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	<title>Wolfgang SCHWANINGER - Artiste - Forum Opéra</title>
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	<description>Le magazine en ligne de l&#039;opéra</description>
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	<title>Wolfgang SCHWANINGER - Artiste - Forum Opéra</title>
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		<title>WAGNER, Die Meistersinger von Nürnberg — Erl</title>
		<link>https://www.forumopera.com/spectacle/die-meistersinger-von-nurnberg-erl-quatre-heures-trente-qui-passent-en-un-eclair/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Jean-Marcel Humbert]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 19 Jul 2015 06:05:53 +0000</pubDate>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>À Erl, dans la salle Passionsspielhaus, la question de la véracité et de la minutie des décors ne se pose pas. <strong>Gustav Kuhn</strong> et <strong>Jaafar Chalabi</strong> ont simplement défini un vaste plateau central en pente, deux plateaux latéraux, des sièges et des tables en Z qui s’empilent ou se déploient pour définir l’espace. C’est clair et net, on est plus près de Jean Villar que du Met de New York. La question d’une relative actualisation de l’esthétique (et donc du propos) passe par les amusants costumes de <strong>Lenka Radecky</strong>, qui mêlent au cours de l’action (et bien en situation) complets-vestons et costumes historiques. On n’en reste pas moins dans la grande tradition, et le tout est vif, alerte, on pense beaucoup aux <em>Joyeuses Commères de Windsor</em> de Nicolaï, et l’on passe un très agréable moment sans que jamais la longueur du propos ne pèse, notamment grâce aux très courts entractes.</p>
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	James Roser et Michael Kupfer-Radecky © Tiroler Festspiele Erl / APA-Fotoservice / Xiomara Bender</p>
<p>Sur le plateau, pas de vedette internationale, mais comme toujours à Erl, des chanteurs qui connaissent bien leur métier et le style imprimé par le chef, ce qui donne à l’ensemble une unité parfaite. Et pourtant, des personnalités se distinguent de prime abord par l’originalité ou la perfection de leur interprétation. <strong>Michael Kupfer-Radecky </strong>(bien connu pour ses Kurwenal, Klingsor et Wolfram) est un Hans Sachs de haut vol, royal d’humanité et d’autorité, mais aussi d’humour ; la voix est toujours aussi belle, et le style parfait. Le Beckmesser de <strong>James Roser</strong> est tout aussi intéressant avec les excès – contrôlés – d’un rôle de composition, dont la drôlerie pitoyable n’est jamais excessive ni vulgaire, servi également par une fort belle voix. Enfin, le David de <strong>Lurie Ciobanu</strong> et la Magdalene d’<strong>Anna Lucia Nardi</strong> sont tout à fait réjouissants, affichant sans complexe et avec efficacité le côté débridé de leurs personnages. En revanche, on peut regretter que l’Eva de <strong>Joo-Anne Bitter</strong> ait une voix un peu dure, ce qui n’a finalement que peu d’incidence sur son interprétation. C’est le Walther de <strong>Wolfgang Schwaninger</strong> qui pose d’autres questions, d’une part, vocalement, avec une voix un peu raide et assez peu mélodieuse typique du chant des années 60, alors qu’il est censé apporter la nouveauté, et d’autre part en donnant l’impression d’être plus le père que l’amoureux d’Eva (alors que le Veit Pogner de <strong>Giovanni Battista Parodi</strong> semble être son frère !). Son interprétation, un peu hors du temps, évoque bien un voyageur venu se perdre dans un univers qui n’est pas le sien, et auquel il a bien du mal à se soumettre, sans que l’on perçoive clairement la nouveauté dont il est porteur.</p>
<p>De petits détails moins réussis peuvent être relevés, qui ne retirent guère à la qualité de l’ensemble : une bagarre dans la pénombre qui est bien mollement réglée, alors qu’elle eu dû être épique ! Et un ballet des apprentis bien mou aussi, constituant l’un des courts rares moments d’ennui de la représentation. Mais soixante quinze personnes en scène, parmi lesquels des choristes de grande compétence, ne font pas oublier la qualité de l’orchestre, qui brille aujourd’hui de mille feux, même si parfois la battue de Gustav Kuhn se fait un peu moins vive (fatigue des <em>Tristan</em> et <em>Ring</em> en alternance ?)</p>
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		<title>VAN BEETHOVEN, Fidelio — Rouen</title>
		<link>https://www.forumopera.com/spectacle/fidelio-rouen-flamboyant-concert-spectacle/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Brigitte Cormier]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 23 May 2013 22:22:21 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>  Au fil des saisons lyriques, l’Opéra de Rouen Haute-Normandie a su attirer de nouveaux publics et acquérir un rayonnement qui s’étend au-delà de l’agglomération rouennaise. Ses principaux atouts ? Une programmation éclectique ; un orchestre* créé et formé pendant douze ans par Oswald Sallaberger, chef charismatique d’envergure internationale ; la présence en résidence du &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>           </p>
