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	<title>Richard SAMEK - Artiste - Forum Opéra</title>
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	<description>Le magazine en ligne de l&#039;opéra</description>
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	<title>Richard SAMEK - Artiste - Forum Opéra</title>
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		<title>PUCCINI, Turandot — Prague (Théâtre National)</title>
		<link>https://www.forumopera.com/spectacle/turandot-prague-theatre-national-une-lecon-de-repertoire/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Yannick Boussaert]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 20 Feb 2022 23:30:59 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Prague a, pour ainsi dire, fait de la musique classique et de l’opéra une industrie. Entre les églises de la Vieille Ville où vous pourrez entendre Les Quatre Saisons (si tant est qu’elles vous aient manqué), la ville dispose aussi du Rudolfinum pour les concerts symphoniques (une des meilleures acoustiques au monde) et de trois &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>Prague a, pour ainsi dire, fait de la musique classique et de l’opéra une industrie. Entre les églises de la Vieille Ville où vous pourrez entendre<em> Les Quatre Saisons</em> (si tant est qu’elles vous aient manqué), la ville dispose aussi du Rudolfinum pour les concerts symphoniques (une des meilleures acoustiques au monde) et de trois opéras avec leur troupe respective qui proposent un nombre impressionnant de levers de rideau toute l’année. Le niveau varie d’une troupe à l’autre et chaque Opéra se « spécialise » : aux Etats c’est Mozart (il y a créé <em>Don Giovanni </em>et <em>La clemenza di Tito</em>), à l’Opéra d’Etat on retrouve plutôt le répertoire germanique cependant que le Théâtre National (Narodni Divaldo), splendide bâtiment à l’esthétique proche de son contemporain Garnier, affiche régulièrement des raretés (pour nous) du répertoire tchèque : <em>Jakobin</em>, <em>Libuse</em>, <em>Dalibor</em>… Mais on y trouve aussi des soirées de répertoire autour des immanquables. Ce soir, c’est <em>Turandot </em>que l’on donne sous le toit bleu nuit doré.</p>
<p>Il s’agit d’une excellente soirée de répertoire où le Narodni Divaldo fait montre de la solidité de toutes ses équipes artistiques : un orchestre irréprochable pourvu de beaux solistes, notamment le premier violon déchirant dans la mort de Liu ; des chœurs homogènes et en place qui portent avec brio les nombreuses scènes où ils sont sollicités et un directeur musical (<strong>Jaroslav Kyzlink</strong>) tout à son affaire qui choisit un tempo rapide et le tient de bout en bout. Qui dit répertoire, dit productions interchangeables. Cette <em>Turandot</em> de Zuzana Gilhuus est traitée avec un minimalisme qui sied bien à l’œuvre. Les costumes et couleurs se limitent au noir et blanc. Le chœur occupe un carré traversé par un pont arqué, le chemin vers Turandot, le chemin du péril que devra emprunter Calaf. Les personnages prennent plus des poses de statues qu’ils n’interagissent entre eux. Ce rôle est dévolu à des danseuses et danseurs qui viennent irriguer les scènes et embellissent un espace sinon devenu un peu terne.</p>
<p><img fetchpriority="high" decoding="async" alt="" class="image-large" height="263" src="/sites/default/files/styles/large/public/1579705251-turandot03.jpg?itok=Xew7DAQk" title="© Patrik Borecký" width="468" /><br />
	© Patrik Borecký</p>
<p>A l’exception du solide Calaf d’<strong>Angelo Villari</strong>, l’ensemble des solistes provient de la troupe. Le ténor italien se taille la part du lion. Sa voix aux couleurs de baryton s’avère bien à l’aise à l’aigu (bel ut de poitrine au deuxième acte « ti voglio ardente d’amor »). Le souffle est parfois pris en défaut, la prononciation étonnement relâchée (le « t » de Turandot passe systématiquement à la trappe) mais il tente et réussit des nuances et demi-teintes qui viennent casser l’aspect monolithique de son personnage. <strong>Eliska Weissova</strong>, auparavant mezzo, s’est reconvertie en soprano dramatique. On comprend pourquoi : le volume décoiffe, l’aigu solide et dardé lui permet d’incarner une princesse terrifiante. Là encore, le souffle pêche par moment et l’interprétation n’ira pas jusqu’à