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	<title>Andreas SCHMIDT - Artiste - Forum Opéra</title>
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	<title>Andreas SCHMIDT - Artiste - Forum Opéra</title>
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		<title>Der Freischütz</title>
		<link>https://www.forumopera.com/cd-dvd-livre/der-freischutz-une-agathe-vous-manque/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Julien Marion]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 10 Mar 2017 22:25:11 +0000</pubDate>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>Sony Classical poursuit, avec une constance qui force l&rsquo;admiration, la réédition de son inépuisable fonds lyrique, lequel comprend, faut-il le rappeler, le catalogue RCA, riche en pépites. C&rsquo;est aujourd&rsquo;hui au <em>Freischütz</em> enregistré par Marek Janowski en 1994, à la tête du Deutsches Symphonie-Orchester de Berlin, d&rsquo;être remis à l&rsquo;honneur. Voilà un enregistrement qui ne manque pas d&rsquo;atouts. Ceux-ci sont à chercher tant du côté du chef que des chanteurs.</p>
<p><strong>Marek Janowski </strong>est ici en terrain connu, cela s&rsquo;entend. Ce répertoire lui est à l&rsquo;évidence naturel. Attentive aux climats, soucieuse de la progression dramatique, sachant valoriser les nombreuses beautés de cette partition, la direction du chef frappe d&rsquo;abord par son équilibre. Certes, on cherchera en vain ici les sortilèges orchestraux de Carlos Kleiber, ou les béances métaphysiques de Wilhelm Furtwängler (deux directions qu&rsquo;il faut impérativement connaître dans cette oeuvre), mais on louera la volonté permanente de ne pas forcer le trait, caractéristique que l&rsquo;on retrouve dans la récente intégrale Wagner du chef. Entre le risque de trop tirer le <em>Freischütz </em>vers des cieux bayreuthiens (tendance bien présente dans la discographie), au point d&rsquo;en faire parfois le numéro 0 de l&rsquo;opus wagnérien, et celui, inverse, d&rsquo;en faire un Sinsgspiel quasi mozartien, Janowski opère une synthèse aboutie. La construction de l&rsquo;ouverture en propose un parfait résumé. Le chef a su, en outre, s&rsquo;entourer d&rsquo;une distribution particulièrement soignée.</p>
<p>Au premier rang, on placera sans l&rsquo;ombre d&rsquo;une hésitation le Max de <strong>Peter Seiffert</strong>, sans doute le meilleur de toute la discographie à avoir trouvé les chemins des studios. L&rsquo;air « Durch die Wälder, durch die Auen » est tout simplement d&rsquo;anthologie. Il a tout : un timbre étincelant, une émission insolente de franchise, un héroïsme qui jamais ne confine à la lourdeur (la fréquentation de grands rôles wagnériens ne se fait pas encore trop sentir). Loin de tant d&rsquo;incarnations prosaïques ou simplement solides, on tient là, pour tout dire, l&rsquo;idéal du rôle, et non pas, comme trop souvent, un Siegmund, un Danilo ou un Evangéliste égaré dans la Gorge aux loups.</p>
<p>De même, on fond devant l&rsquo;Ännchen de <strong>Ruth Ziesak</strong>, miracle de fraîcheur jamais acidulée, de jouvence et d&rsquo;insouciance vocales comme on aimerait en rencontrer plus souvent. Un délice, tellement préférable aux soubrettes aigrelettes trop souvent distribuées dans ce rôle.</p>
<p>Le Kaspar de <strong>Kurt Rydl </strong>est efficace, souvent impressionnant, sombre et menaçant sans en faire des tonnes. La fatigue vocale est néanmoins perceptible dans les vocalises finales de « Schweig, schweig ».</p>
<p>Les seconds rôles bénéficient de la même attention: <strong>Andreas Schmidt </strong>en Ottokar, <strong>Matthias Hölle </strong>en éremite, <strong>Roman Trekel </strong>en Kilian, c&rsquo;est carrément du luxe : Bayreuth n&rsquo;est pas loin.</p>
<p>La seule paille de cette distribution concerne, hélas, le rôle d&rsquo;Agathe. <strong>Sharon Sweet </strong>est plus occupée à jongler avec ses registres qu&rsquo;à rendre justice aux pages sublimes que Weber a écrit pour le rôle : l&rsquo;aigu est crié, la conduite de la ligne souvent délicate, l&rsquo;émission encombrée d&rsquo;un instrument définitivement trop lourd&#8230; « Wie nahte mir der Schlummer » est par moment pénible, et la poésie miraculeuse de « Und ob die Wolke sie verhülle » est totalement absente. Si Max déploie tant d&rsquo;efforts, au point de pactiser avec le diable, ce n&rsquo;est à l&rsquo;évidence pas pour entendre sa promise lui chanter des refrains&#8230; Les mânes de la divine Elisabeth Grümmer, inapprochable dans le rôle, peuvent être tranquilles. On regrette – et comment ! – que le producteur de cet enregistrement n&rsquo;ait pas, alors, croisé la route d&rsquo;Anne Schwanewilms&#8230;</p>
