alcina</em> est considérée comme le premier opéra composé par une femme. Elle est classée <em>opera comica</em>, en quatre scènes, écrite à partir d’un livret de Ferdinand Saracinelli d’après l’<em>Orlando furioso</em> de l’Ariosto. Cet opéra aurait été créé le 3 février 1625 à la Villa Poggio Imperiale de Florence. L’œuvre eut un tel succès que deux nouveaux opéras furent commandés à Caccini. Malheureusement, ceux-ci n’ont pas été préservés, ni retrouvés à ce jour.<br />
La trame est somme toute assez indigente : l’enchanteresse Melissa arrive sur l’île d’Alcina, avec l’intention de libérer Ruggiero des griffes de la maléfique sorcière qui a ensorcelé le héros et l’a éloigné de son véritable amour, Bradamante. Melissa prend l’apparence d’Atlante et réveille Ruggiero. Elle se moque de lui et lui reproche d’être tombé sous le charme d’Alcina et l’exhorte à redevenir soldat. Ruggiero se ressaisit et décide de quitter Alcina. Celle-ci revient, découvre que Ruggiero l’a quittée et devine que sa propre fin ne saurait tarder. Alcina s’en va, furieuse, avouant sa défaite.<br />
C’est sans doute la pauvreté du livret qui prive cette pièce de véritables moments dramatiques, le point culminant étant sans conteste le final de la scène 2 avec la confrontation entre Alcina et Ruggiero ; et encore s’agit-il essentiellement d’un quasi monologue de la sorcière, sorte de lamento où se perçoivent les tempêtes qui traversent l’esprit d’Alcina.<br />
Il faut rendre hommage à l’ensemble <em>I Gemelli</em> et ses onze musiciens qui nous permettent cette découverte. <strong>Emiliano Gonzalez Toro</strong>, qui chante Ruggiero et, cette fois-ci, ne dirige pas (c’est <strong>Violaine Cochard</strong> qui le relaie discrètement depuis son clavecin) est donc de retour à Toulouse. Son <a href="https://www.forumopera.com/spectacle/monteverdi-il-ritorno-dulisse-in-patria-toulouse/">Il ritorno d’Ulisse in patria</a> avait connu un franc succès la saison dernière. Le rôle masculin principal est peu caractérisé et son duo avec Alcina tourne court. Les rôles principaux sont ceux de la sorcière et de l’enchanteresse. Melissa est fièrement incarnée par <strong>Lorrie</strong> <strong>Garcia</strong> au mezzo envoûtant : on comprend qu’il ait agi sur l’esprit de Ruggiero. <strong>Alix</strong> <strong>Le</strong> <strong>Saux</strong> qui, à Bruxelles était en décembre dernier l’Euryclée du <em><a href="https://www.forumopera.com/spectacle/monteverdi-il-ritorno-dulisse-in-patria-bruxelles/">Ritorno </a></em><a href="https://www.forumopera.com/spectacle/monteverdi-il-ritorno-dulisse-in-patria-bruxelles/">donné par I Gemelli</a> tient le rôle de la sorcière. Son morceau de bravoure est donc le final de la scène 2 qu’elle rend avec force et conviction. Il faut remarquer la belle homogénéité de l’ensemble vocal. <strong>Juan</strong> <strong>Sancho</strong> (Neptune et Astolfo), <strong>Natalie</strong> <strong>Perez</strong> (la demoiselle et la messagère), <strong>Cristina</strong> <strong>Fanelli</strong> (la sirène) et <strong>Pauline</strong> <strong>Sabatier</strong> (sirène) composent, en plus de leurs rôles, un chœur très cohérent. Mention spéciale à <strong>Nicolas</strong> <strong>Brooymans</strong> (le monstre) et <strong>Jordan</strong> <strong>Mouaissia</strong> (le berger et la Vistule) pour leur duo enchanteur à la première scène. Enfin <strong>Mathilde Etienne</strong> ne se contente pas de –bien – chanter une sirène, elle propose une mise en espace astucieuse. L’ensemble orchestral de tout premier plan est séparé en deux : cordes frottées et vents à jardin, cordes pincées et percussions à cour. Entre les deux, un espace où peuvent se mouvoir les personnages et où auraient dû se donner les ballets – incontournables dans l’opéra du début du XVIIe siècle.</p>
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		<title>Croisette, Opérettes des Années folles</title>