s’abîmer dans les affres du romantisme au troisième acte. Qu’importe, c’est rudement efficace ! <strong>Alžběta Poláčková</strong> dispose du timbre fruité et de l’art des piani pour chanter Liu. Las, le legato et le souffle manquent à son vocabulaire. Un frein technique qui lui obère toute possibilité d’émouvoir malgré un chant très probe. A l’inverse <strong>Jiří Sulženko</strong> capitalise sur une certaine nasalité pour donner à entendre les souffrances de Timur. <strong>Václav Lemberk</strong> s’ajoute à la longue liste des Altoum à la voix claire et un rien fluette qui, qu’on le veuille ou non, font de l’Empereur l’homme de paille de la Princesse de Glace. Enfin les trois masques sont proprement excellents. Leur trio ne souffre d’aucun déséquilibre. <strong>Jiří Brückler</strong> (Ping), <strong>Richard Samek</strong> (Pang) et <strong>Martin Šrejma</strong> (Pong) affichent les mêmes qualités : des voix sonores et bien projetées, nuances et couleurs pour croquer les caractères outranciers de la Comedia dell’Arte. Leur aisance scénique achève le rapt qu&rsquo;ils réalisent sur le spectacle dès le début du deuxième acte.</p>
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		<title>DVOŘÁK, Rusalka — Prague (Théâtre National)</title>
		<link>https://www.forumopera.com/spectacle/rusalka-prague-theatre-national-tout-est-poesie/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Thierry Verger]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 21 Feb 2018 08:52:04 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Rusalka est un des innombrables monuments pragois à visiter absolument. Le destin de cette œuvre est indéfectiblement attaché à cette ville depuis presque 120 ans. Imagine-t-on qu’elle y a été donnée près de 1900 fois au total. Avec La fiancée vendue de Smetana, il s&#8217;agit de très loin du plus populaire des opéras tchèques. Assister &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p><i>Rusalka</i> est un des innombrables monuments pragois à visiter absolument. Le destin de cette œuvre est indéfectiblement attaché à cette ville depuis presque 120 ans. Imagine-t-on qu’elle y a été donnée près de 1900 fois au total. Avec <em>La fiancée vendue</em> de Smetana, il s&rsquo;agit de très loin du plus populaire des opéras tchèques. Assister à une représentation de <em>Rusalka</em>, là même où l&rsquo;œuvre a été créée, c’est à dire au Nàrodni divadlo (Théâtre national) fait partie des coutumes ancestrales. On y vient en famille, et les enfants sont priés de sacrifier à la tradition.</p>
<p>La 96e (!) représentation de cette production qui date de 2009 ne donne pourtant pas l’impression d’une routine. Il faudra saluer l’engagement de tous au service d’une pièce il est vrai remarquablement inspirée. </p>
<p><em>Rusalka</em>, c’est une ambiance, c’est un appel au folklore local, ses elfes, ses nymphes, ses forêts enchantées et inquiétantes et ses lacs brumeux. C’est une poésie omniprésente aussi bien dans la narration que dans la musique qui l’accompagne. Et le parti pris de <strong>Jiří</strong> <b>Herman</b> est justement de miser du début à la fin sur la poésie. Tout, décidément, sera poésie dans cette soirée. Pureté de l’esthétique, gestuelle travaillée des protagonistes, chanteurs, danseurs et figurants, lumière d’une somptueuse beauté, décors (particulièrement au I) évanescents à souhait, qui nous transportent dès le prélude dans le domaine enchanté de Vodnik. Beaucoup de fluidité dans la direction d’acteurs, chacun semble se mouvoir comme dans un rêve. De ce point de vue le deuxième acte fait rupture avec cette ambiance. Les décors chics d’un salon mondain surpeuplé et superficiel tranchent cruellement avec la douceur des rives du lac au I. Comment Rusalka pourrait-elle s’y retrouver? En la voyant errer sans voix et sans but, on sait bien que la partie est perdue.</p>
<p><img decoding="async" alt="" class="image-large" height="312" src="/sites/default/files/styles/large/public/rusalka-nd-4.jpg?itok=5m07_kQP" title="Rusalka  © Théâtre National de Prague" width="468" /><br />
	© Théâtre National de Prague</p>
