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	<title>Serena SAENZ MOLINERO - Artiste - Forum Opéra</title>
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	<description>Le magazine en ligne de l&#039;opéra</description>
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	<title>Serena SAENZ MOLINERO - Artiste - Forum Opéra</title>
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		<title>Paris Opera Competition 2022  — Paris (Garnier)</title>
		<link>https://www.forumopera.com/spectacle/paris-opera-competition-2022-paris-garnier-onirisme-et-florilege-vocal/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Brigitte Maroillat]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 24 Jan 2022 05:00:00 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Fondé en 2010 par l’entrepreneur mélomane Pierre Vernes, auquel il a été d’ailleurs rendu un vibrant hommage hier soir, le concours Paris Opera Competition offre tous les deux ans à de jeunes chanteurs l’opportunité de se produire devant un jury de quinze professionnels  principalement des directeurs de maisons d’opéra, érigeant ainsi le concours en passerelle &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>Fondé en 2010 par l’entrepreneur mélomane Pierre Vernes, auquel il a été d’ailleurs rendu un vibrant hommage hier soir, le concours <em>Paris Opera Competition </em>offre tous les deux ans à de jeunes chanteurs l’opportunité de se produire devant un jury de quinze professionnels  principalement des directeurs de maisons d’opéra, érigeant ainsi le concours en passerelle privilégiée vers les scènes nationales et internationales. Hier au Palais Garnier, sous l’égide de <strong>Beatrice Uria Monzon</strong>, maitresse de cérémonie stylée, et en présence de la marraine de l’évènement et ancienne lauréate <strong>Julie Fuchs</strong>, neuf chanteurs finalistes du Grand concours lyrique de Paris étaient en lice (et pour la première fois aucun artiste français) dans une formule originale, véritable signature de la compétition parisienne, celle d’un spectacle mis en scène par <strong>Florence Alayrac</strong> permettant de juger les finalistes non seulement sur leur voix et leur technique mais aussi sur leur jeu de scène et leur aptitude à créer des interactions avec le public.</p>
<p>Sous l’œil des caméras (la compétition sera diffusée sur Mezzo le 4 février 2022 à 20h30), les candidats, tous d’un excellent niveau, ont offert à l’auditoire un véritable florilège vocal et fait preuve d’un bel engagement. Les jeunes artistes se sont illustrés dans une succession d’airs issus du grand répertoire français, italien, allemand, russe, avec les contraintes d’une mise en scène en deux actes, chacun décliné en divers tableaux impressionnistes de lieux emblématiques de la Capitale baignés dans d’oniriques éclairages. Cette mise en espace fluide de Florence Alayrac a eu le grand mérite de tisser intelligemment un fil entre les différents airs et ensembles présentés en deux actes autour de ce Paris mythique au rayonnement universel. Les jeunes chanteurs ont du également resisté à un orchestre qui ne leur a, à aucun moment, facilité la tâche, en jouant la plupart du temps fortissimo.</p>
<p>Dans l’acte I, La soprano <strong>Serena Saenz Molinero</strong> choisit avec discernement l’air de Lakmé « Où va la jeune Indoue ? » pour exposer son très joli timbre et une voix bien conduite avec toutefois une prononciation à améliorer. Avec  sa tessiture étendue et la souplesse de sa voix, elle se joue des vocalises et affiche un aigu étincelant emportant l’adhésion. La mezzo Allemande <strong>Deniz Uzun</strong> fait le choix audacieux d’une œuvre rare, <em>La pucelle d’Orléans</em>, de Tchaikovsky. La jeune chanteuse est une belle mezzo au timbre émouvant et au grave moiré. Elle