		<link>https://www.forumopera.com/cd-dvd-livre/croisette-operettes-des-annees-folles-vive-la-futilite-la-bonne-humeur-et-lentrain/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Yvan Beuvard]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 13 Sep 2022 04:00:00 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Reynaldo Hahn et André Messager dirigeaient alors l’orchestre du casino de Cannes. Les folles années marquèrent la Riviera, où aimaient séjourner non seulement le Tout-Paris, mais aussi l’intelligentsia cosmopolite. L’insouciance, la bonne humeur, le charme, la légèreté et l’entrain, voire le dévergondage étaient de mise, conditions idéales pour que s’y épanouisse l’opérette Ce répertoire, trop &#8230;</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Reynaldo Hahn et André Messager dirigeaient alors l’orchestre du casino de Cannes. Les folles années marquèrent la Riviera, où aimaient séjourner non seulement le Tout-Paris, mais aussi l’intelligentsia cosmopolite. L’insouciance, la bonne humeur, le charme, la légèreté et l’entrain, voire le dévergondage étaient de mise, conditions idéales pour que s’y épanouisse l’opérette</p>
<p>Ce répertoire, trop souvent boudé par les puristes et les rabat-joie, n’a pas été défendu à sa juste valeur par le monde lyrique, sauf exception, ni par l’enregistrement. Des versions « actualisées » ont souvent été substituées aux orchestrations originales, au profit de couleurs jazziques faisant la part belle aux batteurs et aux cuivres. Or, comme le rappelle opportunément <strong>Benjamin Levy</strong>, les formations qui avaient cours dans les années vingt étaient encore proches de celles du XIXe siècle. Parfois désuètes, au parfum suranné, souvent délicieux, ces musiques ont conservé toutes leurs séductions, quel qu’en soit le caractère. Destinés à devenir chansons à succès, les airs ponctuent l’action de ce qui relève de la comédie de boulevard. Les intrigues, éventuellement loufoques, sont émaillées d’allusions parfois grivoises, de calembours, de jeux de mots. Sans conteste, Albert Willemetz est le principal artisan de la réussite de ce genre si spécifique, où l’opérette se mue en comédie musicale française. Certes, il n’est pas le seul pourvoyeur de livrets, ou de lyrics (on compte aussi Sacha Guitry, pour Reynaldo Hahn, et quelques autres), mais c’est bien à lui que l’on doit cet esprit et cette veine, fertile de 1920  jusqu’à l’invasion allemande. L’action est leste, rondement menée : les comédiens du music-hall se sont alors substitués aux chanteurs, pour des airs typés, aisés à chanter et à mémoriser. A l’incontournable valse s’ajoutent, avec discrétion, quelques rythmes jazzy et latino-américains, essentiels à la dynamique de l’ouvrage. Nombre d’entre eux seront suivis d’une adaptation cinématographique.</p>
<p>Les expressions sont renouvelées au fil des numéros, stylistiquement déjà, entre l’élégance naturelle d’un André Messager ou d’un Reynaldo Hahn et la verve débridée de Maurice Yvain comme de Raoul Moretti. Les pièces pour solistes alternent avec les ensembles et les ouvertures orchestrales. Avec pas moins de 14 ouvrages signés par cinq figures essentielles de ces années 1921 à 34, voilà une sorte d’anthologie appelée à faire date. En effet, le choix des chanteurs, tous habiles comédiens, a été des plus judicieux : <strong>Laurent Naouri</strong> excelle dans <em>Gosse de riches</em> (Maurice Yvain), trouve les accents du music-hall pour <em>Trois jeunes filles nues </em>(Raoul Moretti) et se montre irrésistible dans le duo « Sous les palétuviers » (<em>Toi, c’est moi</em>, de Moïse Simons). C’est avec <strong>Patricia Petibon </strong>qu’il partage son bonheur à jouer. Celle-ci est plus séduisante que jamais, encore que son abattage, ses intonations caressantes dans les couplets de <em>Phi-Phi</em> (d’Henri Christiné) sont un égal moment de bonheur. <strong>Amel Brahim-Djelloul</strong> se taille la part du lion, avec les couplets du délicieux <em>Passionnément</em> (d’André Messager), le duo de <em>Ciboulette</em> (Reynaldo Hahn) et nombre