<p>Le plateau vocal est homogène et de qualité. La Rusalka de <b>Maria Kobielska</b> émeut par sa capacité à figurer l’impossibilité du bonheur. La voix est présente, assurée, souple. Elle sait incarner le fameux « Mesicku na nebi hlubokem » (prière à la lune) par la richesse des nuances de son chant et un médium riche. Quel bel exemple, se dit-on, d’un vrai travail de troupe. Konielska est en effet officiellement « soliste de l’Opéra de Prague ». Elle peut se voir assurément confier nombre de rôles.</p>
<p>Autre membre de la troupe, mais cette fois-ci de l’opéra de Bratislava, <b>Denise Hamarovà</b> incarne à la fois la sorcière Jezibaba et la Princesse du II. Une bien belle idée de lui confier les deux rôles, qui ne sont en réalité que les deux facettes d’un même personnage diabolique tout entier porté vers la perdition de Rusalka. La Jezibaba du I est un peu retenue, la Princesse du II et la sorcière du III sont bien plus convaincantes. Beau mezzo chaleureux, envoûtant, une silhouette longiligne effrayante à souhait, bref une présence sur scène captivante même si la voix nous a parfois semblé un peu courte.</p>
<p><b>Richard Samek</b> possède la voix idoine pour le rôle du Prince. Ténor lyrique, plutôt léger, il sait dire l’incompréhension et le désespoir qui le gagne dès le II (très beau « Jiz tyden dlis ») ; ses accents désespérés lorsqu’il comprend l’issue fatale de son amour sont un beau moment de la soirée.</p>
<p>C’est <b>Frantisek Zahradnicek</b> qui campe Vodnik, l’esprit des eaux. On découvre ce baryton-basse à la forte stature. Il s’impose dès la première scène et nuance en permanence. Il sait être protecteur, tendre, désespéré ou vindicatif avec la même vérité. Une voix tantôt caverneuse et glaçante, tantôt apaisée et chaude, il mérite l’ovation du public.</p>
<p>L’orchestre du théâtre national et son chef <b>Robert Jindra </b>sont assurément dans leur élément. C’est une partition qu’ils connaissent sur le bout des doigts. Le tempo est juste, les cordes sont chaudes, les vents solides, une remarque particulière pour la harpe qui accompagne magnifiquement Rusalka dans les I et III. Enfin, il faut dire un mot du beau travail réalisé avec le chœur des ondines. On se demandait parfois si nous avions sur scène des choristes qui savent danser ou des danseuses qui savent chanter !</p>
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		<title>PUCCINI, Turandot — Prague (Opéra d&#039;Etat)</title>
		<link>https://www.forumopera.com/spectacle/turandot-prague-opera-detat-crescendo-puccinien/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Thierry Verger]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 20 Feb 2018 07:28:46 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Parmi la demi-douzaine de salles où l’on peut voir un opéra à Prague (quelle richesse !), la reprise de cette production déjà ancienne de Turandot se fait au Hubední divadlo Karlín, habituellement dévolu aux opérettes et aux musicals. Du coup, la jauge est réduite, tout comme la scène, un peu étroite et qui peine à &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>Parmi la demi-douzaine de salles où l’on peut voir un opéra à Prague (quelle richesse !), la reprise de cette production déjà ancienne de <em>Turandot</em> se fait au Hubední divadlo Karlín, habituellement dévolu aux opérettes et aux musicals. Du coup, la jauge est réduite, tout comme la scène, un peu étroite et qui peine à contenir des décors que l’on attend forcément imposants. </p>
<p>L’espace est toutefois bien occupé, les décors sont massifs comme il se doit pour cette œuvre mais de bon goût, les costumes brillants et seyants. On regrettera une direction d’acteurs assez convenue, mais allez mettre en scène <em>Turandot </em>aujourd’hui sans verser dans le grandiloquent&#8230; On ne blâmera donc pas<strong> Václav Vezník </strong>pour cette vision qui évite le superflu et sait introduire une once de personnalité, nous y reviendrons. L’acoustique de la salle en revanche pose question pour ce genre de voix, avec des irrégularités qui surprennent au premier abord.</p>
<p>La direction de <strong>Richard Hein </strong>nous a quelque peu déçu. L’orchestre joue juste, rythme bien, mais quelle sécheresse, quel manque d’entrain. À la différence du plateau, l’orchestre, tout au long de la soirée, n’aura pas réussi à trouver la juste alchimie.</p>
<p><img decoding="async" alt="" class="image-large" height="351" src="/sites/default/files/styles/large/public/turandot-3.jpg?itok=Wi2WuW2a" title="Turandot, grande scène de l'acte 1 © Théâtre National de Prague" width="468" /><br />