place la barre haute et se sort d’un air piégeux « Das tchas nastal ». Elle donnera toute la pleine mesure de ses superbes moyens dans le second acte et notamment dans l&rsquo;air de Dorabella de <em>Cosi fan tutte</em> au second acte. En revanche, le choix de l’air de Valentin pour le baryton écossais <strong>Luke Scott</strong> est bien moins heureux. Avec une voix légère à la ligne de chant élégante, on attendrait davantage le jeune chanteur dans le répertoire stylisé mozartien et aérien que dans un morceau de vaillance gounodien. La voix est certes chaleureuse mais manque de corps et de projection pour un tel rôle. Il sera bien plus à sa juste place dans <em>Le Barbier de Séville</em> et dans <em>Così fan tutte</em> ultérieurement dans le programme. <strong>Anne Harvey</strong> a osé la prise de risques avec le Sesto de <em>La Clemenza di Tito</em>, car les jurés ont tous sans nul doute dans l’oreille les grandes artistes qui se sont illustrées dans le rôle en ces lieux prestigieux. Si la voix apparait trop légère pour Sesto et à contresens dans l’approche du personnage (ce n’est pas un fanfaron arrogant, mais l’acteur d’un drame), la jeune artiste semble en revanche remporter tous les suffrages par sa forte présence scénique dans <em>Hänsel und Gretel</em> et dans <em>Der Rosenkavalier</em> en Octavian. La mezzo azerbaïdjanaise, <strong>Aytaj Shikhalizada</strong> est un enchantement et nous a offert le premier frisson de la soirée grâce à cette fragilité maîtrisée et un souffle magnétique. Si le registre de <em>l’Italienne à  Alger</em>, ne lui sied pas tout à fait, la voix étant contenue essentiellement dans le registre bas, nous privant de toute la brillance de l’instrument doté d’une aigu exceptionnel pour une mezzo. Elle sera bien plus davantage mise en avant dans le répertoire russe de <em>La fiancé du Tsar</em> et dans le duo Cecilia/Gunnio de <em>Lucio Silla</em>, dans le second acte.</p>
<p>Quant aux duos, <strong>Maria Brea</strong> et <strong>George Virban </strong>incarnent une Violetta et un Afredo convaincants<strong>. </strong>Aucune crainte concernant le bagage technique et l’aisance vocale de la soprano : la beauté du timbre, un souffle long qui soutient un legato parfait et s’aventurant même à quelques variations extrapolées du plus bel effet. Elle confirmera cette première belle impression dans l’acte II avec une Louise magnifique de justesse dramatique et d’un niveau vocal exceptionnel. En George Virban, elle trouve une réplique pleine d’élégance de style. Souffle et phrasé sont les qualités premières du ténor roumain.  Dans « Doute la lumière » de l’<em>Hamlet</em> d’Ambroise Thomas, le baryton <strong>Williams Desbiens</strong>, apparaît être un Hamlet vitaminé, au timbre chaud, à la diction fluide et intelligible, mais bien trop vaillant, héroïque, pour caractériser les oscillations d’un personnage fragile notamment dans ses relations avec son Ophélie d’un soir. Compte tenu de son charisme vocal et physique, il aurait été bien pu à l’aise dans un Valentin en lieu et place de Luke Scott. La douceur irradiante de la soprano chilienne <strong>Maria Carla Pino Cury </strong> au timbre pur, clair, donne à Ophélie des allures de rêve éveillé où l’esprit s’égare mais qui a bien du mal à exister face à un partenaire aussi imposant. </p>