d’ensembles, où la ductilité et la fraîcheur de sa voix font merveille. <strong>Marion Tassou</strong> complète cette belle brochette de sopranes lorsqu’elle nous confie « Comme j’aimerais mon mari s’il était mon amant » (de <em>Pas sur la bouche</em>, de Maurice Yvain), après sa participation à deux trios et au septuor, dont on reparlera. De la mezzo <strong>Pauline Sabatier</strong> on retiendra particulièrement « Vagabonde », puis la conga de <em>Toi, c’est moi </em>(Moïse Simons)<em>. </em>Des autres hommes, signalons <strong>Guillaume Andrieux</strong>, excellent en contrôleur de <em>PLM</em> (Henri Christiné). Les ténors <strong>Rémy Mathieu</strong> et <strong>Philippe Talbot</strong> n’apparaissent que dans les ensembles, aboutis et réjouissants. Il faut mentionner l’extraordinaire septuor « Sur le quai Malaquais » (<em>Pas sur la bouche</em>), prouesse d’écriture et de réalisation. Opportunément de brefs passages parlés ou dialogués, intimement liés aux airs, sont restitués et confirment les talents de comédien de chacun.</p>
<p>Si, à travers quatre extraits, l’enregistrement donne envie de découvrir Moïse Simons, compositeur cubain alors installé à Paris, dont n’avait survécu que le duo comique « Sous les palétuviers », c’est encore André Messager et Reynaldo Hahn qui nous valent les pages les plus achevées, les plus raffinées, où l’émotion est sincère, servies ici avec un art consommé.</p>
<p>L’Orchestre national de Cannes, que conduit Benjamin Levy, trouve les couleurs et la souplesse pour les effluves citronnées, capiteuses comme délicates et recherchées, de ces petits bijoux</p>
<p>Un moment pétillant, de bonne humeur, d’évasion, que Parisiens et Cannois pourront bientôt revivre (*).</p>
<p>La notice d’accompagnement comporte une introduction de Benjamin Levy,  la présentation d’un spécialiste, Benoît Duteurtre, et l’intégralité des textes.</p>
<p>(*) l’essentiel du programme sera offert au Châtelet le 8 octobre, puis à Cannes, le 3 janvier, au Palais des Festivals, pour le concert du Nouvel-An.</p>
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		<title>DOVE, Le Monstre du labyrinthe — Paris (Philharmonie)</title>
		<link>https://www.forumopera.com/spectacle/le-monstre-du-labyrinthe-paris-philharmonie-cest-donc-cela-un-opera-participatif/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Laurent Bury]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 28 Jun 2018 07:41:44 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>La chose s’implante timidement en France, à travers les efforts de quelques maisons d’opéra, mais il paraît évident que l’opéra participatif n’a pas encore pris chez nous l’ampleur qu’il a eu outre-Manche plusieurs décennies pour acquérir. En interview, Jonathan Dove expliquait comment il en était venu à composer pour des amateurs rassemblés en grand nombre &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>La chose s’implante timidement en France, à travers les efforts de quelques maisons d’opéra, mais il paraît évident que l’opéra participatif n’a pas encore pris chez nous l’ampleur qu’il a eu outre-Manche plusieurs décennies pour acquérir. <a href="https://www.forumopera.com/actu/jonathan-dove-lopera-moderne-manque-de-comedies">En interview</a>, Jonathan Dove expliquait comment il en était venu à composer pour des amateurs rassemblés en grand nombre sur une scène, et comment il était passé de ces <em>community operas</em> où les habitants d’une ville se racontent à des œuvres inspirées de sujets moins locaux et plus universels. De l’auberge espagnole initiale, vaste fourre-tout où devaient trouver place tous les volontaires présents sur les lieux, on est heureusement passé à des œuvres plus strictement cadrées peut-être, et où la présence d’amateurs n’évoque pas un joyeux foutoir, mais bien une participation à la création d’une œuvre d’art.</p>