<p>Reste que si l&rsquo;on met de côté cette réserve – mais elle est de taille – on tient là sans doute un des meilleurs enregistrements studio contemporains de l&rsquo;oeuvre.</p>
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		<title>Lieder</title>
		<link>https://www.forumopera.com/cd-dvd-livre/un-chant-en-retrait/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Catherine Jordy]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 28 Mar 2010 08:26:12 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Ces gravures, effectuées entre 1996 et 1999, forment le neuvième volume de l’intégrale des lieder de Johannes Brahms entreprise par la firme CPO. Il s’agit là de la toute dernière période créatrice du compositeur, depuis l’arrangement pour voix solo qu’il fit (1888) de huit de ses propres Zigeunerlieder – initialement onze, mais pour quatre voix ! &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>          Ces gravures, effectuées entre 1996 et 1999, forment le neuvième volume de l’intégrale des lieder de <strong>Johannes Brahms</strong> entreprise par la firme <strong>CPO</strong>. Il s’agit là de la toute dernière période créatrice du compositeur, depuis l’arrangement pour voix solo qu’il fit (1888) de huit de ses propres <em>Zigeunerlieder</em> – initialement onze, mais pour quatre voix ! – jusqu’aux célébrissimes <em>Quatre chants sérieux</em> (1896). Si l’on peut apprécier d’avoir ainsi à disposition un recueil chronologiquement et artistiquement cohérent, force est de constater que le musical n’est pas des plus enthousiasmants. <strong>Helmut Deutsch</strong> seul, phénoménal inspirateur, surprend, émeut, conduit l’auditeur dans des lieux inattendus, parfois même inouïs, les Opus 106 et 107 prenant sous ses doigts des profondeurs rares. Dire des trois chanteurs qu’ils sont en retrait par rapport à lui est un euphémisme. Ils font certes preuve d’une probité remarquable, s’effaçant presque pour mieux laisser parler musique et texte. Le problème est que l’on a connu interprétations autrement plus engagées – et engageantes. <strong>Iris Vermillion</strong> (en charge des huit <em>Zigeunerlieder</em>) n’est pas sans rappeler Brigitte Fassbaender, émission haute, diction parfaite ; mais quel manque singulier de charme ! On peut certes rendre justice à ces pages sans avoir la plus belle voix du monde, mais qu’il suffise d’écouter la poignante phrase « Täusch mich nicht… » (<em>Opus</em> 103 n° 7), et l’on comprendra qu’il manque ici une dimension émotionnelle nécessaire à faire décoller ces pages du simple premier degré. Le cas de <strong>Juliane Banse</strong> est assez semblable : chacune de ses deux interprétations dans l’<em>Opus</em> 107, <em>Das Mädchen spricht </em>et<em> Mädchenlied</em>, n’a vocalement rien de la « jeune fille » en question… Dans l’<em>Opus</em> 106 et dans les pages de l’<em>Opus</em> 107 où <strong>Andreas Schmidt </strong>chante seul, l’on arrive enfin à se laisser emporter sur les ailes de l’inspiration brahmsienne. Certes, là encore, on peut ergoter, trouver la voix trop blanche, l’interprétation trop volontairement détachée, refusant trop systématiquement l’expression. Dans le petit recueil des <em>Cinq lieder</em> op. 106, avec ses miniatures, cela se justifie pleinement : <em>Ständchen</em> trouve ainsi des allègements charmeurs, <em>Auf dem See</em> enchante par l’élégance de son phrasé et les couleurs du timbre, le douloureux <em>Es hing der Reif</em> trouve même une façon inattendue de donner à sentir le saisissement de l’hiver glacé sans en accentuer le côté sombre, l’idée de la mort s’induisant d’une ligne qui se fige dans une lumière grise… Bref, du grand art. Pour <em>Les Quatre chants sérieux</em>, on a trop à l’oreille les grandes références de Hotter ou Kipnis pour ne pas sentir ce qu’une voix aussi claire et légère que celle de Schmidt retire au poids émotionnel de ce cycle. Dietrich Fischer-Dieskau, même jeune, osait davantage l’expression… Mais il faut reconnaître que l’interprète, dans son parti pris de neutralité objective, comme en effleurant la ligne vocale, sans entrer de plain-pied dans la pâte vocale habituellement attendue, s’en sort avec les honneurs.<br />
 </p>
<p><strong>Catherine Jordy,<br />
avec la complicité de David Fournier</strong></p>
<p> </p>
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