<p>A l’entracte, on devine qu’il ne sera guère aisé aux 14 membres du jury de départager les candidats tant le niveau est élevé. Même si quelques personnalités se détachent déjà, tout se joue donc dans le deuxième acte. Les attentes ne seront pas récompensées concernant l’unique ténor, George Virban. Même s’il ne démérite pas,  il a du mal à s’imposer en Lensky. Son « Kuda kuda » apparaît bien timoré, et si la ligne est  élégante, la voix est en mal de projection et peine à se faire entendre dans les derniers rangs du parterre. La prestation de Maria Carla Pono Cury dans la très rare <em>Linda di Chamounix</em> laisse perplexe et l’on se demande si ce timbre chaud convient vraiment à l’héroïne de Donizetti. En revanche, Williams Desbiens se révèle à son meilleur dans l’air du factotum de Figaro dont il incarne à merveille l’humour bravache. Face à Aytaj shakhalizada, souveraine, avec une voix riche dans tous les registres de la voix et un timbre somptueux, Serena Saenz Milinero déploie de grands moyens dans le duo de <em>Lucio Silla</em>, superbe à tout point de vue, incontestablement le point culminant de cette seconde partie de programme, avec l’interprétation bouleversante de l’air de <em>Louise</em> par Maria Brea. Comme cette dernière, Deniz Uzun, au timbre émouvant, confirme qu’elle est une artiste à suivre de près dans le duo de <em>Cosi Fan Tutte</em> avec un Luke Scott très investi scéniquement manifestement bien plus à son aise en héros mozartien et rossinien qu’en vaillant Valentin.</p>
<p>A l’issue du concours, Le Prix du public ira à la soprano Serena Saenz Milinero qui rejoint le choix du jury lequel lui octroie le troisième prix Nicola Oppermann-Labourdette. Le 2e prix Claude Dassault revient quant à lui à la mezzo azerbaïdjanaise, Aytaj Shikhalizada, récompense amplement méritée, compte tenu des qualités vocales exceptionnelles de la jeune artiste. Le premier prix Pierre Vernes est décerné à Anne Harvey. Certes, sa grande aisance scénique a sans doute su capter l’intérêt des jurés majoritairement des directeurs de théatre, mais sur le plan vocal, la soprano Maria Brea,  bouleversante dans Louise, aurait davantage mérité cette récompense.</p>
<p><img fetchpriority="high" decoding="async" alt="" class="image-large" height="468" src="/sites/default/files/styles/large/public/img_0589.png?itok=LIvBFi-u" title="Les lauréates: Serena Saenz Molinero, Anne Harvey, Aytaj Shikhalizada©DR" width="424" /><br />
	Les lauréates : Serena Saenz Molinero, Anne Harvey, Aytaj Shikhalizada © DR</p>
<p>Dans cette succession de tableaux oniriques d’un Paris mythifié et idéalisé, on retiendra surtout de cette édition 2022 du <em>Paris Opera Competition</em> le niveau vocal des candidats, tous excellents. Ils devront toutefois veiller à l’avenir d’être distribués dans des rôles correspondant à leur tempérament et leur vocalité, tant en cette soirée les uns auraient pu être parfois l’interprète idéal du choix de certains autres. Mais chaque chose viendra, avec l’expérience, à point nommé…</p>
<p> </p>
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			</item>
		<item>
		<title>Paris Opera Competition : les 9 finalistes sont&#8230;</title>
		<link>https://www.forumopera.com/breve/paris-opera-competition-les-9-finalistes-sont/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[La Rédaction]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 10 Sep 2021 16:39:23 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>A l&#8217;issue des auditions en ligne les 3, 4, 6 septembre derniers via la plateforme RecitHall, les membres du Comité Artistique du Paris Opera Competition ont sélectionné neuf des quarante-cinq candidats (voir ci-dessous). Ces neuf chanteurs se retrouveront à Paris pour préparer un spectacle mis en scène par Florence Alayrac, qui tiendra lieu de finale publique le samedi &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>A l&rsquo;issue des auditions en ligne les 3, 4, 6 septembre derniers via la plateforme RecitHall, les membres du Comité Artistique du Paris Opera Competition ont sélectionné neuf des quarante-cinq candidats (voir ci-dessous). Ces neuf chanteurs se retrouveront à Paris pour préparer un spectacle mis en scène par <strong>Florence Alayrac</strong>, qui tiendra lieu de finale publique le samedi 22 janvier 2022, au Palais Garnier, à 19h30. Cette formule originale permet au jury de professionnels de juger les finalistes non seulement sur leur voix et leur technique mais aussi sur leur jeu de scène. L&rsquo;Orchestre Prométhée sera dirigé par <strong>Pierre-Michel Durand</strong>. </p>