<p>Si <em>Le Monstre du labyrinthe</em> a connu un grand succès depuis sa création à Berlin en juin 2015 (en version allemande), suivie d’une création britannique (Londres, juillet 2015), française (Aix-en-Provence, quelques jours plus tard) et chinoise (Taïwan, octobre 2016), cela vient d’abord et incontestablement des mérites musicaux de cette partition. Tout en refusant explicitement le modernisme de l’avant-garde, Jonathan Dove n’en bascule pas pour autant dans l’imitation des compositeurs du passé ; tout en écoutant agréable à écouter, sa musique n’en est pas moins puissante et de notre temps, avec une utilisation saisissante des percussions et des cuivres, tout en renouant avec cette inspiration maritime qui a toujours souri à ses compatriotes.</p>
<p>Cette partition efficace et chaleureuse est, pour la France, portée depuis le 8 juillet 2015 par la production signée <strong>Marie-Eve Signeyrole</strong>. Par une coïncidence étrange, elle est proposée à Paris pendant la Coupe du monde de football, alors que l’une des points de départ de la mise en scène est précisément l’exploitation des ouvriers immigrés au Qatar pour la construction du stade qui sera utilisé en 2022… Cette idée discutable n’apparaît finalement pas trop dans le spectacle et, à moins d’avoir lu la note d’intention, on peut ne pas la discerner. L’actualisation du propos souligne que le mythe peut encore nous parler, comme le souhaite le compositeur, et les costumes actuels, ou l’usage ponctuel d’accessoires comme les barrières métalliques, ne font nullement obstacle à une certaine qualité intemporelle de la fable. Surtout, on est subjugué par l’extraordinaire talent avec lequel la metteuse en scène sait faire bouger la foule présente sur scène (les chœurs d’adultes, d’adolescents et d’enfants totalisent environ deux cents personnes) et créer, avec la complicité de <a href="https://www.forumopera.com/actu/scenographe-dopera-illustrer-une-histoire-par-des-volumes-et-des-matieres">son scénographe <strong>Fabien Teigné</strong></a>, des images frappantes avec parfois très peu de choses, comme ces petits bateaux en papier que laissent sur scène les enfants enveloppés dans leur cape rouge.</p>
<p><img fetchpriority="high" decoding="async" alt="" class="image-large" height="314" src="/sites/default/files/styles/large/public/0114.jpg?itok=70gIorAP" title="© Ugo Ponte / ONL" width="468" /><br />
	© Ugo Ponte / ONL</p>
<p>Le chef <strong>Quentin Hindley </strong>dirige avec une rigueur souriante et complice ces effectifs pléthoriques préparés par quatre chefs de chœur et un chef de chant, foule chantante à laquelle s’adjoignent les membres de l’Orchestre de chambre de Paris complétés par des étudiants de Lille et de Boulogne-Billancourt, pour un total de « seulement » quarante-six instrumentistes.</p>
<p>Face à tout ce monde, un acteur et trois chanteurs. <strong>Miloud Khetib</strong> confère une force terrible aux paroles impitoyables de Minos, tyran qui exige son tribut de chair humaine, son tribut de jeunesse et d’espoir. Des trois chanteurs, le baryton <strong>Damien Pass</strong> est le moins sollicité, en Dédale enfermé dans son propre labyrinthe. En mère de Thésée, à laquelle échoit un beau monologue pathétique, la mezzo <strong>Pauline Sabatier</strong> se révèle malheureusement trop peu audible : on entend mieux ses aigus que ses graves, mais on capte mal le texte. <strong>Damien Bigourdan</strong> est en revanche un Thésée modèle, avec toute l’insolence et la clarté voulues dans son interprétation d’un héros ordinaire, même si le véritable héros de cette œuvre, c’est évidemment le chœur.</p>
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		<item>
		<title>DVOŘÁK, Rusalka — Tours</title>
