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	<title>Lucy SCHAUFER - Artiste - Forum Opéra</title>
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	<description>Le magazine en ligne de l&#039;opéra</description>
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	<title>Lucy SCHAUFER - Artiste - Forum Opéra</title>
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		<title>Street Scene</title>
		<link>https://www.forumopera.com/cd-dvd-livre/street-scene-east-side-story/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Laurent Bury]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 22 Nov 2019 21:16:47 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>L’affaire est entendue : en écrivant Street Scene, Kurt Weill voulut composer un « opéra américain » et non une comédie musicale. Autrement dit, il se situait, très logiquement, plus près de Porgy and Bess, pour lequel Gershwin affichait des ambitions similaires, que du modèle qui allait donner West Side Story. La confusion est néanmoins pardonnable, car &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>L’affaire est entendue : en écrivant <em>Street Scene</em>, Kurt Weill voulut composer un « opéra américain » et non une comédie musicale. Autrement dit, il se situait, très logiquement, plus près de <em>Porgy and Bess</em>, pour lequel Gershwin affichait des ambitions similaires, que du modèle qui allait donner <em>West Side Story</em>. La confusion est néanmoins pardonnable, car la troisième carrière de Kurt Weill, celle qui eut pour cadre les Etats-Unis, après l’Allemagne puis la France, fut largement placée sous le signe du <em>musical </em>: c’est à Broadway que le compositeur connut ses plus beaux succès. C’est d’ailleurs à Broadway que <em>Street Scene </em>fut créé en 1947, et Weill lui-même parlait de « Broadway Opera » dans lequel il avait voulu proposer une synthèse du genre lyrique européen et de la comédie musicale américaine. Le mélange de dialogues parlés et morceaux chantés lorgne davantage vers le second, ou à la rigueur vers l’opéra-comique ; le sujet tragique renvoie au premier, tout comme la luxuriance de tel duo d&rsquo;amour digne de Korngold. Weill voulait concilier succès commercial et exigence musicale, et choisit de s’appuyer sur une pièce ayant obtenu le prix Pulitzer en 1929, les paroles étant cette fois dues au poète de Harlem, Langston Hughes. Le compositeur écouta beaucoup de jazz et de blues, dont l’influence est indéniable, même si l’on entend aussi des harmonies qui rappellent inévitablement <em>Les Sept Péchés capitaux</em> et d’autres œuvres européennes de Kurt Weill.</p>
<p>Le spectacle capté à Madrid et commercialisé en DVD par BelAir Classiques est une coproduction internationale, avec une distribution de véritables chanteurs d’opéra, sinon de stars, du moins de grandes voix, capables de donner à l’œuvre tout son relief.</p>
<p>Evidemment, <strong>Patricia Racette</strong> n’est plus au zénith de sa carrière, et elle se consacre de plus en plus à la mise en scène. Lorsqu’elle chante encore, ce ne sont évidemment plus les personnages de jeune première, mais désormais des rôles correspondant à son âge (elle vient ainsi d’aborder la sacristine de <em>Jenufa </em>à Santa Fe). Le vibrato est devenu plus difficile à contrôler dans l’aigu, mais la voix garde sa puissance d’émotion, et l’actrice est parfaitement à sa place. <strong>Paulo Szot</strong>, Don Alfonso de l’Opéra de Paris, a un beau parcours derrière lui, qui l’a conduit sur la scène du Met mais aussi à Broadway, et ses talents de comédien ont été reconnus par un Tony Award pour sa participation à <em>South Pacific</em>. Sa composition est ici impressionnante, avec un côté animal rappelant Marlon Brando. <strong>Joel Prieto </strong>est un mozartien espagnol qui s’exporte bien, et que l’on a vu notamment dans <em>Cos</em><em>ì </em>à Aix. Moins médiatisée que son homonyme prénommée Sophie, <strong>Mary Bevan </strong>est une jeune soprano britannique dont la sensibilité affleure constamment dans le rôle de Rose Maurrant. De <strong>Lucy Schaufer</strong> on saluera l’incarnation totalement réussie de la détestable Mrs Jones. <strong>Eric Greene</strong> a peu à chanter dans le rôle du concierge, mais son intervention a un faux air d’« Old Man River ». Parmi toutes ces voix lyriques, on admire l’irruption de deux artistes dont le talent de danseur montre bien qu’ils sont rompus à la pratique de la comédie musicale, <strong>Sarah-Marie Maxwell </strong>et <strong>Dominic Lamb</strong>.</p>
<p>Car il y a effectivement un moment de <em>Street Scene</em> qui appelle explicitement la danse, vers la fin du premier acte. C’est le moment où se métamorphose la mise en scène signée <strong>John Fulljames</strong> (précisons que le <a href="https://www.forumopera.com/spectacle/un-regrettable-malentendu">spectacle vu au Châtelet</a> n’en était qu’une modeste adaptation, dans une scénographie bien plus réduite). Jusque-là, le spectacle est solidement ancré dans le réalisme : nous sommes bien dans un quartier modeste de New York, à l’époque où l’œuvre a été créée, les habits sont élimés ou salis juste ce qu’il faut. Mais quand apparaissent Mae Jones et son galant Dick McGann, le décor composé d’escaliers symbolisant l’immeuble où vivent les différentes familles qui s’entrecroisent dans cet opéra choral s’ouvre pour dévoiler un arrière-plan lumineux évoquant la ligne de profil des gratte-ciels, devant lequel se produiront les danseurs. On pourrait également citer le moment de <em>comic relief</em> où, juste après le meurtre du deuxième acte, le duo des nourrices introduit un élément clairement parodique alors que tout le reste de l’œuvre refuse presque systématiquement de quitter le premier degré.</p>
