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	<title>Marika SCHÖNBERG - Artiste - Forum Opéra</title>
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	<description>Le magazine en ligne de l&#039;opéra</description>
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	<title>Marika SCHÖNBERG - Artiste - Forum Opéra</title>
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		<title>Rienzi</title>
		<link>https://www.forumopera.com/cd-dvd-livre/vive-la-lisibilite-brechtienne/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Laurent Bury]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 25 Sep 2013 07:04:42 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>    Longtemps honni (et toujours interdit de représentation à Bayreuth), Rienzi sort décidément du purgatoire, puisque voici le deuxième DVD consacré à cette œuvre en l’espace de deux ans. Le premier, sorti en 2010 (et récemment réédité, voir compte rendu par Julien Marion) durait 155 minutes ; celui de 2012 qui sort aujourd’hui dure &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>           </p>
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<p>			Longtemps honni (et toujours interdit de représentation à Bayreuth), <em>Rienzi </em>sort décidément du purgatoire, puisque voici le deuxième DVD consacré à cette œuvre en l’espace de deux ans. Le premier, sorti en 2010 (et récemment réédité, voir <a target="_blank" rel="noopener noreferrer" href="http://www.forumopera.com/index.php?mact=News,cntnt01,detail,0&amp;cntnt01articleid=5231&amp;cntnt01returnid=55">compte rendu par Julien Marion</a>) durait 155 minutes ; celui de 2012 qui sort aujourd’hui dure vingt minutes de plus. A ce rythme, nous devrions avoir l’intégralité de la partition en DVD dans une douzaine d’années…A titre de comparaison, rappelons que le <em>Rienzi </em>donné en concert à Salzbourg cet été ne durait « que » trois heures et demie, pour une œuvre dont le format proche du grand-opéra à la française frôle les cinq heures dans sa version intégrale. Si nous disposons déjà d’un deuxième <em>Rienzi </em>en vidéo, c’est avant tout grâce au Capitole de Toulouse, qui avait choisi pour son ouverture de saison 2012-2013 de rendre hommage à Wagner en programmant courageusement l’une de ses œuvres les moins fréquentées. Et Opus Arte a eu mille fois raisons de filmer l’événement, puisque le rôle-titre était tenu par « le » Rienzi actuel, déjà présent sur le DVD Arthaus, le heldentenor <strong>Torsten Kerl</strong>, qui ne connaît guère de rival. Le personnage lui colle à la peau, il l’interprète avec une aisance souveraine qui ne trahit jamais l’effort et une arrogance admirable dans l’aigu. Tout juste doit-il maîtriser une tendance naturelle à la mimique presque trop expressive, qui faisait merveille dans la production sarcastique du Deutsche Oper diffusée par Arthaus. Point de second degré ici, point de Rienzi ouvertement transformé en dictateur fasciste : le dernier des tribuns reste jusqu’au bout un héros positif qui meurt victime de ses idéaux, dans le respect des intentions du compositeur.</p>
<p>
			On le croyait mort pour l’opéra, après l’échec cuisant de son <em>Ariodante </em>à Garnier en 2001, mais <strong>Jorge Lavelli </strong>montre qu’il n’a pas dit son dernier mot. Celui qui fit les beaux soirs de l’Opéra de Paris dans les années 1970 est encore suprêmement capable d’émouvoir et de nous révéler des œuvres, et son Rienzi présente l’immense avantage d’une parfaite lisibilité. Et même si le regretté Max Bignens n’est plus là, Lavelli a su s’entourer de collaborateurs qui font revivre son esthétique spécifique. Dans un décor réduit à l’essentiel (des parois métalliques qui pivotent, s’ouvrent, se soulèvent ou se percent de fenêtres), avec des costumes clairement caractérisés (redingotes et coupes en brosse pour les nobles, guenilles brechtiennes pour le peuple, toutes les femmes ressemblant peu ou prou à Helene Weigel dans <em>Mère</em> <em>Courage</em>) et un maquillage blafard pour tous, Lavelli raconte avec une extraordinaire économie de moyens une histoire finalement très simple, là où Philippe Stölzl à Berlin, malgré des moments extrêmement réussis, s’encombrait quand même de tout un fatras scénique (masques, projections, décor envahissant). Loin de toute ironie goguenarde, Lavelli joue le jeu à fond, en faisant fi de l’association désormais pesante de Wagner avec le nazisme, et nous permet de voir d’un œil neuf mais jamais naïf le parcours de Cola di Rienzo. Sans doute le regard sélectif des caméras favorise-t-il la lecture de cette production, qui n’avait pas entièrement enthousiasmé <a target="_blank" rel="noopener noreferrer" href="http://www.forumopera.com/index.php?mact=News,cntnt01,detail,0&amp;cntnt01articleid=4196&amp;cntnt01returnid=54">notre collègue Maurice Salles</a>.</p>