	© Théâtre National de Prague</p>
<p>La distribution vocale est certes un peu inégale mais nous gratifie d’une prestation qui, sans être tout à fait convaincante, a fait honneur à cette œuvre . </p>
<p>Le Mandarin de <strong>Milos Horak </strong>et le Prince perse de <strong>Lubomír Havlák </strong>tiennent bien leur – modestes – rôles. Il en va de même du Timur d’<strong>Oleg Korotkov</strong>. Ce dernier possède une bien belle basse qu’on demande à entendre dans des rôles plus copieux. Joli timbre, avec ce qu’il faut de profondeur.</p>
<p>Sommes-nous avec Ping, Pang et Pong dans des rôles secondaires ? Pour ce qui est du livret, de l’avancée de l’action, assurément. Musicalement en revanche, Puccini les gratifie d’une partition passionnante. Sa difficulté tient en ce que ces trois là chantent toujours ensemble, et que la synchronisation doit être parfaite et constante. Et de ce point de vue, c’est une éclatante réussite. Particulièrement l’ensemble qui ouvre le II où<strong> Jirí Brückler</strong>, <strong>Richard Samek</strong> et <strong>Václav Sibera</strong>, tous trois de la troupe et scéniquement totalement interchangeables, nous régalent de fraîcheur et de spontanéité.</p>
<p>La Liu de <strong>Yukiko Kinjo </strong>est attachante. Ce rôle est bien tenu en ce qu’il est crédible. Kinjo parvient à faire vivre l’évolution de ses sentiments du I au III, jusqu’à l’impasse finale dont elle ne pourra se sortir. Le problème c’est que Kinjo n’a pas la voix de Liu. Parce que son timbre est trop dru, l’épaisseur trop fournie, ce n’est pas une Liu qu’elle campe mais une préfiguration de Cio-Cio-San. N’oublions pas que Liu est une esclave, que sa fragilité doit se lire dans sa voix. Cela ne doit pas enlever aux qualités vocales de cette jeune Japonaise, qui est tout à fait capable de sortir de la troupe et de conduire une belle carrière.</p>
<p>Il y aurait tant à dire sur le Calaf du Turc <strong>Efe Kislali</strong>. Habitué de rôles verdiens lourds (il chante régulièrement Radames ou Otello), Kislali nous a fait peur en début de soirée. Nonobstant un jeu inexistant et qu’on ne devrait plus accepter aujourd’hui (il est capable de rester campé  dix minutes face au public sans se mouvoir&#8230;) il nous gratifie d’un premier acte poussif dans l’ensemble malgré quelques belles envolées et on sait que le rôle n’en manque pas. En revanche, il est comme ressuscité au 2e acte, la présence de Turandot n’y est sans doute pas étrangère et leur scène de fin d’acte est magnifique. Son 3e acte est également une belle réussite&#8230;sauf qu’il passe totalement à côté du « Nessun dorma ». Voix blanche, souffle court, envie d’en finir avec un air certes difficile, mais pas insurmontable, ce loupé restera une énigme. Curieusement, on a envie de laisser à ce garçon une nouvelle chance , il vaut sans doute mieux que cette prestation à moitié réussie.</p>
<p>Le premier acte  nous avait donc laissé un goût d’inachevé. Il aura fallu attendre l’arrivée de Turandot sur scène (après une heure et quart de musique tout de même) pour que l’ensemble prenne une belle forme. De toute évidence, <strong>Iveta Jiriková</strong> possède très bien la partition. Elle mène une carrière raisonnable en tournant en Tchéquie (Brno, Prague, Ljubljana) sur quatre ou cinq rôles (Turandot , Senta, Tosca, Rusalka ou Lady Macbeth) qu’elle maîtrise bien. Sa Turandot est techniquement sans défaut. Elle chante toutes les notes, surpasse chœurs et orchestre lorsqu’il le faut , laisse la place à Calaf si nécessaire, et possède, qui plus est, un joli timbre. Alors justement, l’épithète « joli » n’est pas celui que l’on attend de Turandot . Elle nous livre de fait une belle vision du personnage, à la dureté certes intraitable, mais que l’on sent capable de se laisser fléchir. À la fin des épreuves auxquelles elle soumet Calaf, elle descend de son trône, s’approche du Prince et le découvre presque amoureusement. Et puis il y eut ce soir-là un petit incident au troisième acte où la princesse perdit fortuitement sa couronne qui glissa de sa tête. On la découvrit bien involontairement tête nue, plus proche encore d’une humanité qu’elle semble infiniment se refuser.</p>
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