<p>« Comédie musicale » ou « opéra américain », l’essentiel est que l’œuvre emporte l’adhésion, ce qu’elle fait sans l’ombre d’un doute, parfaitement servie par les forces instrumentales et chorales du Teatro Real menées par <strong>Tim Murray</strong> : chapeau à tous ces artistes qui réussissent en plus à s’exprimer dans un anglais mieux que satisfaisant. Ce spectacle passera par Monte-Carlo, son coproducteur, en février prochain : si vous pouvez y assister, n’hésitez pas.</p>
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		<title>VENABLES, 4.48 Psychosis — Strasbourg</title>
		<link>https://www.forumopera.com/spectacle/448-psychosis-strasbourg-les-voix-eclatees/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Yannick Boussaert]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 18 Sep 2019 04:07:47 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>En faisant le choix d’adapter l’ultime pièce de Sarah Kane 4.48 psychosis, parfois interprétée comme la lettre de suicide de la plus radicale des dramaturges anglaises contemporaines, Philip Venables faisait un choix audacieux pour son premier opéra, créé en 2016 à Londres. Audacieux par son sujet mais surtout audacieux de par sa forme. La prose &#8230;</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>En faisant le choix d’adapter l’ultime pièce de Sarah Kane <em>4.48 psychosis</em>, parfois interprétée comme la lettre de suicide de la plus radicale des dramaturges anglaises contemporaines, <strong>Philip Venables</strong> faisait un choix audacieux pour son premier opéra, créé en 2016 à Londres. Audacieux par son sujet mais surtout audacieux de par sa forme. La prose de Kane ne définit aucun personnage, colle des souvenirs, des notes médicales, imite un dialogue qu’elle rompt aussitôt, etc. En somme, elle représente sur le papier tout ce qui pourrait faire un mauvais livret d’opéra (et souvent encore des textes similaires, le génie en moins, sont mis en musique). Mais du papier à la scène, il peut se produire une étincelle : c’est là tout le talent de ce jeune compositeur. Tout en conservant l’aspect éclaté du texte, en ne retirant pas un mot de la pièce, Philip Venables parvient à donner la cohérence, le souffle et le récit nécessaire grâce à une composition truculente, faite de collage instrumentaux, d’humour – comme ces deux percussions qui « disent » le dialogue patient/soignant en même temps que le texte est projeté sur la scène – de recours à la voix enregistrée, à la rythmique de la voix parlée et, bien entendu, à une écriture vocale qui oscille du tranchant saccadé atonal à l’arioso baroque. En formation réduite, l’orchestre souligne et ponctue autant qu’il commente. Quelques interludes qui feraient penser à des fanfares de village (on pense aussi à Chostakovitch ou même Berg) viennent égayer les longues énonciations de nombres et de verbes violents écrits par Kane. Paradoxalement, alors que ce théâtre inspiré par les travaux d’Artaud ne pourrait se réaliser que dans une liberté formelle totale, c’est le carcan de la musique, de la composition, de la baguette du chef etc. qui lui donne une de ses plus probantes incarnations vivantes. Philip Venables réussit génialement le pari de transformer l’opéra en « art cruel » et en fait un Uranus qui mange et digère, non plus ses enfants, mais sa génitrice.</p>
<p><img fetchpriority="high" decoding="async" alt="" class="image-large" height="312" src="/sites/default/files/styles/large/public/4.48_psychosis_photoklarabeck_9005.jpg?itok=Xy4aMaHm" title="© Klara Beck" width="468" /><br />
	© Klara Beck</p>
<p>Le succès revient aussi en large part aux interprètes qui doivent suivre ce chemin de crête à la lettre et surtout à la seconde près. Caler les sons et les effets visuels (surtitrages projetés, flash etc.), les pupitres instrumentaux, les départs des chanteuses situées en contrebas de l’orchestre relève de la gageure. <strong>Richard Baker</strong> à la baguette des instrumentistes de l<strong>’Orchestre philharmonique de Strasbourg</strong> retenus pour l’aventure s’y emploie avec un art consommé. De même, <strong>Ted Huffman</strong> propose une scénographie humble : une pièce blanche, trois portes, une table et des chaises. Il se concentre sur les vies intérieures de cette âme en peine qui dialoguent, se cajolent et se confrontent. Il apporte du sens en permanence sans en imposer un seul définitif et participe de cette alchimie qui sublime le poème en spectacle vivant.</p>
<p>Enfin, les six chanteuses engagées dans cette psychose sont proprement bluffantes d’engagement scénique et vocal.<strong> Gweneth-Ann Rand</strong>, en tant que corps principal, retient forcément l’attention d’autant que son soprano s’appuie sur un medium charnu du meilleur effet. Mais ce serait faire injure à <strong>Lucy Schaufer</strong> dont le mezzo ample sert la « voix de la raison » ou à celui plus délicat de <strong>Samantha Rice</strong>, ou encore à <strong>Robyn Allegra Parton</strong>, <strong>Susanna Hurrell</strong> et <strong>Rachael Lloyd </strong>qui chevauchent les écarts pièges de la partition et poétisent les quelques ariosos qui enluminent les instants de répit.</p>
<p>Coïncidence, cette première française avait lieu le jour même de la création de son deuxième opus lyrique <em>Denis &amp; Katya</em> à Philadelphie, une œuvre bientôt représentée en France puisqu’elle est coproduite par l’Opéra de Montpellier.</p>
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