<p>			Autour de l’exceptionnel Torsten Kerl, il est bien difficile d’exister, mais c’est pourtant ce à quoi parvient admirablement <strong>Daniela Sindram</strong>, qu’on a pu ensuite entendre en Hänsel à Paris. Silhouette androgyne, timbre clair mais toujours sonore, son Adriano est une réussite totale, et elle remporte un succès mérité dans son air de l’acte III. Dépourvu d’air en solo, le rôle d’Irene est bien plus délicat à assumer : les glapissements de la scène de l’enlèvement laissent d’abord craindre le pire, mais <strong>Marika</strong> <strong>Schönberg </strong>montre aussitôt après qu’elle possède le juste équilibre d’agilité et de force pour maîtriser les passages vocalisants et se faire entendre par-dessus l’orchestre. Sa voix s’harmonise bien avec celle d’Adriano, mais comment tirer davantage d’un personnage sacrifié ? Camilla Nylund, scéniquement radieuse, n’y parvenait certes pas mieux à Berlin. En Colonna, la basse <strong>Richard Wiegold</strong> est parfois peu audible, et alterne curieusement les beaux moments et les passages plus grisâtres. Les autres protagonistes sont tout à fait à leur place, avec une mention spéciale pour le délicieux Messager de paix qu’interprète <strong>Jennifer O’Loughlin</strong>.</p>
<p>			Sous la baguette nerveuse et précise de <strong>Pinchas Steinberg</strong>, les forces du Capitole font honneur à l’un de nos meilleurs théâtres lyriques de région : belles sonorités de l’orchestre, et vigueur d’accents du chœur, complété par les effectifs de l’Académie de la Scala de Milan. Encore mille bravos à Toulouse, d’avoir osé ce à quoi les théâtres parisiens se refusent trop souvent.</p>
<p>			 </p>
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		<item>
		<title>WAGNER, Rienzi — Toulouse</title>
		<link>https://www.forumopera.com/spectacle/discutable-mais-passionnant/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Maurice Salles]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 30 Sep 2012 12:43:18 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>  En l’absence d’une version définitive établie par Wagner, le manuscrit original ayant disparu avec Hitler, qui se l’était approprié, chaque nouvelle production de Rienzi relève des choix de l’équipe qui en a la charge. A Toulouse, comme en tant d’autres lieux, cela conduit à l’amputation du ballet et de la pantomime, plus maintes mini-coupures. &#8230;</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>           </p>
<p>			En l’absence d’une version définitive établie par Wagner, le manuscrit original ayant disparu avec Hitler, qui se l’était approprié, chaque nouvelle production de <em>Rienzi</em> relève des choix de l’équipe qui en a la charge. A Toulouse, comme en tant d’autres lieux, cela conduit à l’amputation du ballet et de la pantomime, plus maintes mini-coupures. Puisqu’il s’agit de célébrer avec un peu d’avance le bicentenaire de la naissance du compositeur, n’aurait-on pu, pour cette occasion solennelle, mobiliser l’excellente troupe de ballet de la maison et oser mettre en scène la partition patiemment reconstituée de l’édition Strohm-Voss ? Car elle a le mérite de donner l’image la plus voisine possible des intentions du compositeur-librettiste quand il définit <em>Rienzi </em>comme un Grand opéra tragique. En retranchant çà et là, on porte atteinte autant au sens qu’à l’architecture de l’œuvre. On conviendra que c’est fâcheux pour un hommage.</p>
<p>			 </p>