<p>			Au fil des saisons lyriques, l’Opéra de Rouen Haute-Normandie a su attirer de nouveaux publics et acquérir un rayonnement qui s’étend au-delà de l’agglomération rouennaise. Ses principaux atouts ? Une programmation éclectique ; un orchestre* créé et formé pendant douze ans par Oswald Sallaberger, chef charismatique d’envergure internationale ; la présence en résidence du Chœur Accentus dont l’excellence n’est plus à démontrer. Cette représentation de <em>Fidelio </em>en apporte la confirmation.</p>
<p>			Par la beauté d’une partition, testamentaire et charnière à la fois, que Beethoven n’a cessé de reprendre et d’enrichir entre 1805-1814, ce singspiel, sorte de tragi-comédie exaltant l’amour conjugal, occupe une place à part dans l’histoire de l’opéra et continue a être l’objet de bien des controverses. Sa complexité musicale, son livret multiforme à mi-chemin entre conflit politique et tragédie intimiste teintée de comédie, lancent un véritable défi tant aux metteurs en scènes qu’aux interprètes. Quelle que soit la version adoptée, il est rare de parvenir à fusionner musique et théâtre de manière totalement satisfaisante.</p>
<p>			La mise en espace de <strong>Marguerite Borie</strong>, assistée de <strong>Fabien Teigné</strong> pour une scénographie lisible, économe en mobilier, et avec des costumes basiques, offre au public du Théâtre des Arts un concert spectacle de bon niveau. De décor à proprement parler, point. Un dispositif scénique agencé sur plusieurs niveaux permet d’exploiter les possibilités du plateau et des cintres afin de soutenir l’action dramatique sans distraire de la musique et du chant ; les entrées et les sorties des chanteurs sont efficacement réglées ; les scènes parlées s’intègrent naturellement dans une proximité avec l’orchestre, impossible à obtenir quand les musiciens se trouvent dans la fosse.</p>
<p>			Au service de cette œuvre lyrique à l’instrumentation magistrale, il n’est pas malvenu que l’orchestre tienne la vedette. Animé par le souffle de son chef, il brille ici de tous ses feux sonores dans une chaude lumière mordorée qui le transforme en un gigantesque organisme de braises incandescentes. Avec l’expressivité d’un violoniste virtuose qui aurait troqué son archet pour la baguette — ce qui est d’ailleurs le cas —, la direction d&rsquo;<strong>Oswald Sallaberger</strong> épouse avec une énergie soutenue les subtiles richesses harmoniques de la partition. Les larges volutes dessinées par ses bras maintiennent étroit le contact avec instrumentistes et chanteurs. Et, il faut bien reconnaître que cette conduite fervente et dansante participe au spectacle. Particulièrement mémorable, l’ouverture de <em>Léonore III</em> est exécutée dans une salle plongée dans le noir derrière un rideau translucide qui se lèvera sur l’introduction symphonique précédant l’apparition de Florestan pour son air déchirant « Gott ! Welch Dunkel hier ! ».<br />
			 </p>
<p>			Vocalement, la distribution est équilibrée. Grâce à une direction d’acteurs attentive aux détails, l’engagement dramatique de chacun contribue à rendre la représentation vivante. La scène d’introduction entre <strong>Olivia Doray</strong> (Marcelline) et <strong>Xin Wang</strong> (Jaquino) dans la tradition mozartienne, ne manque pas de charme. La soprano possède une voix fraiche bien timbrée ainsi qu’une émission franche et souriante, tandis que le ténor s’acquitte avec aisance de sa partie d’amoureux éconduit. La basse belge <strong>Patrick Bolleire</strong> possède la voix idéale pour chanter Rocco sans faillir, mais son interprétation est assez plate, surtout si on la compare à celle du tonitruant <strong>Gidon Saks</strong> qui brûle les planches et fait pleuvoir les décibels dans le rôle du méchant Don Pizarro.<br />
			 <br />
			Il faudra attendre le deuxième acte pour que la Léonore de <strong>Cécile Perrin</strong> s&rsquo;affirme. Dans les premières scènes, sa voix au timbre plutôt monochrome et manquant de projection est en général couverte par celle de Marcelline. Les graves sont quasi absents, les aigus tirés et le travesti ne lui sied guère. Il faut dire que le costume dont elle doit s’affubler — durant la première ouverture, on la voit, en arrière-plan, se coiffer d’une casquette et enfiler une vareuse sur sa longue robe noire — n’aide pas à faire d’elle un Fidelio crédible. Cependant, dès qu’elle peut se laisser porter et inspirer par le lyrisme de son partenaire, le ténor allemand <strong>Wolfgang Schwaninger</strong>, Florestan à la diction impeccable, la soprano parvient enfin à se montrer émouvante. Le célèbre duo d’amour des retrouvailles « O namenlause Freude ! » peut alors mener au somptueux chœur des prisonniers pour aboutir, non sans circonvolutions beethoveniennes, à l’hymne éclatant où toutes les voix s’unissent afin de célébrer la femme capable de sauver son époux.</p>
<p>			* L’Orchestre de l’Opéra de Rouen Haute-Normandie est aujourd’hui placé sous la direction musicale de Luciano Acocella</p>
<p>			 </p>
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