<hr />
<ul>
<li>Maria Brea, soprano, Venezuela, 31 ans</li>
</ul>
<p>Née à Caracas, Maria Brea a remporté plusieurs concours internationaux, elle chante sur scène les rôles de Nedda dans Pagliacci de Leoncavallo, Frasquita dans Carmen de Bizet, Olga dans Fedora de Giordano…</p>
<ul>
<li>Maria Carla Pino Cury, soprano, Chili, 31 ans</li>
</ul>
<p>Soprano colorature, Maria Carla Pino Cury a étudié à Bâle où elle a chanté les rôles de Lucia dans le Viol de Lucrèce de Britten, Papagena dans la Flûte Enchantée de Mozart, Serpina dans la Serva Padrona de Pergolese. Elle travaille régulièrement à l’Opéra de Düsseldorf.</p>
<ul>
<li>Serena Saenz Molinero, soprano, Espagne, 27 ans</li>
</ul>
<p>Après des études au Conservatoire de Barcelone, Serena Saenz Molinero a intégré le Staatsoper Berlin International Opera Studio. Elle a chanté les rôles de Papagena, et de Pamina dans la Flûte Enchantée de Mozart, et aussi Frasquita dans Carmen de Bizet, Valdvogel dans Siegfried de Wagner dirigé par Daniel Baremboïm, ainsi que Zerlina dans Don Giovanni.</p>
<ul>
<li>Deniz Uzun, mezzo-soprano, Allemagne, 28 ans</li>
</ul>
<p>Deniz Unzun est membre de la troupe de l’Opéra de Zurich depuis la saison 2016/2017. Elle a chanté le rôle d’Hänsel dans Hänsel und Gretel, L&rsquo;Enfant dans L&rsquo;Enfant et les Sortilèges, Zelim dans l’opéra de Vivaldi La Verita in Cimento, le rôle de Ino dans la production de Semele de Haendel avec Cecilia Bartoli dans le rôle-titre.</p>
<ul>
<li>Anna Harvey, mezzo-soprano, UK, 27 ans</li>
</ul>
<p>Diplômée de la Royal Academy of Music à Londres, Anna Harvey a intégré la troupe du Deutsche Oper am Rheim à Berlin, troupe avec laquelle elle a chanté les rôles importants de mezzo-soprano. Elle chantera à Berlin Anio dans la Clémence de Titus de Mozart, Varvara dans Katia Kobanova, ainsi que Hänsel dans Hänsel und Gretel, Flora dans la Traviata.</p>
<ul>
<li>Aytaj Shikhalizada, mezzo-soprano, Azerbaïdjian, 28 ans</li>
</ul>
<p>Aytaj Shikhalizada est membre de l’Opéra Studio du Staasoper unter den Linden à Berlin où elle chanté le rôle de Schäferin dans Jenufa de Janacek sous la direction de Simon Rattle. À Dortmund, elle était Rosine dans le Barbier de Séville de Rossini, et à Versailles Isabella dans l’Italienne à Alger de Rossini, dirigé par Jean-Christophe Spinosi.</p>
<ul>
<li>Anton Kuzenok, ténor, Allemagne, 30 ans</li>
</ul>
<p>En tant que soliste du Samara State Opera et Ballet Theatre en Russie, Anton Kuzenok a interprété le Prince dans l’Amour des Trois Oranges, Lensky dans Eugene Onegin, Alfredo dans La Traviata, Vladimir Igorevich dans le Prince Igor, Tamino dans la Flûte Enchantée, le Duc de Mantoue dans Rigoletto.</p>
<ul>
<li>Luke Scott, baryton, UK/Écosse, 27 ans</li>
</ul>
<p>Le baryton écossais Luke Scott étudie à la Sibelius Academy de Londres et il est diplômé de Guildhall School of Music and Drama.<br />
	Ses rôles de prédilection sont David de L’Amico Fritz, Sid dans Albert Herring, Guglielmo dans Così fan tutte, le Comte Almaviva dans les Noces de Figaro, Nardo dans la Finta Giardinera….</p>
<ul>
<li>William Desbiens, baryton, Canada, 24 ans</li>
</ul>
<p>Le baryton canadien William Desbiens a étudié à New-York et il est membre du studio Opéra Mascarade de Florence. Il interprète les rôles de Dandini de la Cenerentola de Rossini, du Comte Almaviva des Noces de Figaro de Mozart, et de Silvio de Pagliacci de Leoncavallo entre autres.<br />
	 </p>
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