<p>			Ceci entraînant cela, la vision proposée par Jorge Lavelli et son équipe, bien que cohérente, n’impose pas sa pertinence. Le dispositif scénique conçu par <strong>Ricardo Sanchez Cuerda</strong> enferme l’action dans une armature de plaques métalliques sombres reliées par de gros rivets, qui peut disparaître dans les cintres et révéler dans la pénombre la cage de scène. La mise en scène semble hésiter entre interprétation et fidélité aux intentions connues de Wagner. Certaines options déconcertent (l’enlèvement d’Irène ligotée sur un diable frôle le grotesque). La fin manque de clarté. Les masses sont traitées en groupes compacts, ce qui peut favoriser l’homogénéité du chant mais donne une impression de système, accentuée par les gestes identiques, et de difficulté à les disposer dans l’espace. Peut-être proche de la vision que Wagner en avait vingt ans après la création, cette image pessimiste d’un être collectif fermé sur lui-même ou facile à manipuler est-elle vraiment celle du compositeur quand il croyait encore à la vertu des révolutions ?</p>
<p>			 </p>
<p>			Question que l’on peut se poser à propos du traitement des chœurs des nobles et des plébéiens. La brutalité des premiers correspond à l’arrogance de cette caste si habituée à dominer qu’elle est convaincue de sa supériorité de nature sur ceux qu’elle opprime. Mais celle attribuée aux seconds, si elle est porteuse d’effets, n’est-elle pas excessive ?. Il va sans dire, mais il vaut mieux l’écrire, que la préparation des chœurs du Capitole, renforcés de ceux de l’Académie de la Scala, est excellente, que la précision, l’homogénéité sont constantes et que le chœur des messagers de paix, le chœur des moines et le chœur des femmes sont nuancés à souhait.<br />
			 </p>
<p>			On peut en dire autant, heureusement, des solistes. Certes, <strong>Richard Wiegold</strong> qui chante Colonna est souvent engorgé, mais <strong>Robert Bork</strong> est un cardinal de haute tenue et <strong>Stefan Heidemann</strong> (Orsini) <strong>Mark Heller</strong> (Baroncelli) et <strong>Leonardo Neiva</strong> (Cecco del Vecchio) assurent haut la main leurs rôles de seconds. Porte-parole des messagers de paix <strong>Jennifer O’Loughlin</strong> est quasiment séraphique. Tous ont la souplesse vocale que requiert cette œuvre, initialement destinée à l’Opéra de Paris où triomphait alors le chant italien. Interprète déjà chevronnée du rôle d’Irène <strong>Marika Schönberg</strong> tend pourtant à « surchanter » durant les deux premiers actes, ce qui ne va pas sans stridences dans l’extrême aigu. Du coup <strong>Géraldine Chauvet</strong> peut paraître un peu frêle vocalement, pas assez incisive dans le rôle d’Adriano ; nous l’avons trouvée idéale pour incarner cet homme encore adolescent qui cherche à s’affirmer contre les valeurs de son père et jusqu’au bout s’empêtre dans ses contradictions. Elle en exprime les élans et la fragilité avec une touchante justesse et hormis un aigu douloureux elle chante sans outrer ses moyens avec une impeccable musicalité. <strong>Torsten Kerl</strong>, dans le rôle-titre, confirme la sienne ; son interprétation vocale, d’une liberté quasiment absolue, miroite de nuances qui donnent à un personnage souvent en représentation son autorité et son éclat mais aussi une intériorité sobre et poignante dans sa fameuse prière.</p>
<p>			 </p>
<p>			Dès l’ouverture, on sait que l’orchestre est dans un grand jour. Sur la reptation ambigüe des cordes, menaçante puis chantante, entrent les vents qui alourdissent l’atmosphère avant que les archets ne zèbrent leur longue mélopée, et de crescendo en scansions le flot augmente, d’où se détache la plainte du hautbois. La fosse frémit du drame qui va se jouer sous la direction implacable de <strong>Pinchas</strong> <strong>Steinberg</strong>. Il a pris son parti : les échos de Weber, ou de Beethoven, les accents verdiens avant l’heure, voire donizettiens, il les assume. Les coupures sacrifient les tempi inspirés de Gluck ou de Spontini. Alors l’accent est mis sur ce qui, dans cette œuvre, annonce le Wagner futur, mélodies ascensionnelles et tournoyantes et leitmotiv avant la lettre. Le philologue peut pinailler, cela porte et la séduction balaie les réserves. Discutable, ce <em>Rienzi </em>?Oui, mais passionnant !</p>
<p>			 </p>
<p>			<strong>Version recommandée (cette version n&rsquo;est pas intégrale) :</strong></p>
<p>			<strong></strong></p>
<p>			<strong><a href="http://www.qobuz.com/album/richard-wagner-rienzi/3830257490845" target="_blank" rel="noopener">Rienzi (Intégrale) | Richard Wagner par Josef Krips</a></strong><br />
			<strong> </strong><br />
			<strong> </strong></p>
<p>			 </p>
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