		<link>https://www.forumopera.com/spectacle/rusalka-tours-en-mal-de-poesie/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Antoine Brunetto]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 21 May 2017 03:33:38 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Pour la création de Rusalka d&#8217;Anton Dvorak in loco, l&#8217;Opéra de Tours a mis bien des atouts de son côté : une production rodée à Nuremberg puis à Monaco, un chef, Kaspar Zehnder, rompu à ce répertoire (lui qui fut notamment à la tête de l&#8217;Orchestre Philharmonique de Prague et a créé une version de &#8230;</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Pour la création de <em>Rusalka</em> d&rsquo;Anton Dvorak <em>in loco</em>, l&rsquo;Opéra de Tours a mis bien des atouts de son côté : une production rodée à Nuremberg puis <a href="https://www.forumopera.com/spectacle/images-a-foison-orchestre-radieux">à Monaco</a>, un chef, <strong>Kaspar Zehnder</strong>, rompu à ce répertoire (lui qui fut notamment à la tête de l&rsquo;Orchestre Philharmonique de Prague et a créé une version de chambre de <em>Rusalka </em>à Bienne Soleure), ou encore des chanteurs de niveau international. Pourtant, l&rsquo;impression dominante qui ressort de cette matinée est un trop plein sonore qui a tendance à écraser la délicatesse de la partition.</p>
<p>Le premier responsable en est peut être Kaspar Zehnder, à la tête d&rsquo;un orchestre Symphonique Région Centre Val de Loire Tours solide (les cuivres se tirent admirablement d&rsquo;une partition exigeante et la harpe aérienne vient apporter une mélacolie bienvenue). Le chef ne parvient cependant pas à totalement maîtriser les dynamiques dans cette salle de taille modeste, avec des tutti tonitruants et une tendance générale à trop lâcher la bride à l&rsquo;orchestre. Si les parties dramatiques ou plus folkloriques (en particulier les scènes du garde-chasse et du marmiton) sont efficaces, on est moins séduit par les passages plus élégiaques : il manque ici une poésie, une opalescence, faute notamment d&rsquo;une transparence orchestrale et d&rsquo;un fondu des timbres suffisants. Dans ces conditions, la célébrissime prière à la lune laisse de marbre.</p>
<p>Il faut dire que cette scène cueille <strong>Serenad Uyar</strong> (Rusalka) à froid : stress ou manque d&rsquo;échauffement, la respiration est sifflante, la voix bouge. La chanteuse turque dont le répertoire va de Mimi à la Reine de La Nuit (!) a pourtant pour elle de belle qualités vocales, une projection confortable et un registre aigu aisé. Est-elle pour autant une Ondine rêvée ? Il lui manque pour cela le médium plus nourri et l&rsquo;iridescence de l&rsquo;aigu des grandes titulaires du rôle. Plus gênant, fait défaut ici la fragilité du personnage, ses fêlures, du fait d’un chant peu nuancé et constamment <em>forte</em>.</p>
<p>Son prince semble lui aussi bien unidimensionnel. Pour ce rôle écrit orginellement pour un chanteur wagnérien, le ténor <strong>Johannes Chum</strong> surprend par une émission haute et un timbre léger (on imagine aisément le Loge qu&rsquo;il peut être). Comme sa partenaire, il semble privilégier le volume sonore, quitte à pousser ses aigus, qui sonnent bien nasaux. Le chanteur arrive d&rsquo;ailleurs fatigué dans son duo final, au point de ne pouvoir éviter l&rsquo;accident. C&rsquo;est pourtant dans cette dernière scène que le ténor ose enfin les allègements et la voix mixte qui sortent son prince de son côté uniformément bravache.</p>
<p><img decoding="async" alt="" class="image-large" height="312" src="/sites/default/files/styles/large/public/rg66hdcmariepetry_resized.jpg?itok=rrI0nO0o" title="Jeanne Crousaud, Yumiko Tanimura et Aurore Ugolin (nymphes) " width="468" /><br />
	Serenad Uyar (Rusalka) et Mischa Schelomianski (Ondin) © Marie Petry</p>
<p>Si le but de Jezibaba est de faire peur, <strong>Svetlana Lifar</strong> est parfaite pour le rôle : elle épouvante, en ne reculant devant aucun effet, grossissement du son, graves poitrinés, aigus crucifiants pour y parvenir. C’est finalement l&rsquo;Ondin de <strong>Misha Schelomianski</strong> qui fait décoller la représentation : l&rsquo;émotion surgit enfin lors de son air de l&rsquo;acte 2. Par son timbre somptueux, profond et moiré, l’apparent naturel du chant jusque dans les notes les plus graves et surtout l&rsquo;humanité qui sourd de son incarnation, la basse russe nous permet enfin de goûter pleinement la délicatesse et la sensibilité qui irriguent l&rsquo;œuvre.</p>
