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	<title>Johan SCHINKLER - Artiste - Forum Opéra</title>
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	<description>Le magazine en ligne de l&#039;opéra</description>
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	<title>Johan SCHINKLER - Artiste - Forum Opéra</title>
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		<title>VAN BEETHOVEN, Fidelio — Paris</title>
		<link>https://www.forumopera.com/spectacle/fidelio-paris-jaquino-vous-raconte-lhistoire/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Yannick Boussaert]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 27 Feb 2020 11:02:31 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>250 ans de la naissance de Beethoven oblige, le théâtre des Champs Elysées avait programmé une version concert du seul opéra du compositeur, autour d’une distribution et d’un orchestre majoritairement scandinave. Version concert augmentée en mise en espace, signée Sam Brown, qui creuse la veine comique tant dans sa direction d’acteur que dans son parti &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p dir="ltr">250 ans de la naissance de Beethoven oblige, le théâtre des Champs Elysées avait programmé une version concert du seul opéra du compositeur, autour d’une distribution et d’un orchestre majoritairement scandinave. Version concert augmentée en mise en espace, signée <strong>Sam Brown</strong>, qui creuse la veine comique tant dans sa direction d’acteur que dans son parti pris. Voici donc Jaquino qui hérite seul du texte parlé, très largement tronqué et remanié. Cela ne porte guère à conséquence et assure un enchaînement sans tunnel des parties musicales.</p>
<p dir="ltr"><strong>Thomas Dausgaard</strong>, dans un geste totalement mozartien, enlève l’ensemble sur un rythme endiablé que seul le quatuor du premier acte viendra rompre. Son orchestre est plein de contrastes, dose des crescendi et des tutti du plus bel effet… et concède nombre de pains notamment chez les cuivres et la petite harmonie. Le chœur de la Radio Suédoise assure de son côté une performance irréprochable où tant les basses que les ténors brillent par la rondeur du son.</p>
<p dir="ltr">Si la distribution s’annonçait pleine de promesses c’est pourtant là que l’on trouvera le plus à redire. On passera rapidement sur la Marzelline fâchée avec la justesse et au timbre acide de <strong>Malin Christensson</strong>. On retiendra plus <strong>Daniel Johannsen</strong> comme récitant que pour les quelques interventions chantées de Jaquino, même si elles sont de qualité. Comme il se doit, <strong>Karl-Magnus Fredriksson</strong> donne des lettres de noblesse à Fernando en quelques phrases. La tâche est plus ardue pour <strong>Johan Schinkler</strong> dont le Rocco bien chantant manque de <em>vis comica</em> dans son air de l’or, de gravité dans la citerne et d’humanité dans le timbre. De même <strong>John Lundgren</strong> nous fera patienter jusqu’au deuxième acte pour trouver la puissance et la noirceur nécessaire au tyran.</p>
<p dir="ltr"><strong>Michael Weinius</strong> entame le deuxième acte sur un cri mordant et déploie un timbre étonnamment fruité pour un ténor de son calibre. Las, l’écriture beethovenienne le met plus d’un fois en difficulté sur le souffle, le rythme et conséquemment la prononciation. La ligne se hachure et le volume s’en amenuise d’autant. <strong>Nina Stemme</strong>, enfin, retrouve un rôle qu’elle ne fréquente plus guère et dont l&rsquo;enregistrement qu’elle a laissé aux côtés déjà de Jonas Kaufmann sous la direction de Claudio Abbado ne figure pas parmi ses meilleurs. La voix pourtant a conservé de la souplesse et la ligne se déploie, élégante, et enjambe avec une aisance toute straussienne les écarts qui truffent la partition. Seul l’aigu lui résiste et, au lieu de l&rsquo;atteindre dans le mouvement comme certaines de ses consœurs, la soprano suédoise préfère le détacher pour mieux l’assurer, ce qui n’est pas du meilleur effet. On retrouve cependant dans ce portrait les qualités qui sont les siennes : rondeurs de la voix, couleurs et incarnation. Celle qui manque cruellement à la scène parisienne depuis cinq ans l’emporte haut la main à l’applaudimètre.</p>
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		<title>TCHAÏKOVSKI, Eugène Onéguine — Rennes</title>
		<link>https://www.forumopera.com/spectacle/eugene-oneguine-rennes-on-en-redemande/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Tania Bracq]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 01 Feb 2016 05:37:24 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>La mise en scène d&#8217;opéra est un art éphémère – et parfois cela vaut mieux. Mais certaines créations sont si joliment en adéquation avec l&#8217;oeuvre qu&#8217;elles servent qu&#8217;il serait dommage de ne pas les proposer à un maximum de spectateurs. Eugène Onéguine crée à l&#8217;opéra National de Lorraine il y a presque vingt ans, déjà &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>La mise en scène d&rsquo;opéra est un art éphémère – et parfois cela vaut mieux. Mais certaines créations sont si joliment en adéquation avec l&rsquo;oeuvre qu&rsquo;elles servent qu&rsquo;il serait dommage de ne pas les proposer à un maximum de spectateurs. <em>Eugène Onéguine</em> crée à l&rsquo;opéra National de Lorraine il y a presque vingt ans, déjà repris à Rennes en 2000, est une réussite totale qui conserve une fraicheur et un charme intacts.</p>