<p>Les seconds rôles sont bien défendus, que ce soit la princesse parfaite de morgue d&rsquo;<strong>Isabelle Cals</strong>, les Nymphes fort musicales et différenciées de <strong>Jeanne Crousaud</strong>, <strong>Yumiko Tanimura</strong> et <strong>Aurore Ugolin</strong> ou encore le garde forestier sonore d&rsquo;<strong>Olivier Grand</strong>. On retient en particulier le Marmiton très bien chantant de <strong>Pauline Sabatier</strong>.</p>
<p>La mise en scène <strong>Dieter Kaegi</strong> n’apporte malheureusement pas la poésie qui fait parfois défaut à la partie musicale. Le décor construit autour d’un bassin figurant l’étang d’où surgissent les créatures aquatiques, a pour principal défaut de complexifier les mouvements sur scène. Surtout, le trop plein d’idées déjà dénoncé ne peut faire oublier la laideur de certains éclairages (en particulier ceux bleu et vert dignes d&rsquo;une discothèque pour le royaume aquatique) et des costumes, en particulier la robe de Rusalka ou les habits bariolés des courtisans, bien peu seyants.</p>
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		<title>L&#8217;opéra que Debussy aurait dû écrire</title>
		<link>https://www.forumopera.com/breve/lopera-que-debussy-aurait-du-ecrire/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Laurent Bury]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 02 Feb 2012 22:21:08 +0000</pubDate>
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										<content:encoded><![CDATA[<table border="0" cellpadding="0" cellspacing="25" summary="" width="100%">
<tbody>
<tr>
<td valign="top">
<p align="center"><font size="1"><font face="Arial"><img decoding="async" alt="" height="314" src="http://forumopera.damienrave.fr/sites/default/files/breve/2012-02/Angel_Zarraga%2C_The_Martyrdom_of_Saint_Sebastian%2C_1911.jpg" width="229" /></font></font></p>
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<p><font size="2"> </font></p>
<p><font size="2">Mardi 31 janvier, la Cité de la Musique accueillait un spectacle coproduit avec l’Arsenal de Metz, où on pourra le voir le 8 février : <em>Le Martyre de saint Sébastien</em>. Après avoir tiré des « Fragments symphoniques » de sa musique de scène pour le drame dansé de D’Annunzio, Debussy avait eu l’idée en 1916 d’en faire un opéra. Hélas, trois fois hélas, ce projet ne fut jamais mené à bien, et on le déplore infiniment lorsqu’on entend cette musique qui touche tant de fois au sublime. Pour redonner vie à la partition, <strong>Jean-Philippe Clarac et Olivier Deloeuil</strong> ont eu l’excellente intuition de superposer au texte amphigourique et interminable de l’écrivain décadent italien (réduit à ses extraits les plus significatifs : à la création, le spectacle durait quatre heures !) l’intrigue bien connue du film <em>Théorème</em> de Pasolini. Admirablement interprété par l’acteur longiligne <strong>Micha Lescot</strong>, le saint devient ici « l’invité », et les autres personnages sont les membres de cette famille bourgeoise dans laquelle il apporte la révélation fulgurante du divin. Bien que légèrement indisposée, <strong>Karen Vourc’h</strong> prête sa belle voix aux différentes figures féminines convoquées, tandis que <strong>Pauline Sabatier</strong> et <strong>Marie Kalinine</strong> chantent le trop court duo des jumeaux. La mise en espace et les projections vidéo permettent de dépasser le cadre statique du concert. <strong>Michel Tabachnik</strong> dirige de main de maître le Brussels Philharmonic au grand complet et le Chœur de la radio flamande, complété par le Chœur symphonique Octopus (les effectifs requis par Debussy sont gigantesques). Les Messins auraient tort de manquer ce grand moment. </font></p>
<p>																				<font size="2"> </font></p>
<p>							<font size="1"> </font><font size="1"> </font></p>
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