<p><strong>Alain Garichot</strong> a longtemps travaillé à la Comédie Française et sa proposition sert la matière première de l&rsquo;oeuvre avec une scrupuleuse fidélité qui n&rsquo;est pas sans évoquer la manière de la grande Maison. Il dépouille la scène au maximum pour se concentrer sur les émotions intimes de ses personnages dont les portraits sont brossés avec une grande délicatesse. Il faut dire, qu&rsquo;outre ses activités de metteur en scène, Alain Garichot a un goût très vif pour l&rsquo;enseignement et cela se sent dans sa direction d&rsquo;acteur, d&rsquo;un naturel confondant. Ainsi, l&rsquo;innocence de certains personnages pourrait être un écueil qui les enferme dans une certaine mièvrerie. Les deux sœurs, Tatiana et Olga, nous touchent au contraire par leur pureté des élans de leur jeunesse.</p>
<p>Les deux chanteuses font honneur à l&rsquo;école lyrique française ; la mezzo marseillaise <strong>Lucie Roche</strong> a des graves charnus, jamais écrasés qui séduisent particulièrement l&rsquo;oreille et <strong>Marie-Adeline Henry</strong> est tout simplement magnifique, offrant une humanité poignante à cette jeune fille pleine de droiture. Les graves sont toujours aussi soyeux, et, si l&rsquo;artiste a apparemment longtemps lutté avec sa tessiture par le passé, l&rsquo;ensemble du registre est désormais à l&rsquo;avenant, avec des aigus somptueux, des piani délicats et une grande intelligence de la ligne vocale. La scène de la lettre est un moment de grâce porté également par le très joli travail des vents de l&rsquo;Orchestre de Bretagne sous la baguette fine et engagée de Roland Kluttig. (Ailleurs les cordes semblent toujours en réglage, c&rsquo;est bien dommage.)</p>
<p>Lenski est l&rsquo;autre personnage menacé d&rsquo;angélisme par le livret, or <strong>Suren Maksutov </strong>s&rsquo;y révèle profondément attachant. Il connait très bien la partition qu&rsquo;il porte sur de nombreuses scènes européennes, On lui reprochera peut-être en lever de rideau des finales lâchées trop vite, peut-être en raison du trac de cette première, mais que d&rsquo;émotion et de justesse lorsque plus tard – avec des nuances d&rsquo;un grand raffinement- Lenski évoque son enfance !</p>
<p>Face à ces figures de l&rsquo;innocence, l&rsquo;Eugène Onéguine d&rsquo;<strong>Armando Noguera </strong>promène sa sombre mélancolie avec une remarquable élégance. La transformation du dandy indolent en homme dévoré par la passion est particulièrement convaincante, tant scéniquement, avec un jeu qui passe de la retenue à l&rsquo;émotion la plus palpable, que vocalement, grâce à un instrument ductile, franc et parfaitement stable.</p>
<p>Le reste de la distribution sert le propos avec fidélité. <strong>Svetlana Lifar </strong>campe une Madame Larina au timbre charpenté et séduisant, la belle basse pleine de prestance de <strong>Johan Schinkler</strong> remporte également tous les suffrages et <strong>Georges Gautier</strong> joue de sa <em>French touch</em> avec charme tandis que la nourrice de <strong>Marie-Noële Vidal</strong> appellera notre seul bémol.</p>
<p><img fetchpriority="high" decoding="async" alt="" class="image-large" height="312" src="/sites/default/files/styles/large/public/img_0232.jpg?itok=SolCJGXP" title="© Laurent Guizard" width="468" /><br />
	© Laurent Guizard</p>
<p>Dans sa correspondance, Tchaïkovsky appelait de ses vœux « une mise en scène sans luxe, mais qui corresponde rigoureusement à l’époque ». Les costumes très réussis de <strong>Claude Masson</strong> nous plongent donc dans les années 1820, l&rsquo;époque du roman de Pouchkine. Les choeurs de l&rsquo;opéra de Rennes se glissent avec beaucoup d&rsquo;aisance dans ces oripeaux, tout comme ils relèvent le défi de la diction russe.</p>
<p>L&rsquo;action de déroule effectivement dans un décor dépouillé mais puissamment évocateur : pour le premier acte de larges troncs scandent l&rsquo;espace et se perdent dans les cintres ; ils sont un parfait terrain de jeu pour les lumières magnifiques de <strong>Marc Delamézière</strong>. Le second acte n&rsquo;offre plus qu&rsquo;un plateau vide où la lune s&rsquo;impose, résumant d&rsquo;une image pertinente la fatalité à laquelle Tchaïkovsky croyait si fort. Jamais le destin des héros ne semble dans leurs mains, ils en sont les jouets impuissants. De la scénographie à la direction d&rsquo;acteur, des choeurs à l&rsquo;orchestre en passant par le plateau vocal, tout concourt à cette douloureuse prise de conscience avec une maestria enthousiasmante.</p>
<p> </p>
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